Le Fil Dentaire n°154 octobre 2019
Le Fil Dentaire n°154 octobre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°154 de octobre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : COLEL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 129 Mo

  • Dans ce numéro : réhabilitation complète du maxillaire atrophié.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 26 - 27  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
26 27
FOCUS CLINIC Dr. Francesco DE SANCTIS Chirurgien-dentiste Membre actif de la société Italienne de Parodontologie. Exercice limité à la Parodontologie et l'Implantologie à Florence dans certains cas, on peut assister à une pneumatisation des sinus maxillaires entraî-nant un volume osseux encore plus faible. Cela peut nécessiter des procédures complexes pour une réhabilitation implanto- prothétique correcte. (tawil & Younan 2003) Les implants se sont révélés au fil des années être une alternative valable, pour rempla-cer les racines perdues avec un taux de succès très important. (Becker W, Becker BE. 1995) Concernant le secteur maxillaire postérieur, le traitement privilégié en cas de perte os-seuse a toujours été l'élévation du sinus maxillaire. Cette technique permet la mise en place d’un substitut osseux (allogreffe-xénogreffe) accompagné de l’utilisation de mem-branes (principalement résorbables) ayant comme but de maintenir le matériau in situ. La finalité est d’obtenir une hauteur osseuse suffisante pour la pose d’un implant de taille standard ou dit «long» (> 8- 10mm). (Barone 2017, Calin 2009, Pjetrusson 2008.) Cette technique peut engendrer des complications de nature inflammatoire et infectieuse augmentant sa morbidité. Le patient peut également garder un mauvais souvenir de l’intervention. En règle générale, les complications opératoires concernent la perforation de la mem-brane de Schneider au cours de la chirurgie sinusienne, qui peuvent être à l’origine de complications inflammatoires et infectieuses, d’une migration du greffon. Cette interven-tion est très opérateurdépendant. (Esposito 2009 Nedir et al. 2004). un autre aspect en défaveur de la greffe de sinus est le nombre d’interventions, en parti-culier quand les implants sont placés dans un second temps après la greffe. (Reinert, König, Bremerich, Eufinger et Krimmel, 2009) (Fig.1) 26/LEFILDENTAIRE.COM Dr. Franck RENOUARD Docteur en chirurgie dentaire Ancien Président de l’European Association for Osseointegration Professeur invité à l’Université de Médecine de Lièges - Belgique Exercice limité à l’implantologie LES ImPLANTS COuRTS  : une alternative AUX COMBLEMENTS DE SINUS depuis toujours, la réhabilitation du secteur postérieur a été considérée comme com-plexe, en cas de perte d'éléments dentaires isolés ou de dents contiguës. En effet, suite à la perte des dents dans ces zones, les procès alvéolaires maxillaires subissent une série de modifications structurelles pouvant conduire à une résorption osseuse marquée, à la fois horizontalement et verticalement. Parfois, des défauts gingivaux peuvent égale-ment être associés. 1elk toutes ces étapes peuvent être évitées en utilisant l'alternative des implants courts (<8 mm) positionnés dans l'os résiduel. ainsi, l'absence de chirurgie invasive préalable per-met une meilleure évolution postopératoire, avec moins de morbidité et de risques pour le patient. L'utilisation d'implants courts (inférieur à 8mm – Renouard et Nisand 2006) a augmenté de façon exponentielle lorsque les surfaces ont commencé à être traitées, chimiquement ou mécaniquement, afin d'améliorer l'ostéointégration à la fois d'un point de vue quanti-tatif et qualitatif. dans les premières études menées pour évaluer la survie d'implants courts, des im-plants principalement usinés ont été utilisés,(van Steergerg 1990, Naert, 1992, Jemt 1993, Branemark 1995, Jemt & Lekholm 1995). Il a été démontré que la rugosité de la surface de l’implant est fondamentale pour accélérer les processus d’ostéointé - gration par un contact plus important entre l’os et l’implant. Cet état de surface a été optimisé au fil des années pour atteindre une valeur optimale pour l’adhérence
des ostéoblastes. (Hagi et al. 2004, Renouard et Nisand 2006, Kotso-vilis et al. 2009, Romeo et al. 2010). Pjetursson et al. (2008) rapportent des résultats nettement meilleurs pour les implants à surface rugueuse positionnés simultanément à l'élévation du sinus maxillaire par rapport aux implants à surface non traitée. Shalabi et al. (2006) ont constaté une relation positive entre le contact os-implant et la rugosité de surface. En conséquence, l’amélioration des surfaces a permis une réduction de la longueur des implants et donc à la possibilité de solutions alternatives pour la réhabilitation de sec-teurs complexes. POuR PRENdRE SA dÉCISION, LE CLINICIEN dOIT SE POSER LES quESTIONS SuIvANTES  : Les implants courts ont-ils le même taux de survie que les implants longs ? Les implants courts ont-ils une résorption osseuse marginale supérieure à celle des im-plants longs ? La relation de la couronne implantaire est-elle un paramètre important à prendre en compte ? En dentisterie implantaire, il est communément admis que les implants plus longs pré-sentent des taux d'échec plus faibles, bien qu'une relation linéaire entre la longueur de l'implant et le succès n'ait jamais été démontrée (Lee et al. 2005). Mais il n’en reste pas moins que les implants courts ont été perçus défavorablement par les chercheurs et les cliniciens. REvuE dE LITTÉRATuRE Friberg en 2000, examinant environ 4600 implants, a indiqué que les défaillances des implants courts représentaient environ 7%, de la même manière que Bahat 2000 a sou-ligné que la survie des implants courts était de 83% contre 95% pour les standards. Weng 2003, dans une étude de suivi prospective à cinq ans, a montré comment, pour les implants courts, le taux de survie était seulement de 79%. Cependant, Lekholm en 1999 a montré que le taux d'échec pour les implants courts n'était pas très différent de celui qui suivait les procédures utilisant des implants plus longs. Ce qui est confirmé par Van Steenberghe en 1997. des publications plus récentes ont montré que les implants courts offraient des résultats comparables à ceux obtenus avec des implants longs (deporter et al., 2001, 2008 ; Gentile et al., 