Le Journal du Rugby n°6 mars 2011
Le Journal du Rugby n°6 mars 2011
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°6 de mars 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (315 x 400) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 11,8 Mo

  • Dans ce numéro : Chabal... « On doit jouer ambitieux ».

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 2 - 3  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
2 3
SOMMAIRE 4 6 8 9 L’ENTRETIEN DU MOIS : JULIEN BONNAIRE TOURNOI : FRANCE TOURNOI : ANGLETERRE TOURNOI : ECOSSE 10 TOURNOI : IRLANDE 11 TOURNOI : ITALIE 12 TOURNOI : PAYS DE GALLES 13 ENQUÊTE : BIENTÔT DES ÉQUIPES DE PROVINCE ? 14 TOP 14 : TRANSFERTS 15 CLUB DU MOIS : AGEN 19 BAYONNE : RÉMY MARTIN 20 BIARRITZ : SYLVAIN MARCONNET Good Game… 21 22 BOURGOIN : OLIVIER MILLOUD BRIVE : FABRICE ESTEBANEZ 23 CASTRES : IBRAHIM DIARRA 24 CLERMONT : AURÉLIEN ROUGERIE 25 LA ROCHELLE : RÉMI TALÈS 26 MONTPELLIER : FABIEN GALTHIÉ 27 PERPIGNAN : PAUL GOZE 28 RACING : SÉBASTIEN CHABAL 29 STADE FRANÇAIS : LES ANGLAIS DU STADE 30 TOULON : JULIEN DUMORA 31 TOULOUSE : DAVID SKRELA PAR OLIVIER MAGNE* Après leur victoire contre l’Irlande, les Bleus vont maintenant s’attaquer à l’Angleterre dans un stade magnifique, Twickenham, le temple du rugby, un stade chargé d’histoire, qui est désormais fermé de chaque côté. C’est exceptionnel de jouer ce genre de match et encore mieux de battre les Anglais chez eux et de pouvoir leur dire à la fin du match : « Good Game » (bon match)… Ma première titularisation, c’était d’ailleurs en Angleterre en 1997. On était menés 20 à 9 à la mi-temps et on a gagné ! Comme souvent, cet Angleterre- France est une finale avant la lettre. Les Anglais sont dans une période où ils se cherchent. Ils ont livré en novembre des matches de qualité. Ils essaient de trouver leur identité pour la Coupe du monde. On a donc vu de très bonnes choses, notamment sur l’intensité, la capacité à garder le ballon et à enchaîner les passes. Mais ils ont aussi des difficultés dans la conquête, en touche, alors que c’était leur point fort, ainsi que dans la capacité à jouer juste. Ils n’arrivent pas toujours à concrétiser leurs occasions. Si on arrive à leur mettre le doute, l’Angleterre est une équipe friable mentalement. Il faudra prendre le score assez rapidement face à une équipe qui est tout de même en progression et qui sera compétitive pour la Coupe du monde. Je connais très bien l’entraîneur des troisquarts Brian Smith que j’ai eu au London Irish. Il est énormément porté sur l’attaque. L’Angleterre fait ce pari-là en sachant que c’est par ce jeu qu’ils pourront accéder à une finale de Coupe du monde. Ils ont compris, peut-être un peu tard, qu’il fallait se tourner vers ce jeu-là. Ça n’a pas toujours été évident pour Martin Johnson, mais il essaie de trouver des joueurs capables de jouer ce jeu-là. Le championnat d’Angleterre est un championnat où ça joue énormément. Ça ne m’étonne donc pas que Brian Smith ait converti Martin Johnson avec un peu moins de jeu préparé et plus de liberté. Mais nous sur l’inspiration, sur la capacité à surprendre l’adversaire, à jouer plus juste, on est encore mieux préparés que les Anglais. A un moment donné, on les a sans doute admirés car ils ont cette capacité à préparer un événement avec une génération, celle de 2003, qui avait une grosse expérience et un gros vécu ensemble. Aujourd’hui, ils ont plus de mal. Martin Johnson a eu la pression, mais petit à petit la confiance est en train de revenir dans l’équipe. Il y a de bons