Le Fil Dentaire n°152 jui/aoû 2019
Le Fil Dentaire n°152 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°152 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : COLEL

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 58,4 Mo

  • Dans ce numéro : cap vers les bonnes postures.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER 22 le fil dentaire Pour comprendre les dysfonctionnements biomécaniques pouvant survenir dans le corps quand on exerce un métier dit sédentaire comme dans le milieu dentaire, nous pouvons utiliser l’image du voilier. Lorsque nous maintenons des postures statiques, le corps se comporte de la même façon qu’un voilier lequel pour garder son mât droit va compter sur sa coque qui ne doit pas tanguer et sur ses voiles dont les tensions doivent être équilibrées. Dans le corps, pour que la colonne vertébrale reste droite, c’est le bassin qui va jouer le rôle de la coque, les muscles antérieurs et postérieurs au rachis représentant les voiles. Les muscles qui vont nous intéresser sont donc ceux responsables de la posture, en d’autres termes les muscles profonds, proches du rachis et des articulations. Dans le milieu dentaire, les postures de travail vont favoriser l’utilisation des chaines musculaires antérieures au détriment des chaines postérieures. Cette asymétrie va favoriser les déséquilibres de tensions sur le rachis et sur les membres sources de maux. LE RACHIS LOMBAIRE La posture assise prolongée peut provoquer l’apparition de trois types de lésion lombaires que sont les lumbagos, les hernies discales et les sciatiques. LE LUMBAGO  : ce trouble très fréquent se caractérise par une douleur en barre horizontale dans le bas du dos lors des mouvements de flexion du tronc. Typiquement lié à une hyper sollicitation musculaire, le muscle psoas, reliant le rachis lombaire au membre inférieur, est sollicité dans les mouvements de flexion de hanche. En posture assise prolongée, ce muscle peut se léser et se contracturer entrainant une tension dans la colonne vertébrale. En suivant l’image du voilier, le muscle psoas qui est un muscle antérieur va obliger les muscles postérieurs du dos tels que les muscles paravertébraux à se contracter pour équilibrer les tensions musculaires sur le rachis. Ces muscles vont ainsi s’inflammer et entrainer la douleur.
L’HERNIE DISCALE  : deux vertèbres s’articulent entre elles par trois articulations  : une antérieure (le disque lombaire) et deux postérieures (les articulations inter-apophysaires postérieures AIAP). La position dos vouté favorise l’appui sur le disque lombaire. Pour imager son fonctionnement, nous pouvons le comparer à un ballon de baudruche sur lequel nous appliquons une pression verticale. Si cette pression est bien équilibrée, le disque va s’aplatir uniformément. Si la pression se fait de manière asymétrique, tel un ballon de baudruche, le disque va s’aplatir d’un côté et se gonfler de l’autre pour sortir de son logement créant un conflit avec les racines nerveuses émergeant du rachis lombaire. Une telle situation peut survenir par exemple si un praticien ou une assistante se positionnant dos vouté se fait surprendre par un geste brusque d’un patient sur le fauteuil déstabilisant ainsi légèrement l’appui sur le disque. Pour se prémunir des hernies discales, il est recommandé de favoriser l’appui sur les AIAP par une bonne cambrure lombaire afin de diminuer l’appui sur le disque. Cette posture est d’ailleurs appliquée dans le sport de haut niveau comme par exemple l’aviron ou l’haltérophilie, où les athlètes favorisent une posture lombaire cambrée pour verrouiller le dos et éviter les blessures. DOSSIER LA SCIATALGIE  : cette douleur se caractérise par une atteinte du nerf sciatique créant des irradiations ou des paresthésies face postérieure de la jambe et le long du mollet. Son proche cousin la cruralgie, douleur de la face antérieure présente un mode d’apparition semblable. Une mauvaise posture peut favoriser l’apparition de ces symptômes. Au fil de la journée, en position assise, nous pouvons avoir le bassin qui glisse sur le siège. On se retrouve rapidement assis sur le sacrum et non plus sur les ischions. Le poids du corps en appui de façon prolongée sur cette zone va favoriser la mise en tension de certains muscles profond du bassin comme le muscle piriforme pouvant entrer en conflit avec le nerf sciatique avoisinant. 23



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