Le Magazine n°4 jan/fév/mar 2012
Le Magazine n°4 jan/fév/mar 2012
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 67,2 Mo

  • Dans ce numéro : DSK/Anne Sinclair... la rupture.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Vie quotidienne 2 - la suppression de tout déséquilibre potentiel résultant du financement d'investissements à long terme à partir d'emprunts à court ou à moyen terme ; 3 - l'expansion de la masse monétaire globale, constituée uniquement par la monnaie de base, au taux souhaité par les autorités monétaires ; 4 - une réduction majeure, sinon totale, de l'amplitude des fluctuations conjoncturelles ; 5 - l'attribution à l'État, c'est-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et l'allégement voir la suppression des impôts actuels ; 6- un contrôle aisé par l'opinion publique et par le Parlement de la création monétaire et de ses implications. Ce projet -défendre ce qui devrait être une prérogative de l'État et seulement de l'État :] 'émission de toute nouvelle monnaiea été proposé par les économistes Maurice Allais, Irving Fisher, Ricardo et d'autres. Si la France adoptait un tel schéma et que nos partenaires européens le refusaient, la France se devrait d'en tirer les conséquences. Car il apparaît de plus en plus évident que la construction européenne s'est faite jusqu'à présent, dans le but de réaliser une oligarchie des transnationales et des institutions financières. C'est pourquoi l'Union européenne de 2010 a imposé la libéralisation des services, l'indépendance de la BCE, l'endettement des États et des collectivités territoriales, la perte des droits réga- 2 liens et de la souveraineté du peuple. 10 - Le Magazine Nous n'avons jamais été aussi riches Pour mettre fin à cet état de fait, il faut que les peuples, par l'intermédiaire de leurs l ! j "'"'représentants élus, contrôlent leurs propres énergies, et donc, aient le contrôle de leur monnaie. En fait, une crise économique et financière globale serait un bienfait pour l'humanité. D'abord, on arrêterait de travailler, consommer et polluer en toute inconscience, et ensuite, ce pourrait être l'occasion d'une émancipation extraordinaire. Concrètement, matériellement, rien ne serait perdu. Seule la possibilité de mobiliser l'énergie humaine, le pouvoir sur l'autre serait aboli. Ce serait une vraie révolution, une réelle abolition des privilèges Les grands perdants seront les grands manipulateurs de finances. Pour 95 à 99% de la population, cela ne sera pas bien grave. Lénergie de tout un chacun sera libérée du carcan, des chaînes de la finance internationale et de ses geôliers : les financiers. Certains pourraient se sentir un peu déboussolés et sans l'État et les processus démocratiques, les choses pourraient dégénérer. Mais restons calmes : la richesse, la vraie, notre énergie, n'aura pas disparu. Il n'y a pas eu de guerre en Europe depuis des dizaines d'années et grâce au travail et au génie humain nous avons des moyens de production d'une extraordinaire efficacité ; en fait, nous n'avons jamais été aussi riches. Le jour où les peuples réaliseront cela, nous pourrons enfin mettre en place une société de convivialité, de temps choisi, d'harmonie et de respect. Plusieurs types de monnaies possibles : • La monnaie « permanente », empruntée par l'État à sa Banque centrale dont il est le propriétaire (donc en réalité fabriquée par l'État). Cette forme de monnaie est interdite dans toute la zone Euro depuis le traité de Maastricht, ce qui interdit aux gouvernements de rembourser leurs dettes en émettant de la monnaie.• La monnaie « centrale d'endettement », créée par la Banque centrale et prêtée aux banques commerciales. Elle comprend surtout les espèces (pièces et billets), mais aussi les « réserves obligatoires » que les banques doivent détenir dans une certaine proportion (2%, dans la zone Euro) du montant des dépôts qu'elles gèrent. Dans la zone Euro, la BCE ne peut prêter qu'aux établissements financiers, à un taux d'intérêt qu'elle ajuste en fonction de la conjoncture (1% actuellement), mais la monnaie centrale peut ensuite être confiée aux particuliers (sous forme d'espèces) ou à l'État.• La monnaie « scripturale » créée par les banques commerciales, par simple jeu d'écriture lorsqu'elles accordent un prêt à une administration, un particulier ou une entreprise, et qu'elles inscrivent le montant correspondant sur le compte de leur client, sans disposer nécessairement de monnaie centrale ni de dépôts d'épargne. Cette forme (parfaitement légale) de monnaie représente plus de 92% du montant total des euros comptabilisés en tant que monnaie.•
