Le Magazine n°4 sep/oct/nov 2009
Le Magazine n°4 sep/oct/nov 2009
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°4 de sep/oct/nov 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 23,2 Mo

  • Dans ce numéro : Sarko en fait-il trop ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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> L’ÊTRE H UMAIN Pourquoia-t-on descrampes ? La DHEA La crampe est une contraction violente, continue, et involontaire d’un muscle. Un muscle a besoin d’énergie pour se contracter. Celle-ci est fournie par le sucre, les graisses et leurs dérivés, qui brûlent grâce à l’oxygène qu’apportent les poumons au sang. Les sucres sont transformés en gaz carbonique, en eau et en énergie. Lors d’un exercice modéré, le sangapporte suffisamment d’oxygène aux muscles. Si l’effort est violent et prolongé, la quantité d’oxygène est insuffisante et le sucre se transforme en acide lactique. Un excès d’acide lactique provoque la crampe. Lorsque la contraction s’arrête, l’acide lactique évacue le muscle, et le foie le transforme à nouveau en sucre. Les crampes surviennent aussi lorsque la circulation du sangest déficiente (d’où manque d’oxygène) et lorsque l’on nage dans l’eau froide. ■ Pourquoiparle-t-on denerfdecatcheurs ? Le nerf des catcheurs est un nerf qui affleure sous la peau au niveau du coude. Un coup violent à cet endroit irrite le nerf, provoque une vive douleur et parfois une paralysie momentanée de l’avant-bras. L’un des coups préférés des catcheurs pour diminuer la combativité de leur adversaire est de lui porter une manchette à l’intérieur du coude. Ceci provoque de violents fourmillements à l’intérieur de l’avant-bras et de la main, de vives douleurs et une sensation d’engourdissement. Le nerf cubital prend naissance dans la moëlle du cou. Dans le bras, les muscles le protègent. Au coude, il est coincé entre la peau et la charnière formée par l’humérus et le cubitus, et c’est là qu’il est vulnérable. ■ D.R. D.R. Qui n’a jamais rêvé de pouvoir rester jeune plus longtemps ? Ce souhait, certains prétendent pouvoir maintenant l’exaucer grâce à la DHEA. Cette « hormone de jouvence » est commercialisée avec succès aux États- Unis depuis le milieu des années 90. Alors que ce produit se répand en France, le débat se poursuit sur son efficacité réelle. Que faut-il en penser ? Voici quelques éléments de réponse. DHEA : ces quatre lettres résonnent comme une formule magique pour ceux qui cherchent à prolonger leur jeunesse. Elles désignent la « déhydroépiandrostérone » (ouf !), une hormone que notre organisme produit naturellement. Depuis le début des années 60, nous savons que cette molécule de la famille des stéroïdes est sécrétée par nos glandes surrénales (des glandes situées au-dessus des reins). Sa production culmine lorsque nous avons entre 20 et 30 ans, mais elle décroît ensuite au fur et à mesure que nous avançons en âge. Or, des études menées dans les années 70 sur les animaux ont mis en évidence son action bénéfique pour l’organisme : la DHEA diminuerait la fragilité osseuse, augmenterait la libido, améliorerait l’aspect du visage… Certains ont donc eu l’idée de la 50 - Le Magazine Pourquoi magazine -72 - Juin/Juillet 2009 D.R. Hormone de jouvence ou arnaque commerciale ? D.R. D.R. D.R. suppléer à la diminution naturelle de l’hormone dans l’organisme. Pour cela, rien de plus simple : il suffit d’ingérer chaque jour quelques milligrammes de DHEA, et le tour est joué ! À une époque où le vieillissement des populations occidentales est une réalité, on saisit tout de suite l’intérêt commercial suscité par cette « cure de jouvence ». C’est aux États-Unis que l’affaire prend le plus d’ampleur : d’abord interdite en 1984 en tant que médicament, la DHEA finit par être autorisée 10 ans plus tard comme… complément nutritionnel ! Les ventes explosent. Les études sur l’« hormone miracle » se multiplient dans les années 90. Toutes insistent sur ses effets bénéfiques : action