Le Magazine n°4 sep/oct/nov 2009
Le Magazine n°4 sep/oct/nov 2009
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°4 de sep/oct/nov 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 23,2 Mo

  • Dans ce numéro : Sarko en fait-il trop ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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> L’ÊTRE H UMAIN Pourquoi souffre-t-on d’ostéoporose ? L’ostéoporose n’est pas qu’une maladie de femmes ménopausées ! Cette maladie qui fragilise les os n’épargne pas les hommes. Fractures du poignet, du col du fémur ou des vertèbres sont le lot des deux sexes, même si davantage de femmes sont touchées. Os normal 54 - Le Magazine Pourquoi magazine -76 - Juin/Juillet 2009 D.R. D.R. Os ostéoporeux D.R. Il n’y a pas que les femmes ménopausées à souffrir d’ostéoporose,les hommes aussi en souffrent,et peut-être même plus gravement. Ainsi,semble-t-il,le taux de mortalité après une fracture serait de deux à trois fois plus élevé chez l’homme que chez la femme. Heureusement pour la gente masculine, seul un homme sur cinq âgé de plus de 50 ans aura une fracture,une femme sur deux. Mais que l’on soit homme ou femme,nombreux sont ceux qui ignorent leur ostéoporose (littéralement ce mot signifie « os poreux »). La décalcification osseuse est une maladie silencieuse,sans douleur,sans signe particulier,jusqu’au jour où une chute légère (parfois même pas de chute du tout) entraîne une fracture. Vers l’âge de 55 ans,le poignet est en général le premier touché,puis se sont les vertèbres vers 65 ans et plus tard,70 ans,le col du fémur. Pourquoi ? L’os n’est pas une matière inerte. Il se renouvelle en permanence,10% environ chaque année. Jusqu’à l’âge de 25 ans,la formation est supérieure à la destruction,c’est ce qui constitue le capital osseux. Au-delà de 25 ans,la formation et la destruction s’équilibrent. À la ménopause,le taux d’estrogènes s’effondre,provoquant une carence hormonale qui favorise la destruction de l’os. La formation n’est plus suffisante, la destruction prend le dessus et le capital osseux diminue. L’os devient alors poreux,donc fragile. On parle d’ostéoporose. La moindre fracture après un choc léger est un signe d’alerte Cette maladie touche trois millions de femmes ménopausées en France,une femme sur trois après Le saviez-vous ? D.R. … LES PRINCIPAUX … RHUMATISMES ! Os sain Le saviez-vous ? Depuisle1 er juillet2006l’ostéodensitométrie,uniquement sur prescription médicale, est rembourséeà70%parlaSécuritésociale,surlabase d’untarifqu’elleaétabli,etsouscertainesconditions(antécédentdefractureàlasuited’untraumatismeminime,antécédentmaterneldefracture d’ostéoporose,ménopauseprécoce,hyperthyroïdie, prise de certains médicaments…). ■ 60 ans. Concernant l’ostéoporose masculine,différentes causes peuvent l’expliquer : prise de médicaments corticoïdes,traitement hormonal du cancer de la prostate,consommation excessive d’alcool,hypogonadisme -sécrétion insuffisante d’hormones génitales-,ou excès d’oestrogènes… La moindre fracture après un choc léger est un signe d’alerte qui doit amener à consulter,que l’on soit homme ou femme. Car si l’ostéoporose n’est pas traitée,elle risque de s’accentuer et de provoquer des fractures en cascade. Qui sait qu’après > cellules osseuses (ostéoblastes) tapissant la trame osseuse (microscopie électronique à balayage) O nappelle « rhumatismes »,touteslesmaladiesquitouchentl’appareillocomoteur(c’est à-dire les os, les articulations, les muscles, les tendons et ligaments). Les principaux rhumatismes sont quand : ● l’os est atteint, l’ostéoporose ; ● le cartilage est atteint, l’arthrose ; ● le tendon est atteint, la tendinite ; ● la membrane synoviale est atteinte, l’arthrite. ■
