Le Journal du Rugby n°4 janvier 2011
Le Journal du Rugby n°4 janvier 2011
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°4 de janvier 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (315 x 400) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 11,8 Mo

  • Dans ce numéro : où est passé le jeu à la française ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Notre championnat n’est pas à la hauteur du rugby international Je suis persuadé qu’on n’a pas vu le véritable niveau de l’équipe de France contre l’Australie. On a eu du mal à exister dans ce jeu de mouvement, de déplacement, ce jeu a- lerte qui correspond à un Super 14, à un Super 15 l’an prochain, qui est révélateur du fossé qui existe entre le Sud et le Nord. Mais peut-on demander aux joueurs toute l’année de conduire une voiture à 100 km/h et tout d’un coup d’en conduire une à 300 ? Maintenant, il ne faut plus se poser de questions et y aller franco dans ce jeu ouvert même s’il y aura des défaites. Il faut retrouver son identité de jeu en pratiquant un rugby capable de rivaliser avec celui du Sud dans l’intensité. L’équipe de France est aujourd’hui dans une situation inconfortable, mais tout n’est pas perdu. On a pris un grand coup de pied aux fesses, mais ça va, au moins, nous permettre de nous remobiliser et de tous se remettre en cause, et surtout pas d’assassiner Marc Lièvremont et son staff ou encore d’essayer de mettre des gens qui seraient bien heureux de prendre une place de super manager ou autre pour désavouer l’autorité de Marc qui est suffisamment lucide pour pouvoir se remettre en cause et avoir une équipe compétitive pour la Coupe du monde. Quand il a débuté son mandat, il a basculé dans un jeu à outrance. On est revenu à quelque chose de pragmatique, mais a-t-il les joueurs pour pratiquer SOMMAIRE 4 6 7 8 9 L’ENTRETIEN DU MOIS : SERGE BLANCO AGEN : LA LÉGION ÉTRANGÈRE BAYONNE : BERNARD LAPORTE BIARRITZ : DAMIEN TRAILLE BOURGOIN : JULIEN FRIER 10 CASTRES : YANNICK FORESTIER 11 CLERMONT : BENJAMIN KAYSER 12 LA ROCHELLE : BENJAMIN FERROU 13 MONTPELLIER : TIMOCI NAGUSA 14 PERPIGNAN : GUILHEM GUIRADO 15 CLUB DU MOIS : BRIVE 19 RACING-MÉTRO 92 : PIERRE BERBIZIER 20 STADE FRANÇAIS : JULIEN ARIAS 21 TOULON : SÉBASTIEN BRUNO 22 DOSSIER : ÉQUIPE DE FRANCE 24 TOULOUSE : BYRON KELLEHER 25 ENQUÊTE : NORD/ALGÉRIE 26 PRO D2 : SOLA (ALBI)/MAZIÈRES (DAX) 27 PRO D2 : CARCASSONNE/BÉROT (TARBES) 28 PRO D2 : TRANSFERTS/ACEBES (AUCH) 29 PRO D2 : MANTA (LYON)/DAMIANI (ST-ETIENNE) 30 QUE DEVIENNENT-ILS : CHRISTOPHE LAMAISON 31 PAR OLIVIER MAGNE* ce rugby-là ? Notre championnat lui fournit-il les hommes pour basculer dans un rugby qui nous ressemble, que l’on aime, mais qui demande une intensité, une condition physique et d’être régulier à ce niveau. Il faut être capable de rééditer ce genre de match tous les week-ends pour s’habituer à cette vitesse de jeu, à ce déplacement perpétuel, à cette capacité à conserver le ballon. C’est le championnat qui est prioritaire dans notre rugby et il ne permet pas de préparer les joueurs au plus haut niveau. Il y a une différence énorme avec le niveau international. Certains disent qu’on a le meilleur championnat en Europe, voire au monde ; peut-être qu’économiquement il est viable, mais est-ce que la qualité de notre rugby est meilleure que celle des championnats du Sud. Je ne crois pas. Si au mois de mai, on fait un match entre la meilleure équipe du Super 14 et le champion de France, je ne suis pas sûr qu’on n’en prenne pas 50 comme contre l’Australie ! Le fossé s’était réduit suite aux règles qui favorisaient la défense et la possibilité d’aller contester le ballon plus longtemps sur les phases de ruck, mais il s’est de nouveau creusé avec des règles qui favorisent désormais les équipes qui aiment attaquer. Notre championnat n’est pas à la hauteur du rugby international. On ne perd pas contre l’Australie sur l’aspect tactique, mais parce qu’on est dépassés sur l’intensité physique, sur la qualité technique, sur cette capacité à faire des passes avec un temps de plus en plus réduit. L’équipe de France a désormais trois mois et 8 matches de préparation pour être prête. *VAINQUEUR DU GRAND CHELEM EN 1997, 1998, 2002 ET 2004, DU TOURNOI DES 6 NATIONS EN 2006, ENTRAÎNEUR DE L’ÉQUIPE DE FRANCE A, CONSULTANT POUR EUROSPORT Le rugby français est dans la même situation que le footballanglais En 1999, après deux Grands Chelems, on avait connu quelques soucis, et on connaît la suite. Je préfère donc être optimiste. Il faut surtout trouver pourquoi on a craqué à la 50ème minute contre l’Australie alors qu’il y avait 10- 10 à la mi-temps. Ensuite, il faudra retrouver une certaine confiance. C’est une défaite importante, mais