Le Journal du Rugby n°27 décembre 2012
Le Journal du Rugby n°27 décembre 2012
  • Prix facial : 3,90 €

  • Parution : n°27 de décembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (315 x 380) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 13,8 Mo

  • Dans ce numéro : la résurrection de Fred Michalak... retour sur le futur !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Ces rugbymen entrepreneurs… D'illustres joueurs sont devenus dans le même temps des patrons très combatifs. Qui sont-ils et que recherchent-ils ? Notre enquête auprès de ces entrepreneurs made in ovalie. Une carrière se construit. Une reconversion aussi. Sans dresser une liste exhaustive, de plus en plus de rugbymen anticipent leur après-carrière afin de ne pas se retrouver au dépourvu, une fois les crampons rangés au placard. Certains noms très reconnus dans le milieu du rugby, dont pas mal d’internationaux ou d’anciens internationaux, sont devenus dans le milieu de l’entreprise des patrons émérites. Actionnaires de PME, ils sont entrés de plain-pied dans ce nouveau monde. Le premier nom qui vient à l’esprit est Depuis ces dernières années, de nombreux rugbymen prêtent leur nom à des campings voire mettent la main à la pâte. Dernier en date, Sébastien Chabal. Le troisième ligne du LOU vient en effet de conclure un partenariat avec la chaîne de camping Flower. Tentative d’explication du phénomène. Philippe Bernat-Salles propriétaire de campings, Olivier Roumat propriétaire lui aussi dans les Landes, Dimitri Yachvili codirigeant d’un camping à Biarritz et la liste pourrait être plus longue. Les rugbymen associant leur nom à l’hôtellerie de plein air ne cessent de se multiplier. Phénomène qui peut s’expliquer notamment par les liens humains qui lient les deux mondes. « Je pense qu’à l’instar du rugby, dans le camping, l’on retrouve un certain travail d’équipe, mais aussi cette idée de partage comme dans le sport, nous explique Sébastien Chabal qui vient de prêter son image à la chaîne Flower Campings, On a aussi cette convivialité quand on se retrouve. Tous ça, c’est très proche du rugby. Si je pouvais ILS NE CONNAISSENT PAS LA CRISE Quand il ne joue pas, Lionel Nallet gère son entreprise spécialisée dans l’usinage pour les industries ferroviaires et nucléaires. 26 - Le Journal du Rugby n°27 - Décembre 2012 celui de Lionel Nallet. Sa carrière sportive n’est plus à commenter. Avec 74 sélections à son actif, il a été l’un des plus brillants tricolores de sa génération. Titulaire d’un BTS de productique obtenu à Bourgoin, il a ensuite fondé avec son beau-frère une PME de cinq salariés basée dans l’Ain. Cette entreprise est spécialisée dans l’usinage pour les industries ferroviaires et nucléaires. Un domaine extrêmement pointu. Le fait qu’il se soit engagé avec le LOU n’est évidemment pas anodin. En quittant le Racing-Métro, il a pu se rapprocher géographiquement de sa structure professionnelle, telle une véritable soupape pour lui : « Mon entreprise me cause plus de préoccupations car, avec l’expérience, je gère mieux le rugby, aime-t-il à rappeler. C’est toujours plus compliqué quand on vit en vase clos, comme on le voit avec les jeunes footballeurs. En tant que rugbyman, je considère que je ne travaille pas. On me paie, mais c’est un plaisir. La crise économique actuelle ne me parlerait pas beaucoup si je n’étais que joueur. Dans mon entreprise, on s’est pris deux gros impayés Le camping, l’autre dada des joueurs de rugby L’image de Chabal résumer la raison du lien entre rugby et camping, c’est que l’esprit campeur est ce qui se rapproche le plus de celui du rugbyman ». Des valeurs certes, mais aussi une image du rugbyman qui reste extrêmement vendeur pour tout ce qui touche à l’authenticité. « Chabal a un côté convivial et humain ainsi qu’un profil terroir, nous explique Gilles Charon, directeur de la chaîne. « C’est exceptionnel le capital