Le Magazine n°3 jun/jui/aoû 2009
Le Magazine n°3 jun/jui/aoû 2009
  • Prix facial : 3,95 €

  • Parution : n°3 de jun/jui/aoû 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 62,2 Mo

  • Dans ce numéro : Dati, une femme secète.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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L’ÊTRE HUMAIN Maladies parodontales ! Ou'est-ce que c'est ? Il y a deux maladies parodontales : la gingivite et la parodontite. Les responsables sont aussi au nombre de deux plaque dentaire et tartre. Ce sont des maladies infectieuses qui touchent la gencive, tissu de soutien de la dent mais aussi les ligaments. éléments d'attachement. et l'os. [ensemble des trois éléments est appelé le parodonte. Le premier stade de la maladie parodontale est la gingivite. Les signes de cette infection sont facilement reconnaissables : les gencives sont gonflées, rouges, et saignent facilement. La gingivite est due à la plaque dentaire. dépôt composé de bactéries qui s'accumule à la surface des dents et dans les interstices. Ce dépôt fini par durcir. se calcifier. et constituer le tartre. ennemi redoutable qu'il faut éliminer en brossant régulièrement et soigneusement ses dents. Autre forme plus avancée de la maladie, la parodontite. Dans ce cas. les gencives se décollent progressivement des dents, créant un espace dans lequel s'engouffrent les bactéries normalement présentes dans la bouche, mais aussi celles qui constituent la plaque dentaire. Des poches parodontales se forment sous la gencive, qui vont progressivement atteindre la racine de la dent. Et là, les choses deviennent bien plus sérieu ses, puisque l'infection et l'inflammation peuvent gagner les tissus profonds. Quelquefois la gencive se rétracte petit à petit jusqu'à découvrir la racine de la dent : la dent se déchausse. dit-on dans le langage courant. Lorsque les ligaments sont atteints, la dent devient mobile. Sans l'intervention d'un dentiste, la dent finit par tomber. Autres signes repérables de la parodontite : une hypersensibilité au chaud ou au froid, et une mauvaise haleine due à la présence de pus dans les poches parodontales. Tout le monde est concerné par les maladies parodontales, adultes, adolescents et enfants. En France. plus de 80% des adultes de 35 à 44 ans, et près de la moitié des adolescents de 15 ans souffrent de gingivites. Un enfant sur deux a de la plaque dentaire et trois adolescents sur dix ont du tartre. Bien sûr il existe des traitements pour lutter contre ces maladies. certains sont mécaniques (détartrage, polissa ge et surfaçage), d'autres médicamenteux (antibiotiques ou antiseptiques), d'autres encore sont chirurgicaux (réparation de lésions osseuses ou greffe de gencive). Mais le premier des traitements commence par une bonne hygiène bucco-dentaire. Il est important de brosser ses dents après chaque repas. au minimum deux fois par jour. pendant trois minutes. des gencives vers les dents. ou du rose au blanc comme disent certains dentistes aux enfants, sur toutes les faces des dents. avec une brosse et un dentifrice adaptés. li est aussi recommandé d'utiliser du fil dentaire et des brossettes pour nettoyer les zones d'accès difficiles.• 78 - Le Magazine biles pour manier efficacement l'outil. il est recommandé de brosser ses dents trois fois par jour pendant trois minutes, dont une fois de préférence avant de se coucher Mais pas n'importe comment. toujours de haut en bas, du rose vers le blanc comme disent les dentistes, par un mouvement rotatif (surtout pas d'avant en arrière), en inclinant la brosse à 45° sur la gencive et en faisant le tour de toutes les dents de l'intérieur vers l'extérieur. d'abord de la mâchoire inférieure, puis de l'autre. Sans oublier la langue Pour un meilleur accès et un meilleur confort, il est préférable de choisir une brosse dont la tête est de petite taille, et les poils très souples il est préconisé d'utiliser des dentifrices ayant des actions complémentaires. La plupart sont composés d'agents qui permettent de prévenir la carie, ou de réduire la sensibilité des dents, ou encore de retarder la plaque dentaire. Il en existe aussi qui comportent des agents de blanchiment Bref, l'offre de dentifrice, qu'il se présente en pâte. en gel, ou dans une combinaison des deux, est importante, sans parler des saveurs. Il y en a pour tous les goûts Rappelons que même si les produits sont de plus en plus appétissants, ils ne doivent pas être avalés. Après le brossage, la bouche doit LE DENTIFRICE À TRAVERS LES ÂGES 1 y a bien longtemps, entre 5 000 el3 000 ans avant notre ère, Les Égyptiens prenaient soin de leurs dents. Le Papyrus d'Ebers, conservé à Leipzig (Allemagne), le plus ancien traité scientifique connu, fait état de recettes utilisées dans l'Égypte pharaonique pour confectionner du dentifrice à par tir de poudre de fruits de palmier, de terre de plombverte el de miel. HouangTy (empereur jaune) qui vécu au troisième millénaire av. J.