Le Magazine n°2 aoû/sep 2011
Le Magazine n°2 aoû/sep 2011
  • Prix facial : 5,90 €

  • Parution : n°2 de aoû/sep 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 58,3 Mo

  • Dans ce numéro : DSK candidat ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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1 enquête• clubs de foot à vendre Carton rouge pour le football français 20 - Le Magazine Avec un modèle économique à bout de souffle, le football professionnel français déficitaire mise sur le renouvellement du parc des enceintes sportives et la mise en place d'un système de régulation européen. Sous l'impulsion de Michel Platini, président de l'UEFA, un fair-play financier va être mis en place dès 2013-2014 pour limiter le montant des salaires et des transferts afin de diminuer les dettes des clubs européens.ui veut racheter un club de foot ? C'est le moment car à l'instar de l'ensemble des secteurs de l'économie, les footballistique française ont été impactés fortement par la crise financière de 2008. Après 5 saisons de croissance soutenue, le chiffre d'affaires de ce secteur s'est stabilisé à 1,2 milliard d'euros. À ce jour, 28 des Gérard Bourgoin, l'ex-roi du poulet, devient président de l'AJA à 72 ans. 40 clubs (Ligue 1 et Ligue 2) sont aujourd'hui dans le rouge, avec un déficit total de 130 millions d'euros lors de la saison 2009-2010, soit une hausse de 96 millions d'euros par rapport à la saison précédente. Seuls 5 clubs de Ligue 1 sont bénéficiaires sur cette période, à l'inverse du PSG, de l'Olympique Lyonnais, de Sochaux, de Valenciennes et de Nancy qui cumulent 80% des pertes de la Ligue 1. Une situation imputable à l'affaiblissement du marché des transferts, principale variable d'ajustement qui permet aux clubs d'équilibrer ou de dégager des bénéfices à partir d'un résultat d'exploitation hors transfert généralement déficitaire. Les limites du modèle français Le football français subit de plein fouet les vicissitudes d'une conjoncture économique généralisée à l'échelle européenne. Les pays traditionnellement acquéreurs de talents français, Angleterre et Espagne en tête, n'ont guère investi sur le marché des transferts lors de la saison 2009-2010. Et pour cause, ces clubs doivent faire face à des endettements massifs : 3,5 milliards d'euros pour la Barclays Premier League et plus de 800 millions d'euros pour la Liga espagnole. Conséquence : les recettes des transferts des clubs français ont chuté de 41%. « Jusqu'à présent, la balance des transferts était
posltlve pour une majorité de clubs français et permettait de rééquilibrer leur compte. La crise économique a mis en évidence les faiblesses du modèle français, incapable de générer les mêmes revenus que ses voisins européens », commente Didier Primault, économiste au CDES (Centre de droit et d'économie du sport). 28 des 40 clubs de Ligues 1 et 2 sont dans le rouge, avec un déficit total de 130 millions d'euros. D'aucuns reconnaissent dans le modèle économique mis en place par le club anglais Manchester United un exemple à suivre. Celui-ci repose sur 3 sources équitables de revenus : retransmission télévisée, billetterie et sponsoring. En France, le poids relatif des droits audiovisuels supplante les autres sources de revenu. « En moyenne, ceux-ci représentent 57% des recettes, contre 15% pour la billetterie et 20% pour le sponsoring », analyse Philippe Diallo, directeur général de l'UCPF (Union des clubs professionnels de football). Une « télé-dépendance » fragile. Vendredi 13 mai 2011, la LFP a lancé officiellement un appel d'offres pour les retransmissions des matchs pour la période de 2012 à 2016. L'objectif affiché ? Atteindre la barre des 600 millions d'euros. Néanmoins, le diffuseur historique Canal +a d'ores et déjà écarté l'idée de tout surenchérissement, comme ce fut le cas en 2004 avec le record historique de 660 millions d'euros déboursés. « Les clubs s'efforcent de