Le Magazine n°3 jun/jui/aoû 2009
Le Magazine n°3 jun/jui/aoû 2009
  • Prix facial : 3,95 €

  • Parution : n°3 de jun/jui/aoû 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 62,2 Mo

  • Dans ce numéro : Dati, une femme secète.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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ENQUÊTE 24 - Le Magazine Coca-Cola et Mc Donald's approchent chacune les 2 milliards d'euros de chiffre d 1 affaires. Au-delà des pubs et des parts de marché, les firmes agroalimentaires commencent à s'interroger sur la qualité nutritionnelle. Il était temps ! S ans même parler de la multiplication des fast-foods et sandwicheries rapides et du succès des sodas, les entreprises de restauration industrielles comme Sodexo, l'apparition de Goütu (le sandwich à 1 euro dans la capitale) Depuis le 15 janvier 2009, les deuxièmes jeudis du mois, c'est « Bio Appétit ! » dans les restaurants• avale ses ou les plats préparés et confiseries des grandes surfaces... l'industrie agroalimentaire a massivement recours aux sucres, sel et gra isses. Bizarrement, les habitudes alimentaires des Français ont beaucoup changé depuis 1950 et si certa ines comportent des aspects Casino met ses restaurants au bio d'entreprise R2C du groupe Casino Restauration. Ces jours-là, tous les produits proposés sont bio pour les 20.000 salariés fréquentant chaque jour ces restaurants. Une façon de lutter contre la mal bouffe ? Pas tout à fait puisque Ëric Coquillard, directeur national R2C ne « pense pas qu'il existe un vrai business de la ma/bouffe. En revanche, il existe des niveaux de prestation très inégaux dans les restaurants que la société reprend>•, explique-t-il. Cet effort viendrait-il d'un besoin d'afficher une qualité avérée et prouvée pour faire taire les mauvaises langues sur la restauration de collectivité ? Selon Ëric Coquillard, R2C a « Choisi d'instaurer les "Bio Appétit ! " dans le sens du développement durable et des tendances qui se développent [..], des besoins qui évoluent ». Aucun doute, le bio est une opportunité à saisir, il attire et permet donc de faire du chiffre. Casino semble l'avoir compris et c'est certainement pour cela que le groupe considère « que positifs, d'autres sont bien moins bénéfiques pour le corps... mais pas pour l'industrie apparemment ! Ainsi, la consommation des plats riches en sucres simples d'absorption dit rapide s'est multipliée par 15 en trente ans. Chaque França is engloutit 34 kg de cette offre est une réelle valeur ajoutée pour l'entreprise>•. Si, pour le moment. l'offre se limite à un jour par mois, « elle devrait évoluer dans le temps et prendre plus de place>•, assure le directeur. « La filière bio n'est pas encore suffisamment structurée pour répondre à une demande suffisamment diversifiée et importante mais certains de nos clients ont déjà une offre quotidienne de biO>•. Sodexo n'a qu'à bien se tenir !
'agrobusi ness 1 r1nc1 es sucre par an dont 80% déjà préincorporés dans les aliments et près de 20% de la population ingérerait plus de 12 g de sel par jour au lieu de la limite des 6 g recommandés par l'AFSSA et l'OMS. L'industrie agroalimentaire déraperaitelle au détriment de notre santé mais au profit de ses entreprises et de leurs rentabilités ? Un constat... « C'est clair, le business de la malbouffe existe ». Comme à son habitude, Jean-Pierre Coffe ne mâche pas ses mots. "Que ce soit les sandwicheries ou les sushis ne référençant pas la composition exacte de leurs produits, c'est impardonnable. Tout cela est d'un laxisme incroyable. Tous les produits bon marché ne sont pas assez contrôlés et en cela c'est un business ». Eh oui, la crise n'est pas forcément mauvaise pour tout le monde ! Comme l'explique Édouard Malbois, ancien de chez Coca-Cola et fondateur d'Enivrance, créateur de solutions pour l'industrie agroalimentaire, « étant donné la conjoncture actuelle, il y a une popularisatian rampante qui risque de se développer et qui va emmener les consommateurs sur la voie des aliments les moins chers. Cependant, il y a là un problème d'équation économique : on ne peut pas demander à l'industrie d'être moins chère et plus qualitative, crisie collective. Aucun doute, fabriquer du sain coûte cher donc manger sain est toujours plus onéreux. Mais est-ce plus rentable pour l'industrie ou les distributeurs ? Pas puisque sommes en pleine mutation. Aujourd'hui, les Français veu lent pouvoir manger sans y laisser leur santé. Or, faire de la « bonne bouffe » est bénéfique pour les entreprises. Cela permet, entre autres, de pratiquer une marge plus importante. Les hard discounts, que le Dr Cohen a plus d'une fois montré du doigt pour la médiocrité de leurs produits, ont en revanche une marge nette très Ils ré cu pèrent Le Magazine - 25



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