-C. consacre deux chapitres de son livre aux maladies des dents et des gencives. Il explique entre autres choses qu'une poudre à base de musc et de gin gembre doit être utilisée pour blanchir les dents. Hippocrate (environ 460 370 avant notre ère) dans son traité De Morbis Mulierum, il décrit un médoc qui donne l'haleine fraîche et blanchit les dents. Il conseille aussi un dentifrice à base de poivre el/ou de bouillie de lentilles. Elles recettes corn posées à partir d'ingrédients aussi variés que des feuilles de roses hachées ou des prépara lions à base de corne de cerf, de tête de souris... se suivent, cha cun au cours des ans y ajoutant son « grain de sel ». Mahomet (570632) préconise dans le sixième commandement l'utilisation du « foukh », écorce de noyer qui contient de la chaux, du tanin, du fer et du siwak, pour se frotter les dents. Avicenne (980 1037). médecin el philosophe iranien, propose d'enlever le tartre des dents grâce à une poudre composée d'écume de mer, de sel, de gypse et de co quilles d'escargots brûlées. L'urine a aussi connu un franc succès à différentes périodes de l'histoire, en particulier par les coquettes de Rome qui en faisaient une grande consommation. Henri Ill se faisait nettoyer les dents par un serviteur qui trempait son doigt dans une eau pour le moins trouble. Madame de Sévigné elle même ne recommandait-elle pas à sa fille de se faire des bains de bouche avec son urine fraîche pour lutter contre les maux de dents chaque matin ? Tout commence vraiment à bouger avec Pierre Fauchard (16781761}, consi déré comme le père de l'odontologie moderne, et auteur du Traité des dents ou le Chirurgien dentiste. c est la première compilation des connaissances de l'époque en odontologie. li condamne l'usage des abrasifs et des corro sifs, et encourage le nettoyage des dents avec une racine de guimauve et de petites éponges. Dans la foulée, Robert Bunon (17021748), dentiste de Mesdames et de la maison des enfants du roi, Louis XV, invente l'élixir anti scorbulique qui prévient et calme les affections dentaires, et dissipe le gon flemenl des gencives. Convaincu de l'influence des maladies du corps et de l'alimentation sur les dents, il traite de ses découvertes, de ses soins et de ses médicaments dans différents ouvrages. Vers 1755, Edmé François Julien Botot, médecin de Louis XV, va mettre avec succès sur le marché un produit qui va éclipser tous les autres, au point qu'il existe encore, une eau balsamique et spiritueuse, appelée « eau de Hotot », à base de badiane, girofle, cannelle, benjoin, essence de menthe et alcool à 80°, reconnue par la Faculté de médecine comme apte à blanchir et à conserver les dents, et à fortifier les gencives. C'est un Américain, John Golfe Rand (1801-1873), qui met au point le tube de dentifrice tel que nous le connaissons. Avant lui les pro duits dentaires étaient proposés dans des boftes en faïence ou en porcelaine, ou dans des fioles. Le 11 septembre 1841. il dépose un brevet pour un tube métal lique souple en étain pur ou en plombpour pâte dentifrice, et dépose également un brevet pour sa pâte, mélange de craie, de savon, et d'arôme mentholé. À la fin du XIX'siècle, on assiste à l'arrivée de produits bucco dentaires de masse, grâce à la mécanisation puis à l'industrialisation des fabriques. C'est ainsi qu'en 1877, Samuel Colgate met au point aux États Unis le premier dentifrice, au léger goût de menthe, commercialisé en tubes en 1908, qui sera vendu par millions. Le slogan « dents blanches, haleine fraÎche, super dentifrice Co/gate ! » qui ne le connaît pas ? Pourtant ce n'est pas un slogan récent, il date de 1953. Dans les années 1950, alors que le dentifrice ne contenait jusqu'alors aucun ingrédient thérapeutique, du fluorure est ajouté dans les dentifrices, des études ayant prouvé son utilité dans la lutte contre les caries. Dans les an nées 1980, apparaissent le calcium et les ingrédients antitartre. Dix ans plus tard, ce sont des produits anti-bactériens qui sont ajoutés, pour lutter contre la plaque dentaire. Aujourd'hui, qu'ils se présentent sous forme de pâte, de gel, ou dans une combinaison des deux, les dentifrices sont généralement composés d'eau, d'agents hydratants, de tensioactifs, d'abrasifs, d'épaississants, d'agents antibactériens, de conservateurs, de colorants, d'arômes (nombreux et va riés), de fluor.
