Le Magazine n°4 sep/oct/nov 2009
Le Magazine n°4 sep/oct/nov 2009
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°4 de sep/oct/nov 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 23,2 Mo

  • Dans ce numéro : Sarko en fait-il trop ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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> Les mots ne manquent pas pour définirl’homéopathie:médecinedouce ou parallèle,alternative,complémentaire. Sa particularité ? Reposer sur l’utilisation de quantités minuscules d’herbes,de minéraux et d’autres substancespour stimuler les défensesnaturelles et aider le corps à guérir de lui-même. Les homéopathesnetraitentpasunemaladiespécifique, ils « aident à la combattre ». L’homéopathie peut se schématiser selon trois principes. La dynamisation,tout d’abord : la préparation est hautementdiluéedansl’eau.Aufinal,ladernièremixtureobtenue est agitée une centaine de fois,afin queleproduitsoitefficace.Plusgrandestlenombre de dilutions,plus puissant est le remède. Laloidelasimilitudefaitaussipartieduprocessus : L’ÊTRE H UMAIN pour être sûr de ne pas décupler le mal plutôt que de l’éloigner,la substance doit être administrée en quantité suffisamment minime pour nepasêtretoxique.Afindestimulerlesréactions de défense naturelles du malade. Il s’agit de la célèbreformule:lessemblablessoignentlessemblables. Principe qui remonte à Hippocrate,soit au V e siècle av. J.-C. ! Combler les failles de la médecine traditionnelle 52 - Le Magazine D.R. egal - Fotolia Et enfin la personnalisation : chaque personne répond différemment à une maladie ou à un traitement. C’est le principe d’adaptation du soin au patient.Deuxpersonnesatteintesdelamêmemaladiepeuventprésenterdes symptômes très différents et ont donc besoin de médicaments distincts.Médecinedeterrain,l’homéopathienécessite uneconsultationparticulièred’aumoinsuneheure, afindeprescrireuntraitementindividualisé.L’homéopatheexamineets’enquiertdesantécédents personnels et familiaux du malade,de ses goûts et dégoûts,de ses habitudes,réactions… Il s’efforce d’identifier tous les symptômes afin de déclencher ou de soutenir le processus de guérison correspondant. Et cherchera donc à savoir quand et comment ils se manifestent,ce qui les amplifie ou en diminue l’intensité,etc. Ceci explique pourquoi un homéopathe pose une infinité de questions qui n’ont pas toujours de rapport avec ce pourquoi le patient est venu le voir. Un homéopathe a suivi le même cursus que son confrère généraliste : seuls les médecins ont le droit d’exercer l’homéopathie. Ils doivent informer le Conseil de l’ordre des médecins de leur orientation. Aucun diplôme n’est requis,l’homéopathien’estpasconsidéréecommeunespécialité,maiscommeunmoded’exerciceparticulier quiséduitdeplusenplusdemonde.Carrienn’indique que la popularité de cette thérapeutique soit en déclin,ni auprès des professionnels de santé,ni auprès des patients. Son succès croissant s’expliquerait en partiepar lestraversetleslimitesdelamédecinemoderne. Toujours plus pressée,technologique,cette dernière semble souvent incapable d’appréhender le malade dans sa globalité. En privilégiant la technique et en minimisant la relation médecin-patient,les consultations de quelques minutes peuvent laisser sur leur faim des malades,devenus clientsd’un système desanté trop déshumanisé. De nombreux patients enétatd’insatisfaction ou de mal-être trouvent à la consultation d’homéopathie une oreille attentive,une écoute que les généralistes n’ont souvent pas le temps de leur accorder. Alors que cette médecine douce connaît un succèscroissantenEuropeetenparticulierenFrance, que faut-il retenir des homéo-particularités et penser de ces granules aux noms barbares ? Soignerdes patients et non traiter des maladies. Pourquoi magazine -74 - Juin/Juillet 2009 C’est ce que prétend l’homéopathie,et pas autre chose. Dans l’état actuel de la recherche,on ne