maîtriser leur charge variable, notamment la masse salariale, avec une diminution moyenne des salaires de l'ordre de 27% », poursuit Philippe Diallo. Ainsi, pour la saison actuelle, le salaire mensuel moyen des joueurs de Ligue 1 s'établit à 24.200 euros net. Autre conséquence, le nombre de joueurs sans club augmente inexorablement et pourrait franchir la barre des 400 selon les estimations de Gervais Martel, président du RC Lens. Le football français poursuit sa mutation en.. A 72 L'OGC Nice prêt à être cédé pour 20 millions d'euro ans, Gilbert Stellardo a la retraite active. Pas une seconde ne lui est comptée pour se remémorer les épisodes d'un parcours professionnel aussi atypique qu'éclectique. À la tête d'un empire hôtelier jusqu'en 2000, l'homme a beaucoup œuvré pour l'économie du département, s'employant à défendre les ce secteur sur la scène publique. L'ambition chatouille l'entrepreneur. Un temps 1" adjoint du maire de Nice, il se présente comme candidat sans étiquette aux législatives de 2002. « Tout/emonde l'appelle Gilbert ; •, un slogan un brin mégalo sanctionné par un score de 12,1% des suffrages exprimés. Nul regret manifeste, Gilbert Stellardo en sort renforcé, toujours plus enclin à saisir les opportunités sur le vif. En 2002, son destin bascule vers les pelouses de Ligue 1. « Avec mon associé Marcel Govematori, nous sommes entrés dans le capital de/'OGC Nice pour le sauver d'une relégation administrative. Ce fut une décision prise sur le qui-vive mais dictée par la passion que je voue à ce club depuis ma prime jeunesseo•, confie-t-il. En y injectant plus de 3 millions d'euros, Gilbert Stellardo devient l'actionnaire principal de l'OGC Nice et nomme Maurice Cohen, un ami d'enfance, à la présidence du club. En 2009, l'amitié est mise à mal par la réalité annoncé avoisinant les 11 millions d'euros. l'amertume dans la gorge. Maurice Cohen se retire au profit de Gilbert Stellardo. « Ce n'est pas ce qui me convient le plus parmi les fonctions que j'ai assumées dans ma carrière. C'est sûrement la responsabilité la plus difficile car vous gérez une entreprise particulière, où l'ensemble des collaborateurs gagne plus que les investisseurs>•. Performance des joueurs, décisions arbitrales, pression des supporteurs... autant d'aléas avec lesquels il faut composer au quotidien. « Au cours d'une saison, vous avez une somme de difficultés et de très rares instants d'euphorie. En tant que président, vous êtes souvent impuissant et subissez les événements. Vous avez beau pousser des gueulantes de temps en temps, ce n'est pas ce qui apporte une valeur ajoutéeo•, regrette le retraité actif. Depuis 5 ans, l'homme est à la recherche d'investisseurs susceptibles d'épauler, voire de se substituer, au duo Govanatori/Stellardo. Il s'agit d'assurer la pérennité économique et sportive du club. « Chaque année, nous sommes déficitaires de 4 à 5 millions d'euros et obligés de vendre des joueurs pour équilibrer nos comptes. Nous recherchons des partenaires en mesure d'injecter 10 à 20 millions d'euros d'ici 2013>•. À l'instar des nombreux clubs de l'élite professionnelle, l'OGC Nice est confronté à la frilosité d'éventuels repreneurs, peu enclins à investir dans un secteur très souvent jugé peu rentable. Malgré tout, le président reconnaît l'existence de nombreuses approches mais sans résultats tangibles. « Pour l'heure, nous disposons d'une enceinte sportive qui est une des plus moches de France, c'est un handicap majeufl•, analyse-t-il. Avec un budget alloué de plus de 240 millions d'euros, le nouveau stade, d'une capacité de 35.000 places, devrait constituer une vitrine de premier ordre pour les sponsors. Sur le terrain, le club joue son avenir sportif en luttant pour se maintenir en Ligue 1. Un périple supplémentaire pour Gilbert Stellardo pour qui la retraite n'est marquée d'aucune certitude. Le Magazine - 21



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