Le Magazine n°3 oct/nov 2011
Le Magazine n°3 oct/nov 2011
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°3 de oct/nov 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (206 x 266) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 23 Mo

  • Dans ce numéro : la remontée de Ségolène Royal... et si c'était elle ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 48 - 49  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
48 49
Vie politique Retour sur les faits Le samedi 14 mai 2011, Dominique Strauss-Kahn, patron du Fonds Monétaire International et personnage politique au plus haut dans les sondages pour briguer la fonction suprême de Président de la République française, est arrêté, tel un vulgaire délinquant, par la police newyorkaise, alors qu’il s’apprête à prendre l’avion pour la France où une réunion importante l’attendait. Il est soupçonné d’avoir agressé sexuellement et séquestré une employée de l’hôtel Sofitel où il séjournait. Et c’est alors que les images de DSK, menotté, l’air hagard, débraillé, font le tour du monde en quelques heures et commencent à faire grand bruit en France et à l’étranger. Les hypothèses énoncées Un complot des Russes pour déstabiliser l’institution du FMI ? Un complot de l’Élysée pour éliminer le prétendant au siège occupé par Nicolas Sarkozy ? Un complot pour déstabiliser la gauche française ? Un complot d’une pauvre femme pour se faire de l’argent ? Une relation sexuelle tarifée qui aurait mal 48 - Le Magazine fini ? Un vrai viol ? Tout a été dit, tout a été imaginé : mais les enquêteurs du procureur et ceux des avocats de DSK sauront fouiller et chercher tous les détails qu’il faudra pour déstabiliser la partie adverse et prouver, selon les camps, qui une agression sexuelle, et qui un complot. Une accusatrice mise à mal L’employée du Sofitel, Nafissatou Diallo, est une mère célibataire de 32 ans qui vit dans le Bronx avec peu de moyens. Si elle est apparue dès le début de l’affaire comme une employée modèle, extrêmement traumatisée par le viol qu’elle avait subi, il s’avère aujourd’hui que beaucoup s’interrogent sur son comportement. Ainsi, le bureau du procureur aurait découvert qu’elle avait menti lors de son audition devant le Grand Jury, un parjure passible d’une peine de prison aux États-Unis. On a dit qu’elle ne savait pas qui occupait la suite 2806. Or, on a découvert qu’elle savait très bien qui était DSK, dans quelle chambre il logeait et qu’elle aurait insisté le matinmême pour s’occuper de l’étage réservé aux V.I.P. alors que l’employée qui s’en occupe habituellement était mystérieusement malade. Le bureau du procureur a, de plus, découvert qu’après les faits, loin d’être retranchée sur elle-même et son malheur, dans un placard, elle avait téléphoné à un prisonnier, l’un de ses petits amis, pour le prévenir « qu’elle savait ce qu’elle faisait et que l’homme avait beaucoup d’argent et qu’il allait payer. » Des propos qui sonnent comme l’aveu d’un complot… Ainsi on découvre que l’ancien patron du FMI aurait été victime d’une affabulatrice. Les avocats de DSK se frottent les mains, les avocats de Nafissatou Diallo fulminent et attaquent le procureur pour atteinte à la réputation de leur cliente, et demandent à ce qu’il soit dessaisi du dossier, alors que celui-ci est censé représenter la victime lors du procès… C’est le monde judiciaire à l’envers. Des accusations maintenues Malgré tout, aujourd’hui, les 17 chefs d’accusation retenus contre DSK ne sont pas levés. Il risque encore de faire 77 ans de prison. Cependant, visiblement, le procureur est à la peine et, en demandant de repousser l’audience du 18 juillet au 1er Août, il laisse à penser que le dossier a du mal à se boucler,
et n’est pas si clair que cela y paraissait mi-mai, au début de l’affaire. Du côté de l’accusé, qui paraît presque victime par moment, on garde espoir de pouvoir faire prononcer un non-lieu et on continue à réfuter en bloc toutes les accusations. Droit dans ses bottes, Dominique Strauss-Kahn, qui peut remercier sa femme et lui être dévoué entièrement jusqu’à la fin de ses jours tant elle paraît forte à ses côtés, ne lâchera rien, et prouvera coûte que coûte son innocence… dès le 1 er août, espère-t-il. Une affaire en France qui sort du bois Alors que l’étau de la justice américaine semble se desserrer, DSK est attaqué de l’autre côté de l’Atlantique, en France, par une jeune journaliste, ancienne amie intime de sa fille Camille et filleule de son ancienne femme, Brigitte Guillemette. Tristane Banon, fille d’Anne Mansouret et d’un père, Gabriel Banon « qui s’est perdu entre la maternité et la mairie », comme le dit sa fille, a eu une enfance très difficile de petite fille riche mais très malheureuse. Ses romans presqu’autobiographiques, révèlent que, laissée à l’abandon par des parents obnubilés par leurs carrière respectives, elle a été élevée par une nounou alcoolique qui la battait alors que la maman fermait les yeux par facilité. Selon ses dires, lorsqu’elle est victime de l’agression sexuelle présumée de Dominique Strauss-Kahn en 2003, Tristane en parle à sa mère qui lui conseille de se taire pour ne pas ternir leurs carrières, la sienne, et celle, naissante, de sa fille. Elle lui demande de se taire, blessée de découvrir que son ancien amant, DSK, s’en est pris à sa fille. Le même qui est aussi l’ancien mari de son amie Brigitte Guillemette. Une histoire de famille, en quelque sorte… Mais aujourd’hui, à 32 ans, la journaliste Tristane