Os malade une fracture de hanche l’espérance de survie est en moyenne amputée de 20% chez l’homme et de deux fois plus chez la femme ? Inquiétant. Depuis une dizaine d’années la définition officielle de l’ostéoporose n’implique plus la survenue de fracture. Selon l’Organisation mondiale de la santé, c’est la densité minérale osseuse (DMO) qui permet de dépister les maladies avant la survenue d’une fracture. La DMO est déterminée par un examen de référence,l’ostéodensitométrie. Mais cette maladie des os fragiles,maladie fréquente, douloureuse et grave,n’est pas qu’une conséquence inévitable du vieillissement. Prendre un gramme de calcium par jour et des vitamines D et B12 D.R. D.R. Il est possible de prévenir ou d’endiguer la perte osseuse,de façon simple,par notre hygiène de vie. Une alimentation équilibrée et la pratique régulière d’une activité physique permettent de préserver et de renforcer son capital osseux. Bien sûr,il existe des facteurs de risque (hérédité, consommation de certains médicaments,corticoïdes notamment,ou consommation excessive de tabac et d’alcool,ménopause précoce,poids insuffisant, sédentarité…),mais certains ne dépendent que de nous. Il n’y a pas de fatalité. Reste à lister les impératifs,et à les respecter. Premier d’entre eux,apporter à son organisme un gramme de calcium en moyenne par jour,l’idéal étant que la moitié provienne de laitages. Autre impératif,consommer davantage de légumes cuits ou crus et de fruits ; réduire les aliments acidifiants,comme la viande et le fromage,qu’on évitera d’associer à un même repas ; et baisser la consommation de sel. Troisième impératif,ne pas oublier la vitamine D,apportée par le soleil. Une simple exposition des mains,des avant-bras et du visage pendant une vingtaine de minutes,deux à trois fois par semaine,assurerait à un adulte en bonne santé l’apport adéquat. Ne pas oublier non plus la vitamine B12,les minéraux (magnésium, potassium…) et tous les oligoéléments. Quatrième impératif,incontournable,pratiquer une activité physique régulière. La sédentarité conduit à l’affaiblissement des os qui peu à peu se décalcifient. Toutes les activités font du bien au corps,ne serait-ce que parce qu’elles participent au bon état musculaire. Mais certaines,dites « en charge » parce qu’elles entraînent une contrainte osseuse,ont un effet direct sur la densité des os, comme la marche,la course,les haltères,le saut, la danse,le tai chi… On peut aussi prendre d’autres mesures : arrêter de fumer (le tabac accélère la perte osseuse),limiter la consommation d’alcool et de café (leur effet diurétique favorisa la fuite du calcium),ou encore boire une eau riche en calcium. Prescription d’un médicament de la classe des biphosphonates Et puis il y a les médicaments,prescrits par le médecin à partir des éléments fournis par la densitométrie osseuse. Outre la prescription de calcium et/ou de vitamine B,il a à sa disposition quelques molécules efficaces,dont les SERM’s,modulateurs des récepteurs aux oestrogènes qui ont un effet protecteur mais n’augmentent pas le risque de cancer du sein ou de l’utérus ; les biphosphonates qui bloquent l’activités des ostéoclastes,cellules responsables de la destruction de l’os. Le traitement doit être accompagné d’une surveillance dentaire car il fragilise l’émail des dents. Parmi l’arsenal dont dispose le généraliste,il a y aussi le ranélate de strontium,qui à la fois augmente la formation de l’os et diminue sa destruction. Attention : L’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) et l’Agence européenne du médicament ont émis le 19 novembre 2007 des recommandations concernant la consommation de ce produit,susceptible de provoquer des réactions allergiques graves. Le tériparatide, quant à lui,est réservé aux formes sévères ayant provoqué au moins deux fractures vertébrales. Signalons que le traitement hormonal substitutif (THS) n’est plus préconisé dans le traitement de l’ostéoporose « le rapport bénéfice/risque étant défavorable » selon l’Afssaps (juin 2006),sauf dans des cas très particuliers. Si l’ostéoporose d’un homme est d’origine endocrinienne,seule la cause sera traitée. Dans le cas de fractures avérées,il