sympathie qu’a ce joueur. Ce sont surtout les femmes qui s’y sont intéressées » plaisante-t-il. Pour sa part, Philippe Bernat-Salles parle surtout d’opportunités qui permettent aux rugbymen de se lancer dans l’aventure du camping, Flower campings la première année. Il a fallu partir à l’assaut pour trouver d’autres clients ». « Nalluche » n’est pas le seul son petit patron. Vincent Clerc, lui, titulaire d’un Master en management, s’est lancé dans l’événementiel et la formation, en créant Team Bizness en s’associant avec Grégory Lamboley et Philippe Spanghero, lequel avait totalement arrêté sa carrière pour se consacrer au milieu de l’entreprise : « J’ai toujours eu un à-côté, aime préciser le Toulousain. Je veux voir d’autres gens, m’ouvrir à des réflexions intellectuelles différentes. » Cette entreprise est en pleine expansion. Parmi les intervenants figurent Alain Prost, Aimé Jacquet et Imanol Harinordoquy. Ce dernier s’est associé depuis six ans à un fabricant de textile, North Company, pour donner naissance à sa marque de vêtements éponyme : « Comme je suis propriétaire, je veille sur tout, depuis les prototypes avec les stylistes jusqu’au marketing et à l’acheminement dans nos 70 points de vente, explique le Biarrot. Ma marque m’occupe beaucoup. Quand sportivement cela va moins bien, cela me permet de penser à autre chose et de revenir à la compétition avec plus de fraîcheur ». Damien Chouly a lui une boutique en co-gérance avec Porical, Soixantesix : « C’est le cas depuis 2009, assure le Clermontois. On a pris cette boutique avec Jérôme. Cela fait partie d’une aventure. On a voulu développer une marque de vêtements à la base qui s’appelle Rugby Division. On a donc voulu à la fois développer une boutique et une marque. Les deux sont liés. Je voulais trouver une activité à côté du rugby. C’était important pour moi de ne pas me focaliser que sur mon sport. plus présente que dans n’importe quel autre sport, lui qui aura terminé sa carrière du côté de Biarritz puis à Capbreton en 2006. Dans les affaires de l’hôtellerie de plein air depuis maintenant 13 ans, l’ancien joueur possède dorénavant six campings. « Vers la fin de ma carrière, j’ai songé à ma reconversion. Je n’avais aucun précédent, mais me lancer dans le camping, ça a été une bonne opportunité dans la région où j’étais », explique-t-il avant de rajouter : « Dans la région (les Landes, Ndlr), il vaut mieux ouvrir un camping qu’une station de ski ! » Toutefois, l’ancien international, aujourd’hui président de la Ligue Nationale de Handball, reconnaît qu’il existe bien un lien affectif entre le rugby et le camping. « C’est vrai que nous rugbymen on aime bien l’ambiance qu’il y’a, cette atmosphère de fête et de rencontre. Moi-même j’avais fait du camping avec ma famille quand j’étais plus jeune et j’avais adoré. Il y a aussi ce mélange de classes sociales que l’on retrouve aussi dans les deux cas ». On a du mal à imaginer un Sébastien Chabal faire du camping et vous ? Damien Chouly : « Je voulais mettre un pied dans la vraie vie » Florent De Brito En dehors du rugby pendant les temps de repos, je voulais déjà mettre un pied dans la vraie vie. Il est bon d’avoir l’esprit occupé. Le rugby est notre métier. Et quand on est moins bien, il est bon d’avoir une activité annexe qui permet de s’évader un peu. Le fait d’être à Clermont fait que je ne suis plus sur place. Cependant, on a un gérant et ami qui s’en charge. En fait, on s’occupe désormais davantage du développement de notre marque que de la boutique ». Sylvain Marconnet, avant de se retirer définitivement des terrains, était devenu actionnaire et consultant de SportLab, une société de marketing sportif. Force est de constater qu’il y a près de vingt ans, avec des salaires bien inférieurs, les joueurs de haut niveau se trouvaient dans l’obligation d’être pluriactifs. Cependant, le niveau général d’études de