Le Magazine n°2 aoû/sep 2011
Le Magazine n°2 aoû/sep 2011
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°2 de aoû/sep 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 58,3 Mo

  • Dans ce numéro : DSK candidat ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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> L'ÊTRE H UMAIN 80 - Le Magazine Les bienfaits de la sieste en La sieste est souvent synonyme de vacances. Longtemps décriée au profit de la course au temps, Certains pays l'ont adoptée et de nombreuses études en révèlent 1 existe trois sortes de siestes : la micro-sieste qui dure moins de 5 minutes, la sieste éclair (power nap en anglais) entre 10 et 30 minutes (celle qui est considérée comme la plus efficace pour l'organisme) et enfin la « sieste royale » à partir d'une heure. Ancrée dans les mœurs, la sieste a été souvent décriée, considérée comme l'apanage des fainéants. La sieste diume gagne en respectabilité dans les pays anglo-saxons ou en Scandinavie, où l'on vante désormais ses vertus économiques Aux États-Unis, les entreprises lui font une place dans leurs techniques de management. Des sociétés comme Nike ou Deloitte and Touch ont mis en place dans leurs entreprises des espaces dédiés à la sieste. Des études se multiplient pour montrer qu'en luttant contre la baisse de vigilance à la mi-journée, on augmente la performance des salariés. Les Chinois l'ont reconnue d'utilité publique et obligatoire par une loi de 1948, article 49 : « Ceux qui travaillent ont droit à la sieste » Au Japon, de nombreuses entreprises ont aménagé dans leurs locaux des espaces destinés à la sieste plus ou moins obligatoire de leurs employés En Allemagne, certaines communes ont instauré la « pause sommeil) ) de vingt minutes. En France, les mentalités évoluent timidement. La culture française n'évolue toutefois pas aussi vite que dans d'autres pays. Les entreprises hexagonales qui consacrent un espace à la sieste sont encore rares. À Lyon, Nadine Di Pietro de la société Emanessens dispose d'un lieu de 125 m² dédié à la sieste permettant moyennant 15 à 20 euros (!) aux cadres supérieurs de venir se ressourcer jusqu'à trente minutes. La sieste au moins trois fois par semaine diminuerait de 37% les risques d'accidents cardiaques « Laissez-vous aller, allongez-vous, ne résistez pas à l'appel de la sieste, à ce plongeon voluptueux dans le sommeil diurne ! Dormez, rêvez, rompez les amarres avec la rive du quotidien chronométré ! Décidez de votre temps, siestez ! >l. Dans son essai sur l'art de la sieste, Thierry Paquot décrit ce que représente pour lui la valeur inestimable de la sieste. Avec plus de 80 000 exemplaires vendus et une traduction en huit langues, son ouvrage montre l'intérêt croissant en France de cette nouvelle manière d'organiser son temps. Indispensable pour les petits enfants, profitable aux adultes et nécessaire aux personnes âgées, la sieste redevient à la mode. La littérature l'encense et les études scientifiques se multiplient pour valoriser ses effets sur la santé. Médecin au CHU de Grenoble et à l'Institut national du sommeil et de la vigi lance, Patrick Levy estime ainsi qu'on ne peut pas être vraiment productif plus de cinq ou six heures par jour et vante les bienfaits biologiques de la sieste : « Les pouvoirs publics s'intéressent de plus en plus à la sieste, encouragés par une récente étude médicale menée en Grèce, durant plus de 6 ans sur un échantillon de 24 000 personnes. Cette dernière a mis en évidence qu'une sieste d'une demi-heure trois fois par semaine contribuerait à diviser par trois le risque de mourir des suites d'une maladie coronarienne >l. Les chercheurs expliquent ces résultats par le fait qu'une sieste durant la journée de travail participerait à contrer les effets du stress, une des principales causes de développement des maladies cardiovasculaires. Ainsi faire la sieste au moins trois fois par semaine diminuerait de 37% les risques d'accidents cardiaques. Un taux qui chute
