Le Magazine n°4 jan/fév/mar 2012
Le Magazine n°4 jan/fév/mar 2012
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 67,2 Mo

  • Dans ce numéro : DSK/Anne Sinclair... la rupture.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Enquête V ictime des grandes marques de luxe, le maroquinier Sequoia, dont la clientèle, sensible aux prix trop élevés (supérieurs à 300 euros) sur la collection hiver 2010 pour une marque au positionnement intermédiaire a du mal à se faire une place. En 2010, son bilan a pour la première fois viré au rouge vif, avec une perte nette de 665.000 euros pour un CA de 17,5 millions d'euros. Le soudain recul des ventes a provoqué une tension trop forte de trésorerie, qui a mené la société propriétaire de la marque, Arnex SA, à sa perte. Placé en redressement judiciaire depuis 88 - Le Magazine Qui veut reprendre les sacs Sequoïa ? le 3 août, le groupe, qui emploie et cofondateur de l'entreprise, 140 personnes en France, dans la presse. L'homme doit présenter au tribunal de - d'affaires, à l'origine de la griffe commerce de Nanterre au célèbre anneau d'argent un plan de continuation il mais aperçoit déjà une possibilité de sortie de crise. Il est en pourparlers avec un partenaire financier qui pourrait venir à son secours « par le biais d'une augmentation de capital>•, a annoncé Daniel Sisso, P-DG ccfrance-Soir » un déficit au quotidien Il voulait séduire 100.000 acheteurs. Un budget communication de 20 millions d'euros et de nombreuses embauches (130 personnes), c'était, et de loin, la relance la plus spectaculaire des dernières années. Mais le quotidien de Pierre Lazareff, repris fin 2009 par le milliardaire russe Alexandre Pougatchev, était depuis confronté à des pertes massives. Il a obtenu du tribunal de commerce de Paris, le 29 août, sa mise sous sauvegarde pendant quatre mois. Cette décision permet au quotidien créé en 1944 de geler les créances et de traiter les difficultés en amont sous le contrôle d'un administrateur judiciaire. La mesure était urgente : le quotidien a réalisé un CA de 17 millions d'euros en 2010, essuyant une perte d'exploitation de 31 millions. Au 1er semestre 2011, le CA s'est effondré à 6,1 millions d'euros, notamment sous 1'effet de la chute des recettes publicitaires, avec une perte d'exploitation de 12,8 millions. Un échec pour Alexandre Pougatchev qui, depuis qu'il a repris le titre, a injecté plus de 60 millions d'euros pour relancer le quotidien et le soutenir. L'oligarque francophile nourrissait des ambitions poursonjournalavec,au départ, un certain succès : alors qu'en mars 2010, la diffusion était tombée à 22.000 exemplaires, elle était montée à 70.000 avant y a vingt-trois ans avec le créateur Pierre Hardy, avait baptisé sa marque du nom du plus vieil arbre du monde, symbole de force, de péren-nité et de stabilité... Espérons que la PME, qui connaît le succès à•rtl l'export (40% du l'été 201 O. « France-Soir>• peut-il se tirer d'affaire ? La procédure de sauvegarde a été utilisée avec succès l'an dernier par « Libération ». Mais dans un contexte d'érosion de la diffusion, le défi reste majeur d'autant que l'autre branche du groupe, la marque Hédiard, n'est pas en grande forme. CA), retrouve les moyens de se recapitaliser, d'autant que plusieurs repreneurs, se sont manifestés (Mauboussin, Arthus Bertrand...). recherche d'un investisseur afin d'injecter de l'argent frais et d'éponger les dettes. Une espèce qui se fait rare en contexte de crise. Le spectre du « credit crunch » La crise financière impacte directement les PME et ETI qui projetaient de se lancer en Bourse. Celles-ci retardent l'échéance, mais se heurtent toujours à un problème insoluble dans l'Hexagone : la recherche de financements. Et, de ce côté-là, pas d'illusion. « Le risque d'un "credit crunch" est là. Les investissements les plus risqués ou avec des effets de levier importants comme les LBO, sont déjà, à l'heure actuelle, limités par la difficulté à trouver des financements », prévient Bernard Gainnier. Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie 2001, écrivait dans les colonnes du « Monde », en août dernier : « Les grandes entreprises regorgent de liquidités, mais les banques n'accordent pas de prêts à ces petites et moyennes