plus en plus élevé de ces athlètes à la tête bien pleine leur facilite forcément un lien étroit avec le monde de l’entreprise. En cas de blessure, de coup dur, cet autre univers s’avère par conséquent être un soutien très important notamment au niveau social. De plus, habitués à endiguer la concurrence sur un terrain, les joueurs de rugby sont à même de le faire d’autant plus dans le milieu des affaires. Arrêtons-nous un moment sur le modèle néo-zélandais qui est intéressant à suivre et dont il faut s’inspirer, avec « un programme de développement professionnel », qui oblige contractuellement les jeunes qui ne sont pas encore pros à mener des études ou à avoir un travail une demijournée, alors que les pros, eux, n’y sont pas contraints, mais y sont encouragés, avec une mise en contact avec des employeurs. En France, autre fait très commun en Ovalie, certains joueurs possèdent des parts dans des restaurants ou des bars : « Je pense beaucoup à ma reconversion, souligne François Trinh-Duc. C’est quelque chose d’important pour moi. J’ai d’ailleurs ouvert un restaurant dans le centre ville de Montpellier depuis deux ans maintenant (La Chistera). Que de plus en plus de rugbymen deviennent des patrons pendant ou après leur carrière, est à noter. Cela vient du fait que c’est plus médiatisé de nos jours. Mais il faut savoir que dans notre sport, on n’a pas la chance d’avoir des salaires qui nous permettent de tenir jusqu’à la fin de nos jours. A partir de là, l’après-rugby est essentiel, d’où la nécessité de faire autre chose... ». Le 29 avril 2011, une journée rugby, emploi, PME, placée sous le signe de l’échange, était organisée par Provale et la CGPME 31 avec la participation de l’agence XV. Ce rendezvous visait à réunir une quarantaine de joueurs (Top 14, Pro D2, Fédérale, confondus) et chefs d’entreprises. Et nul doute que tous ces grands champions cités cidessus, qui ont, à la fois réussi sur le terrain autant qu’en dehors, donneront de lumineuses idées à d’autres... Jean-Marc Azzola
PERSONNALITÉ MATTHIEU LARTOT AU MICRO Qui est vraiment le « Monsieur Rugby » de France Télévisions ? Le journaliste qui commente les matches de l’équipe de France et ceux de la Coupe d’Europe sur le service public est avant tout un passionné du ballon ovale qu’il a pratiqué et dans lequel il a baigné durant toute sa jeunesse. eu un parcours un peu atypique » reconnaît Matthieu Lartot au moment d’évoquer son « J’ai parcours professionnel qui l’a amené, depuis plusieurs années déjà alors qu’il vient de fêter ses 33 ans, à commenter les matches internationaux de rugby sur France Télévisions. Alors étudiant en première année de journalisme à l’ISCPA à Paris, il est amené à effectuer un stage d’observation de deux mois à la rédaction du service des sports de France Télévisions. « Christian Prudhomme qui était le rédacteur en chef de ce service m’a ensuite rappelé pendant les « Mon père est président du club de Mantes-la-Jolie. » « J’ai grandi avec un ballon dans les bras et j’allais voir mon père jouer le dimanche » vacances pour me proposer de collaborer plus régulièrement, à commencer par les Jeux de Sydney en 2000 où je suis parti sur des sujets du desk. Quand je suis rentré des J-O, on m’a proposé de faire un contrat en alternance pour terminer ma formation avec le CFPJ. Voilà comment a débuté mon aventure à France Télévisions » souligne celui qui a ensuite touché à un maximum de disciplines sportives avant de se spécialiser dans le rugby. « Cela a duré deux années jusqu’au début 2003 et j’ai été durant cette période « le couteau suisse » du service comme le sont beaucoup quand ils sont en alternance ou bien pigistes ». Après avoir suivi le rugby « de manière épisodique quand il fallait donner un coup de main », c’est lors du Tournoi des VI Nations 2003 qu’il effectue ses grands débuts. « Pierre Salviac m’a confié mon premier direct, c’était un