Le Magazine n°3 oct/nov 2011
Le Magazine n°3 oct/nov 2011
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°3 de oct/nov 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (206 x 266) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 23 Mo

  • Dans ce numéro : la remontée de Ségolène Royal... et si c'était elle ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Sciences le bassin. Reste à réaliser des forages exploratoires pour évaluer le potentiel et la rentabilité, ce qui devrait demander un ou deux ans au moins. Mais pour l’instant, nous sommes en phase exploratoire ». D’un point de vue strictement économique assurent les industriels « celapourrait permettre à la France de ne plus être dépendante de qui que ce soit pour ses approvisionnements en hydrocarbures et par cela même réduire le déficit de la balance commerciale avec à la clé, selon les industriels, des milliers d’emplois potentiels et de nombreuses retombées fiscales ».Reste aussi à savoir si l’exploitation française sera rentable. Car, si d’un côté les prix du gaz sont deux à trois fois plus chers en Europe qu’aux États-Unis, le coût de production de ce gaz devrait l’être aussi. Notamment parce qu’il faudra aller chercher le savoir-faire aux États-unis, d’où les rapprochements de compagnies françaises avec des américaines, comme Total avec Chesapeake. Depuis que les Français se sont mobilisés, les annonces de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, destinées à faire retomber la colère, se succèdent. Elle a affirmé que toutes les autorisations sont suspendues et que certaines opérations sont « différées ». Elle adéclaré : « il n’y aura pas d’exploration à l’américaine ».Un avis que José Bové conteste : « Il n’y a pas de savoir-faire français en la matière. Tous les brevets et les techniques sont américains ».Onconnaitlespositionsdiscutables de « l’écologiste » NKM qui maquille les résultats scientifiques pour défendre l’indéfendable : pour elle, la croissance résoudra la pollution. ■ 78 - Le Magazine D.R. >Lafracturationhydraulique, une technique délicate et polluante < Les conséquences néfastes sur la qualité de l’eau souterraine du fracking ont été mises en évidence dans le documentairedeJoshFoxintitulé « Gasland » lorsqu’il y a évoqué une partie des produits chimiques utilisés : acide chlorhydrique pour dissoudre certaines boues, aldéhyde glutarique comme agent antibactérien, persulfate d’ammonium pour diminuer la viscosité des liquides, formaldéhyde diméthyle comme inhibiteur de corrosion, sel de bore comme agent de réticulation, distillat de pétrole comme réducteur de friction, acide citrique comme agent de neutralisation et chlorure de potassium pour absorber l’oxygène. Un inventaire corroboré par le docteur Wilma Subra qui a réussi à prélever « en toute illégalité » un échantillon des eaux usées évacuées par les camions citernes. Elle a ainsi découvert 596 produits chimiques différents qui, en plus de leurs qualités d’inhibiteur d’acides, d’anticorrosif ou encore d’épaississant, ont pour certains des effets dramatiques sur la santé (cancérigènes, tels que l’éthylbenzène, perturbateurs endocriniens, comme le diethylène glycol). Prenant pour échantillon représentatif la ville texane de Dish, elle a pu ainsi démontrer que 61% des problèmes de santé constatés chez les habitants de la ville étaient causés par des taux de polluants supérieurs aux D.R. > Paysage de désolation après exploitation du gaz de schiste. Dire que le gaz de schiste est une énergie plus propre car rejetant moins de CO 2 est une hérésie, dénonce une étude de l’université de Cornell qui affirme au contraire « que la technique de la fracturation hydraulique rend son impact sur le climat pire que le pétrole et au moins aussi mauvais que le charbon ». La technique pour amener le gaz à la surface paraît désastreuse sur le plan environnemental. La fracturation hydraulique horizontale se déroule en plusieurs phases. Une galerie, ou un réseau de galeries, est creusée dans le lit rocheux qu’on souhaite fracturer : ●la fracturation est initiée avec un fluide de faible viscosité (de manière à ne pas perdre trop d’énergie via les forces de friction qui deviennent d’autant plus importantes que le réseau s’agrandit) ; ●des fluides (ou gels) sont ensuite injectés dans le réseau de fentes. Ils contiennent un agent de soutènement qui doit éviter que ce réseau ne se referme. La