Le Magazine n°4 sep/oct/nov 2009
Le Magazine n°4 sep/oct/nov 2009
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°4 de sep/oct/nov 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 23,2 Mo

  • Dans ce numéro : Sarko en fait-il trop ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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> LA V IE QUOTIDIENNE Le sang est irremplaçable parce qu’on ne sait toujours pas le fabriquer artificiellement.Laseulefaçond’enobtenir, est le don, anonyme et non rémunéré. Parcequelestockenproduitssanguins est passé sous le seuil d’alerte -seulement 9 jours deréserve aulieudes12ou 13nécessairesà unbon fonctionnement,uncrid’alarmeaétélancéparl’Établissementfrançaisdusang(EFS)le10janvier 2009. Cet appel urgent avait pour but de sensibiliser le public à ce geste altruiste, et recruter de nouveaux donneurs, parce que la situation est préoccupante sur tout le territoire, et concerne tous les groupes sanguins.Lesangétantunproduitquineseconserve pas très longtemps, il est capital de rallier de nombreuxetréguliersvolontaires.Lesbesoinsdecepré- Terminée la redistribution des médicaments non utilisés et non périmés à des organisations humanitaires. Dorénavant, ils seront incinérés. 10 - Le Magazine alma_sacra — Fotolia cieux liquide sont tels que le gouvernement françaisadécidéd’attribuerlelabel « grandecausenationale 2009 » au don du sang. Toute personne, dans la limite de 18 ans à 65 ans Chaque jour, 8800 dons de sang sont nécessaires en France. Cet acte vital permet annuellement de soigner plus d’un million de personnes et de sauver la vie aux nombreux malades atteints de pathologies graves (leucémies, cancers), à des accidentés de la route, ou à des femmes lors d’un accouchement, comme aux bébés qui naissent avec un sang incompatible, ou encore à certaines personnes lors d’interventions chirurgicales… De nosjours,la transfusion de sang completestexceptionnelle,lepatientnereçoitenfaitquelescomposants sanguins dont il a besoin en fonction de son état et de l’affection dont il souffre, en évitant toute contamination virale, bactérienne ou parasitaire.Cetteméthodeprésentel’immenseavantage de traiter plusieurs malades avec les produits sanguinsfabriquésàpartird’unseuldon.55%dusang humain est constitué de plasma, 45% de globules Le saviez-vous ? blancs,deglobulesrouges,etdeplaquettes.Leplasma sert aussi à faire des médicaments, contenant par exemple des facteurs de coagulation pour les hémophilesoudel’albuminepourstabiliserlacirculation sanguine lors d’hémorragies importantes etde brûlures graves. Qui peut donner son sang ? Toute personne, dans lalimitede18ansà65anspeutfaireundondesang total (500 ml maximum), sans excéder cinq prélèvements par an pour les hommes (3 après 60 ans) et de trois pour les femmes. Prochainement devrait paraîtreunarrêtéduministèredelaSantépourporter l’âge limite de 65 à 70 ans. Le don de plasma oudeplaquettesestpossiblede18à60ans(600ml), pas plus de vingt par an pour les premiers et pas plus de cinq pour les deuxièmes. … L’ESF… GESTIONNAIRE DES DONS ! L’établissement français du sang (ESF), établissement public, est né le 1 er janvier 2000 (loi du 1 er juillet 1998). Il est chargé de la gestion et de la transformation des produits sanguins – sang, plasma, plaquettes- issus des dons. ■ En 1993, dans le cadre de dispositions réglementaires imposant aux fabricants de contribuer à l’élimination des déchets d’emballage, l’industrie pharmaceutique avait décidé de mettre en place son propre système : Cyclamed, association loi 1901. Ainsi les médicaments non utilisés (MNU), périmés ou non, et leurs conditionnements étaient rapportés au pharmacien. Des campagnes de pub ont incité chacun d’entre nous à avoir le « geste citoyen ». Les médocs encore utilisables, dont la date de validité n’était pas dépassée, étaient distribués à des organisations humanitaires. Seulement voilà, ces derniers ne