joueurs, mais ce n’est pas hyper homogène non plus. Il y a des joueurs de très grande classe qui ont du mal à s’inscrire dans le collectif. Johnson cherche ce lien collectif qui rend une équipe imbattable. Le Tournoi est pour eux déterminant pour gagner en confiance et sortir un groupe définitif pour la Coupe du monde. Flood qui a pris la place de Wilkinson est intéressant car il a cette capacité à jouer assez juste. Wilkinson, par moments, se repose trop sur son pied. Et comme l’Angleterre a opté pour donner la priorité à un jeu à la main. Mais, en Nouvelle-Zélande, il pleuvra sans doute pas mal et c’est toujours intéressant d’avoir un joueur du calibre de Wilkinson qui comme tous les Anglais pense d’abord au collectif avant de penser à lui-même, quitte à ne pas jouer. *VAINQUEUR DU GRAND CHELEM EN 1997, 1998, 2002 ET 2004, DU TOUR- NOI DES 6 NATIONS EN 2006, ENTRAÎNEUR DE L’ÉQUIPE DE FRANCE A, CONSULTANT POUR EUROSPORT Brunel va aider l’Italie à franchir un palier PAR JEAN-CLAUDE SKRELA* C’est vrai qu’il y a souvent eu des entraîneurs Français à la tête de l’Italie. C’est une question d’affinités et de culture. Ce sont deux cultures latines. Les Italiens se sont ensuite tournés vers d’autres cultures, notamment anglosaxonnes. Kirwan, et désormais Nick Mallett ont pris les rênes de la sélection. Maintenant, il semblerait qu’ils veuillent revenir à la source en espérant avoir de meilleurs résultats. Beaucoup de leurs joueurs évoluent aussi en France. Je ne sais pas si l’Italie a fait une erreur en s’éloignant de ses racines, ce qui est sûr c’est que, par moments, ils ont joué contre-nature. La culture anglo-saxonne est assez directive et je ne suis pas sûr que tous les Italiens peuvent s’y conformer. Ils en ont fait le tour et ils veulent revenir à ce qui a fait, dans les années Coste-Villepreux, qu’ils sont parvenus à monter dans le groupe A et à intégrer le Tournoi des 6 Nations. Ils ont bien failli battre l’Irlande. Ils sont donc très près et très loin en même temps. Il leur manque cette capacité à savoir gagner des matches. Ils ont d’excellents joueurs, des joueurs de qualité mondiale comme Parisse. Peut-être qu’ils n’ont pas une profondeur de banc exceptionnelle, ce qui explique aussi leurs résultats, mais le groupe A est quand même très relevé. Leur principal souci, c’est de pouvoir faire jouer des joueurs italiens dans leur championnat. C’est ce qui risque de nous arriver dans quelque temps… Ils ont beaucoup d’étrangers dans leur championnat, ce qui pose problème à l’éclosion des talents italiens. Jacques Brunel va essayer de leur amener la structure que l’on a dans nos clubs, dans nos sélections. Au-delà d’entraîner l’équipe première, il va s’évertuer à mettre en place toute une politique. Pour avoir d’autres joueurs de niveau international à sa disposition, pour sortir et former des talents, c’est indispensable. Il peut leur apporter toute son expérience internationale. Jacques a été champion de France avec Perpignan, il a été entraîneur adjoint de l’équipe de France pendant 7 ou 8 ans. Ce n’est pas rien. C’est quelqu’un de convaincant et de convaincu de ce qu’il fait. Partout où il est passé, il a eu des résultats. Il peut leur amener cette culture de la gagne, son organisation. Il a beaucoup d’idées, il évolue et avance toujours. Il va toujours au bout de son idée. Ça peut permettre aux Italiens de grimper une marche. C’est un bâtisseur. Je l’ai connu à Auch, après il est parti à Colomiers puis Pau. C’est un homme de challenges. Il ne sera pas champion du monde, mais des