Le Magazine n°4 jan/fév/mar 2012
Le Magazine n°4 jan/fév/mar 2012
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 67,2 Mo

  • Dans ce numéro : DSK/Anne Sinclair... la rupture.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Vie quotidienne l'humanité. La mystification bancaire repose sur le fait que la monnaie fiduciaire ((du latin fides, la confiance) une monnaie (ou plus généralement un instrument financier) dont la valeur repose sur la confiance du public en sa valeur, n'a aucune réalité autre que la confiance que l'on a en l'émetteur. Le scandale, évidemment, c'est de payer un loyer (un intérêt) sur cette monnaie qui est créée exnihilo. Le « génie » du capitalisme c'est d'avoirtrouvé le moyen de créer autant de monnaie que l'activité humaine en a besoin à condition que cette activité génère du profit. Le problème c'est que les inventeurs de ce « moyen » ont perdu ou n'ont jamais eu (au choix !) le sens du bien commun. Une élite bancaire internationale détient le pouvoir suprême de création monétaire. Cela lui donne le contrôle des destinées des nations et de l'économie mondiale. En fait, tous nos problèmes viennent de là. C'est parce que l'argent est prêté avec intérêt et avec pour seul objectif de faire des profits que nous observons l'absurdité d'investissements dans des technologies « gadget » alors que des besoins de base ne sont pas satisfaits. En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont mis dans une situation de servage vis-à-vis des 8 - Le Magazine banques. Depuis l'invention de la monnaie fiduciaire au xvue siècle et d'autant plus depuis l'abandon en 1971 de la référence à l'étalon or (35 S/once d'or), un simple jeu d'écriture suffit à créer la monnaie. Mais qui doit créer la monnaie ? Si la monnaie est créée par un organisme public comme la Banque centrale, la monnaie est propriété publique, la société civile est bénéficiaire directe de l'émission, ce qui est justifié puisque c'est elle qui est à l'origine de toutes les richesses disponibles sur le marché. Si la monnaie est créée par un organisme privé comme les banques commerciales, la monnaie devient propriété des actionnaires, elle est alors prêtée à la société civile qui verse en retour des intérêts considérables aux actionnaires. La capacité de battre monnaie est le premier devoir de tout gouvernement souverain Pour en finir avec l'escroquerie monétaire il faudrait donner la fonction d'émetteur aux banques centrales de 100% de la masse monétaire en circulation et pas simplement la fonction d'émettre la monnaie « centrale d'endettement » qui sert de garantie pour les banques privées comme c'est le cas actuellement. Le contrôle de la masse monétaire en circulation et donc la création des crédits nécessaires aux activités bénéfiques est le droit régalien du pouvoir politique issu du débat démocratique. La capacité de battre monnaie sur un territoire et donc la création de la confiance dans l'échange marchand est le premier devoir de tout gouvernement souverain. Pourquoi le gouvernement devrait-il payer de l'intérêt à un système bancaire privé pour l'usage de sa propre monnaie qu'il peut émettre lui-même sans intérêt et sans dette ? À l'État de reprendre son droit. Le gouvernement se refuse à lui-même un privilège qu'il a accordé aux banques par la loi, il se fait le serviteur des banquiers et méprise le peuple. L'objectif des banques privées n'est pas d'émettre l'argent en fonction des besoins de la population, mais de faire le plus de profits possibles et d'amener gouvernements, collectivités locales, entreprises et individus à s'endetter. Pour qu'un gouvernement soit vraiment souverain, il faut qu'il reprenne son droit de créer un argent libre de dettes. Deux problèmes sont liés:• malgré les possibilités d'action de la Banque centrale sur le refinancement et
sur les taux d'intérêts de la monnaie émise par les banques commerciales, la quantité de monnaie en circulation lui échappe ce qui implique l'inflation des actifs et les bulles ; • l'interdiction faite au niveau de la Banque de France en 1973 et ensuite confirmée en 1992 par le traité de Maastricht (article 104) de financer directement notre propre économie, coûte à la population française presque 1 milliard d'euros par semaine pour les seuls intérêts, sous forme d'un transfert vers les plus riches, détenteurs des obligations d'État. À l'État, donc au peuple dans son ensemble, de bénéficier intégralement des bienfaits des émissions monétaires La solution à cette hérésie : le « 100% money » disent Robertson (intellectuel et activiste britannique)/Allais (« prix Nobel » français d'économie) qui correspond à un système bancaire à réserves pleines, au contraire du système bancaire actuel dit « à réserves fractionnaires ». Elle consiste en un transfert de la création monétaire depuis les banques privées vers la Banque centrale revenue dans le giron public et contrôlée par les élus de la nation. Cette solution consiste en deux mesures qui doivent être prises simultanément : -Autoriser la Banque centrale à faire de la création monétaire par simple jeu d'écriture au profit du Trésor public. -Faire augmenter le taux de réserves obligatoires (actuellement 2%) jusqu'à 100%. Ceci revient à interdire la création de monnaie scripturale (les dépôts bancaires dans les comptes courants ou compte-chèques forment ce qu'on appelle la monnaie scripturale) par les banques commerciales, qui deviennent de simples intermédiaires entre la Banque centrale et l'économie réelle, et ainsi à contrôler efficacement ces banques qui ne réaliseront des profits qu'en fonction des services rendus à la société. Cette réforme permettrait : - à l'État. donc au peuple dans son ensemble, de bénéficier intégralement des bienfaits des émissions monétaires, aussi bien concernant le choix de la quantité de monnaie en circulation, sa répartition et les intérêts qui représentent des sommes considérables sur les créances détenues par les banques (environ 100 à 120 milliards d'euros par an, pour la France) ; - de mettre fin au chaos monétaire que nos économies capitalistes subissent depuis des siècles ; -de détruire le lien artificiel et pervers entre création et destruction de monnaie et le mécanisme de crédit bancaire ; - de permettre à nos économies de procéder à l'inévitable processus de désendettement public et privé sans passer par une phase destructrice de déflation subie ou d'hyperinflation organisée ; -que le taux d'intérêt puisse enfin jouer son rôle autorégulateur sur les marchés financiers et ainsi freiner les phénomènes de boom et de dépression. Une telle organisation du système bancaire et financier permettrait la réalisation simultanée de conditions tout à fait fondamentales : 1 - l'impossibilité de toute création monétaire et de pouvoir d'achat en dehors de celle de la monnaie de base par les autorités monétaires ; Le Magazine - 9



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