... LES ANCÊTRES... DU CHEWINGGUM ! être correctement rincée à l'eau Et justement dans l'arsenal de la santé bucco-dentaire, il y a aussi les bains de bouche utiles pour prévenir les caries, lutter contre la mauvaise haleine, réduire l'inflammation des gencives Il serait dommage de les négliger parce qu'ils participent à la bonne santé de la bouche. Tout comme les brossettes, les bâtonnets, le fil dentaire de préférence ciré, et l'hydropulseur, outils indispensables pour débarrasser les espaces inter dentaires inaccessibles aux poils de la brosse, de tout dépôt Pour éliminer l'enduit lingual, source de mauvaise haleine, on peut s'équiper d'un gratte-langue Il n'est pas inutile non plus de mastiquer du chewing-gum, sans sucre de préférence, pour stimuler la sécrétion salivaire. On l'aura compris, avoir une bouche saine demande un peu de boulot un peu de temps, et des visites régulières chez le dentiste Il y a d'autres mesures à prendre, comme celle d'arrêter le tabac, particulièrement nocif pour la bouche, les dents, qu'il jaunit et les gencives Il est la première cause, avec l'alcool, de la survenue de cancers buccaux et la première cause des maladies du parodonte. deux à six fois supérieures chez les fumeurs que chez les non-fumeurs Il faut aussi avoir une alimentation saine, boire beaucoup d'eau... Pour avoir et conserver une bonne santé bucco-dentaire, il faut s'astreindre à quelques règles quotidiennes La dévitalisation, sujet qui fait polémique Un sourire n'a pas de prix, entendon quelquefois Aussi, est-il parfois nécessaire de recourir à l'orthodontie, spécialité qui permet de corriger les malpositions dentaires et les malformations des mâchoires afin de redonner une denture fonctionnelle et esthétique, quel que soit l'âge du patient n peut aussi être nécessaire d'habiller les dents abîmées ou de refaire celles qui sont tombées, ou ont été arrachées, à l'aide de prothèses. Parmi elles, on trouve les couronnes céramo-métalliques ou les jackets, camouflage des dents délabrées, les inlets -remplaçants des plombages-, que l'on dote de toutes les qualités, dont celle de nontoxicité, ou encore les facettes en céramique, technique la moins traumatisante. Préalable à ces techniques, la dévitalisation, sujet qui fait polémique Faut-il dévitaliser ou ne faudrait -il pas mieux arracher la dent malade ? Les avis sont partagés Dans le cas de difficultés anatomiques et pour éviter toute complication ultérieure, toujours possible et qui peut avoir des retentissements sérieux sur la santé, il semble préférable d'arracher purement et simplement la dent Pour remplacer une dent manquante, il y a l'implant dentaire. Une racine artificielle en titane est implantée dans l'os de la mâchoire, et après cicatrisation (quelques semaines), une dent prothétique sera fixée sur la vis qui dépasse de l'implant C'est beaucoup mieux que le bridge, mais aussi plus coûteux 1• éjà, dans l'Égypte ancienne, les Égyptiens utilisaient des masticatoires, pâtes à mâcher et à recracher composées de divers ingrédients, pour leur hygiène bucco-dentaire. Les Mayas, quant à eux, mastiquaient de la sève de sapotier pour mus cler leurs mâchoires. Ces pâtes sont en quelque sorte les ancêtres du chewinggum, dont le premier brevet a été déposé le 28 décembre 1869 par l'Américain William Fin ley Semple. À partir de la sève caoutchoutée du sapotier, il a mis au point la gomme à mâcher qui fera un tabac mais il ne l'a jamais commercialisée. C'est un Newyorkais, Thomas Adams, qui le fera après avoir fabriqué la machine pour la produire. De puis, des milliards d'individus de tous âges, mais surtout les jeunes, ont mâchouillé et mâchouillent encore le chewinggum. LE DENTIFRICE À RA YU RES Rien de plus simple, il suffisait d'y pen ser. Premier cas. Le tube est composé de deux compartiments, le grand, celui que l'on manipule, contient le plus petit, que l'on ne voit pas. Chacun est rempli d'une pâte de cou leur différente. Lorsque le tube est pressé, les deux pâtes passent en même temps à travers un orifice spécialement conçu pour produire les rayures. Autre technique, moins coûteuse, la pâte comporte déjà les rayures avant d'être mise en tubes. Le remplissage est fait par un instrument qui distribue une pâte de couleur différente dans des directions différentes. Pour maintenir les rayures parallèles, le rem plissage se fait depuis le fond jusqu'à l'embouchure du tube. Résultat, quand on presse le tube, c'est bien une pâte à rayures qui s'écoule, sans qu'elles se mélangent.