Le Magazine n°3 oct/nov 2011
Le Magazine n°3 oct/nov 2011
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°3 de oct/nov 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (206 x 266) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 23 Mo

  • Dans ce numéro : la remontée de Ségolène Royal... et si c'était elle ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Enquête CA : 18,5 millions d’euros Secteur : Restauration L e 14 juin, Alain Cojean inaugurait son 20 ème restaurant. Ce patron hors normes qui passe ses journées sur le terrain, à naviguer entre les fourneaux et le service, est fier de sa différence. Contrairement aux grandes chaînes qui ouvrent à tour de bras, ce Breton prend son temps. En 10 ans, il a ouvert 20 restaurants, soit une moyenne de 2 par an. Et pourtant, il a reçu plus de 2.000 demandes de franchises s ou de partenariats ces dernières es années ! « Nous CA : 28,5 millions d’euros Secteur : Vignoble C réateurs de la marque de vins de cépages Les Jamelles, propriétaires de la maison Abbotts & Delaunay dans le Languedoc, les Delaunay développent également une activité de négoce. Laurent, œnologue et diplômé de l’ESSEC, attache beaucoup d’importance au rôle économique et citoyen de l’entreprise. « Un de mes profs de marketing, qui fait d’ailleurs aujourd’hui partie de notre conseil d’administration, ation, nous répétait souvent qu’on a réussi lorsqu’on a créé un emploi. Aujourd’hui, nous en sommes à 25 collaborateurs ». Les vins commercialisés par la société é représentent 2.000 hectares de vignes. En 15 ans, le couple a réussi à se faire une bonne place 76 - Le Magazine Cojean, le French Mac Do avons dès le début fait le choix d’un développement progressif et maîtrisé. Nous sommes restaurateurs s avant tout. Nous n’avons pas de département « immobilier » ou « expansion ». Nous sommes sur le terrain chaque jour et nous voulons continuer ainsi ». Alain Cojean est aussi un entrepreneur humaniste et solidaire par le biais de la fondation « Nourrir aimer donner ». « L’objet de cette fondation, créée sous l’égide de la Fondation de France, est de lutter contre la pauvreté et de contribuer au développement ent des communautés Badet Clément & Co, les entrepreneurs du vignoble dans l’univers et bénéficie d’une jolie réputation. tion. « C’est vrai au moins dans le milieu professionnel. Il reste tout de même un peu de travail pour se faire encore plus connaître par le grand public », tempère Laurent. À la clé de cette passion commune pour la vigne et d’une répartition des tâches bien stricte entre Madame à la vigne et Monsieur au marketing, le succès, cès, mais aussi un concept plutôt anglo-saxon, l’over deliver.. « Il consiste à apporter plus que ce que le client attend pour un niveau de prix. C’est ce qui suscite l’acte de réachat ». On est loin du mass market entrée de gamme, il est ici question de forte valeur ajoutée. Badet Clément & Co fait preuve d’une réelle stratégie commerciale dynamique. « Susciter la demande, y répondre en les plus démunies en travaillant prioritairement ent sur l’accès à l’eau et à la nourriture. Chaque année, nous reverserons au minimum 10% de nos résultats à cette fondation. J’ai depuis toujours pensé que l’entreprise peut être un moyen, une sorte de véhicule, pour arriver à changer, à améliorer un peu les choses... On ne peut hélas pas régler tous les problèmes mais on peut essayer d’étudier et de monter des beaux projets... ». Même s’il est très attaché à sa Bretagne natale où il se rend dès qu’il en a l’occasion, Alain Cojean n’envisage pas un Catherine et Laurent Delaunay, fondateurs de Badet Clément & Co sous-traitant plus volontiers les fonctions industrielles. i D’autres peuvent faire beaucoup mieux que nous en termes de conditionnement et de logistique. Ce qui nous permet de réduire nos investissements sur ces postes et de nous consacrer à ancrer notre marque ». Concentrée sur son cœur de métier, pour faire les choses à fond, la société mise sur 2 régions viticoles à fort potentiel de croissance : la Bourgogne et le Languedoc- Roussillon. Alain Cojean, P-DG de Cojean en septembre 2010, 0, les deux socio- logues montrent que la classe des plus riches a évolué depuis leur enquête de 1999. 9. « Avant, nous étions dans une phase de lutte de classes puis nous sommes passés à la guerre des classes. ses. Ce n’est pas nous qui le disons mais Warren Buffett [le troi- sième homme le plus riche du monde selon le maga- zine « Forbes » avec une fortune estimée à 50 mil- liards de dollars] : « Nous sommes passés au stade de la guerre des classes. Cette guerre des classes, c’est nous les riches qui la menons, nous qui sommes en train de la gagner ». C’est avec cette phrase en exergue que s’ouvre le livre décrivant un pré- sident de la république fasciné par le parcours des entrepreneurs epreneurs d'excep- tion, ce qui peut être réconfortant. Reste à savoir si, dans 20 ans, les nouvelles fortunes d’aujourd’hui, qui ne pèsent encore que quelques dizaines de millions ions d’euros de chiffre d’affaires, seront à même de bousculer les règles du gotha. On a plus que jamais besoin de ces self- made men à succès.s. Virginie Legourd et Marie Guyader développement ent en province. « Préparer, servir des produits frais implique un travail que nous souhaitonsons maîtriser nous- mêmes ». Finalement, est-ce son concept, sa volonté, sa gentillesse ou un peu des trois à la fois ? Toujours est-il que cet ancien employé de chez McDonald’s est à la tête d’une entreprise florissante (400 collaborateurs) qui devrait atteindre teindre les 24 millions d’euros en 2011.