vacances elle revient à la mode. les bienfaits. même de 67% chez les personnes hyperactives. La sieste idéale doit durer entre 10 et 30 minutes, même si certains adeptes de longue date peuvent se contenter de quelques minutes « pour recharger leurs batteries ». Dès les cinq premières minutes, la sieste diminue le stress et la fatigue physique et cérébrale. C'est physiologique. La période où l'on s'endort le plus facilement se situerait entre 14 heures et 16 heures. D'un point de vue strictement médical ce moment de repos est jugé propice à la récupération « bien plus que la grasse matinée dont le sommeil paradoxal (où l'on rêve) prime sur le sommeil profond et permet de rééquilibrer le fonctionnement du système ne/Veux)>. De plus, pendant cette période de repos « lent », le cerveau, mémori se les connaissances et les faits. Ainsi une courte sieste permettrait d'acquérir encore plus facilement certaines connaissances et de mieux récupérer physiquement Donc, une sieste de quelques minutes à une demi-heure, permettrait de gagner jusqu'à deux heures de sommeilla nuit il est bon de profiter d'un temps de repos pour se déconnecter et redémarrer dans de meilleures conditions ! • Le mot « sieste » (sixtaen latin), signifie la sixième heure du jour. autrement dit. le mili eu de la journée. Au-delà de 30 minutes de sieste. il est assez difficile de revenir rapidement à un état d'éveil. de concentration. li est déconseillé de faire la sieste après 16 heures pour ne pas avoir de difficultés d'endormissement durant la nuit suivante.• DJt Les antioxydants, fontaine de jouvence ou pas•.• Depuis quelques années les antioxydants nous sont vendus comme un remède miracle, à la faveur d'une théorie largement admise dans les milieux biologico-médicaux. Sauf qu'un chercheur a eu l'idée de la tester. Et vlan... antioxydants inefficaces contre le vieillissement des cellules. Fontaine de jouvence ou pas ? n beau jour, ou peut-être une nuit, Siegfried Hekimi et Wen Yang, de l'Université McGill de Montréal, ont eu l'étrange idée de tester la fameuse théorie (datant des années 50) selon laquelle les antioxydants aideraient à combattre les radicaux libres, poisons présumés favoriser (voire déclencher) le vieillissement cellulaire. Pour cela, les chercheurs ont martyrisé des kyrielles de Caenorhabditis elegans, ces vilains petits vers très appréciés des milieux scientifiques pour leurs caractéristiques permettent l'étude à moindre frais des mécanismes d'évolution cellulaire. Les antioxydants prennent un coup de vieux ? Dans un premier temps, les biologistes ont créé des vers mutants produisant plus de radicaux libres que la normale. La logique aurait voulu que ceux-ci tournent de l'oeil de façon prématurée. Las, les nématodes bouffis de radicaux libres ont vécu plus longtemps. Pire, l'administration d'antioxydants a réduit leur longévité de 40%... au lieu de l'augmenter ! Dans un second temps, les chercheurs ont nourri les vers au Paraquat, un violent herbicide (interdit dans l'UE) qui augmente la production de radicaux libres. Là encore, la durée de vie des asticots joyeusement désherbés s'est avérée supérieure de 60% à celle des nématodes nourris de façon traditionnelle. Cette étude confirme celles menées en 2008. Des chercheurs danois ont analysé les résultats de 68 études, impliquant 233 000 êtres humains. Leur synthèse a alors montré que les compléments alimentaires antioxydants n'augmentaient en aucun cas l'espérance de vie. Certains, notamment le bêta-carotène, les vitamines A etE, semblaient même la réduire (mortalité en hausse de 4% à 16%). Conclusion. Si les radicaux libres augmentent effectivement avec l'âge, il se pourrait bien qu'ils constituent un mécanisme biologique destiné à combattre les dégâts accumulés par les cellules tout au long de leur vie. Mais cela reste à prouver. Et il vous faudra patienter encore un peu avant de vous jeter sur votre bidon de pesticides... Conseil d'ami. Le Magazine - 81



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