Le Magazine n°3 oct/nov 2011
Le Magazine n°3 oct/nov 2011
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°3 de oct/nov 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (206 x 266) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 23 Mo

  • Dans ce numéro : la remontée de Ségolène Royal... et si c'était elle ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Vie politique 24 - Le Magazine cialiste, avec laquelle il a tissé des liens lors du débat sur l’Europe, à son aile droite… » Redouté par la droite, qui craint son sens tactique et son art dans la déstabilisation, Laurent Fabius doit néanmoins effacer son image de malaimé et d’arrogance qui lui colle à la peau. D’où de piteux résultats dans les sondages. « Mais François Mitterrand aussi n’avait pas de bons sondages avant l’élection de mai 1981. On le disait même battu par Michel Rocard en cas de vote chez les militants socialistes ! Fabius a réellement l’envergure d’un homme d’État, c’est un remarquable orateur et sa ligne politique peut effectivement plaire aux sociaux-démocrates du PS, car c’est un pragmatique et un réaliste au point de vue économique. Mais il peut également séduire l’aile gauche, en raison de son engagement contre le traité de Lisbonne en 2005. Et si on évoque un second tour aux présidentielle du 6 mai 2012, Laurent Fabius aurait moins de difficultés a récupérer les voix du Front de gauche ou de l’extrême-gauche que François Hollande ou Martine Aubry. La question est de savoir si, lancé dans la course aux primaires socialistes, il ne réveillera pas les vieux démons de la division. », estime le politologue Francis Blumenfeld. Chargé de préparer le programme d’action de la gauche pour les 100 premiers jours au cas où elle reviendrait au pouvoir en 2012, l’ancien Premier ministre croit en la victoire des socialistes aux prochaines présidentielles. « Si les socialistes ne sont pas capables de gagner cette fois, c’est qu’ils sont vraiment nuls ! », s’exclamait le leader socialiste lors d’un récent déjeuner organisé par le site internet du quotidien Le Figaro. Lui qui rêve du Quai d’Orsay si le candidat socialiste l’emporte en 2012 doit revoir ses ambitions depuis l’affaire Strauss-Kahn. Ses amis du Parti Socialiste, comme Jack Lang ou Guillaume Bachelay, l’encouragent à se porter candidat aux primaires d’octobre 2011. Certes, il conserve un mauvais souvenir de celles qui se déroulèrent en novembre 2006 avec pour résultat, le triomphe et la désignation de Ségolène Royal. Pourtant, Laurent Fabius peut sceller un accord avec Martine Aubry, qu’il soupçonne fortement de manquer d’enthousiasme et d’envie dans la course à l’Élysée. Á Fabius la Présidence de la République, à Aubry l’Hôtel Matignon. Si son ami DSK devient définitivement horscourse (ce qui semble le cas le plus probable au moment où nous rédigeons ces lignes), Laurent Fabius pourrait se présenter comme un recours alliant trois mots d’ordre : l’unité, l’efficacité économique et la justice sociale. Comme François Mitterrand, c’est à Laurent Fabius de conquérir le cœur des militants et sympathisants socialistes pour entrer dans l’histoire de la République. Uniquement s’il le souhaite. arnaud Montebourg Le rebelle Crédit photo : Jeff Pachoud/AFP Depuis qu’il a annoncé sa candidature aux primaires socialistes à Frangy-en-Bresse, ville de Saône-et-Loire dont il préside le conseil général, le député Arnaud Montebourg cultive sa différence. Il ne se lasse pas de vouloir bousculer le Parti Socialiste. Un parti qu’il a accusé « d’être tombé dans le formol » en 2008 avant d’y croire de nouveau et de se lancer dans la conception des primaires, puis de déchanter, il y a quelques semaines, avec l’abandon par le PS du concept d’une VIème République que Montebourg prône depuis longtemps. Sans oublier la rédaction et la publication de son rapport explosif où il a dénoncé les méthodes peu orthodoxes de Jean-Noël Guérini, Président du conseil général des Bouches-du-Rhône. La Première secrétaire du Parti Socialiste lui aurait conseillé après la lecture de ce document de « laisser tranquilles les camarades des Bouches-du-Rhône » tandis que François Lamy, conseiller politique de la patronne du PS, l’accusait de « faire de la mousse autour de rien » ou que Benoît Hamon, porte-parole du Parti Socialiste, estimait sa démarche « exaspérante pour les électeurs ! » Avocat de métier et maniant les formules avec délectation et habileté (souvenez-vous de son célèbre : « Le principal défaut de Ségolène Royal, c’est François Hollande ! », sur le plateau du Grand Journal de Canal Plus lors de la campagne des présidentielles en 2007), Arnaud Montebourg, 49 ans, juge que « la loi du silence se transporte à Solférino, c’est la guérinisation du Parti Socialiste, le PS va mourir de ça ! » Aujourd’hui, le compagnon de la journaliste Audrey Pulvar veut imposer sa personnalité au sein du PS : « Au soir des élections législatives de juin 2007, j’avais promis que le temps des jeunes lions était venu, après celui des éléphants. C’est maintenant le temps des jeunes lions. » Pour Montebourg, le