Gaz de schiste : poker menteur ? Face à la pénurie énergétique, les compagnies gazières et pétrolières s’intéressent activement à l’exploitation du gaz de schiste. Le ministère de l’Écologie a donné l’autorisation à trois sociétés de le rechercher sur une zone de 15 000 km 2 située dans le Sud de la France. Produire ce gaz en France est une ineptie contre laquelle il faut s’opposer, s’insurgent les détracteurs. Comment le produiton ? Quels sont les enjeux ? Quels sont les risques sur l’environnement ? Legazdeschisteestungaznaturel extrait à partir des schistes ou roches sédimentaires argileuses ou métamorphiques qui ont la particularité de présenter un feuilletage régulier en plans parallèles. Àl’origine,ilseformedansdesroches mères organiques des schistes noirs à grain fin. Sous l’effet de la pression constante exercée par les sédiments, la majeure partie de ce gaz naturel se déplace aux roches mères plus poreuses, appelées réservoirs. Le gaz naturel piégé dans la roche mère est nommé « gaz de schiste » (Shale Gas).Ilapourparticularité de se trouver parmi les « sources non conventionnelles » de gaz naturel, comme le gaz de charbon (grisou) ou les hydrates de méthane. On trouve des gisements de schiste à peu près partout sur la planète. Si cette ressource est connue depuis plus d’un siècle, son exploitation ne date que d’une dizaine d’années. Les premiers à s’y être intéressés sont les États- Unis. Le « shalegas » représente aujourd’hui 15% de la production de gaz et pourrait atteindre les 60% d’ici 2030. Un en- D.R. gouement qui fait tache d’huile en Europe, en Asie, en Australie ou bien au Canada, qui voient dans le gaz de schiste une alternative pour les sortir de leur dépendance pétrolière. Les géologues évaluent entre 3 000 à 12 000 milliards de m 3 les réserves potentielles de gaz de schiste D.R. Sciences en Europe. Des réserves qui, selon eux, pourraient permettre de multiplier par deux la durée de vie des réserves actuelles et réduire la dépendance en importation, notamment en provenance de la Russie. Certains analystes estiment que ces gaz constitueront d’ici une dizaine d’années la moitié de la production de gaz naturels dans le monde. Un enjeu économique considérable en cette période de crise pétrolière. Le gaz de schiste est considéré par certains scientifiques comme moins polluant que d’autres combustibles comme l’essence ou le mazout. Les industriels prônent une exploitation responsable et durable de ce gaz. Défendre l’indéfendable : pour elle, la croissance résoudra la pollution « En France, la géologie des différents bassins sédimentaires est plutôt favorable à son développement, notamment dans le bassin du sud-est, dans le triangle Valence-Montpellier-Nice »,estime Roland Vially, géologue à l’Institut français du pétrole énergies nouvelles(IFPEN). Pour l’heure, trois permis exploratoires ont été accordés au début de l’année à Total, Gdf-Suez et Schuepbach Energy, d’autres sont en cours d’étude au ministère. « Le permis de Montélimar va nous permettre de valider nos hypothèses de gisements, explique-ton chez Total. Dans les années soixante en effet, quelques carottages ont déjà été effectués dans Le Magazine - 77



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