Angleterre-Italie à Twickenham et c’est pour moi un souvenir impérissable. On m’avait mis un peu la pression en me faisant bien comprendre que j’étais le plus jeune commentateur de l’histoire du rugby en France. En même temps, j’étais complètement fou à l’idée de commenter mon premier match ». Ce jour-là, Matthieu Lartot se retrouve aux côtés de Serge Simon dans le rôle du consultant. « J’avais fait un test à blanc avec Vincent Moscato qui était venu gentiment faire office de consultant dans une cabine pour recommenter un match pour voir si ma voix passait en direct et si j’en étais capable ». Cette première avait été jugée suffisamment bonne pour que l’on fasse comprendre à l’intéressé qu’un bel avenir l’attendait... Mais il devra attendre 2008 pour commenter son premier match de l’équipe de France (Irlande-France au Croke Park de Dublin). « Entretemps, il avait fallu faire ses gammes et on m’a d’abord confié les commentaires de la Coupe d’Europe de rugby en 2004 dans la foulée de la Coupe du monde pour laquelle j’étais parti deux mois en Australie ». Et d’ajouter : « A Dublin, j’avais Fabien Galthié comme consultant et j’avais déjà commenté un match avec lui en 2005, je crois même que c’était son premier match, un Italie- Ecosse à Rome ». Depuis cette date, Matthieu (avec deux t) Lartot enchaîne les rencontres du XV de France. Un vrai plaisir pour un garçon issu du monde du rugby. « Mon père est président du club de Mantes-la-Jolie. J’ai donc toujours baigné dans ce sport. J’ai grandi avec un ballon de rugby dans les bras et j’allais voir mon père jouer le dimanche. J’ai des photos où j’étais en poussette avec ma mère au bord du terrain. J’ai joué moi aussi de 5 ans à 17 ans, tout comme mon frère et mon fils y joue. C’est quelque chose qui est dans la famille » assure-t-il. France Télévisions « C’est le sport que j’ai pratiqué en premier et il m’a marqué. Quand on dit que c’est l’école de rugby, c’est l’école de la vie, ce n’est pas qu’une belle phrase. Ce qui m’a marqué, ce sont les voyages en bus, les goûters avec les copains, les franches rigolades » relève celui qui a failli rentrer en sport-études. Mais une grave maladie au genou l’a contraint à arrêter de jouer. « Je n’avais qu’une envie, c’était d’y revenir par n’importe quelle porte et finalement d’en faire mon métier ». Objectif atteint pour Matthieu Lartot qui reconnaît que s’il voulait au départ devenir journaliste, « je n’étais pas forcément destiné à être journaliste sportif ». Avouant « avoir été bercé par les grandes heures du Tournoi le week-end à la télévision comme dans beaucoup de familles », le futur commentateur n’était alors pas supporteur d’une équipe du championnat de France. « Mes souvenirs d’enfance, c’est l’équipe de France dans le Tournoi des V Nations à l’époque de Serge Blanco qui est un joueur hors norme. C’est une période marquante pour moi et je suivais finalement très peu le rugby de clubs ». Observateur avisé du rugby, Matthieu Lartot considère que « si le sport numéro un reste évidemment le football qui est pratiqué partout dans le monde, ce qui n’est pas le cas du rugby, depuis qu’il est passé professionnel, le rugby est devenu le sport numéro deux en France en termes de pratique et de notoriété. L’impact du rugby est colossal aujourd’hui ». Et d’évoquer « les manifestations organisées par plusieurs présidents de clubs, notamment Max Guazzini qui a beaucoup fait pour démocratiser ce sport en France, certaines rencontres de clubs qui ont « Le Tournoi des VI Nations fait partie du patrimoine français à la télévision » réuni 80 000 spectateurs au Stade de France, le fameux calendrier qui a touché d’autres cibles ». Mais il reconnaît également « qu’il y a forcément des limites à ce système-là avec notamment des contraintes économiques difficiles et un club comme le Stade Français a un peu perdu de sa superbe ». Pour Matthieu Lartot, le