répartition des agents de soutènement à l’intérieur de la fracture est un facteur essentiel dans la conception d’une fracture hydraulique ; ● Les opérations de collecte peuvent ensuite être amorcées. Si le puits s’épuise ou semble se colmater, de nouvelles opérations de fragmentation peuvent se succéder. Cette technologie exige trois ingrédients : des quantités phénoménales d’eau, des produits chimiques pour attaquer la roche et des microbilles pour maintenir ouvertes les failles. ■ Un documentaire accablant D.R. normes environnementales admises. Les travaux du professeur Al Armendariz du département d’ingénierie civile et environnementale de l’université méthodiste de Dallas ont permis de mieux comprendre la technique d’extraction du gaz de schiste mais aussi d’en mesurer les agents polluants. En effet selon ce rapport, l’extraction de gaz de schiste nécessite des quantités très importantes d’apport d’eau qui seront polluées par l’ajout de ces produits chimiques. Chaque fracturation nécessite entre 7 et 15 millions de litres d’eau, auxquels les exploitants rajoutent des produits chimiques dont la composition même est pour partie inconnue du public. ■
Les antidépresseurs sont inutiles dans 70% des cas Selon une (nouvelle) étude parue dans le Journal of the American Medical Association,lesantidépresseursneseraientpasplusefficaces sur les dépressifs légers à modérés qu’un vulgaire placebo. Ces patients représentent pourtant 70% des prescriptions. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs de l’université de Pennsylvanie (Philadelphie) ont réalisé une méta-analyse de six études portant sur deux antidépresseurs (la paroxétine, contenue notamment dans le Seroxat, Deroxat et le Paxil, etl’imipraminecontenuenotamment dans le Tofranil)) et incluant 718 patients présentant tous les niveaux de sévérité de la maladie pendant six semaines. laurent hamels - Fotolia Le saviez-vous ? L’effet placebo du latin : « je plairai » est défini comme l’écart positif constaté entre le résultat thérapeutique observé lors de l’administration d’un médicament et l’effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie. Tout geste thérapeutique, valide ou non, comporte d’ailleurs une part plus ou moins grande d’effet placebo. Cet écart est de l’ordre de 30% habituellement et peut atteindre 60-70% dans les migraines ou les dépressions. L’état de certains patients souffrant d’affections réputées « incurables » s’en trouve parfois objectivement amélioré. ■ Résultat : si les antidépresseurs ont montré leur supériorité dans des milliers d’essais cliniques, c’est surtout dû au fait que les sujets retenus étaient lourdement atteints. De plus, la majorité des études ont débuté par une période de wash-out (terme anglais utilisé pour désigner une période pendant laquelle aucun traitement n’est prescrit) de deux semaines, durant laquelle les patients recevaient tous un placebo, et ceux qui étaient soulagés par ce faux-médicament étaient définitivement écartés de l’étude, ce qui fausse les résultats finaux. Les antidépresseurs, c’est (pas) automatique... Les chercheurs ont ainsi montré que si les dépressions sévères sont effectivement soulagées, pour les cas les moins graves (« légers » ou « modérés »), les résultats obtenus se situent en dessous de la limite permettant de dire qu’un médicament possède au moins un petit effet. Le hic, c’est que cette particularité n’est pas précisée dans les brochures descriptives des produits pharmaceutiques. Ni les médecins, ni les patients n’en sont donc informés. Ce qui aboutit à cette situation ubuesque : de nos jours, 70% des patients auxquels sont prescrits ces antidépresseurs présentent des formes légères de dépression. Quid de la psychothérapie ? Etre humain Deux petites remarques, tout de même : six semaines pour une étude portant sur les antidépresseurs, c’est court. Et il aurait aussi fallu étudier dans la durée la réponse des patients aux médocs. Certaines études ont en effet montré que la rechute était plus fréquente dans le cas des placebos. Les patients seraient ainsi plus sensibles à l’attention qui leur est portée pendant l’étude qu’aux effets réels des médicaments... Ce qui ne change guère les conclusions de l’étude : les dépressions légères doivent être traitées autrement que par des produits pharmaceutiques. ■ Le Magazine - 79



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