Le Magazine n°3 jun/jui/aoû 2009
Le Magazine n°3 jun/jui/aoû 2009
  • Prix facial : 3,95 €

  • Parution : n°3 de jun/jui/aoû 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 62,2 Mo

  • Dans ce numéro : Dati, une femme secète.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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ENQUÊTE 28 - Le Magazine Les fortunes françaises de l'agroalimentaire Roquette Producteur d'amidon Roquette Frères 1.000 a Bongrain Fromagerie Alex Bongrain 681 Sucres & Denrées Négoce de sucre Serge Varsano 500 mil And ros Andros, Bonne Maman, Mamie Nova... Famille Gervoson/Chapoulart 350 Senoble Produits laitiers Marc Senoble 350 Groupe Doux Production de volaille Charles Doux 280 flm Brioche Pasquier Viennoiserie Famille Pasquier 210 Pomona Distribution de fruits & légumes Hugues Dewavrin 200 Prosol Gestion Distribution de fruits & légumes Denis Dumont 180 Florimond Desprez Sélection et amélioration génétique des semences François et Bruno Desprez 160 Glon-Sanders Nutrition animale André Gion 150 Sodebo Pizza et sandwich frais en grande distribution Joseph & Simone Bougro 120 Fleury Michon Groupe Holder cela, les chartes débarquent ! Cécile Rauzy, chef de projet qualité-nutrition au sein de l'Association nationale des industries alimentaires (ANlA) rappelle que « la première charte collective d'engagements nutritionnels PNNS a été Charcuterie-traiteur Yves Gonnord 87 Paul, Saint-Preux, Ladurée... Francis Holder et sa famille 70... -. signée le 24 juillet dernier par les fabricants français de compotes, confitures, fruits au sirop », à qui il est reproché, à juste titre, d'ajouter trop de sucre. Ainsi, « Andros, Charles Faraud, Conserves France St Mamet, Hero France et Materne s'engagent à réduire significativement les teneurs en sucre d'ici 2010 ». Ce type de charte collective tend à se généraliser, mais tout est question de temps car bien évidemment « il est beaucoup plus long de mettre en place une charte collective qui réunit et fédère des dizaines ou centaines d'entreprises d'un secteur qu'une charte d'entreprise ». Cet obstacle n'est ni le seul ni le plus important... « Lorsqu'un projet de loi ou de règlement est en discussion, les pouvoirs publics consultent les parties prenantes du secteur économique concerné : organisations professionnelles, associations de consommateurs, distributeurs... Le lobbying vise à présenter et à faire connaÎtre les problématiques et enjeux du secteur, liés aux mesures proposées dans le projet de loi ou règlement », telle est la définition du lobbying selon Cécile Rauzy. Et c'est bien lui qui pose problème, notamment pour le sucre. Jean­ Pierre Coffe se souvient « que le projet de retrait de machines à confiseries
Groupe d'origine familiale contrôlé par Pierre Bellon et ses enfants, Sodexo est partout. Les quenelles et poisson pané de la cantine, c'est eux. La cafétéria de la fac, c'est eux. Les déjeuners et dîners du 3""'âge en maison de retraite, c'est encore eux. Les repas des hôpitaux, c'est toujours eux.. Même le restaurant Jules Verne du 2'"" étage de la tour Eiffel. Laurent Cousin, directeur marketing du groupe, explique clairement « qu'une des valeurs fondamentales de Sodexo est la croissance. Le modèle de cette croissance repose sur la satisfaction des clients et des consommateurs. Si l'entreprise compte aujourd'hui 30. 000 clients dans 80 pays, c'est parce qu'ils ont confiance.•, assuret-il. Accordent-ils réellement Sodexo : y'a de tout partout ! leur confiance ou ont- ils Cousin, « c'est la satisfaction l'interview proposée, seules simplement un budget du client qui fait la serré ? Certes, Sodexo offre des prix très compétitifs répondant au cahier des charges des budgets serrés des cantines scolaires, des hôpitaux et autres maisons de retraite. Tous privilégient les dépenses en équipement plutôt qu'en alimentation. Comme le signifie Laurent pérennisation de l'entreprise.