Le Fil Dentaire n°152 jui/aoû 2019
Le Fil Dentaire n°152 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°152 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : COLEL

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 58,4 Mo

  • Dans ce numéro : cap vers les bonnes postures.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER 24 le fil dentaire LE RACHIS CERVICAL Souvent d’origine musculaire, les cervicalgies dites communes engendrent initialement des limitations rotatoires du cou. Négligées lors des premiers symptômes, elles peuvent évoluer en torticolis chronique avec une incapacité totale de mouvement. Dans certains cas, les muscles incriminés entrent en conflit avec le réseau nerveux du plexus brachial et entrainent des névralgies cervico brachiales. Ces douleurs apparaissent suite à une asymétrie de tension dans les muscles du cou. Les muscles antérieurs étant trop sollicités, une tentative d’équilibration par l’intermédiaire des muscles postérieurs va se mettre en place. Les symptômes vont se faire ressentir sur les muscles trapèzes en arrière du cou car moins résistants sur le long terme. Dans le milieu dentaire, ces cervicalgies sont liées aux positions de tête en flexion voir pire en inclinaison et rotation. Ces mauvaises habitudes pour les cervicales, souvent utilisées pour mieux voir en bouche sont très néfastes et peuvent entrainer des effets irréversibles sur le long terme. Il est cependant possible de trouver de nouveaux réflexes posturaux pour s’en prémunir. LES MEMBRES SUPÉRIEURS Que ce soit les épaules, les coudes ou les poignets, ces articulations sont particulièrement sollicitées dans la pratique dentaire. Les épaules sont des articulations très instables demandant un fort travail musculaire des muscles de la coiffe des rotateurs pour permettre le maintien de la posture tout au long de la journée. Une mauvaise position d’épaule, c’est-à-dire les coudes décollés du corps, soit en élévation latérale soit en élévation antérieure, entraine une hyper sollicitation des muscles de la coiffe des rotateurs. Il en résulte une asymétrie de tension de ces muscles source de pathologies évolutives tel que les tendinites, les calcifications, les bursites voire les ruptures de coiffe. Particulièrement handicapantes et sources d’incapacité de travail, ces douleurs peuvent être évitées avec de bonnes postures de travail.
Les coudes et les poignets ont en commun le partage des insertions tendineuses des muscles qui font fonctionner les doigts. Ces muscles très sollicités lors des efforts de serrage et de travail en bouche peuvent entrainer des pathologies d’insertion telles que les tendinites au niveau des coudes ou des syndromes du canal carpien. Ces symptômes rendent impossible tous les travaux de force et de précision avec les mains. UTILISER DU MATÉRIEL ERGONOMIQUE Cela semble évident, pourtant en visitant de nombreux cabinets dentaires, on peut remarquer que le confort du patient empiète sur l’ergonomie et les bonnes postures de l’équipe soignante. Votre patient va passer quelques dizaines de minutes voire quelques heures en soin. Vous vous exercez une dizaine d’heures par jour pendant plusieurs décennies, alors ne négligez pas votre santé. Bien étudiée, une salle de soin conçue autour de l’ergonomie est tout à fait compatible avec le bien être du patient. Travailler dans de bonnes conditions, sans douleur, avec plus de confort se reflète sur votre technicité et sur la sérénité des patients. Le terme ergonomie est souvent galvaudé. Il faut revenir à la définition initiale qui est l’adaptation de l’outil à l’homme et non l’inverse. Le matériel doit L’ARTHROSE Une articulation fortement sollicitée va tendre à augmenter ses surfaces de contacts pour mieux en répartir les pressions. Appelé « bec de perroquet » ou « ostéophyte » sur les imageries rachidiennes, ce processus dégénératif qu’on nomme « arthrose » et pouvant se produire sur différentes zones du corps est souvent retrouvé chez les professionnels du dentaire sur le rachis ainsi qu’au niveau des épaules. Ce stade ultime des TMS est la suite logique de contraintes inappropriées appliquées pendant trop d’années sur une articulation. TRAVAILLER son MIEUX corps POUR PRéSERVER DOSSIER Limiter les risques de survenue de TMS passe par une approche globale à la fois sur l’ergonomie de la salle et du matériel de soin, sur les postures de travail ainsi que sur la préservation et le renforcement des zones les plus fragiles du corps. Bien qu’il y ait des règles ergonomiques et posturales essentielles à mettre en place dans sa pratique au cabinet, il n’existe pas de formule magique à appliquer et dupliquer d’un cabinet à un autre. Chaque situation nécessite une étude prenant en compte les caractéristiques morphologiques du praticien et de son assistante, les types de soins pratiqués, l’organisation, le travail à quatre mains ou non, les douleurs, les fragilités articulaires déjà présentes et le fonctionnement biomécanique du praticien et de son assistante. Pour initier une démarche ergonomique, voici 6 conseils que vous pouvez mettre en place. apporter le maximum de liberté de mouvement sans contraindre le professionnel dans sa pratique en lui permettant par son mobilier et son unit d’éviter les gestes toxiques, travailler à quatre mains sans se gêner avec son assistante et en conservant de bonnes postures. PRIVILÉGIER UNE POSITION SEMI-ASSISE Comme expliqué précédemment, la position assise prolongée favorise l’apparition de lumbago, d’hernie discale et de sciatalgie. La position semi assise par l’utilisation d’une selle ou d’un plan incliné permet d’avoir une assise sur les ischions et non sur le sacrum. Ainsi, les muscles profonds du bassin ne créent pas de pression sur le nerf sciatique. L’assise sur les ischions prédispose à bien positionner son dos droit et à éviter de se vouter pour préserver les disques intervertébraux. 25



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