Le Fil Dentaire n°157 janvier 2020
Le Fil Dentaire n°157 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°157 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : COLEL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 94,3 Mo

  • Dans ce numéro : plan de traitement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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FOcUS CLINIC Dr. Renaud PETITBOIS D.U. d’Implantologie Basale Chargé de cours au DU d’implantologie basale de la Faculté de Médecine de Nice En tant que dispositif médical sur mesure, chaque prothèse implantaire nécessite à la fois une maîtrise technique et une parfaite collaboration entre le praticien et le prothésiste. L’esthétique fortement véhiculée par les médias est devenue primordiale dans la société moderne traduisant ainsi des exigences de plus en plus importantes de la part de nos patients. Les choix issus du projet thérapeutique implantaire ont une importance capitale  : quel implant, quel pilier, quel type de prothèse allons nous envisager dans ce cas spécifique ? Les standards de réhabilitation s’élevant sans cesse, l’ostéointégration n’est plus le seul résultat à obtenir. Il nous faut aujourd’hui maîtriser de nombreux autres paramètres  : l savoir détailler les caractéristiques des dents désirées, l être autonome dans le choix de la couleur et de la nature des matériaux dans les sens biomécanique et biomimétique, l savoir recueillir des informations médicales, anatomiques, esthétiques et fonctionnelles, les organiser puis les incorporer au plan de traitement.Le praticien sera alors en mesure d’optimiser la qualité et la quantité de l’os ainsi que de la gencive à sa disposition pour la pose idéale de ses implants. Chaque biotype sera analysé (fin ou épais) et le plan de 30/LEFILDENTAIRE.COM IMPLANTOLOGIE ET HARMONIE DU SOURIRE  : règles et protocoles à respecter Chaque prothèse implantaire est un dispositif médical unique nécessitant une maîtrise technique, ainsi qu’une étroite collaboration de l’équipe praticien/prothésiste. Avec la participation souhaitée active du patient, l’harmonie du sourire est le fruit d’un travail issu de règles et de protocoles spécifiques prédéfinis. L’avènement de la CFAO nous a permis l’utilisation de la zircone. La technique du tout céramique est maitrisée, mais, malgré ce bouleversement technologique, le métal conservera encore des indications spécifiques. Mots-clés  : Implants dentaires, laboratoire de prothèse, harmonie des dents artificielles traitement s’élaborera directement en fonction de celuici. Traditionnellement, on choisit d’abord le diamètre de l’implant le plus adapté, puis les distances à respecter  : - 2 à 3 mmentre deux implants et 1,5 à 2 mmentre une dent et un implant - 1 à 2 mm d’os (doit être présent) dans le sens vestibulopalatin de chaque côté de l’implant. Dès qu’une simple extraction est envisagée, se pose la question du choix de la temporisation ou de la pose immédiate de l’implant, de la régénération ou de la préservation du tissus osseux et enfin de la mise en esthétique à l’aide d’une dent provisoire. En fait, comme Kan (3), nous posons immédiatement l’implant sauf en cas d’infection (où nous temporisons 60 jours avant de réévaluer le cas) et dans les secteurs esthétiques si le mur osseux vestibulaire est conservé, nous réalisons une dent provisoire en légère sous occlusion. La mise en charge immédiate des implants à condition d’en respecter les indications (4,5) permet de pallier l’inconfort esthétique et fonctionnel des solutions amovibles de temporisation ou des solutions fixes délétères. La réussite esthétique dans la reconstruction du sourire repose pour beaucoup sur la réalisation d’une prothèse de transition de qualité vissée si possible afin de faciliter les retouches éventuelles. Outre l’esthétique cette prothèse joue aussi un rôle important dans la mise en forme des tissus de soutien et
dans la gestion de la phonation et de l’occlusion. Enfin, ces prothèses vont offrir au patient, comme au praticien, la motivation permettant de finir le traitement dans les meilleures conditions. Le respect des cycles biologiques est omniprésent dans notre arbre décisionnel. Il faut procéder étape par étape tout en respectant la maturation des tissus. Si chaque cas nécessite une approche particulière, le protocole reste toujours le même (Fig. 1). Historique Patient Soins Extractions Temporisation/Poa Parodontologie P répa ostéogéniqi Chirurgie Pretétiele Implantologie 7,72111 Bridges Modèles d'études, wax-uo, masques Fig.1  : plan de traitement. Nous y avons ajouté la préparation ostéogénique des sites, selon le protocole de Scortecci et al (1). En effet, cette technique nous permet, avant implantation, de renforcer la structure de l’os et même dans certains cas, de gagner quelques millimètres bien précieux ! (Fig. 2a, b, c et d) Fig.2a  : communication bucco-sinusienne depuis deux ans. Fig.2b  : communication fermée 45 jours après la première séance Fig.2c  : consolidation et gain de hauteur d’os après la deuxième séance LI ! 1 Fig.2d  : pose des implants à 135 jours. Cette préparation ostéogénique repose sur le principe qui veut que tout traumatisme engendre une réparation. Des ostéotenseurs manuel et rotatif réalisent, par des moyens mécaniques sans lambeau, une véritable mécanothérapie moléculaire. Cette activation entraîne une mobilisation cellulaire locale et à distance. Un caillot suivi d’un cal osseux renforce l’ostéoarchitecture locale. En suivant les mécanismes de l’action ostéogénique, nous aurons une action catabolique favorable à une chirurgie de greffe à 21 jours ou une action anabolique favorable à une chirurgie pour durcir ou pour épaissir à 45 jours. Les ostéotenseurs ont été spécifiquement paramétrés pour ne pas entrainer d’effets collatéraux indésirables (débris osseux, blessure, infection, fracture, pollution). (Fig. 2e) Fig.2e  : xxx L’amplitude du sourire exposera plus ou moins la relation implant/dent artificielle/gencive. L’objectif prothétique guidant la chirurgie, le degré d’enfouissement de l’implant conditionnera le futur alignement des collets. La formation du sillon périimplantaire sera concomitante à l’ostéointégration de l’implant. Tout enfouissement excessif entrainera la formation d‘un cratère osseux et d’une poche infra-osseuse, ainsi que des difficultés pour le prothésiste. A l’inverse, il y aura un problème esthétique pour un implant dont l’émergence est trop visible. La réussite esthétique est le fruit d’une équipe composée du praticien, du prothésiste, et du patient, et cette relation sera guidée en final par le souhait du patient. Encore faut-il ne pas oublier l’influence de l’ensemble du visage sur la beauté du sourire. Zlowodzki et al (2) ont montré qu’il fallait déterminer le positionnement du plan frontal esthétique en optimisant la position, l’alignement, et la qualité des dents artificielles (teinte, proportion, forme). Il faut ensuite les adapter aux dents adjacentes, quand il y en a, et à une gencive de qualité, le tout en harmonie avec l’ensemble du visage. LE FIL DENTAIRE N°157/31



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