1 Un P-DG assassiné, Vial touche du bois Quand Fabrice Vial a été assassiné sur son bateau, le 12 août, à Porto-Vecchio, ses affaires traversaient une période incertaine. Pourtant, en 2009, tous l'avaient perçu comme l'homme qui allait remettre à flot les chantiers Couach de Gujan-Mestras (33), spécialisés dans les yachts et les navires militaires. Lui qui, parti de rien, fils de commerçants de Marignane, avait bâti un empire de la menuiserie à prix discount comptant 69 magasins. Mais les menuiseries Vial (1 01, 3 millions d'euros de CA en 201 0), cotées en Bourse depuis 2006 et dont Fabrice Vial détenait 51%, étaient en procédure de sauvegarde, suite à un grave accident industriel subi en 2008. L'assassinat de Fabrice Vial, dont l'auteur n'a à ce jour pas été identifié, a fait renaître le trouble sur l'avenir de Couach (400 salariés) et celui des menuiseries Vial (1.000 collaborateurs). « Ma vision, c'est qu'un homme seul n'est rien>•, avait confié le Provençal à « Entreprendre » lors de la reprise de Couach. Il s'était bien entouré, notamment de sa fille et de son frère. Aujourd'hui, le chantier naval tout comme les menuiseries restent une affaire de famille. Le premier cherche un investisseur pour combler son déficit de trésorerie. Les carnets de commandes sont bien Stéphane Courbit a-t-il perdu la main ? L es soucis s'accumulent pour le prince de la télé-réalité Stéphane Gourbit. L'hommes d'affaires a réinvesti le pactole décroché par la vente de ses parts dans la société Endemol en 2008 (235 millions d'euros) pour fonder la financière Lov Group, se partageant entre 3 domaines : les filiales télévision (Banijay Group), bénéficiaires, les jeux en ligne et la production d'énergie (Direct Énergie). Or, ces deux derniers secteurs ne sont pas rentables en France actuellement, et."-"=-. les actionnaires mécontents veulent Stéphane Gourbit, président de Lov Group remplis, et le groupe chinois Weichai, spécialisé dans les moteurs, semble intéressé. Quant aux menuiseries, elles donnent un message clair : « Les administrateurs (...) ont réaffirmé leur forte volonté de voir aboutir le plan de sauvegarde>•. Philippe, le frère de Fabrice Vial ou sa récupérer leurs billes. En juin, Françoise Meyers, la fille de Liliane Bettencourt, a soupçonné l'avocat Pascal Wilhelm d'abuser de la faiblesse de sa mère en lui ayant conseillé un investissement de 143 millions d'euros dans Lov Group. L'entrepreneur s'est déclaré disposé à se séparer des deniers de l'héritière de L'Oréal... Ce n'est pas tout : la Société des bains de mer (SBM), détenue à 69,1% par l'État monégasque, a investi 70 millions d'euros pour acquérir 50% de Betclic Everest Group. Un placement qui ne rapporte pas pour le moment, si bien que certains actionnaires impatients commencent à revendre. À cela s'ajoutent des déboires judiciaires avec d'anciens salariés qui finissent par lui coûter cher... Le patron ne peut qu'espérer, d'une part, une fiscalité plus favorable sur les jeux en ligne, et d'autre part, que la loi Nome joue en faveur de Direct Énergie. Le nouveau Bernard Arnault doit encore s'aguerrir. fille, pourrait reprendre la main. Les données du 1er semestre 2011 sont encourageantes, avec un CA (52,9 millions d'euros) en hausse de +4, 1%. Les rumeurs concernant le réseau d'affaires (milieu ?) ne facilite pas le dossier. entreprises qui, dans n'importe quelle économie, sont sources de création d'emplois ». Résoudre la problérr"""'""""'l-9-+oltl matique de l'accès au financement s'impose comme une urgence dans les économies occidentales\ ! = ! : =' !) pour éviter une crise durable. « Aujourd'hui, les PME et ETI sont seules face aux banques, elles disent souvent qu'elles s'autofinancent... L'État doit faciliter l'accès au financement », affirme Bernard Gainnier. Pour cela, les PME et ETI pourraient chercher des financements sans passer par le crédit bancaire. « Il faut trouver des moyens de désintermédier l'accès au crédit. Il faut que ces entreprises aient accès à l'épargne des Français qui est importante et qu'on n'arrive pas à mobiliser suffisamment. Des pistes peuvent être explorées autour de l'accès au crédit obligataire et des mécanismes de mutualisation des risques... Oséo, par exemple, contribue à faciliter l'accès au crédit mais nous devons tous continuer nos efforts », estime l'expert. Reste à gagner la bataille du terrain.• Stéphanie Muller Le Magazine - 89



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