se verra prescrire uniquement un médicament de la classe des biphosphonates. Pour être efficaces,ces remèdes anti-ostéoporotiques doivent être pris au long cours (environ 5 ans,jusqu’à réévaluation de la situation par une autre ostéodensitométrie) et de façon régulière. Terminons par les « interventions techniques », lourdes et donc réservées à des cas précis et graves, dont la vertébroplastie qui consiste à injecter une sorte de ciment acrylique à l’intérieur de la vertèbre abîmée pour la renforcer,ou la cyphoplastie qui permet de relever la vertèbre avec un petit ballonnet. Non,l’ostéoporose n’est pas une maladie bénigne. ■ Pourquoi magazine -77 - Juin/Juillet 2009 POURQUOI FAIRE UNE OSTÉODENSITOMÉTRIE ? Le dépistage et le diagnostic de l’ostéoporose se font grâce à un examen clé,fiable et précis,l’ostéodensitométrie,encore appelé densitométrie osseuse. Il permet de mesurer la densité minérale osseuse (DMO),c’est-à-dire le contenu de l’os,et donc d’estimer le risque de fracture,mais aussi de surveiller l’évolution de la perte osseuse une fois un traitement initié. Indolore,ne nécessitant aucune préparation,rapide (une quinzaine de minutes),le patient est tout simplement allongé sur une table. Deux parties de son corps sont particulièrement explorées aux rayons X (l’irradiation est faible,environ 1/10 e de la dose délivrée au cours d’une radiographie pulmonaire) : le rachis lombaire et le col du fémur. La densitométrie permet aussi d’analyser la masse adipeuse et la masse maigre (masse musculaire). ■ UNE MALADIE, TROIS STADES Trois stades évolutifs ont été retenus pour décrire l’avancement de la maladie. On parle d’ostéopénie, lorsqu’il y a abaissement anormal de la masse osseuse sans symptômes apparents. Cette phase peut être considérée comme un facteur de risque ou comme le stade précoce de la maladie. Dans ce cas la densité minérale osseuse (DMO) est comprise entre 1 et 2,5 (déviations en dessous de la moyenne de la population de référence, composée d’adultes jeunes). On parle d’ostéoporose sans fracture lorsqu’il y a altération de la masse osseuse et augmentation de la fragilitéosseuse. La DMO est alors abaissée de plus de 2,5. Enfin, on parle d’ostéoporose sévère, ou ostéoporose établie, lorsque la DMO est aussi diminuée de plus de 2,5 mais qu’il y a en outre une ou plusieurs fractures. ■ QUELQUES CHIFFRES L’ostéoporose est responsable d’environ 200 000 fractures par an chez les femmes ménopausées françaises. On évalue à 50 000 le nombre annuel de fractures du col du fémur, à 50 000 celles du poignet, et de 80 000 à 100 000 celles de vertèbres. Ce dernier chiffre, et donc le chiffre global, pourrait être sousévalué car il semble que 2 fractures vertébrales sur 3 (tassements vertébraux) ne sont pas diagnostiquées. ● Une femme sur 2 de plus de 50 ans et un homme sur 5, auront une fracture. Après une fracture, 30% des individus sont atteints de dépendance permanente, ● 40% sont incapables de marcher seul, 80% sont incapables de réaliser une activité de la vie quotidienne. ●20 à 30% des personnes ayant eu une fracture du col du fémur meurent dans l’année qui suit l’accident. ●Chaque année, parmi les personnes de plus de 75 ans, 91 000 font un séjour à l’hôpital à cause d’une fracture du fémur ou d’un membre supérieur. ● Dans le monde, 250 millions de personnes souffrent d’ostéoporose. ■ QU’EST-CE QUE LA CYPHOSE ? Le dos rond, appelécyphose, est une courbure de l’épinedorsaledueàdetrèsnombreusespetitesfracturesdesvertèbres de la colonne vertébrale. En cause l’usure des os. Ce changement de position (dos voûté), douloureux, n’est pas un signe de vieillissement, il s’agit souvent d’un signe d’ostéoporose avancé. ■ POURQUOI SE MESURER RÉGULIÈREMENT ? Toutepertedetaillede3cmoupluspeutêtrelesigned’unefracturevertébrale passée inaperçue. Si c’est le cas,il est important de consulter son généraliste. D.R. Le Magazine - 55



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