Le Magazine n°3 jun/jui/aoû 2009
Le Magazine n°3 jun/jui/aoû 2009
  • Prix facial : 3,95 €

  • Parution : n°3 de jun/jui/aoû 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 62,2 Mo

  • Dans ce numéro : Dati, une femme secète.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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L’ÊTRE HUMAIN S'il existe plusieurs causes possibles à la baisse de la fertilité masculine (carence alimentaire, vêtements trop serrés, tabac, alcool), depuis quelques années les polluants sont mis sur le banc des accusés. Produits de beauté, jouets. emballages ces produits que nous manipulons au quotidien nuisent-ils à la fertilité masculine ? Même si des incertitudes subsistent, l'heure est à la prévention. Alors qu'avec la mise en œuvre du règlement REACH (enregistrement. évaluation et autorisation des produits chimiques) l'Europe est en train de modifier son approche des produits chimiques utilisés sur son territoire, les inquiétudes sanitaires résultant de l'omniprésence des produits chimiques dans l'environnement s'accroissent. À l'augmentation des allergies chez l'enfant et des cas de cancers, s'ajoute depuis quelques années une diminution de la fertilité humaine. De plus en plus de couples peinent ainsi à concevoir tandis que les malformations génitales se multiplient chez les petits garçons. Même si le débat reste vif pour savoir quelle part relève des évolutions démographiques et des techniques médicales de diagnostic et quelle est celle qui est imputable aux modifications de l'environnement.les produits chimiques sont fortement suspectés. Certains ont déjà démontré en laboratoire leur effet cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction. Des effets similaires ont été observés chez les espèces sauvages et notamment les poissons et les amphibiens. Tout se passe comme si le système endocrinien était piégé par les molécules chimiques, celles-ci perturbant certaines fonctions du corps : croissance, développement.compor-tement, reproduction, production, utilisation et stockage de l'énergie. Dénommées « perturbateurs endocriniens ». ces molécules de synthèse peuvent imiter, gê- 80 - Le Magazine Pourquoi la fertilité ner voire entraver l'action des hormones naturelles. rEurope a établi en 2007 une liste de 320 substances susceptibles de perturber le système endocrinien humain. Aujourd'hui ces produits sont utilisés dans les cosmétiques. pour la fabrication des plastiques souples et en agriculture. Résultat. l'ensemble de la population est potentiellement exposé à ces produits. De grosses suspicions pèsent sur les produits chimiques La controverse est toujours présente dans le milieu scientifique car il est encore très difficile d'établir une relation dose-effet précise. De nombreuses études sont actuellement menées aux États-Unis, en Europe et notamment en France. Une équipe française rapporte ainsi les résultats d'une étude sur les effets des phtalates (matière plastique) sur la fonction de reproduction. Des cellules de testicules de fœtus humain ont été mises en culture pendant trois jours. en présence ou non de ces produits. ranalyse a montré une diminution du nombre des cellules germinales lors de la culture avec addition d'un phtalate. Il s'agit de la première démonstration de ce type. robservation et l'étude du monde animal se révèlent édifiantes. Des grenouilles mâles exposées à des pesticides deviennent hermaphrodites. des alligators voient leur taux de testostérone chuter, des populations de poissons dans les rivières et les estuaires se féminisent. Le monde animal serait-il à l'image de ce qui nous attend ? Malgré les incertitudes scientifiques, de grosses suspicions pèsent ainsi En cinquante ans le nombre de spermatozoïdes présents de cancers du testicule ont été multipliés par quatre en à la naissance, sont aussi en augmentation... La capacité Pourquoi la femme atelleu., E trange question ? Non, car la femme possède une colonne vertébrale de meilleure qualité que celle de ses homologues masculins. C'est lors de la grossesse que cette réalité se vérifie. Pour une simple raison de gra­ : § vité, la femme enceinte devrait pencher en avant lorsque son fœtus atteint les derj niers mois de gestation. Mais ce n'est pas le cas. Pourquoi ? Katherine Whitcome, "" biologiste anthropologue américaine de l'université Harvard à Cambridge, Massachusetts, pense avoir la réponse.