peut conclure à son efficacité ou non pour le traitement de problèmes de santé spécifiques. Efficacité thérapeutique Enrevanche,le fait qu’elle donne souvent des résultats positifs,qu’elle n’entraîne pratiquement pasd’effetsindésirablesou secondaires,que l’on puisse y avoir recours en même temps que l’on consulteenmédecineclassiqueetquelesremèdes homéopathiquescoûtentrelativementpeuchers, montrentquecetteapprocheméritedecontinuer d’être explorée. Soyons clairs : l’homéopathie ne soigne pas le cancer. Si les homéopathes suspectentunepathologieaussi grave,ilsdirigeront le patient vers le spécialiste adéquat. En complément,un traitement homéopathique peut au moins ralentir la progression de la maladie,en atténuer les symptômes,aider à mieux supporterlesdouleurs etlesdésagrémentsliésàlamaladie,soulager ou renforcer l’organisme quand L’homéopathiee ildoitaffronterlesassautsrépétésd’unemaladie incurable et aider à mieux se remettre sur pied par la suite. Non,l’homéopathie ne guérit pas tout. Ça soigne,d’accord,mais de quoi alors ? Hé bien,de tous les petits maux du quotidien : migraines,rage de dents,rhino,grippe,rhume,sinusite,anxiété,mal de mer,d’air,asthme,allergies,eczéma,douleurs d’estomac,troubles des intestins,phobies diverses,règles douloureuses, vertiges,nausées,chocsémotionnelsouphysiques, > L’HOMÉOPATHIE, KÉSAKO < D.R. Adulée par les uns, discréditée par les autres, ou efficacité réelle ? Doit-on continuer ces petitsgranules et de veille d’examens,anxiété,dépression... L’homéopathie est indiquée pour toutes les pathologies fonctionnelles : lorsque l’on est en bonne santé mais que l’organisme fait défaut. Enfin,ellepeutégalement jouerunrôleentermes de prévention. Renforcer ses défenses immunitaires avantl’hiver,se prémunircontre le rhume, lagrippe,etc.Lessportifspeuventégalementuser decettethérapiepourseprépareràl’effort.Combattre le stress avant la compétition,mais L’homéopathie ou homœopathie (du grec homeo, « similaire » et pathos, « souffrance » ou « maladie »), médecine non conventionnelle, définie pour la première fois par Samuel Hahnemann, médecin allemand au XVIII e siècle. L’homéopathie a vu le jour avec l’écorce de quinquina. Au fil de ses lectures, Samuel Hahnemanndécouvrit qu’un breuvage à base de cette écorce était aussi bien capable de provoquer de la fièvre chez des personnes en bonne santéque de soulager les fièvres tropicales. À partir de cet étrange phénomène, ce médecin allemand imagina un principe thérapeutique tout à fait original : traiter des malades en leur administrant, à faible dose, une substance capable de produire les mêmes troubles chez une personne saine. L’homéopathie était née. Une théorie assez simple en somme : une substance médicinale qui, à forte dose, peut provoquer un ensemble de symptômes chez l’homme sain pourra, une fois diluée, guérir une maladie provoquant les mêmes symptômes. C’est le principe de similitude. Le docteur Hahnemannconsidérait les pratiques médicales de l’époque comme barbares : les patients étaient régulièrement saignés, soignés avec des sangsues et couverts d’ampoules. Il expérimenta donc sur lui-même plusieurs substances, dans l’espoir de trouver une façon plus humaine de soigner les gens. Il soupçonna que la maladie découlait d’un déséquilibre dans ce qu’il appela la force vitale du corps et qu’un seul petit stimulus était nécessaire pour rétablir l’équilibre des défenses naturelles. À la mort d’Hahnemann, en 1843, l’homéopathie déclina en Europe et, ce n’est qu’au début du XXe siècle, avec l’apparition des premiers laboratoires puis l’engouement pour les paramédecines, qu’elle commença son histoire industrielle et sa large diffusion auprès des patients. ■
