Le Magazine n°2 aoû/sep 2011
Le Magazine n°2 aoû/sep 2011
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°2 de aoû/sep 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 58,3 Mo

  • Dans ce numéro : DSK candidat ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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-succès NOUVELLE MARQUE DE PRÊT -À-PORTER BON CHIC BON GENRE 36 - Le Magazine Vicomte A., l'aristo qui défie le croco Noblesse oblige : Vicomte A. habille l'équipe de France de Polo et parraine les Polo Clubs de Palm Beach, Gstaad, Saint-Tropez... Finis les polos à papa, la jeune marque aux 11 millions d'euros de chiffre d'affaires dépoussière le sportswear haut de gamme et fait passer ses concurrents pour de vieux ringards. Se faire un nom dans l'univers impitoyable du prêt-àporter n'est pas chose aisée. C'est pourtant l'exploit qu'est en train d'accomplir Arthur de Soultrait, un garçon de bonne famille, avec sa marque de sportswear haute en couleur. En 5 ans, Vicomte A. a su s'imposer dans 403 points de vente à travers le monde et 20 boutiques en propre de Saint-Tropez, Deauville, Megève, Paris, Prague ou Palm Beach Lacoste montre les dents L a marque au crocodile, qui vend plus de 12 millions de polos par an et réalise un chiffre d'affaires de 1,4 milliard d'euros, entame un virage historique. Confrontée aux difficultés économiques et à une baisse de « désirabilité chez les consommateurs, Lacoste veut désormais séduire les jeunes urbains et les femmes à travers une nouvelle stratégie de communication baptisée « Unconventional chic et une gamme « Lacoste Live », plus stylée, plus bourgeoise. Il faut dire que du polo de tennisman chic au jogging porté dans les banlieues, la marque s'était quelque peu éloignée de son concept d'origine. José Luis Duran, le P-DG du groupe Devanlay, détenteur de la licence, a pour mission de redorer le blason de Lacoste et vise une croissance à 2 chiffres en 2011. En poste depuis l'été 2009, peu de temps après le lancement de la gamme jeune, l'ancien patron de Carrefour voit chez les 18-25 ans un gros levier de croissance pour lequel le groupe n'a pas lésiné sur les et récemment Madrid... Le chiffre d'affaires double à chaque exercice. Et dire que tout a commencé par un stage raté... Système D On aurait pu croire qu'avec un nom à particule et un titre de vicomte, le succès coulerait de source. À y regarder de plus près, le parcours d'Arthur de Soultrait, 28 ans, tient plus à sa ténacité qu'à ses origines aristocratiques. « Mon moyens : engagements de designers, grosses campagnes de pub, développement de la présence sur les réseaux sociaux...
parcours académique, par exemple, n'est pas très reluisant ! J'ai fait pas mal d'écoles et de lycées, j'étais plutôt dernier de la classe, mais j'ai quand même eu mon bac avec mention. Je sais me ressaisir pour les grandes occasions ! » , s'amuse-t-il aujourd'hui. En troisième année d'école de commerce boulevard Saint-Germain (l'IPAG), « OÙ on apprend à se débrouiller pour monter son affaire », dit-il, le jeune homme doit valider son cursus par un stage en entreprise. « l'ai eu beaucoup de mal à trouver et finalement, j'ai décroché quelque chose dans une entreprise à Charlotte, en Caroline du Nord. La société était dirigée par un vieux monsieur, l'activité était assez faible, voire inexistante, et on ne m'a payé que les 15 premiers jours. Au moment de réclamer le reste, pour payer mon hôtel et ma nourriture, on m'a dit que la société avait fait faillite ». Sans un sou mais avec un stock de cravates achetées à des amis espagnols avant son départ pour les États-Unis, il a l'idée de les vendre en porte-à-porte, dans les quartiers huppés de Charlotte. Son style propre sur lui, son bagout et son accent frenchie séduisent, « ]'ai empoché 1.200 dollars et j'ai pu payer mon billet d'avion pour rentrer en France ». Des cravates aux polos De retour à Paris et encore étudiant, Arthur décroche en 2005 son premier contrat pour la confection de cravates pour la délégation française Paris 2012, ville candidate aux jeux Olympiques. « C'est le premier gros coup qui m'a permis d'obtenir le capital nécessaire à la création de ma société. Lorsque j'ai appris que le Paris 2012 cherchait un fournisseur, j'ai répondu dans les 2 heures et décroché un rendez-vous place d'Iéna dans les bureaux du comité d'organisation. Les autres marques ont mis 15 jours à répondre ! J'avais déjà gagné le « Je suis parti de rien, avec mon titre et mon carton de cravates sous le bras ! » Arthur de Soultrait, P-DG de Vicomte A. contrat, Bertrand Delanoe ayant déjà validé le modèle... Nous avons été les plus réactifs ». Grâce à ces milliers de cravates écoulées en un temps record, l'entrepreneur alors âgé de 22 ans décide de monter sa propre marque avec, très vite, 1'idée de capitaliser sur ses origines aristocratiques. « le n'aurais jamais pensé utiliser mon nom, je n'ai pas été élevé comme ça... mais je me suis laissé convaincre par mes amis américains qui trouvaient cela original. Disons que ça m'a décomplexé. J'ai ajouté la couleur fuchsia pour donner un petit côté décalé à la marque. Nous avons commencé avec des cravates puis nous avons vite évolué naturellement vers une offre plus globale, élégante, chic et décalée avec une garde-robe complète pour homme, femme et maintenant enfant ». Les débuts sont difficiles, personne ne lui prête d'argent, mais Arthur s'accroche et apprend le métier d'homme d'affaires sur le tas. « ll ne faut pas baisser les bras, même quand c'est dur. Monter son affaire, c'est prendre chaque jour des mauvais coups... C'est une question de caractère, tout le monde ne peut pas être entrepreneur. Il Le Magazine - 37



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