Le Fil Dentaire n°154 octobre 2019
Le Fil Dentaire n°154 octobre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°154 de octobre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : COLEL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 129 Mo

  • Dans ce numéro : réhabilitation complète du maxillaire atrophié.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 32 - 33  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
32 33
FOCUS CLINIC Dr. Eric SOLYOM Exercice privé Clinique Blomet, Paris Clinique Croix du Sud, Toulouse LES TEChnIQUES DE RECONSTRUCTION DU MAXILLAIRE à vISÉE PRÉ ImPLANTAIRE Les reconstructions osseuses maxillo-faciales permettent lorsque la résorption osseuse est avancée de retrouver un tissu osseux aux conditions anomiques favorables. Les indications dans le domaine implantaire dépendent du projet prothétique. Nous définirons d’un côté les greffes en inlay du sinus maxillaire et de l’autre les greffes en onlay de reconstruction de crête. En ce qui concerne les comblements de sinus, l’os autogène n’a plus sa place  : les allogreffes et les xénogreffes donnent des résultats comparables, et reproductibles. La technique sera décrite dans un premier chapitre. Le débat existe pour définir le matériau de choix pour les reconstructions en onlay. Ce peut être l’os autogène qui donne des résultats reproductibles, les xénogreffes développées par la profession dentaire, et les allogreffes d’un développement plus récent. Nous montrerons en chirurgie pré implantaire les avantages et inconvénients des allogreffes par rapport aux autogreffes. LE COmbLEmENT du SINuS mAXILLAIRE LE MATéRIAU dans notre pratique quotidienne les comblements de sinus maxillaire sont depuis plus de cinq ans tous réalisés à partir d’allogreffe qu’il y ait ou non une reconstruction de crête associée (d’os allogénique ou d’os autologue). Le choix du biomatériau de comblement dépend de l’expérience du chirurgien  : xénogreffe, allogreffe. Les résultats sont comparables. Les complications des comblements de sinus à partir d’allogreffes sont faibles, avec des résultats satisfaisants et prédictibles, raison pour laquelle nous n’utilisons plus d’os autogène dans cette situation anatomique. Sur 150 comblements de sinus réalisés au cours des 5 dernières années, sans reconstruction de crête associés, le taux d’échec a été de 2%. LA TEChNIqUE La technique, relative à notre expérience respecte les règles suivantes  : - l’incision est réalisée sur la crête avec une contre incision verticale unique mésiale. 32/LEFILDENTAIRE.COM - l’incision peut être vestibulaire en muqueuse libre s’il le patient possède un bridge sous-jacent laissé en place pendant l’intervention. - la fenêtre de la paroi antérieure du sinus maxillaire est réalisée à une distance raisonnable de la crête, supérieure à 5 mm (Fig. 1). Fig.1  : il faut laisser un minimum de 5 mmentre la partie inférieure de la crête et la fenêtre.
différentes techniques peuvent être utilisées, certaines privilégiant de conserver un volet qui est incliné vers le haut au sein de la cavité sinusienne, d’autres non. Le soulèvement de la muqueuse sinusienne doit intéresser toutes les parois osseuses délimitant le sinus maxillaire (Fig. 2 et 3). Fig. 2  : décollement des parois du sinus avec une rugine courbe Fig. 3  : il est important de bien libérer toutes les parois du sinus maxillaire. La déchirure de la muqueuse ne compromet pas la reconstruction mais nécessite l’isolement de la muqueuse soit par une membrane, soit par un greffon de corticale (allogreffe). Le biomatériau mis en place peut être une xénogreffe ou une allogreffe. Celui-ci doit être tassé en déclive et, au fur et à mesure que l’on s’éloigne de l’épicentre du futur implant il faut au contraire ne pas trop tasser afin de faciliter la vascularisation. Il n’est pas nécessaire de fermer la fenêtre de la sinusotomie par une membrane si celle-ci est haute. dans le cas contraire, nous plaçons une membrane résorbable. LES COMPLICATIONS POST OPéRATOIRES L’infection Les complications post opératoires sont principalement infectieuses. L’infection survient le plus souvent à la troisième semaine. dans certains cas, elle peut être plus précoce, ou plus tardive. toute complication infectieuse à type de sinusite (douleur nasogénienne ou vestibulaire, tuméfaction de la joue ou vestibulaire) nécessite la réouverture sous anesthésie locale, la dépose du matériel de comblement. après un délai de cicatrisation de quatre semaines, une nouvelle intervention de comblement de sinus peut être envisagée. La communication bucco-sinusienne (Fig. 4 et 5) La CBS peut survenir comme séquelle d’une complication infectieuse si la sinusotomie était proche de la crête et si l’infection n’a pas été prise en charge en urgence. Sa prise en charge est complexe et nécessite le plus souvent une reconstruction en deux temps  : fermeture muqueuse par un lambeau de translation ou de rotation plus ou moins associé à un apport vascularisé de la boule de Bichat. après correction de la communication bucco sinusienne, la reconstruction est envisagée, le plus souvent à partir d‘un greffon autologue devant la nécessité de reconstruire la crête osseuse en terrain complexe. Fig. 4  : CBS séquellaire d’un comblement de sinus Fig. 5  : même patiente que Fig. 4 après cure de la CBS (lambeau de translation et boule de Bichat vascularisée) LA RECONSTRuCTION dE CRêTE à buT PRÉ-ImPLANTAIRE La reconstruction de crête que celle-ci soit réalisée à partir d’os autogène ou de xénogreffe suit les mêmes règles. OS AUTOGèNE OU MATéRIAU ? Il est néanmoins important de définir les indications précises en fonction de l’importance de la reconstruction et des facteurs de risque du patient. Les antécédents de biphosphonates par voie IV ou de radiothérapie représentent des contre-indications absolues aux reconstructions osseuses. qUAND ChOISIR UNE ALLOGREFFE ? Nous proposons à nos patients une reconstruction du maxillaire à partir d’une allogreffe quelque que soit LE FIL DENTAIRE N°154/33



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 1Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 2-3Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 4-5Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 6-7Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 8-9Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 10-11Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 12-13Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 14-15Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 16-17Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 18-19Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 20-21Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 22-23Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 24-25Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 26-27Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 28-29Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 30-31Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 32-33Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 34-35Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 36-37Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 38-39Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 40-41Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 42-43Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 44-45Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 46-47Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 48-49Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 50-51Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 52-53Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 54-55Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 56-57Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 58-59Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 60-61Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 62-63Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 64-65Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 66-67Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 68