masculine baisse ? chez les hommes a diminué de la moitié, alors que les cas six décennies. Les malformations génitales du petit garçon des hommes à se reproduire serait-elle menacée ? sur les perturbateurs endocriniens et les produits chimiques en général. En attendant la campagne d'information destinée aux femmes enceintes et aux parents de jeunes enfants, promise par Nathalie Kosciusko-Morizet (secrétaire d'État à l'Écologie de l'époque) conseillait de limiter au strict nécessaire l'usage des cosmétiques et des produits ménagers. « On a des informations sur certains produits, donc on peut essayer de faire attention à certains âqes de la vie ». expliquait-elle. Mais le véritable enjeu consiste bien à remplacer progressivement ces produits par d'autres moins nocifs voire totalement inoffensifs. la responsabilité en incombe aux industriels. A travers la mise en œuvre du règlement européen REACH, ces derniers sont obligés de renseigner l'Europe sur les propriétés chimiques, toxicologiques et écotoxicologiques des substances qu'ils veulent utiliser dans leurs procédés ou mettre sur le marché. Alors qu'auparavant c'était le rôle de la puissance publique de démontrer la dangerosité des substances, c'est désormais aux professionnels de prouver l'innocuité de leurs produits. Rappelons également que pour les substances les plus dangereuses, la phase d'autorisation est plus contraignante et plus coûteuse pour l'industriel. À terme, le règlement pourrait donc inciter à la substitution de ces produits. En "'revanche, l'interdiction pure et simple de ces substances semble être une option moins probable au regard des règles de commerce européennes et internationales. @) Malgré l'existence d'un signal d'alarme, il est difficile d'interdire un produit de manière unilatérale sur le marché européen sans preuve formelle de sa toxicité.• n meilleur dos que l'homme ? Le « miracle » serait une propriété de l'évolution. Que les tout premiers hommes apparus il y a plusieurs millions d'années ne possédaient pas. « Si une chimpanzé enceinte devait se tenir debout, elle tom berait vers l'avant » déclare Mm• Whitcome. En comparant les deux colonnes vertébra les d'australopithèques vieux de deux à trois millions d'années, les chercheurs ont pu trouver la cause. Les vertèbres du bas du dos d'un des aus tralopithèques féminins avaient comme propriété d'être plus pointues que les ver tèbres de l'australopithèque mâle. Et en comparant avec l'anatomie actuelle des femmes, on constate en effet qu'elles pos sèdent des vertèbres inférieures d'une souplesse unique. Leur permettant de se pencher, de se tenir en arrière, même lors durant une grossesse. Et, sachant que les chimpanzés ne possèdent pas cette ca ractéristique, mais que les australopithè ques oui, l'on en déduit que ces derniers, les premiers à s'être mis debout, ont bé néficié des miracles de la théorie de l'évo lution de Charles Darwin.•urs ? hoisir le QI et la couleur des yeux du père de son enfant conçu par des méthodes modernes est un rêve possible aux États-Unis. En France, ce n'est pas vraiment le cas. En effet, il faut parfois attendre deux ans pour avoir accès à des dons de sperme. L'agence de biomédecine se mobilise pour augmenter le nombre de dons de spermatozoïdes afin de permettre aux couples dont l'homme est stérile de procréer. En 2006, seulement 250 hommes ont fait don de leur précieu se semence alors qu'il en aurait fallu le double pour répondre aux besoins de près de 3 000 couples. Pour faire un don, il suffit d'être père d'au moins un enfant, d'être âgé de moins de 45 ans, d'avoir l'accord de sa conjointe et de se soumettre à quelques tests médicaux. Plusieurs recueils de sperme sont nécessaires, qui s'effectuent par masturbation. Gratuit, anonyme et volontaire, le don de sperme est encadré par la loi de bioéthique. Si les donneurs de sperme se font rares, c'est principalement parce que ce sujet est encore tabou. D'ailleurs la moitié des volontaires font cette démarche parce qu'ils connaissent un couple confronté à un problème fertilité. Le Magazine - 81



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