• U Quelques chiffres n Français sur cinq se brosse les dents moins d'une fois par jour. et un sur cinq se les brosse plus de trois fois par jour. Un Français sur dix a toujours une brosse à dents sur lui pour se brosser les dents en toutes cir constance. les Français utilisent 1,5 brosse à dents par personne et par an, à peine mieux que les Grecs, les Italiens et les Espagnols, contre 3,2 pour les Suédois, détenteurs du record en la matière. quand l'Association française den taire recommande d'en changer tous les trois mois. li n'est vendu que 3,5 tubes de dentifrice par an et par personne, alors que six seraient nécessaires. Normal. pourrait-on dire puisqu'il semble qu'un million de Français ne se bros sent jamais les dents. Six Français sur dix vont au moins une fois par an consulter un dentiste. Mais deux sur dix n'y vont jamais parce qu'ils ont peur, parce qu'ils n'ont pas les moyens (les soins sont assez coûteux et mal rembour sés par la Sécurité sociale), parce qu'ils n'ont pas mal ou qu'ils supportent la gêne.• D'après un sondage réalisé en mai 2008 par le laboratoire GlaxoSmithKiine Santé grand public et l'Ifop auprès d'un échantillon représentatif de la population française âgée de t5 ans et plus. Autre époque, autres mœurs. Les bébés français d'aujourd'hui n'avaleront plus systématiquement les gouttes de fluor qui étaient données aux bébés depuis les années 1970. Comme souvent tout a commencé aux États-Unis. En 1970, il était apparu que les enfants qui vivaient dans des villes ou la teneur en fluor de l'eau était élevée n'avaient pratique ment pas de caries, comparativement aux autres. Très rapidement dans les pays riches, des produits à base de fluor sont apparus pour prévenir ces lésions dentaires. Toute femme enceinte se voyait prescrire des comprimés de fluor, et était préparée à distiller dès la na issance de bébé les petites gouttes de la substance dans son biberon. C'était une bonne idée, sauf que... le fluor a des effets positifs indéniables contre la carie puisqu'il limite la déminéralisation, favorise la reminéra lisation de la dent tout en empêchant le développement des bactéries responsables. Mais, en cas de surdosage (10 à 40 milligrammes par jour), il peut provoquer une fluorose. émail devient poreux, les dents se colorent se fragilisent des lésions oseuses peuvent même survenir. 2 En 2002, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a pris la décision d'arrêter le traitement des parturientes par le fluor. Dorénavant elle recommande de ne plus le pres- cri re systématiquement aux enfants dès la naissance. ! ! y a deux raisons à cette mesure. la première est que le pourcentage de caries chez les enfants a régressé sous l'effet de l'hygiène dentaire et de l'utilisation du fluor, moins chez les enfants issus des milieux les plus défavorisés. la deuxième est que les sources de fluor se sont multipliées de façon incontrôlée• on trouve du fluor dans du sel de table, dans l'eau du robinet et dans certaines eaux minéral es. Nous consommons donc du fluor, peut-être plus que néc essaire, sans le savo ir. Selon l'Organisation mondiale de la santé, la dose journalière optimale est de 0,05 milligramme par kilo et par jour, celle à ne pas dépasser est de un milligramme par jour. Or, d'après de récentes données nationales, 2.75% de la population souffre de fluorose légère et 8,8% ont une fluorose « douteuse ». Désormais donc plus de gouttes aux bébés, et pour les enfants l'utilisation d'un dentifri ce contenant des doses adaptées à l'âge de l'enfant est recommandé, tout comme le brossage bi-quotidien.• Le Magazine - 79



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