antivieillissement bien sûr, mais aussi réduction de la surcharge graisseuse, amélioration de la mémoire, et même augmentation de la sensation de bien-être général. Et la France, alors ? C’est au début des années 2000 que l’attention se focalise sur ce produit. L’étude dénommée « DHEAge » est publiée en avril 2000 par le Professeur Beaulieu. Soulignons que c’est ce même professeur qui avait localisé la production de DHEA dans les glandes surrénales, au début des années 60. Son étude est la seule de grande envergure menée à ce jour sur des êtres humains. Le constat est plutôt positif : la DHEA aurait bien des effets positifs chez les femmes âgées, confirmant en cela les recherches précédemment menées sur les animaux. Cette hormone est très prisée par certains sportifs Alors la DHEA, vraie solution au problème du vieillissement ? Si l’on s’en tient au succès commercial de l’hormone, c’est ce que beaucoup semblent penser. Pourtant, rien n’est moins sûr. En France, l’AFS- SAPS (l’autorité administrative qui autorise la commercialisation des médicaments) s’empare de l’affaire. Et en juillet 2001, cette autorité indépendante émet un avis négatif à propos de la commercialisation de la DHEA. Selon elle en effet, « les preuves de son efficacité sont insuffisantes » en ce qui concerne la lutte contre le vieillissement. De plus, prendre ce produit n’est pas sans >La molécule de DHEA
risque pour la santé ! Ainsi, toujours selon l’AFSSAPS, la DHEA serait « susceptible d’augmenter le risque de maladie cardio-vasculaire ». Pire encore, elle pourrait « stimuler la croissance de cancers hormonodépendants », comme par exemple le cancer de la prostate ou bien encore le cancer de l’utérus. En conséquence, la DHEA reste classée comme médicament, et elle ne dispose toujours pas en France d’une autorisation de mise sur le marché. Il faudrait pour cela que des études plus poussées soient menées à son sujet. Or jusqu’à présent, de telles études font défaut. On le voit, l’« hormone de jouvence » est loin de faire l’unanimité parmi les scientifiques. Si l’on suit les conclusions de l’AFSSAPS, l’efficacité de la DHEA reste pour le moins incertaine, et les effets secondaires qu’elle est susceptible de provoquer ne sont pas anodins. Malgré ces réserves, le succès de ce produit ne se dément pas. Et grâce à Internet, même les Français peuvent s’en procurer facilement. Profitons-en pour rappeler qu’acheter de telles hormones sur des sites étrangers est risqué : le produit livré peut être parfois défectueux, voire carrément dangereux pour la santé… Enfin, la DHEA ne concerne pas que les personnes âgées. Cette hormone est également très prisée par certains sportifs, qui l’utilisent comme dopant. Le 19 mars 2009, l’agence française de lutte contre le dopage (AFLD) a publié une étude retentissante sur le sujet. 138 sportifs de quatre disciplines (football, rugby, tennis et athlétisme) ont été testés. Or, sur les 138 échantillons analysés, 22 présenteraient des traces de substances interdites : 18 pour la DHEA, 3 pour la testostérone, et 1 au titre de ces deux substances. Parmi les footballeurs, 7 joueurs sont concernés (ce qui représente 22% des footballeurs professionnels testés). Le rugby est aussi touché par ce phénomène inquiétant. Cette étude relance la polémique sur le dopage, à propos de sports qui étaient jusqu’ici considérés comme « propres ». La plus grande prudence s’impose donc vis-à-vis de la DHEA. Que vous vouliez retrouver vos 20 ans, ou que vous cherchiez à accroître vos résultats sportifs, préférez une méthode plus naturelle et moins risquée ! ■ D.R. Pourquoi sent-on des pieds ? L’odeur de pied est souvent associée à celle du fromage, du vinaigre voire de l’ammoniac. Quels en sont les coupables ? Le pied est une des parties du corps qui possède le plus de glandes responsables de la transpiration. Confiné dans une chaussure, endroit clôt et peu ventilé pendant une grande partie de la journée, le pied devient souvent