Le Magazine n°4 jan/fév/mar 2012
Le Magazine n°4 jan/fév/mar 2012
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 67,2 Mo

  • Dans ce numéro : DSK/Anne Sinclair... la rupture.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Enquête 94 - Le Magazine ceLes petites villes concilient performances économiques et qualité de vi> Quel regard portez-vous sur le dynamisme actuel du réseau des petites villes françaises ? Dans un premier temps, il convient de souligner l'hétérogénéité du réseau des petites villes. La localisation géographique est un facteur essentiel à prendre en considération. Certaines, isolées en milieu rural, ont plus de difficultés à l'inverse des localités situées en périphérie des capitales régionales ou proches des chefs-lieux de départements qui enregistrent des taux de croissance démographique importants. Par ailleurs, les villes, dont plus de 30% de leurs emplois relèvent de l'industrie, sont aujourd'hui confrontées à une mutation sectorielle. Elles ont peu d'emplois tertiaires et leurs emplois industriels et même agricoles sont souvent fragiles. Partagez-vous les inquiétudes de l'APVF sur le devenir des petites villes françaises ? En tant qu'élus, il est de notre responsabilité de trouver des solutions pour définir des alternatives crédibles afin de renforcer le dynamisme des petites villes et le réseau du milieu rural. Les discours généralistes qui stigmatisent rité de leurs investissements du soutien des départements et des régions. Or, ces derniers n'ont plus de marge de manœuvre financière. Les maires la responsabilité de l'État sont suicidaires. La réorganisation nécessaire des services publics pèse relativement peu en termes d'emplois et des solutions locales peuvent être trouvées comme pour La Poste. En revanche, l'État comme les collectivités ont tendance à trop concentrer les moyens et les finances sur les grandes métropoles ou le Grand Paris. En Bretagne, 90% des crédits du FEDER se sont portés sur 3 villes. Quelles solutions préconisez-vous pour renforcer l'attractivité de ces territoires ? L'exemple du réseau des petites villes en Vendée est une réussite et un modèle à suivre. La mise en place des Vendéopôles par le conseil général, zones économiques situées à proximité des grands axes routiers et autoroutiers, a engendré un grand dynamisme industriel. En matière d'enseignement, les centres de formation ont été répartis sur plusieurs sites et pas seulement aux chefs-lieux. La qualité de vie et de services renforce l'attractivité de cette région. Le phénomène de métropolisation s'accentuant, quel rôle les petites villes peuvent-elles jouer à l'avenir ? L'expérience du Grand Ouest le démontrant, les petites villes conservent un rôle majeur. La qualité de vie, la participation des citoyens, la considération pour les hommes confèrent aux petites villes des éléments probants, dès lors qu'elles sont bien reliées aux chefs-lieux ou aux capitales régionales. À l'avenir, il me semble vital d'éviter les trop grandes conurbations et de privilégier les réseaux de petites villes et de villes moyennes. Bien intégrées à leur milieu rural, ces collectivités concilient performances économiques et sociales. La qualité de vie se révèle un facteur de dynamisme et d'attractivité incontestable. sont donc forcés d'augmenter les impôts locaux ou de réduire les investissements, ce qui est d'autant moins évident que la population se montre toujours plus exigeante », poursuit le délégué général de 1'APVF. Renforcer l'attractivité des territoires « La fermeture d'un grand établissement public ou d'un pan d'industrie supprimant d'un coup 500 postes de salariés est évidemment un mauvais coup pour la vitalité économique d'une commune. Pour autant, ce n'est pas forcément un facteur qui pénalise l'attractivité du territoire », analyse Claude Gatignol, député de la 4'm'circonscription de la Manche. Pour compenser les pertes d'emplois engendrées par la fermeture de 84 établissements imposée par la politique de redéploiement des armées, des plans locaux de redynamisation du territoire sont mis en place par l'État en vue de renforcer l'activité économique locale. L'occasion de revitaliser et de diversifier le tissu économique. « À Cherbourg, les fonds de restructuration accordés, suite à la suppression de 250 emplois sur la base militaire navale, ont contribué à moderniser des filières de secteurs d'activité radicalement différents, tels que l'industrie laitière. Lorsqu'une commune perd une importante structure, l'intérêt public prime avant tout. Il me semble nécessaire de constituer une association d'élus de tous bords, susceptible d'accueillir des mouvements syndicaux, pour définir une ligne directrice commune », souligne le député, qui rejoint le projet du maire de Cherbourg, Bernard Cazeneuve. Une synergie indispensable pour garantir l'attractivité territoriale des bassins de vie. « Une petite ville doit avant tout développer une politique de marketing territorial en créant une image d'identification fondée sur le patrimoine architectural, culturel ou environnemental du site. Il faut par la suite créer des zones d'équipements incorporées aux principaux