principal sujet pour l’élection présidentielle de 2012 s’appelle l’économie : « Face aux gestionnaires, je rêve d’une transformation du système. Je suis pour la mise en place d’un capitalisme coopératif qui sera un système économique alternatif au capitalisme financier, performant, compétitif, une arme antidélocalisation, qui met l’économie au service de ceux qui travaillent. C’est ce qui permet de mettre du socialisme dans le capitalisme. Je crois qu’il faut aussi créer un fonds souverain coopératif, mettre les principales banques sous tutelle et indexer les salaires sur les gains de productivité des entreprises… » Comme l’écrivait Le Point le 9 mars 2011 qui suivit Montebourg lors d’un déplacement à Rennes : « Le Président du conseil général de Saône-et- Loire a choisi un positionnement qui le place comme une alternative à l’ex-patron du Fonds Monétaire International, Dominique Strauss-Kahn. Mais cela suffira t-il ? Lui qui a déjà reçu le soutien de la députée de Guyane Christiane Taubira (candidate pour les radicaux de gauche en 2002) et qui compte bien rallier le pôle écologiste du Parti Socialiste à sa cause rapidement, reste très bas dans les sondages. Mais Arnaud Montebourg reste convaincu que puisque « la campagne sera faite par la base et non par les édiles », sa stratégie de maillage du territoire a toutes les chances de l’emporter. Face aux 150 personnes réunies au siège de la fédération du Parti Socialiste, à Rennes, il promet : « Celui qui gagnera les primaires, quel qu’il soit, je le soutiendrai. Si je gagne, les autres me soutiendront. La salle rit. Montebourg marque un léger temps d’arrêt : « Ne riez pas, ça pourrait arriver. » Évidemment, cela semble peu probable. En dépit de ses qualités et de son énergie, Montebourg ne paraît pas en bonne position pour obtenir l’investiture socialiste aux présidentielles de 2012. Même l’absence de Dominique Strauss-Kahn Les militants ou sympathisants socialistes le trouvent encore trop tendre, pas assez expérimenté. Francis Blumenfeld, politologue Vie politique dans la compétition ne lui ouvre pas de nouvelles perspectives. « Dans l’électorat socialiste, Arnaud Montebourg n’est pas identifié comme un prochain Président de la République. On lui reconnaît des compétences, une modernité, un attachement aux valeurs de gauche et un dynamisme indéniable. Mais les militants ou sympathisants socialistes le trouvent encore trop tendre, pas assez expérimenté et un peu brouillon dans ses initiatives ou ses propos. Pour les futurs votants aux primaires, Montebourg sera un excellent ministre d’un gouvernement de gauche…si un Président de gauche nouvellement élu accepte un électron libre comme lui ! » juge Francis Blumenfeld, politologue. C’est certainement pour trouver une place utile dans une éventuelle majorité de gauche qu’Arnaud Montebourg se retrouve dans le projet du Parti Socialiste : « Je l’approuve. Ce texte constitue un vrai point de départ. Il consacre une évolution de la vision du PS, certes lente, mais réelle. Il est positif dans le sens où il représente un référentiel commun à tous les socialistes. C’était nécessaire, mais c’est un rez-de-chaussée. Les primaires permettront de construire les étages. Les grandes transformations des systèmes économiques et financiers, et même politiques, restent à inventer. Le projet socialiste demeure à cet égard trop silencieux sur ce point crucial. Je pense aussi que notre projet socialiste ne transforme pas le système. Il s’intègre dans un cadre existant hérité du passé et décidé par d’autres. Ce projet aurait été bon pour gagner en 2007. Mais, depuis, la crise a écroulé le système économique et la crise écologique fait rage. Le système financier est en train de mettre au pas les contribuables de tous les pays européens. Il faut des mesures beaucoup plus audacieuses et contraignantes…Dans les primaires, je prendrai les adversaires que le destin me donnera et je note que je suis aujourd’hui l’unique candidat aux primaires à avoir voté non au traité de Lisbonne…à moins que Laurent Fabius ne se présente finalement. », explique le député socialiste qui ne se représentera pas aux élections législatives de juin 2012, afin de respecter le non-cumuldes mandats, et préférant conserver la présidence du conseil général de Saône-et-Loire. Manuel Valls Nouveau rocard été sonné et abasourdi en voyant les images de Dominique « J’ai Strauss-Kahn menotté, c’est un ami que je connais depuis 20 ans, j’en avais les larmes aux yeux… », confia Manuel Valls le 17 mai dernier sur l’antenne de RTL, au micro de Jean-Michel Apathie. Proche de DSK, le député-maire d’Évry a toujours indiqué qu’il renoncerait à sa propre candidature aux primaires au cas où Dominique Strauss-Kahn n’était pas candidat. L’inculpation et la détention de l’ex-directeur général du FMI ayant très gravement réduit en miettes cette hypothèse, Manuel Valls se maintiendra Le Magazine - 25



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