concernaient que 2% de la totalité des collectes, le reste étant incinéré. En outre, il y a eu quelques malversations de professionnels peu scrupuleux et surtout, il s’est avéré que les produits pharmaceutiques n’étaient pas adaptés aux besoins des populations à qui ils étaient donnés, d’autant que les notices leur étaient pratiquement incompréhensibles. Le nombre exact d’unités de médicament nécessaires au traitement On a besoi Le stock en produits sanguins est passé sous le seuil par l’Établissement Pourquoi incinérer les médicaments inutilisés ? Andrzej Tokarski — Fotolia "'EDOARDO LEONCINI "'— Fotolia Conséquence ? Depuis le 1 er janvier 2009, sur décision du Parlement prise en 2007, il n’y a plus de distributions, tout ce qui sera ramené au pharmacien fera l’objet d’une « valorisation énergétique », c’est-à-dire sera incinéré dans des unités récupérant l’énergie, équipées de traitements de fumées conformes à la réglementation. Quid des organisations humanitaires ? Les responsables de la santé ont mis en place une procédure pour « accompagner les principales associations vers de nouvelles sources d’approvisionnement de médicaments pérennes, rationalisées, adaptées et sécurisées ». Pour les associations travaillant sur le territoire national, un financement d’État a été arrêté à destination de l’Association Pharmacie Humanitaire qui achètera des médicaments neufs, à partir d’une liste restreinte de remèdes correspondant réellement aux besoins, et jouera le rôle de fournisseur pour les autres organisations. Pour les associations qui travaillent sur l’étranger, le ministère des Affaires étrangères prévoit un système de demandes de subventions pour des projets comportant une composante « dons de médicaments ». L’Ordre de Malte, qui regrette « la chaîne brisée de la solidarité » a réagi en lançant une pétition « pour un million de vies », nombre de personnes qu’il dit aider chaque année grâce aux MNU. Quant à certains écologistes, craignant que l’incinération de ces médicaments non utilisés incite de moins en moins les particuliers à les déposer dans les pharmacies, ils préconisent un système de distribution plus économe en ne fournissant au patient que le nombre exact d’unités de médicament nécessaires au traitement. ■
n de sang ! d’alerte. D’où l’appel urgent au don de sang lancé français du sang. La cocaïne est probablement la drogue la plus toxique pour le cerveau. Ses dégâts sur les neurones sont encore visibles après dix ans d’abstinence. À la différence de l’héroïne, aucun médicament de substitution à cette substance extrêmement dangereuse n’a encore été découvert. Reste la piste du Le saviez-vous ? La consommation de cocaïne augmente de 24 fois le risque d’infarctus du myocarde durant la première heure de son ingestion, selon les autorités sanitaires espagnoles. ■ Couperfield — Fotolia dazzi-b — Fotolia Quant au don de leucocytes, il peut être effectué dans la limite d’âge de 18 à 50 ans (500 ml maximum),etnepasdépasserdeuxprélèvements. Ilfaut évidemmentêtreenbonnesanté,etobligatoirement « passer » un entretien médical, confidentiel, pour permettreau médecinde collecterlesinformations nécessaires à l’acceptation ou non du don. Ceux qui ne veulent pas donner leur sang Certaines personnes ne peuvent pas donner leur sang. C’est le cas lorsqu’elles présentent certains antécédents (par exemple, intervention de neurochirurgie,maladiedeCreutzfeldt-Jakob,greffes,traitement par des hormones hypophysaires d’origine humaine…). Ne peuvent pas donner leur sang les individus qui ont eux-mêmesreçu une transfusion. D’autressonttoutsimplementexclusdudondusang, ce sontleshomosexuelsmasculins,parceque « les donnéesépidémiologiquessontincontestables:entre 10 et 18% des gays sont contaminés, alors que cepourcentageest de0,2%pourleshétérosexuels Pour quand un vaccin contre la cocaïne ? Un traitement qui supprime les effets stimulants de la cocaïne va être