Petites villes : un marché immobilier spécifique Constat immuable unanimement partagé, l'immobilier français se scinde en 2 marchés distincts. « On observe une différence structurelle fondamentale entre les marchés. Du fait de l'attractivité de leurs bassins économiques, Paris,/'Île-de­ France ainsi que les grandes métropoles supportent un déséquilibre conséquent entre l'offre et la demande, ce qui impacte les prix à la hausse>•, explique Laurent Vimont, président de Century 21 axes de communication pour attirer les entreprises tout en maîtrisant la fiscalité. Enfin, il convient de s'intégrer dans une structure porteuse sur le plan économique, telle l'intercommunalité, pour piloter des projets de développement novateur », préconiset-il encore. Le capital humain des petites villes « Certaines petites villes sont, depuis vingt ans, sur des trajectoires de repli. Dès l'instant où une commune connaît un déclin démographique, il n'existe pas de matelas d'activités suffisants pour amortir le choc. Ces dernières sont vouées à devenir de gros bourgs », prévient Jean-Paul Laborie. Géographe France. Un état de fait qui s'inverse pour le marché des petites villes et des zones rurales, avec un excès d'offres de biens immobiliers et un gel relatif des prix comme caractéristiques majeures. « Au 4 éme trimestre 2008, le prix au mètre carré des villes de moins de 20. 000 habitants était de 1.751 euros. Au ; ! ime trimestre 2011, il s'élève à 1.885 euros. Pour autant, certaines petites villes profitent du dynamisme et de l'attractivité des bassins d'emploi d'envergure situés à proximité. Ainsi, les petites villes du bassin parisien ont connu une hausse de plus de 400 euros du mètre carré sur la même période>•, reporte Frédéric) Monssu, directeur général du réseau Guy Hoquet., En dépit d'une offre de biens immobiliers plus étoffée, le marché des petites villes est tributaire des fluctuations conjoncturelles. « En région, l'augmentation continue des prix depuis dix-huit mois, couplée à celle des taux d'intérêt, a asséché le pouvoir d'achat des clients acquéreurs. Dès l'instant où le prix du marché dépasse le budget du client acquéreur, le volume de vente diminue>•, poursuit Laurent Vimont. Ainsi, les régions, où le prix de l'immobilier a augmenté de de formation, l'homme est l'auteur d'une étude sur le devenir des petites villes françaises. En surfant sur le dynamisme et la proximité des métropoles, elles aspirent à développer une économie résidentielle, basée sur l'accueil des personnes retraitées ou des actifs « Le risque que les pouvoirs publics sous-estiment le poids des petites villes est bien réel ». André Robert, délégué général de l'APVF travaillant dans ces métropoles. « Ces villes sont aujourd'hui très dynamiques, surtout lorsqu'elles associent une gestion de qualité, des potentiels de services publics qui maintiennent 3% au 1er semestre 2011'ont enregistré une diminution du volume des ventes d'au moins 15%. Enfin, certaines localités, telles que Guéret, subissent les contrecoups d'un marché longtemps dynamisé par des acquéreurs anglo-saxons. « Les prix ayant monté sous la pression des acheteurs anglais, les biens aujourd'hui en vente ne trouvent pas preneurS>•. Un blocage qui gèle complètement le marché. leur centralité au sein de leur bassin de vie, tout en s'appuyant sur un potentiel touristique ou culturel pour s'assurer de l'attractivité du site », explique-t-il. La mobilité croissante des populations dissémine d'ailleurs leur répartition sur l'ensemble du territoire. « La France connaît une croissance démographique relativement forte. Aujourd'hui, presque toutes les communes ont un solde migratoire positif À l'avenir, le vieillissement de la population va provoquer des contrastes très impor- tants entre les régions en fonction de l'attractivité et du cadre de vie des villes », conclut-il. De quoi bouleverser le visage du maillage territorial de demain.• Nicolas Lacombe Le Magazine - 95



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