Le Magazine n°4 jan/fév/mar 2012
Le Magazine n°4 jan/fév/mar 2012
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 67,2 Mo

  • Dans ce numéro : DSK/Anne Sinclair... la rupture.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Vie quotidienne Plan d'austérité 12 milliards d'économie François Fillon a lancé un programme d'austérité visant à réduire le déficit public de la France. Il devrait rapporter douze milliards d'euros d'économies et de recettes fiscales supplémentaires à l'État (un milliard en 2011 et onze milliards en 2012). Tour d'horizon des mesures annoncées. En 2010, le déficit public de la France atteignait 136,5 milliards d'euros, soit 7,1% du P1B (produit intérieur brut), beaucoup plus que la limite autorisée par le traité de Maastricht, 3% du P1B. Dans le même temps, le déficit moyen de l'ensemble des pays de la zone euro (hors France) s'élevait à 5,8% du PlB. Pour 20 11, les autorités comptent le ramener à 95,7 milliards d'euros, soit 5,7% du P1B, taux qui resterait supérieur à la moyenne de la zone euro, 3,9%. Selon la Cour des Comptes (rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques publié le 22 juin 2011) : s'il n'était pas rapidement réduit, le niveau de déficit structurel atteint en 2010 pourrait conduire à une dette publique de 100% du PIB dès 2016. Au 31 mars 2011, la dette de la France s'élevait à la somme record de 1 646,1 milliards d'euros et représentait 84,5% du PlB (chiffres Insee). Elle ne devrait pas être supérieure à 60% du PIB (cf. traité de Maastricht). 4 - Le Magazine « Notre pays ne peut pas vivre éternellement audessus de ses moyens l>, a déclaré François Fillon lors de sa présentation (24 août dernier) du plan de rigueur mis en place par le gouvernement, plan devenu d'autant plus urgent que la croissance de notre pays a été revue à la baisse, 1, 75% pour 2011 et pour 2012 contre les 2% et 2,5% prévus initialement. Nous sommes tous plus ou moins concernés par ces multiples mesures anti-déficit visant à rapporter douze milliards d'économies et de recettes fiscales supplémentaires à l'État, un milliard d'euros en 2011 et onze milliards d'euros l'année prochaine. Un plan de « bric-à-brac de mesures fiscales bricolé dans la panique » Concrètement, qu'est-ce qui nous pend au nez ? Une taxe de 3% sur les revenus du travail et du capital égaux ou supérieurs à 500 000 euros par an, taxe provisoire qui prendra fin lorsque le déficit sera réduit à 3% du PIB, va être instaurée, et le relèvement des prélèvements sociaux sur les revenus du capital passeront de 12,3% à 13,5%. Les heures supplémentaires, pour lesquelles les salariés conti- nueront à bénéficier des abattements, seront intégrées dans le calcul des allègements généraux de charges des entreprises il est prévu une augmentation des prix du tabac (6% en 2011 et en 20 12), de la TVA sur les tickets d'entrée dans les parcs à thème, annulée et remplacer par une hausse de 2% par nuitée dans les hôtles de luxe, de la fiscalité et des prélèvements sociaux sur les alcools forts, et la création d'une taxe sur les boissons à sucre ajouté (sodas). Le Premier ministre a également annoncé l'augmentation de la taxation des assurances complémentaires santé (mutuelles et assurances privées) et l'harmonisation du report des déficits en matière d'impôts sur les sociétés avec les règles en vigueur en Allemagne. Concernant les plus-values immobilières (la résidence principale restant exonérée), l'abattement dérogatoire sera supprimé et remplacé par la seule prise en compte de l'inflation, mesure également réduite devant la fronde des députés UMP il y a encore la suppression ou la réduction des dérogations en matière de CSG, la suppression de l'abattement de 30% sur le bénéfice imposable des entreprises dans les départements d'Outre-mer, et autre coups de rabot... Quant à la réforme de la dépendance des personnes âgées, elle est reportée une fois de plus. UN CHÔMAGE• ENDÉMIQUE En juillet 2007, la France comptait officiellement 2 415 000 chômeurs, dont 1,9 million n'exerçait aucune activité (catégorie A), soit 8,1% de la population active. Quatre ans plus tard, en juillet 2011, le pôle emploi annonçait pour les catégories A, B,C, D et E : 4 701 000 sans compter les Dom­ Tom : estimation 500 000 personnes minimum), dont 2 720 400 pour la seule catégorie A, soit 9,5% de la population active. De plus, en juillet 2011, 301900 radiations sont annoncées par l'Insee juste pour : défaut actualisation 197 200 ; radiation administrative 47 900 + 25,1% (+ 7,2% sur 1 an) ; mystérieuse rubrique « autre cas » 56 800.•