aussioptimiserlescapacitésd’unorganisme.Elle peut également agir après l’effort,pourmieux récupérer. Elle est notamment appréciée du fait qu’elle ne présente aucun risque d’être confondue avec un éventuel dopage. La France très homéo… Adulée par les sportifs mais aussi par les Français en général. Grosse consommatrice de médicaments,la France l’est aussi d’homéopathie. L’Hexagoneconcentreraitàluiseul80%desprescriptions homéopathiques et serait le principal producteur.Quatrepersonnessurdixl’utiliseraient, aumoins occasionnellement.Leur souci ? Sesoigner de manière « naturelle » et éviter d’absorber trop de produits chimiques. … Tout comme bon nombre d’autres pays européens à pleins tubes ! l’homéopathie déchaîne les passions. Effet placebo arembourserces traitements ? Présentation de ses grandes controverses. luSh - Fotolia L Vous les avez peut-être utilisés sans même savoir qu’il s’agissait d’homéopathie eur packaging ne le laisse pas supposer, pas plus que les actions marketing grand public qui leur permettent de se hisser au hit-parade de l’automédication. ● L’oscillococcinum est, depuis des années, l’un des médicaments préférés des Français contre les états grippaux. Des courbatures, un peu de fièvre ? Et hop : c’est "aussitôt oscillo" ! Ça vous dit quelque chose ? Normal, ce médicament est en vente libre. Il est réalisé à partir de foie et de cœur de canard de Barbarie. ● Autre soin célèbre : l’arnica. Aujourd’hui, il se décline en différentes versions donc la plupart ne sont pas homéopathiques. Mais il existe bien des granules à base d’arnica montana, l’arnica des montagnes, une petite fleur jaune vivace. Elles sont destinées à soigner en premier lieu les contusions, entorses, luxations, tendinites et autres petits traumatismes. ● Vous avez sans doute également entendu parler de Sedatif PC, utilisé pour soigner les états anxieux. ● Coryzalia, Cocculine, Stodal… Autant de noms qui vous disent probablement quelque chose, puisqu’ils sont délivrés sans ordonnance et sont destinés à soigner les petits maux du quotidien. ■ Aujourd’hui,l’homéopathieestpratiquéedansplus de 80 pays de par le monde,principalement en Europe occidentale,en Amérique duSud,enInde, au Bangladesh et au Pakistan. En Inde par exemple,elle est considérée comme faisant partiedelamédecinetraditionnelle.EtauBrésil,c’est une spécialité médicale reconnue au même titre que les autres. La Suisse,les Pays-Bas et l’Allemagnefontpartiedesferventspartisansdel’homéopathie,tandis que les pays du sud de l’Europesontdefaiblesconsommateurs.Mêmesielle est couverte par des réglementations assez différentes selon les pays : en Grande-Bretagne,en Allemagne,en Grèce,en Finlande,aux Pays-Bas, il n’est pas nécessaire d’être médecin pour exercer l’homéopathie et en Suède,cela est formellementinterditauxmédecins.Danslaplupartd’entreeux(Italie,Espagne,Finlande,Suède,Norvège, Irlande,Allemagne),l’homéopathien’estplusremboursée. En revanche,l’Espagne et l’Italie considèrent comme la France que l’exercice de l’homéopathierelèvedelamédecineetexigentdonc que les homéopathes possèdent une formation de médecin classique. Si les États-Unis manifestent quant à eux un regain d’intérêt pour ces médicaments,les Américains en sont encore peu friands et qualifient encorel’homéopathiedepseudoscienceetdecharlatanisme. Des granules en pleine tempête Reconnue par les instances officielles mais vilipendée par la médecine « classique »,l’homéopathie,échappant par nature à toute démonstrationscientifique,faitl’objetdetrèsvivescontroverses. Effet placebo ou réelle efficacité ? Fautil pour autant jeter vos granules ? Ses détracteursconsidèrentquel’homéopathienepossède pas d’effets supérieurs à celui d’un simple placebo : le simple fait de présenter un produit ou Iosif Szasz-Fabian - Fotolia Pourquoi magazine -75 - Juin/Juillet 2009 une méthode suffit à lui conférer une efficacité. Vous connaissez cette sensation de faim qui se dissipe dès la première bouchée avalée ? Alors que l’estomac n’est rassasié qu’après une vingtaine de minutes… Cette impression que ça va déjàmieuxenressortant dechezlemédecinavec une