Le Fil Dentaire n°158 février 2020
Le Fil Dentaire n°158 février 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°158 de février 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : COLEL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 112 Mo

  • Dans ce numéro : dentisterie esthétique comtemporaine, conduit par la Bioteam Bordeaux.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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FOcUS CLINIC Dr. Hélène LAFARGUE Ancienne AHU, Université de Bordeaux Pratique privée, Bordeaux Membre de la BIOTEAM Bordeaux lafargueln@gmail.com Une reconstruction étendue requiert des séances longues et complexes si bien qu’il est préférable qu’elle soit non pas acceptée mais souhaitée. Bien souvent, ce souhait résulte de l’histoire d’une dent. Cette dent aura subi de multiples reconstructions jusqu’à ce que le patient comprenne la pertinence d’une reconstruction étendue permettant de préserver ses structures dentaires. (fig. 1) Pour le praticien la plus grande difficulté sera souvent de savoir organiser son approche thérapeutique. 1. OBSERVER ET ÉCOUTER 40/LEFILDENTAIRE.COM CHRONOLOGIE ET STRATÉGIE DES RESTAURATIONS ÉTENDUES MINIMALEMENT INVASIVES  : 10 pOINTS cLÉS Fig. 1  : suite aux surcharges mécaniques chez ce patient bruxomane de 60 ans, la première molaire mandibulaire gauche de notre patient aura subi de multiples reconstructions jusqu’à ce qu’elle soit extraite, 5 ans après la première consultation, remplacée par une couronne implanto-portée et que le patient accepte une reconstruction étendue. avant de réaliser une analyse esthétique du cadre facial (Fradeani M., 2008) dans lequel nous positionnerons nos restaurations, l’observation commence au bureau lorsque le patient nous parle de son sourire dont « on ne voit plus les dents » (fig. 2). Fig. 2  : les photographies prises lors de la première consultation permettent de détecter les asymétries éventuelles, et d’analyser la typologie squelettique (hypo-divergente dans notre cas). Des photographies plus anciennes permettront d’observer l’évolution de l’usure, de prévoir les charges parafonctionnelles qu’auront à subir nos restaurations et de nous inspirer. Lors de reconstructions étendues, le cadre facial constitue un guide pertinent puisque les repères morphologiques dentaires sont altérés ou perdus. (fig. 3) Fig. 3  : l’usure a transformé la morphologie dentaire que nous chercherons à réharmoniser avec la forme rectangulaire du visage.
L’analyse des modèles d’étude est très informative. Elle complète l’étude en bouche où l’on observe la persistance d’un guide antérieur fonctionnel, le type de guidage en latéralités ainsi que les éventuelles interférences. (fig. 4) Fig. 4  : l’analyse des modèles d’études permet d’observer la morphologie dentaire, les facettes d’usures, les dysharmonies des courbes occlusales ou du plan d’occlusion. (c) Les interférences non travaillantes doivent parfois être éliminées précocement pour permettre une relaxation neuromusculaire autorisant l’enregistrement d’une relation centrée (RC). L’observation concerne ensuite les différents documents complémentaires radiographiques. Une radiographie panoramique (Fig. 1) est révélatrice de l’état parodontal et de l’état condylien. 2. CHOISIR UN PLAN HORIZONTAL DE RÉFÉRENCE Choisir un plan horizontal de référence revient à savoir à partir de quel axe seront montés nos moulages sur articulateur pour analyse puis modifications. En vue de telles reconstructions, le plan axio-orbitaire (du point condylien au point infra orbitaire) s’impose. Ce plan, horizontal lorsque le patient regarde droit devant lui, présente l’avantage d’une concordance cutanée et osseuse qui permet de le superposer à une téléradiographie de profil et permet surtout d’établir une relation anatomique entre la position du condyle mandibulaire et le plan d’occlusion. Le transfert sur articulateur nécessite un arc facial. Sans cela, la reproduction de la cinématique reste aléatoire puisque la localisation du centre de rotation et donc les glissements par rapport au plan d’occlusion sont aléatoires. Ceci peut se traduire par des erreurs millimétriques dans les valeurs de rapprochement et d’éloignement des dents postérieures ce qui conditionne directement le volume des cuspides et le guidage. (fig. 5) Fig. 5  : le transfert sur articulateur par un arc facial permet une position et une orientation optimale du maxillaire par rapport à la base du crâne et donc par rapport aux boitiers de l’articulateur. 3. CHOISIR UNE POSITION MANDIBULAIRE DE RÉFÉRENCE La position mandibulaire de référence doit être distinguée de la position de reconstruction  : nous pouvons par exemple choisir de nous référer à l’oIM et reconstruire dans une position mésialée. Il s’agit d’une position à laquelle nous pouvons revenir à chaque instant du traitement. Il nous semble toujours plus simple et plus confortable de nous fier à l’OIM. Lorsqu’elle est stable et fonctionnelle, nous nous pouvons y intégrer nos reconstitutions. Ceci se détermine à la fois par observation clinique (nombre et répartition des antagonismes cuspidés) et au papier à articuler. La relation centrée (rC) définit une condition du condyle qui se trouve en rotation pure autour de l’axe charnière terminal sur environ 20 mm d’ouverture. Un enregistrement réalisé à n’importe quel endroit sur cet arc d’ouverture est toujours un enregistrement de la rC. La relation centrée existe donc avec ou sans contact dentodentaire. La reproductibilité constitue le principal test de validation de l’OrC et dépend des aTMs. (fig. 6) Fig 6  : une mise en condition neuromusculaire (par de la physiothérapie, une orthèse de décompression neuro musculaire, le port d’un dispositif antérieur de type JIG de Lucia) et/ou occlusale est souvent nécessaire à obtenir un enregistrement de qualité. 4. CHOISIR UNE POSITION THÉRAPEUTIQUE La position thérapeutique est la position de reconstruction occlusale. Il peut s’agir  : l de l’oIM optimisée par le traitement (sans modification de DVO) l de l’orC – avec ou sans modification de DVO. Dans la majorité des cas lors d’une reconstitution étendue, l’OIM initiale est perdue au fil du traitement. La position de référence est l’OrC et la reconstruction se fera en créant une nouvelle OIM correspondant à l’OrC du patient. Lorsque toutes les dents d’au moins une arcade sont à reconstruire, ceci devient plus simple que lorsqu’il reste des dents et qu’il faut par addition, soustraction, ou orthodontie faire coïncider les deux positions d’OIM et d’OrC. LE FIL DENTAIRE N°158/41



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