Le Fil Dentaire n°152 jui/aoû 2019
Le Fil Dentaire n°152 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°152 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : COLEL

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 58,4 Mo

  • Dans ce numéro : cap vers les bonnes postures.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SUR LE FIL SANTÉ PUBLIQUE VERS UN DÉREMBOURSEMENT DE L’HOMÉOPATHIE La Commission de la transparence de la Haute autorité de santé (HAS) avait voté mercredi 26 juin à la très grande majorité (une seule voix contre) pour le déremboursement des produits homéopathiques. Après avoir analysé près de 300 études et examiné 29 contributions, elle avait en effet constaté qu’« aucune étude n’a démontré la supériorité en termes d’efficacité (morbidité) de l’approche homéopathique par rapport à des traitements conventionnels ou au placebo ». C'était au tour d'Emmanuel Macron de se prononcer et après avoir longtemps hésité, il a décidé de suivre les volontés de sa ministre de la Santé Agnès Buzyn  : l'homéopathie ne sera plus remboursée. Afin de donner un peu de temps aux laboratoires fabricants, qui devront prévoir une perte sèche de revenus, deux scénarii sont pour l'instant envisagés  : la première solution envisage un déremboursement total de l'homéopathie qui entrerait en vigueur dans un an. 6 le fil dentaire 127 MILLIONS D'EUROS D'ÉCONOMIES À LA CLÉ La seconde solution irait dans le sens d’un déremboursement partiel consistant en une prise en charge réduite à 15% au lieu de 30% actuellement.. Cette option permettrait de ménager le marché et notamment les laboratoires. Ce secteur a en effet déjà connu, par le passé, une baisse du taux de prise en charge. Ainsi, en 2003, le remboursement de l'homéopathie était passé de 65% à 35%, puis en 2011 de 35% à 30%. Le seul bémol  : chaque année, le remboursement des produits homéopathiques coûte 127 millions d'euros. Cette seconde option impacterait les finances de l'État, puisque le ministère de l'Économie et des Finances ne pourrait alors réaliser les économies envisagées au départ. DGCCRF  : une deuxième vague de contrôles en cours dans les cabinets dentaires Le syndicat Les CDF a annoncé sur son site internet, qu’après une première vague de contrôles de la Direction Générale de la Concurrence de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) lancée il y a quelques mois, une deuxième est actuellement en cours dans des cabinets dentaires pour s’assurer de la conformité de l’information délivrée aux patients. Les CDF rappellent que depuis le 1er juillet 2019, date de mise en application de l’arrêté du 30 mai 2018 *, les chirurgiens-dentistes sont tenus de s’assurer de la conformité de l’information délivrée à leurs patients. Ainsi, ils doivent afficher leurs honoraires, remettre un devis lors de la réalisation d’actes à ED ou NPC et délivrer le certificat de conformité pour chaque dispositif médical sur mesure posé (prothèse, orthèse). En cas de non-conformité, l’agent DGCCRF dresse un procès-verbal d’avertissement et une injonction de mise en conformité. Si elle n’est pas suivie d’effets, une amende administrative est infligée au praticien. Lors de la première vague de contrôle en 2018, un taux important d’anomalies (80%) avait abouti à 79 avertissements, 29 injonctions, 7 procès-verbaux (2 pénaux et 5 administratifs). *article L1111-3-2 du Code de la Santé Publique - *article L112-1 du code de la Consommation
INSOLITE UN DENTIFRICE À BASE DE cannabis Le Dr. Veronica Stahl, chirurgien-dentiste reconnue, ambitionne de révolutionner les traitements dentaires en proposant des produits d’hygiène bucco-dentaire à base de cannabis. Fondatrice de la start-up Cannabite Long Life, elle travaille activement à la commercialisation d’un dentifrice à base de cette plante reconnue pour ses propriétés médicinales. Si des études ont déjà montré l’efficacité du cannabis thérapeutique pour lutter contre les douleurs chroniques ou encore la perte d’appétit, Veronica Stahl le présente comme un traitement idéal contre de nombreux problèmes bucco-dentaires. Des propriétés anti-inflammatoires et antiseptiques qui peuvent selon elle « réduire les maladies des gencives et la douleur ». Sur le site de la société enregistrée aux États-Unis mais dont le centre R&D se situe en Belgique, on peut à ce titre lire que les extraits de cannabis « entrainent la régénération et la guérison des dents, des gencives et des os ». Il est d’ores et déjà possible de précommander un des dentifrices de la gamme du Dr. Stahl (notez qu’ils ne contiennent pas de THC) via le site internet de Cannabite. INNOVATION Brosses à dents et tubes de dentifrice enfin RECYCLABLES ! TerraCycle, entreprise spécialisée dans le traitement des déchets difficiles à recycler, s’est associée à Signal pour créer une première filière de recyclage en France  : celle des brosses à dents et des tubes de dentifrice. Ces déchets dits « complexes » de par les différents matériaux qui les composent n’avaient pas encore trouvé dispositif de recyclage. C’est chose faite ! TerraCycle a la capacité de prendre en charge ce type de déchets en travaillant avec des recycleurs efficaces, notamment grâce à l’utilisation de caisses de flottaison permettant de séparer les différents matériaux pour pouvoir ensuite les recycler. Le programme fonctionnera selon un système de points de collecte créés bénévolement par des citoyens volontaires qui collecteront les déchets de leur communauté avant de les envoyer à TerraCycle. Les personnes s’inscrivent sur la base du volontariat sur le site de TerraCycle qui sélectionnera les points les plus appropriés en fonction de leur distance et leurs horaires d’ouverture. Des cabinets dentaires, des écoles, des associations ou pourquoi pas des entreprises peuvent être candidats à devenir point de collecte. Que deviennent donc les brosses à dents et les tubes de dentifrice une fois recyclés ? « Les brosses à dents sont transformées en granules de plastique et les emballages flexibles des tubes de dentifrice nous permettent de créer de la matière agglomérée. Ces matériaux peuvent ensuite être utilisés dans des techniques de moulage ou d’extrusion et être transformés en mobilier urbain ou en matériaux de construction. L’utilisation durable du plastique recyclé permet d’éviter l’utilisation de plastique dit "vierge". Il s’agit d’un cercle vertueux  : plus il y aura de volume, plus le programme sera efficace et plus nous pourrons recycler à terme. » indique Julien Tremblin, directeur des partenariats pour TerraCycle Europe. Retrouvez le descriptif complet du programme ainsi que la carte interactive des points de collecte sur le site  : https://www.terracycle.com/fr- FR/brigades/signal 7



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