ordonnance ? Alors que vous n’avez encore avalé aucun médicament… Ces sensations relèvent du même processus que l’effet placebo. Au sens strict,l’effet placebo est un effet subjectifmaisréel produitsurunpatientparunmédicament qui ne contient pas de substance active. En fait,il provient delaconfiance placée par le patient. Ce simple fait suffit à déclencher la production dans le cerveau d’endorphines,cette molécule qui atténue la douleur et provoque un certain bien-être. Une part de magie indissociable de la médecine Pour d’autres,l’effet principal de l’homéopathie résiderait dans l’accompagnement médical luimême.Uncertainnombred’homéopathesinsistent eux-mêmes sur l’importance de la conversation avec le patient qui permet de choisir le meilleur médicamenthoméopathiquedanslapanoplieexistante,conversation qui,lorsqu’elle a lieu,pourrait expliquer une grande part de l’amélioration ressentie des symptômes. Mais même si l’homéopathie est reconnue par l’Ordre des médecins,est enseignée à l’Université et repose sur herreneck - Fotolia Jesse Barrow - Fotolia les fondements de la médecine grecque d’Hippocrate,aucun de ses principes n’a,à ce jour,recueilli l’assentiment de la communauté scientifique. La loi de similitude prônée par l’homéopathie s’oppose à l’approche médicaleclassique. Pourcombattrelamaladie,cettedernièresebase sur des médicaments dont le but est d’éliminer les symptômes. C’est ce qu’on nomme « l’allopathie »,allo signifiant « différent ». Mais le principal grief formulé par les tenants de lamédecineclassiquerésidedansleprincipemême des hautes dilutions : aux degrés de dilution appliqués pour produire les médicaments homéopathiques,il ne resterait plus dans la solution une seule molécule de la substance de base. Commentcettesubstancepourrait-ellealorsagir ? Un procédé qui va à contre-courant de la pharmacologie moderne pour qui tout effet thérapeutique est attribuable à des molécules spécifiques. Un manque de preuves. Et pourtant... L’homéopathien’enfinitpourtantpasdefairedes adeptes.Cesmédicamentssontremboursésà35% parlaSécuritésocialedepuis2003.Mêmesil’Académiedemédecineréclameàcorpsetàcrisleur déremboursement. En effet,le Code de la santé spécifie qu’un médicament doit présenter un intérêt thérapeutique ; et la preuve de cet intérêt doitêtrefournieparunesuccessiond’essaispharmacologiquesetcliniques.Paroppositionàlamédecineclassique,l’homéopathieestessentiellement empirique,fondéesurdesobservations,desconstatations et échappe à toute évaluation rigoureuse. L’erreur est de vouloir aborder cette discipline defaçonscientifiquealorsqu’ellen’aaucontraire riendecartésien.L’homéopathieestuncasàpart. Nonenseignéedanslecursuscommundesétudes médicales,non validée par des études scientifiques,considérée comme inefficace par la plupart des médecins et sans droit de cité dans les grandes revues scientifiques. Pourtant,des médicaments homéopathiques ont leur place dans le Vidal. Ils sont agréés par l’Agence française de sécurité sanitaire des médicaments et produits de santé. Alors que pour tout médicament un dossier complet doit être constitué,avec des étu-des évaluant leurs effets secondaires et leur efficacité,les médicaments homéopathiques sont dispensés d’apporter la preuve de leur effet thérapeutique. Enfin,le fait que l’homéopathie s’adresse à des symptômes chroniques,parfois mal définis et presque toujours subjectifs,plutôt qu’à des maladies aiguës bien identifiées complique l’étude des effets thérapeutiques. L’efficacitéréelledesmédicamentshoméopathiques estdoncencoreàdémontrer.Maistous,nousavons aumoinsunepersonnedansnotreentouragequi nejurequeparl’homéopathieparcequ’elleaguéri, qui d’une grippe,qui d’une angine,d’infections rhino-pharyngéesoud’otitesàrépétition,deverrues,d’aphtes,decrampes,dumaldestransports… Alors comment ne pas y « croire » ? ■ Le Magazine - 53



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