Et si les dirigeants du pays baissaient leurs salaires ! l'effort au plan anti-déficit étant l'affaire de tous, pourquoi les dirigeants de notre pays ne consentiraient-ils pas à baisser leurs très confortables rémunérations ? Si la question-proposition refait surface dans le débat français, elle a déjà été réglée dans plusieurs pays européens. L es ministres français disposent d'un logement de fonction, de billets de train et d'avion gratuits, d'une voiture avec chau ffeur, et perçoivent de très confortables salaires (ils avaient été augmentés de 70% en juin 2002 par Jean-Pierre Raffarin). En 2010, ils gagnaient 18 192,96 euros par mois, somme qui pouvait s'élever jusqu'à 27 289 euros par mois grâce au cumulautorisé des revenus. La même année, le Premier ministre et le président de la République percevaient chacun 27 287,95 euros par mois (le second s'était octroyé une augmentation de 140% en octobre 2007 ! ). Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, et possible candidat à la présidentielle, a jeté un pavé (il n'est pas le seul) dans la mare en remettant dans le débat la récurrente question sur la con fortable rémunération des dirigeants de notre pays qu'il propose de baisser pour participer au renflouement des caisses de l'État. La proposition ne fait pas l'unanimité, entre les pour, les contre et ceux qui attendent pour se prononcer... En revanche, elle est normale et juste pour 84% des Français, sympathisants de gauche et de droite confondus, selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche (juin 20 10). Si l'effort au plan anti-déficit est l'affaire de tous, comme l'a souligné le Premier ministre, on peut noter que les parlementaires ne sont guère enclins à la solidarité. En juil- Taxez-nous !, réclament les super-riches L e 15 août dernier, dans une lettre ouverte f (Arrêtez de dorloter les super-riches JJ, publiée par le New Ytri Times, warren Buffet, investisseur américain et troisième fortune mondiale, se plaignait de ne pas payer suffisamment d'impôts. li proposait l'augmentation im médiate du taux d'iqJOSition sur tous les reveoos imposables dépassant un million de dollars par an, y compris sur les dividendes et plus-values, et une hausse supplémentaire pour tous les revenus de dix millions ou plus par an. ff Cela fait trop longtemps que mes amis et moi sommes choyés par un Congrès ami des milliardaires.//est lemps de partager réellement les sacrifices}}, concluait-il. Le 23 août 2011, seize milliardaires français lui emboîtaient le pas et pubrlilient leur appel : Taxeznous ! En réalité ils ne revendiquent pas l'augmentation de leurs impôts mais plus modestement ff l'instauration d'une contribution exceptionnelle qui toucherait les contribuables français les plus favorisés [...] calculée dans des proportions raisonnables dans le souci d'éviter les effets économiques indésirables tels que la fuite des capitaux ou l'accroissement de l'évasion fiscale JJ. C'est mieux que rien.• let dernier, ils ont bataillé pour conserver une prime exceptionnelle de 3 500 euros (attribuée par eux et en catimini). Au final, après un mois de polémique, elle leur a été refusée. Ce qui est sûr c'est que la mesure a déjà été mise en œuvre dans plusieurs pays européens. Le chef du gouvernement espagnol, José-Luis Zapatero, a été le premier en Europe à donné l'exemple en décidant de réduire de 15% sa rémunération et celle de ses ministres (12 mai 201 0). Les rémunérations des députés et maires espagnols ont également été diminuées. Dans la foulée, le Premier ministre de Grande-Bretagne, David Cameron (dont 18 de ses 21 de ses ministres sont millionnaires). prenait la décision de baisser de 5% les salaires des membres du gouvernement, pu is leur gel pendant le reste de la législature. Lirlande, le Portugal et la Grèce ont suivi.• Le Magazine - 5



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