Bienvenue au Bankoustan Vous voulez gagner de l'argent facilement, sans vous fatiguer ? Simple : vous empruntez des montagnes de dollars ou d'euros à 0,5% et vous les placez à 4%... Bon, d'accord, ça ne marche que si vous habitez au Bankoustan. Un pays imaginaire, pourtant bien réel... Depuis quelques temps, vous pouvez emprunter à 1% à l'État pour prêter à 4%... à l'État ! Un doux rêve de spéculateur devenu réalité de banquier, grâce à la crise. Tunku Varadarajan, chercheur à la Hoover Institution de Stanford et professeur à la Leonard N. Stern School of Bu si ness (la business school de l'Université de New York) nous livre son analyse sur la façon dont les banques multiplient les petits pains. Et ça mérite le détour. Primo, les banques gèrent l'épargne de leurs clients, un petit pactole très faiblement (normal) rémunéré. Deuxio, comme leurs épargnants sont un peu radins ces temps-ci, les banques ont la possibilité d'emprunter aux banques centrales. À vau-l'eau. Des centaines de milliards de dollars (ou d'euros) empruntés à des taux ridiculement bas : 0,5% aux États-Unis, 1% en Europe. D'où le dilemme : que faire de cette cagnotte ? Financer l'économie en prêtant aux entreprises ? Trop risqué. Prêter aux particuliers ? Idem. Reste deux solutions : spéculer ou investir dans les bons du Trésor (un bon du Trésor est un emprunt émis par l'État) et autres emprunts d'États, qui rapportent entre 3,5% et 4, 75%. 100% des gagnants ont tenté leurs chances'Et inversement... Vous nous suivez ? Bon, nous vous la refaisons en plus simple. C'est la crise. Vous plus avoir d'argent. Malignes, les banques centrales vous prêtent à 0,5% pour booster l'économie. Normal. Mais comme c'est la crise, l'État est sur la paille. Donc il implore les investisseurs de lui prêter de la monnaie, au taux de 4% (par exemple). Normal. Vous plus avoir de pépettes mais vous avoir de la jugeote. Donc vous emprunter à 0,5% pour placer à 4%. Simple. Vous empruntez 100 €, vous touchez 3,5 €. C'est mathématique. Pour 3,5 €, vous n'avez plus rien, nous savons... Mais de toute façon, vous, vous n'êtes pas une banque Et seules les banques sont acceptées à l'entrée de ce casino magique. Plus belle la vie, au Bankoustan... Où l'on se congratule à coups de dizaines de milliards de bonus. Et qui paie la note, au final ? LÉtat. Vous plus avoir d'argent. mais vous payer quand même... Et si vous plus avoir un rond, vous emprunter à votre banque... à 17%, prix d'ami. De l'argent gratuit qui était censé être réinjecté dans l'économie via des prêts aux entreprises et aux particuliers Mais la vie est encore plus belle la vie depuis quelque temps au Bankoustan... Les banques ont frôlé la faillite. Pour les sauver, l'État « zunien » de Barak Obama (comme bien d'autres) a dégainé des plans d'aides d'urgence à plusieurs milliers de milliards de dollars. Mais voilà, comme le cash manquait. le pays a dû emprunter... à ces mêmes banques, qui ont ainsi pu replacer leurs rutilants billets, au lieu de financer l'économie : l'État prêtait à 0,5%, pendant qu'il empruntait à 3,5 ou 4%. Ce qu'on appelle un plan qui se déroule sans agios. C'est une étude du Congressional Research Service, commandée par le sénateur Bernie Sanders, qui vient de le confirmer. Au cœur de la crise, alors que la FED (la Réserve fédérale des États-Unis qui est la banque centrale des États-Unis) distribuait les aides d'urgence aux banques pour relancer l'économie, ces dernières se gavaient de bons du Trésor. En tout. plus de 3 000 milliards de dollars ont été prêtés aux institutions financières, sans aucun engagement de leur part. Par exemple, à 33 reprises, neuf entreprises ont ainsi pu emprunter entre 5,2 milliards et 6,2 milliards de dollars au taux réel de... 0,0078%, sur quatre semaines. Autant dire, rien ! De l'argent gratuit. en somme, qui était censé être réinjecté dans l'économie via des prêts aux entreprises et aux particuliers. Las, une bonne partie de cette manne était simplement placée en bons du Trésor dont la rémunération dépassait largement les 3%. Et pendant ce temps là, les entreprises en manque de fric se cassaient les dents sur le zinc des guichets des banquiers.. Peut-on faire plus cynique ? • Le Magazine - 11



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