rugby n’a pas son Zlatan Ibrahimovic « même s’il y a un Jonny Wilkinson dans notre championnat, on n’a pas encore une méga-star planétaire ayant un niveau de notoriété mondiale très élevé ». Il admet également que le rugby est un monde qui a longtemps été replié sur lui-même, « d’autant que c’est un sport qui, avec ses règles, est compliqué et pas accessible à tous, ce qui parfois, peut causer des soucis, sauf quand il s’agit d’une énorme compétition comme la Coupe du monde où, d’un seul coup, à partir des quarts de finale, le pays se prend à rêver d’un titre mondial. Mais on sait que sur les 15-16 millions de téléspectateurs qui regardent un match de rugby, il y en à peine un tiers qui comprend véritablement les règles de ce sport, ses subtilités et les acteurs qui le pratiquent ». D’où la nécessité d’effectuer « un vrai travail pour que ce sport continue à grandir et surtout intéresse le plus grand nombre ». Dans un tel contexte, le rugby a donc une belle carte à jouer « et surtout à préserver parce que, si on prend l’exemple du handballavec une équipe de France qui est sans doute en sport collectif celle qui a tout gagné et qui a marqué l’histoire de son empreinte, on s’aperçoit que c’est quand même de manière très épisodique car le handball n’existe en France que tous les quatre ans le temps des Jeux Olympiques et tous les deux ans pour les championnats du monde. Mais c’est un sport très peu exposé avec un championnat qui n’est pas reconnu à sa juste valeur avec une équipe de France qui est l’arbre qui masque la forêt, sans parler des affaires un peu troubles qui sont venues récemment gâcher tout cela ». Pour « L’impact du rugby est aujourd’hui colossal » Matthieu Lartot, le rugby est un sport qui réunit le plus grand nombre tous les quatre ans avec la Coupe du monde, mais qui dispose également « d’un évènement récurrent avec le Tournoi des VI Nations qui est un monument comme le Tour de France, qui fait partie du patrimoine français à la télévision et qui signifie forcément quelque chose pour les gens, même s’ils ne sont pas forcément passionnés par ce sport ». Un constat qui lui fait dire que « le rugby est beaucoup plus ancré en France que peuvent l’être le hand ou le basket, mais sans pouvoir concurrencer le football qui restera toujours numéro un ». La perspective de commenter le rugby à VII lors des prochains Jeux Olympiques provoque chez Matthieu Lartot « beaucoup d’excitation car c’est une discipline un peu méconnue en France où il n’y a pas une culture à VII et pourtant, c’est un sport hyper spectaculaire, formaté pour une compétition comme les Jeux, où on n’a pas le temps de se lasser, avec des espaces et du mouvement permanent, et qui cartonne sur le circuit mondial à Hong-Kong ou Las Vegas. Je pense qu’une fois que les gens vont se rendre compte ce que c’est véritablement, c’està-dire une discipline qui a de beaux jours devant elle, cela pourrait aller au-delà du simple buzz et cela pourrait durer ». En attendant, Matthieu Lartot va commenter les prochains matches de l’équipe de France lors de la tournée de novembre, puis sur le Tournoi avec toujours le souci de ne pas être un supporteur, mais de faire preuve d’objectivité dans ses commentaires. « La frontière est mince car le direct a quelque chose de fascinant et parfois, on oublie que l’on est en train de parler à des millions de gens. On peut avoir tendance à s’enflammer devant les exploits de l’équipe de France et je ne condamne pas le chauvinisme, tant que cela reste dans la limite de l’acceptable. Mais il faut garder un devoir de réserve et surtout d’objectivité, être capable de dire que l’équipe de France peut réaliser des mauvais matches. Cela fait partie de notre mission et nous sommes journalistes avant tout ». A bon entendeur. François Bordo Le Journal du Rugby n°27 - Décembre 2012 - 27



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