ce n’est qu’une défaite. Il faut profiter du Tournoi pour se remettre dans une dynamique positive. Il y a le jeu, mais il y a aussi quelque chose de psychologique. A un moment donné, on a lâché, on ne s’est pas battu, on n’est pas allé au-delà de soi. C’est un problème mental. Les joueurs et l’encadrement se sont parlé après le match. C’est dans l’échange qu’on trouve les solutions. Quand ça ne va pas, on entend que c’est la faute au championnat, à la formation, etc. Mais il ne faut pas oublier que l’équipe de France ne sélectionne des joueurs que sur 50% des joueurs qui jouent dans le Top 14. Il y a à peu près 40% de nonsélectionnables qui jouent dans le championnat français et à Prochain numéroLe Journal du Rugby : 22 JANVIER 2011 PASSION RUGBY : GUY SAVOY CHRONIQUES PAR JEAN-CLAUDE SKRELA* croire ce qu’on peut lire, il y en aura encore plus après la Coupe du monde… On se trouve un peu comme le footballanglais, qui a de très grands clubs, qui gagnent des Coupes d’Europe, mais qui se trouve en très grande difficulté dans les rencontres internationales ou les Coupes du monde. Prenez la 3ème ligne de Brive, celle de Toulon ou des deux clubs de Paris, vous avez quasiment des joueurs non sélectionnables. Je ne sais pas s’il y a trop d’étrangers. Ce n’est pas mon propos. Je dis simplement qu’aujourd’hui notre choix de sélection ne se porte pas sur l’ensemble des joueurs. Les Anglais, avec la crise, ont mis davantage de jeunes dans leurs équipes. L’Afrique du Sud ou la Nouvelle-Zélande n’ont eux pas de non-sélectionnables dans leurs équipes. Ils font jouer tout leur potentiel. Nous, non. C’est vrai qu’on a un championnat attrayant, je ne vais pas le dénoncer, il en est ainsi. Mais c’est un facteur que demain on devra regarder de plus près. On a une convention FFR-LNR, je ne veux pas opposer les gens, mais je pose une question et je ne me la pose pas d’aujourd’hui. Ce n’est pas une excuse à la défaite, mais c’est une réflexion. A certains postes, on n’a pas pléthore de joueurs. *DIRECTEUR TECHNIQUE NATIONAL, CHAMPION DE FRANCE AVEC LE STADE TOULOUSAIN COMME ENTRAÎNEUR EN 1985, 1986 ET 1989 EDITO Faut-il protéger les 40 meilleurs joueurs français ? La défaite contre l’Australie, 59 à 16, au Stade de France, a fait couler beaucoup d’encre. Chacun y est allé de son a- vis. Cette défaite est-elle un accident ? Où est passé le jeu à la française, le célèbre french flair ? Faut-il tout changer ? A dix mois de la Coupe du monde, ce n’est sans doute pas le moment de faire la révolution. Avec trois mois de préparation, l’équipe de France est capable de coups et de briller en Nouvelle-Zélande. Mais après ? Faut-il comme les Anglais protéger nos internationaux ? Pas leur interdire d’aller jouer outre-Manche puisqu’ils n’y vont plus. Mais fermer nos frontières et ne pas accepter des é- trangers qui n’ont plus le niveau dans leur pays ? Pour un Wilkinson, combien d’autres bloquent nos joueurs français qui se retrouvent sur le banc de nos meilleures équipes ? Faut-il, comme dans l’hémisphère Sud, mettre sous contrat avec la Fédération les 30 ou 40 meilleurs joueurs français ? Sans doute. Mais ce sera alors un casse-tête de plus pour un rugby français qui doit vite comprendre que sa vitrine est son équipe nationale et non son championnat. LA RÉDACTION La photo du mois McCaw donne rendez-vous aux Français ! ABONNEZ-VOUS et renvoyez ce bon dûment rempli à Lafont presse 53 rue du Chemin Vert - 92100 Boulogne-Billancourt OUI, je souhaite m’abonner au Journal du Rugby pour 12 numéros, soit 38 € par an au lieu de 46,80 € Nom : Prénom :.. Adresse :... Code postal :.. Ville :. Téléphone : Date de naissance :... Courriel :.. Profession :... Je règle par chèque bancaire ou postal à l’ordre de Lafont presse 53 rue du Chemin Vert - 92100 Boulogne-Billancourt ou par carte Bancaire : ■ visa ■ N° : expire fin cryptogramme (les trois derniers chiffres au dos de votre carte) Ouedraogo impuissant face à l’Australie. Le troisième ligne aile et capitaine de l'équipe de Nouvelle-Zélande Richie McCaw (à droite sur la photo), qui est devenu en novembre contre l’Irlande le Black le plus capé de l’histoire (93 sélections), a remporté le titre de joueur de l'année décerné par l’IRB pour la troisième fois (2006, 2009 et 2010). Un record ! Ça valait bien une photo avec le capitaine de l’équipe de France de handball Jérôme Fernandez, histoire de rappeler aux rugbymen français qu’ils affronteront les Blacks, vainqueurs de 13 de leurs 14 matches en 2010, sur leur pelouse, le 24 septembre 2011 pour le compte du 1er tour de la Coupe du monde… LE JOURNAL DU RUGBY Signature : Le Journal du Rugby n°4- janvier 2011 - 3



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