testé par l’Espagne où la consommation est parmi les plus élevées. vaccin, que l’Espagne a mis au point et va tester sur 164 personnes dépendantes dans une dizaine d’hôpitaux, au cours du premier semestre 2009. La péninsule hispanique est le pays européen où la consommation de cocaïne est la plus élevée : 3% de la population espagnole a consommé cette drogue au cours des douze derniers mois. Quelque 22000 Espagnols accros à la cocaïne auraient demandé à bénéficier de cures de désintoxication. Une protéine s’unit à la drogue, lui donnant un poids moléculaire accru Philippe Minisini — Fotolia L’essai clinique, approuvé par l’Agence européenne du médicament, qui pourrait être étendu à d’autres pays européens, va permettre de tester ce qui n’est pas tout à fait un vaccin, à usage préventif, mais plutôt un traitement qui vise à inhiber à travers le système immunologique les effets stimulants de la cocaïne. En fait, parce que la molécule de la cocaïne est très petite et très légère, elle […] Il y a risque, et ce risque est trop élevé »,aexpliqué Roselyne Bachelot. Et il y a aussi ceux qui ne veulent pas donner leur sang,ycomprispoureux-mêmes(autotransfusion). C’est le cas des Témoins de Jéhovah, qui en dérogeantàcetterègle,seraientexcommuniés.S’ilsn’ac- ceptent pas la transfusion totale de sang ou de ses composants majeurs (sauf à de très rares exceptions), ils peuvent cependant recevoir des produits issus du fractionnement du plasma (albumine, antithrombine, ou immunoglobuline). ■ Pour en savoir plus : www.dondusang.net > À QUEL GROUPE APPARTENEZ-VOUS ? < Trente-huit pour cent de la population appartiennent au groupe A Rh + (c’est-à-dire groupe A Rhésus positif) ; 36% au groupe O Rh + ; 8% au B Rh +. 7% de la population est A Rh- (ou groupe A Rhésus négatif) ; 6% est 0 Rh- ; 3% est AB Rh +. Il n’y a que 1% d’entre nous à appartenir au groupe B Rh- et 1% au groupe AB Rh-. Les donneurs appartenant au groupe O sont tout particulièrement recherchés,leur sang pouvant être transfusé à tout le monde,quel que soit le groupe du receveur. Raison pour laquelle on les appelle « donneurs universels ». ■ ne peut être détectée par l’organisme comme étant une menace. Aussi va-t-elle directement aux récepteurs neuronaux. Avec le traitement, objet de l’étude clinique espagnole, lorsqu’une personne consomme de la cocaïne, une protéine s’unit à la drogue, lui donnant un poids moléculaire accru. Le système immunologique peut alors reconnaître la drogue et produire des anticorps, qui vont empêcher la drogue d’atteindre les récepteurs cérébraux. Mais ce médicament, qui supprime l’euphorie procurée par la cocaïne ainsi que sa dépendance, ne permet pas d’étouffer le désir de prendre de la drogue. ■ > LA COCAÏNE DANS L’UNION EUROPÉENNE < D’après le rapport annuel 2008 de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), quelque 12 millions d’Européens de 15 à 64 ans ont déjà expérimenté la cocaïne, soit 4% de la population adulte totale (les vingt-sept pays de l’Union plus la Norvège et la Turquie). Près de 3,5 millions de jeunes Européens de 15 à 34 ans ont consommé de la cocaïne au cours de l’année écoulée et 1,5 million dans le dernier mois. Au palmarès des plus gros consommateurs de cocaïne, toujours selon l’OEDT, dans la tranche des 15-34 ans, on trouve en tête le Royaume-Uni avec 11,1%, suivi de l’Espagne avec 9,6%. La France atteint le taux de 3,15%, et le Luxembourg détient le taux le plus bas : 0,3%. En 2006 en Europe, 121 tonnes de cocaïne ont été saisies, dont 28% ont été interceptées au Portugal et 41% en Espagne (contre 17% et 46% respectivement en 2005). Sur les 72 700 prises totales sur la même année, plus de la moitié, 58%, l’ont été en Espagne et 2% au Portugal. Ces chiffres confirment que la péninsule hispanique est la porte d’entrée principale de cette drogue en Europe. ■ Le Magazine - 11



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