2005 ; Goené et al., 2005 ; Misch et al., 2006 ; Maló et al., 2007)  : les taux de survie varient entre 94,6% selon Renouard et Nisand jusqu’à 100% selon les publications de Felice et al. 2015 Cependant, les études restent parfois difficiles à comparer car les paramètres étudiés peuvent varier d’une étude à l’autre, ce sont la longueur des implants courts, les types d'implants et de réhabilitations prothétiques, le type de surface, la position des implants, leur diamètre, la qualité de l'os, la durée de suivi et les méthodes d’analyse statistique. (Misch 2005, Renouard et Nisand 2006, Neldam et Pinholt 2010, Pommer et al., 2011, telleman et al. 2011, Monje et al. 2014, Mezzomo et al. 2014, Nisand et Renouard 2014, Sierra-sanchez 2015, Fan 2017, Esfahroud 2017, Palacios 2017, silva-cruz 2018, dias 2018, Mokhceh et al 2018, Jung et l 2018, ravid et al 2019), ce qui peut dérouter le clini-cien lorsqu'il veut utiliser une revue de littérature. Il faut également noter que l’évaluation du succès des implants courts par rapport à celui des implants plus longs est soumise à un biais d’analyse important. En effet, les implants courts sont généralement placés dans une situation alvéolaire compromise par rapport aux conditions idéales dans lesquelles les implants de longueur standard sont placés (Herrmannet al., 2005). Pour placer des implants longs dans les secteurs postérieurs en cas d’atrophie osseuse, il faut nécessairement greffer. Il faut donc pondérer le succès de ces implants longs pla-cés dans des greffes avec la morbidité et le taux d’échecs de ces greffes. (Renouard et Nisand 2006) Cependant, les dernières études, en particuliers des RCt (biblio esposito), montrent que le taux de succès des implants courts est comparable à celui des implants long pla-cés dans des greffes que ce soit à court, (1 an), moyen (3 ans) ou à long terme. (5 ans et plus). de nouvelles propositions sont faites depuis quelques années avec les implants extra courts, c’est à dire ayant une longueur inférieure à 6.5 mm. Ravida, par exemple, effectue en 2019 une revue de littérature avec un suivi à 5 ans. Il ne montre aucune différence significative entre les implants extra-courts (<6,5 mm) et les implants longs (> 10 mm). Il est intéressant de noter que pendant les 3 premières années suivant l'insertion, les im-plants courts, ont non seulement montré des taux de survie comparables à celui des im-plants plus longs, mais ils ont également présenté des pertes osseuses inférieures, des complications biologiques moindres, des coûts et un temps opératoire plus favorables par rapport aux implants longs (> 10 mm). Les mêmes conclusions se retrouvent dans la revue de Mokcheh incluant 17 études randomisées considérant seulement les zones du maxillaire postérieur. dans ce cas, sont comparés les implants courts (moyenne de 5-7,6 mmentre les études) et les im-plants longs (11 mm) avec élévation du sinus. dans le calcul global, le taux de survie des implants courts variait de 91% pour Esposito 2016 à 100% pour Felice 2018, Pohl 2017, Gulje 2014. Pour les implants standard associés à une élévation sinusienne, le taux de survie varie de 87,8% pour Esposito 2016 à 100% pour Felice 2018, Pohl 2017, Gulje 2014. Cruz, avec un suivi de 3 ans, montre que le taux de survie des implants courts et longs est identique puisqu'il varie entre 91,2% pour Esposito et 100% pour Pohl, Bechara, Gastaldi, taschieri, thoma en 2015, compare les implants courts de 5 et 6 mm placés dans un os non natif par rapport aux implants longs (<10 mm) et à l'élévation du sinus maxillaire. Il en ressort que le taux de survie moyen est de 99,0% pour les implants courts et de 99,5% pour les implants longs. Le rapport survie/longueur des implants a été étudié par Kotsovilis et al. (2009), les auteurs n'ont trouvé aucune différence statistiquement significative entre les implants courts et longs. de même, Romeo et al ont trouvé un taux de survie similaire entre les deux longueurs d'implants. En remontant plus loin dans la littérature, les études réalisées sont moins nombreuses et moins fiables car les méthodologies étaient très dif-férentes, ce qui rendait impossible la formulation de conclusions précises sur l’utilisation ou non de ces solutions implantaires. LE FIL DENTAIRE N°154/27



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 1Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 2-3Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 4-5Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 6-7Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 8-9Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 10-11Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 12-13Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 14-15Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 16-17Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 18-19Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 20-21Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 22-23Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 24-25Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 26-27Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 28-29Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 30-31Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 32-33Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 34-35Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 36-37Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 38-39Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 40-41Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 42-43Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 44-45Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 46-47Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 48-49Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 50-51Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 52-53Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 54-55Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 56-57Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 58-59Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 60-61Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 62-63Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 64-65Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 66-67Le Fil Dentaire numéro 154 octobre 2019 Page 68