Le Magazine n°4 jan/fév/mar 2012
Le Magazine n°4 jan/fév/mar 2012
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 67,2 Mo

  • Dans ce numéro : DSK/Anne Sinclair... la rupture.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Enquête 86 - Le Magazine FLOPS 2011• Pourront-ils s•en remettre ? En affaires, on ne gagne pas à tous les coups l'essentiel étant de pouvoir rebondir. T résoreries défaillantes, pertes de parts de marché, il faut faire face. Un baromètre PwC sur les entreprises de taille intermédiaire (ETI) indique que 84% des dirigeants des ETI restent optimistes pour leur société. C'était avant que la crise de la dette grecque ne vienne engluer les marchés de la zone euro dans une spirale baissière infernale. La dégradation de conjoncture, Groupon : les déboires de 1•enfant L e géant américain des achats groupés en ligne ne voulait pas d'une entrée au rabais. Conséquence directe de la situation difficile sur les marchés, le site Groupon, qui avait annoncé en juin son introduction imminente en Bourse, pensant en tirer jusqu'à 750 milliards de dollars, a repoussé l'opération à une date ultérieure. Ce report a été décidé pour cause de volatilité des marchés. Une décision de raison, mais qui met les difficultés de la start-up sous le feu des projecteurs. Groupon a en effet publié ses résultats semestriels fin août. Son ascension époustouflante est en demi-teinte : si le leader de l'achat groupé local, né en 2008, a multiplié son CA (1, 5 milliard de dollars) par près de 25 en seulement un an, il affiche en parallèle une perte de trésorerie de 225 millions de dollars sur la même période, un ralentissement de sa fréquentation et une baisse du panier moyen d'achat, à 18 dollars contre 21 l'an dernier. Lorsque Groupon a annoncé son intention d'être coté, les analystes ont relevé sa gourmandise en matière d'acquisitions et de dépenses de marketing et de fonctionnement. Et pour cause, la société d'Andrew Masan connaît une concurrence accrue de grosses pointures du Web : Google Offers, Living Social et bientôt Amazon Local. Groupon est contraint d'engloutir des sommes colossales dans le marketing, son principal avantage concurrentiel étant sa notoriété. Autre fragilité, sa confirmée par la croissance nulle relevée au 2 éme semestre, a définitivement semé le doute dans l'esprit des patrons. Au 1" semestre 2011, le nombre de défaillances mauvaise réputation se répand, tant parmi les vendeurs que les acheteurs. Outre les ristournes de 50% et plus qu'il exige des commerçants, le site d'achats groupés prélève une commission de 50% sur le prix de vente final... autant dire que ses partenaires ne l'attendent pas pour faire recette. Côté consommateurs, certains regrettent, dans ces conditions, de ne pas être mieux accueillis par les prestataires. Groupon devra donc revoir son business madel en profondeur s'il veut répondre aux critiques... et éviter la faillite. Un comble pour un site qui, valorisé 15 milliards de dollars fin 201 0, a refusé une offre de rachat de la part de Google de 6 milliards !
en France a atteint 32.655 d'après Coface, soit 3,5% de moins qu'au l e'semestre 2010. Mais ce résultat reste loin des niveaux d'avant crise, quand le nombre de défaillances sur un semestre ne dépassait pas 30.000 entreprises. Entre une consommation des ménages morose, l'instabilité des marchés financiers et le problème récurrent de l'accès au financement, bon nombre de PME connaissent des périodes difficiles. 2011 sera-telle une nouvelle année noire pour certaines ? Des ressources en interne « Avant la crise de la dette qui a émergé au mois d'août, l'optimisme était de mise, notamment grâce à la croissance tirée par les activités en Asie ou dans les pays à forte croissance », observe Bernard Gainnier, directeur général développement du cabinet d'audit et de conseil aux entreprises PwC. Mais la mauvaise conjoncture laisse aujourd'hui les patrons sur leurs gardes. Maigre consolation : si une nouvelle crise venait à s'installer, « il n'y aura pas d'effet de surprise, les entreprises ont appris de l'expérience de 2008. Elles sont globalement en meilleure posture qu'après la crise de Lehman Brothers ». Les entreprises les moins sensibles aux crises conjoncturelles sont bien souvent celles ayant les ressources en interne pour résister aux baisses d'activité. En d'autres termes, pour faire face à une conjoncture moins favorable, « il n'y a pas de recette miracle mais il faut garder l'œil sur la trésorerie en permanence. Autre point crucial, les investissements doivent être dirigés en priorité vers l'effort commercial », indique Bernard Gainnier. La bonne gestion de la trésorerie, qui garantit la solvabilité de l'entreprise, reste le talon d'Achille de nombre de PME et la source première des difficultés. En cas de défaut, une seule solution : la S aint-Denis n'est pas encore Hollywood. Nouveau flop pour EuropaCorp. Le studio de production de Luc Besson misait gros sur la sortie de "Colombiana », vendredi 26 août, aux États-Unis. Le long-métrage Tycoon Besson : ce n•est pas du cinéma mettant en scène Zoé Sai dana, 1'héroïne d'« Avatar », en femme armée en quête de vengeance, figure que le producteur affectionne, n'a pas obtenu le succès escompté, ne récoltant que 7 millions d'euros de recettes pour ses 3 premiers jours d'exploitation. Elle a fait mieux le 2éme week-end (17 millions), couvrant ainsi à peine ses frais de promotion, estimés à 25 millions. Or, ces frais, généralement assumés par le distributeur (Sony prendre à sa charge sur le marché nordaméricain, « convaincu du potentiel du film "Colombiana" aux États- UniS »... Loin d'être encensé par la critique, le film marque une nouvelle contreperformance américaine dont l'ambitieux studio français se serait bien passé. « On aurait évidemment aimé fêter les dix ans d'EuropaCorp avec une belle année. Mais ce n'est pas le cas du tout. On a fait la pire année de notre jeune carrière », regrettait Luc Besson lors d'une conférence de presse au mois d'avril. Entré en Bourse en 2007, le studio (181, 3 millions d'euros de CA en 2010) a connu, malgré sa première palme d'or (« The Tree of life »), une année 2011 difficile : démission de Pierre­ Ange Le Pogam, le cofondateur et associé historique de Luc Besson, à la faveur de Christophe Lambert (nouveau directeur général), ancien de Publicis, remaniements et départs dans la direction et, cerise sur le gâteau, santé financière incertaine avec une perte nette triplée à 30,2 millions d'euros sur l'exercice 2010-2011. La faute à l'elfe Arthur qui, en 3 volets d'aventures avec les « Minimoys », n'a jamais rapporté d'argent malgré ses gros budgets (65 millions d'euros par film en moyenne). On murmure également que le train de vie dispendieux de Luc Besson et de Christophe Lambert, qui n'hésiteraient pas à se rémunérer en nature, n'améliore guère la situation... Une éclaircie pointe cependant à l'horizon : la montée en puissance d'EuropaCorp Télévision, avec un gros client. En septembre, ce dernier a annoncé un accord cadre de développement avec TF1 pour produire des séries internationales en langue anglaise. Le rêve de Luc Besson peut encore réussir. Le Magazine - 87



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