Le Magazine n°5 déc 09/jan 2010
Le Magazine n°5 déc 09/jan 2010
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°5 de déc 09/jan 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 95,9 Mo

  • Dans ce numéro : Les écolos sont-ils sérieux ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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LA V IE QUOTIDIENNE Pourquoi baille-t-on lor 10 - Le Magazine Pourquoi pleure-t-on Arpad Nagy-Bagoly - Fotolia Nous pleurons car nous sommes tristes. Une mauvaise nouvelle, une douleur, une contrariété déclenchent un ensemble de réactions émotionnelles. Oui mais pourquoi j’ai des larmes, d’où viennent-elles ? Elles sont dues à un ensemble de perturbations (respiration, nervosité, tension, fatigue, pensée, etc.) et au manque de contrôle de nos propres sens. Plus scientifiquement, l’explication se trouverait du côté de l’appareil nerveux. Ce serait un réflexe contre la douleur physique ou mentale. Réflexe élaboré par les noyaux gris centraux du cerveau qui provoqueraient l’émission de larmes. Nos muscles des yeux se relâchent sous le poids de l’émotion Le cerveau traduit cela par la fabrication d’hormones qui agissent sur les glandes lacrymales en contractant nos muscles. Car nos yeux sont en permanence humidifiés par un liquide venant d’un petit sac situé sous la paupière supérieure. Ce sont ces glandes qui fabriquent les larmes afin d’humidifier l’œil, le protéger et le débarrasser des impuretés et des infections courantes. Nos muscles des yeux se relâchent sous le poids de l’émotion et laissent échapper la réserve d’eau qui sert à humecter les paupières. La voie d’évacuation normale du liquide, qui passe par la paupière inférieure puis BON À SAVOIR Pleurer permet de nettoyer l’œil. Eh oui, comme quoi pleurer peut aussi être une bonne chose. ■ Simone van den Berg - Fotolia olly - Fotolia Activer l’oxygénation du sang et de notre cerveau et redonner un coup de fouet provisoire à l’organisme fatigué. Voilà une jolie idée reçue. Il est souvent dit que le bâillement est nécessaire quand nous sommes fatigués ou que l’on s’ennuie. Le sang a alors plus de mal à irriguer le cerveau et à apporter les nutriments et l’oxygène indispensable à son fonctionnement. L’équilibre oxygène/dioxyde de carbone est perturbé : l’oxygène diminue et le dioxyde de carbone augmente ; la vigilance est réduite. Larmes de tristesse, de joie, elles arrivent par Mais à quoi Le bâillement est un mouvement réflexe qui se produit Le cerveau travaille moins, mais il s’en rend compte. Il ordonne ainsi le bâillement. La bouche s’ouvre grande pour absorber plus d’air, le larynx s’agrandit, les cordes vocales s’écartent, le diaphragme se dilate, provoquant une importante arrivée d’oxygène dans les poumons. Cet oxygène alimente le cerveau, celui-ci « refonctionne » normalement et une sensation de bien-être nous contente. Il existe également une autre théorie selon laquelle le bâillement maintiendrait le gonflement des poumons et empêcherait l’affaissement des alvéoles pulmonaires. À première vue, il semble donc que le bâillement agisse comme un
quand on est triste ? de bonheur ou d’émotions, fois sans crier gare… sont-elles dues ? sque l’on est fatigué ? en cas de mauvaise digestion, de fatigue ou d’ennui. stimulant qui nous aide à rester vigilants. Bâiller est involontaire, c’est un réflexe de notre organisme. Son contexte d’apparition ? Il est varié. Mais une chose est sûre : les bâillements augmentent lorsque le sujet somnole, soit parce qu’il est fatigué, soit à l’approche de l’endormissement ou du réveil. Même s’il est anodin, c’est un phénomène très complexe, résultat de l’intervention de plusieurs neurotransmetteurs et hormones. Mais les scientifiques ignorent encore le mécanisme neurologique qui entre en jeu. Tout comme ils ne savent pas pourquoi le bâillement est contagieux. ■ LE BÂILLEMENT EST COMMUNICATIF par le nez, est vite saturée. Résultat : les larmes naissent et coulent sur le visage. Mais c’est aussi tout simplement parce que l’on est humains que l’on pleure ! À la différence de nombre de mammifères, les bébés humains ont une locomotion très limitée, leurs pleurs seraient un appel. Un « vestige » datant de notre enfance donc. Les bébés pleurent pour demander l’attention de leurs parents. Baisse de moral, pleurer fait du bien Pleurer s’accompagne d’une mimique et parfois de l’émission de cris qui ont une valeur de communication chez des primates comme nous. C’est un moyen de transmettre nos états d’âmes à autrui pour qu’il adapte son comportement. Lorsque l’on a une petite baisse de moral, pleurer fait du bien, cela permet d’évacuer la douleur que l’on porte à l’intérieur. C’est le signe que l’on réagit à la tristesse. ■ Vous sentez la fatigue ou vous apercevez une personne en train de bâiller et voilà que vous vous y mettez aussi. Ce phénomène déclenche l’activité des lobes frontaux, responsables de nos capacités d’empathie d’une part, mais aussi d’imitation. Voir quelqu’un bâiller déclenche en nous un mécanisme qui nous pousse à imiter l’autre. À l’origine, on parlait de bâillement communicatif car c’était un moyen pour le chef de tribu de signaler l’heure du repos. Le but étant de synchroniser les sommeils entre les hommes, ce qui était plus pratique pour la chasse et leurs autres activités communes. Les animaux aussi bâillent, et pas seulement les mammifères. Les poissons, les reptiles, les oiseaux. Presque tous les vertébrés. Sont-ils exténués pour autant ? En fait, il s’agit là d’un comportement physiologique très courant. Espérons que la lecture de cet article ne vous aura pas fait bailler ! ■ Jenny Solomon - Fotolia Grischa Georgiew - Fotolia Le saviez-vous ? Nous produisons trois sortes de larmes : ● les larmes de réflexe, sous l’effet d’une irritation chimique ou physique ; ● les larmes d’émotion, produites par la glande lacrymale principale ; ● les larmes de lubrification, qui lissent la cornée, produites par de plus petites glandes. Toutes ont la même composition : eau, huiles, sels, glucose, urée, etc. Mais les larmes d’émotion sont plus concentrées en protéines et en hormones (ACTH et prolactine, associées au stress). La prolactine, présente en quantités plus importantes chez les femmes, pourrait également expliquer pourquoi celles-ci pleurent plus souvent… ■ Le Magazine - 11



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