Banon veut s’assumer, couper les liens familiaux et faire valoir son histoire et déclare « si je veux mettre un jour un terme à cet enfer, il faut que cela s soit jugé ». Des accusations qui remuent jusqu’à la classe politique française Anne Mansouret, conseillère régionale PS en Normandie affirme qu’elle aurait parlé de cette affaire à certaines personnalités politiques qui aujourd’hui briguent la présidence de la République. Anne Mansouret soutient sa fille comme jamais, comme pour se faire pardonner l’enfance et l’adolescence qu’elle n’a pas su lui donner. Elle aurait elle-même déclaré aux enquêteurs que DSK était « comme un prédateur chez qui le besoin sexuel déclenche un processus de domination ». Elle en parle d’autant plus facilement qu’elle affirme que ce dernier a été son amant et que, dit-elle, leurs relations étaient parfois brutales. Si la fille de DSK, Camille, qui vit à New-York, a été entendue par les enquêteurs, ainsi que Brigitte Guillemette, marraine de l’accusatrice, Martine Aubry et François Hollande sont aussi attendus pour déposer de ce qu’ils savent de l’affaire puisque, dans ses déclarations, Anne Mansouret affirme leur avoir également fait part de ces accusations. Encore des vérités et des mensonges Mais comme à New-York, il y a des accusations et des démentis, et l’on s’y perd dans le vrai et le faux. Ainsi Brigitte Guillemette aurait démenti en bloc les propos que lui aurait attribués Anne Mansouret, affirmant que l’ex-femme de DSK aurait reconnu qu’« elle savait qu’il avait eu plusieurs fois un comportement déplacé vis-à-vis d’étudiantes, mais que jamais elle Vie politique n’aurait pensé qu’il irait jusque-là ». D’un côté, si son ancienne conseillère parlementaire, Véronique Bensaïd déclare « Dominique était encore plus dragué que dragueur. C’était inimaginable ! (…) J’ai vu des femmes faire des numéros de claquettes dignes des plus grandes prostituées, j’ai vu des élues, des collaboratrices prêtes à tout pour coucher avec lui. J’ai remarqué ce phénomène avec d’autres ministres. Mais avec Dominique, cela atteignait des sommets. En réalité, on peut parler de harcèlement sexuel. Mais Dominique en était la victime ! », d’un autre, la députée Aurélie Fillipetti déclare « Je me suis toujours arrangée pour ne pas me retrouver seule avec lui dans un endroit fermé. » D’un côté une accusatrice qui porte plainte pour tentative de viol, d’un autre un accusé qui dépose plainte pour dénonciation calomnieuse…. Aujourd’hui reviennent en mémoire ici et là des phrases qui laissent à penser que « DSK aime la chose » comme le dit si bien Danièle Évenou, et que parfois les choses peuvent déraper… pour le plus grand malheur des femmes. Reste aussi à savoir ce qu’il se serait passé s’il n’y avait eu l’affaire aux États-Unis, comme si la jeune journaliste Tristane Banon avait aussi besoin d’exister à travers cette triste et sordide histoire qui n’en finit pas… Réponse au prochain épisode ? Le Magazine - 49



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 1Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 2-3Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 4-5Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 6-7Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 8-9Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 10-11Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 12-13Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 14-15Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 16-17Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 18-19Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 20-21Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 22-23Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 24-25Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 26-27Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 28-29Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 30-31Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 32-33Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 34-35Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 36-37Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 38-39Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 40-41Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 42-43Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 44-45Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 46-47Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 48-49Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 50-51Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 52-53Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 54-55Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 56-57Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 58-59Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 60-61Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 62-63Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 64-65Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 66-67Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 68-69Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 70-71Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 72-73Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 74-75Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 76-77Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 78-79Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 80-81Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 82-83Le Magazine numéro 3 oct/nov 2011 Page 84