•. Mais dans le cas de Sodexo, est-ce le client qui consomme (le trois questions plutôt « consensuelles" ont été retenues par l'intéressé. Ni celles concernant les ajouts en sucre et sel reprochés maire, le recteur à l'entreprise ni celles d'académie...) ou les clients des clients (c'est-à-dire les enfants, étudiants, personnes âgées, employés...) ? Bizarrement, lors de dans les écoles a dû passer deux fois au Sénat à cause du lobbying du sucre, extrêmement puissant ». On peut aussi rappeler le guide distribué aux enfants par le Cedus (Centre d'études et de documentation du sucre) écrivant noir sur blanc qu'il « n'existe pas de corrélation entre la consommation de sucre et la survenue des carieS ». À croire que l'on essaie vraiment de tout nous faire avaler au sens propre comme au figuré ! Sans trop de résultats... Il est vrai que « l'étiquetage nutritionnel est aujourd'hui volontaire en concernant le blog d'étudiants canadiens www.boycottsodexho.org n'ont obtenu de réponse. Manque de temps ou de France, excepté si l'aliment comprend une allégation nutritionnelle », précise Cécile Rauzy, mais doit-on pour autant s'en contenter ? On pourrait également « taxer les entreprises proposant des produits déconseillés puisque les industries ont besoin à l'évidence d'un garde-fou pour prendre conscience du problème », propose Jean-pierre Coffe. Une idée intéressante... Mais les grands groupes agroalimentaires ne souhaitent pas en arriver là et même si certains d'entre eux, comme Danone par exem ple, n'ont pas souhaité répondre à nos questions, cela ne les empêche pas de prendre le taurépartie ? De temps semblet-il. Cela étant, Laurent Cousin a conscience que « la clientèle de Sodexo est captive puisque opter pour cette option représente souvent des économies financières.•. La belle aubainet Non, il ne s'agit pas de profiter de la crise du pouvoir d'achat. Selon Laurent Cousin, « cela apporte à l'entreprise une responsabilité en termes de nutrition et une opportunité pour faire les bons choix car Sodexo est très exigeant sur les produits en amont>•. Tout est peut-être une question d'adaptation. Les repas dans les cantines ont beau être de plus en plus cuits à la plancha ou à la vapeur pour éviter les graisses, pas sûr que côté produits, ce soit la même qualité que celle du restaurant au 2""'étage de la tour Eiffel. Des efforts ? « Nous en faisons.• confirme-t-il. « Ainsi, sur ce qui est exhausteur de goût, nous préférons travailler avec des épices, du bouillon de légumes, de la variété en termes alimentaire plutôt que de rechercher des solutions industrielles viables mais qui ont abouti à une évolution lente et progressive du taux de sef•. Une bonne action donc avec bémol à la clé : « Nous évoluons progressivement>•, explique­ ! -il "filière après filière, car c'est lourd. Il faut travailler en amont avec des industriels sur les techniques de fabrication. Mais c'est notre responsabilité et nous nous adaptons.•. Rome ne s'est pas faite en un jour non plus paraît-il ! reau par les cornes... ou tout du moins par le bout des cornes pour le moment. Aujourd'hui, ils affichent ainsi cla irement leur composition, tentent de limiter les sucres ajoutés, réduisent les huiles hydrogénées et graisses, mais ont tout de même du mal à sortir de leur schéma de production bas de gamme. Résultat : d'un côté des produits peu chers, hypercaloriques affichant le strict minimum en terme de qualité nutritionnelle ; de l'autre des aliments sains et équilibrés mais vendus au prix fort. À croire que la fracture sociale passe aussi par l'assiette ! • Le Magazine - 29



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