l’objet d’une forte transpiration qui s’évapore difficilement. Ces conditions de chaleur et d’humidité créent une atmosphère idéale pour le développement de bactéries ! Leur passion : se lover entre les doigts de pieds, où il fait bien humide et bien chaud. Brevibacteria, principale responsable Pourquoi magazine -73 - Juin/Juillet 2009 Trois bactéries sont particulièrement présentes au niveau des pieds ; Brevibacteria, Propionibacteria et Staphylococcus epidermidis. Ces bactéries, comme la plupart de leurs congénères présentes sur toute la surface de notre peau, sont inoffensives ; elles consomment les déchets que l’on produit quotidiennement comme la transpiration et les cellules de peaux mortes. Brevibacteria, principale responsable de l’odeur de pied transforme notamment l’acide aminé méthionine en méthane thiol, molécule dégageant une odeur de soufre. Propionibacteria produit quant à elle de l’acide propionique, molécule à l’odeur de vinaigre. La bactérie Staphylococcus epidermidis est responsable de la synthèse de l’acide isovaleric… Elle est utilisée lors de l’élaboration des fromages forts… Cela expliquerait l’odeur de fromage qui peut se dégager des pieds ! Ainsi, tout ce qui peut influencer la vie bactérienne des pieds influence également les odeurs. La présence de nombreux poils sur les pieds augmente la surface de vie des bactéries… et leur multiplication. Le stress, certaines drogues et des modifications hormonales peuvent dans certains cas accentuer la transpiration, favorisant le développement des bactéries. ■ COMMENT SE PRÉMUNIR D’abord par l’hygiène ! Laver ses pieds quotidiennement, changer de chaussettes tous les jours voire utiliser une poudre pour les pieds élimine les excès d’humidité appréciés par les bactéries. Porter des chaussettes épaisses permet d’absorber l’humidité. Mais pas n’importe quelles chaussettes ! Les fibres naturelles comme la laine, le coton ou d’autres tissus absorbants sont à privilégier. A contrario, les chaussettes en nylon ou en polyester, ainsi que des chaussures en plastique sont fortement déconseillées car favorisant la transpiration. L’idéal serait également de changer de chaussures un jour sur deux pour leur laisser également le temps de sécher. ■ D.R. Sibelia- Fotolia Pourquoilesommeil est-il important ? Nous passons environ un tiers de notre vie à dormir. C’est indispensable à la santé de notre corps. Mais la quantité de sommeil dont nous avons besoin n’est pas la même pour tous. Elle dépend en particulier de notre âge et de nos activités. Un nouveau-né passe presque la totalité de son temps à dormir. Il ne se réveille qu’aux moments où on le nourrit. Un jeune enfant a besoin d’environ douze heures de sommeil par jour. Pour un adulte, sept ou huit heures suffisent. Certains se contentent même de beaucoup moins. Mais on ne peut sans danger se passer longtemps de sommeil. Si l’on reste plus de trente-six heures sans dormir, on devient irritable et mal à l’aise. Et au-delà de soixante heures, on commence à « voir » età « entendre » deschoses qui n’existent pas. Le système nerveux est alors complètement perturbé. ■ Pourquoisecréte-t-on dela sueur ? La sueur est indispensable à notre bien-être et à notre santé. Produite par des petites glandes situées sous la peau, elle gagne les pores par où elle s’échappe vers l’extérieur. Pour fonctionner dans de bonnes conditions, notre corps doit conserver sa température normale. Et quand cette température devient trop élevée, par exemple à la suite d’un effort violent, nous avons besoin de perdre de la chaleur. Les glandes sudoripares produisent alors un liquide salé contenant un certain nombre de déchets naturels : la sueur. Ce liquide s’écoule vers la surface de la peau où il se répand et s’évapore en éliminant une grande quantité de chaleur. Grâce à ce système, notre corps se rafraîchit peu à peu et retrouve ainsi sa température normale. ■ Le Magazine - 51



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