équipes à entraîner capables d’être championnes du monde, il n’y en a pas beaucoup. S’il a fait ce pari, c’est qu’il a étudié la question et qu’il est capable de trouver des solutions. Prochain numéroLe Journal du Rugby : 19 MARS 2011 CHRONIQUES *DIRECTEUR TECHNIQUE NATIONAL, CHAMPION DE FRANCE AVEC LE STADE TOULOUSAIN COMME ENTRAÎNEUR EN 1985, 1986 ET 1989 EDITO Toulon, un exemple à suivre ? Quel club du Top 14, si l’on excepte les deux promus (Agen et La Rochelle), et la lanterne rouge Bourgoin, ne compte aucun international en équipe de France pour le Tournoi des 6 Nations 2011 ? Toulon. Demi-finaliste du dernier championnat de France, le club varois va réparer cette incongruité dès la saison prochaine après avoir engagé les deux internationaux Alexis Palisson (Brive) et Sébastien Tillous-Borde (Castres), ce dernier ayant opté pour le RCT afin de retrouver les Bleus, en attendant peut-être le Stadiste Mathieu Bastareaud (en photo) qui a très envie de rejoindre la Rade. Qu’on aime ou non, le club présidé par le truculent Mourad Boudjellal ne laisse pas indifférent. Ce dernier a le talent pour attirer les stars de la planète ovalie (Wilkinson, Hayman, etc.) et ce n’est pas fini puisqu’il vient de relancer le Beckham Gallois Gavin Henson en attendant Giteau et Botha. Excusez du peu. Mais qu’on ne s’y trompe pas, le RCT n’est pas qu’un club de stars. Quand Wilkinson et Contepomi ne sont pas là, Benjamin Lapeyre assure comme un grand. Quant à Laurent Magnaval, il représente le club toulonnais en moins de 20 ans pour le Tournoi des 6 Nations de la catégorie. Jean-Charles Orioli a lui signé son premier contrat professionnel. Alors, Toulon, qui vient de se qualifier pour la première fois de son histoire pour les quarts de finale, est-il un exemple à suivre ? En tout cas, il incarne l’avenir du rugby. La seule question que l’on peut se poser, c’est qui est le plus indispensable : Wilkinson ou Boudjellal ? c ON A AIMÉ La qualification de quatre clubs français pour les quarts de finale de la H Cup. C’est aussi bien que la saison passée. Dommage seulement que les quatre équipes se rencontrent dès ce stade de la compétition : Perpignan contre Toulon et Biarritz contre Toulouse. Mention spéciale aux Catalans qui accèdent (enfin) aux quarts de finale malgré une poule compliquée. ABONNEZ-VOUS et renvoyez ce bon dûment rempli à Lafont presse 53 rue du Chemin Vert - 92100 Boulogne-Billancourt La photo du mois Nos meilleurs ennemis OUI, je souhaite m’abonner au Journal du Rugby pour 12 numéros par an au prix de 47 € Nom : Prénom :.. Adresse :... Code postal :.. Ville :. Téléphone : Date de naissance :... Courriel :.. Profession :... Je règle par chèque bancaire ou postal à l’ordre de Lafont presse 53 rue du Chemin Vert - 92100 Boulogne-Billancourt ou par carte Bancaire : ■ visa ■ N° : expire fin cryptogramme (les trois derniers chiffres au dos de votre carte) d Signature : LA RÉDACTION ON N’A PAS AIMÉ La descente annoncée de Bourgoin en Pro D2. Le club a même décidé de ne pas faire appel de la sanction de 5 points histoire de faire des économies. Les grands clubs ne meurent jamais, mais le CSBJ est en train de perdre ses joueurs les uns après les autres. Un nouveau Béziers en perspective ? Le choc Angleterre-France a déjà commencé entre Lewis Moody et Thierry Dusautoir. Le capitaine français n’entend pas céder aussi facilement son trophée. Ça va chauffer à Twickenham. Allez les Bleus ! LE JOURNAL DU RUGBY Le Journal du Rugby n°6- mars 2011 - 3



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :