Le Fil Dentaire n°151 juin 2019
Le Fil Dentaire n°151 juin 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°151 de juin 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : COLEL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 82,9 Mo

  • Dans ce numéro : facteurs de croissance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
FOCUS CLiniC L’ABord veineuX en CABinet dentAire ASPECTS MÉDICO-LÉGAUX, ANATOMIQUES ET PRATIQUES Dr. Elisa CHOUKROUN Chirurgien Dentiste Pratique libérale Nice (06) Dr. Maximilien PARNOT Assistant hospitalo-universitaire CHU Nice Pratique libérale Mandelieu la Napoule (06) 18/LEFILDENTAIRE.COM L’usage des concentrés plaquettaires et du PRF est de plus en plus répandu dans les cabinets dentaires. En effet, ses capacités à améliorer la cicatrisation des tissus mous et durs au cours des chirurgies implantaires ou muco-gingivales sont maintenant reconnues. Lorsque la technique PRF fut proposée en 2000 (1), l’absence d’un véritable cadre médico-légal a été un frein à son développement. En effet, la manipulation du sang à visée thérapeutique n’était pas encore codifiée pour son utilisation par les chirurgiens-dentistes. Depuis 2006, l’encadrement juridique et médico-légal du prélèvement sanguin et des injections intra-veineuses a été publié par les autorités sanitaires et les formations requises précisées. L’objet de cet article est de familiariser le lecteur à l’ensemble des données médico-légales, anatomiques et pratiques concernant l’accès à la voie veineuse. Nous avons également souhaité faire un rappel des conduites à tenir lors d’un accident d’exposition au sang (AES). ASpeCtS médiCo-LéGAuX Le 8 juin 2004, la loi de Bioéthique est adoptée par le parlement. Le SNPI (Syndicat National de Paro-Implantologie) engage alors des pourparlers avec le ministère de la Santé afin d’établir un cadre légal, clair et défini pour l’utilisation du PRF. Le PRF sera désormais classé comme dispositif médical selon les directives 2000/70/CE et 2001/104/CE. Son utilisation doit répondre à des « garanties de qualité, sécurité et efficacité ». En juillet 2006, la DGS (Direction Générale de la Santé) publie son « guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie ». Dans sa première version, le PRF, classé comme une « technique de transfusion sanguine », était initialement interdit en cabinet dentaire (paragraphe 10.3 sur les produits d’origine humaine). Ce paragraphe sera modifié au mois de décembre de la même année  : le PRF est désormais défini comme une « activité de soins » et autorisé en cabinet dentaire (article 1242-1 et 1243-6 du code de la santé) (3). La place du chirurgien-dentiste est également précisée  : dans la mesure où le PRF est considéré comme une technique de soins des pathologies buccales, alors le Diplôme de Chirurgiendentiste l’autorise à réaliser un prélèvement ou une injection intraveineuse. L’ordonnance N°2007-613 du 24 avril 2007 (Article 7, section tissus et cellules) (3) précisera également dans la nouvelle rédaction de l’articleL. 1211-8 du Code de la Santé Pubique  : « tous les produits du corps humain prélevés et utilisés à des fins thérapeutiques autologues, dans le cadre d’une seule et même intervention médicale, sans être conservés ou préparés, ne sont pas soumis aux limitations d’utilisation des produits et cellules humaines ». Le cadre du PRF est bien précisé  : étant un produit autologue, sans conservation ni transformation, il n’est pas soumis aux mêmes obligations que les autres thérapies et prélèvements cellulaires. Le prélèvement sanguin, la préparation du PRF et son utilisation sont néanmoins soumis à certaines obligations médico-légales et déontologiques  : l Le chirurgien dentiste peut réaliser un
prélèvement ou une injection sanguine à condition qu’ils demeurent dans le cadre d’un soin buccal (siège anatomique  : bouche, dents, maxillaires et tissus attenants, selon l’article L 4127-1 du code de la santé). l Le praticien doit être formé  : - Au prélèvement sanguin - À la préparation extemporanée et à l’utilisation du PRF - Et assurer la sécurité des patients vis-à-vis du risque infectieux. La pratique du PRF est couverte par l’ensemble des assurances professionnelles, à conditions que le prélèvement soit pratiqué par une personne compétente (chirurgien-dentiste formé ou infirmière diplômée d’Etat). A propos des tubes utilisés pour la préparation du PRF  : ils sont soumis, depuis 2013, aux normes CEE 93/42/CEE. Ces tubes doivent être spécifiquement destinés à la réalisation du PRF (à la différence des tubes pour examens laboratoires, ne permettant pas légalement la réinjection de leur contenu dans l’organisme). Ce marquage signifie le respect d’exigences de sécurité du fabricant. L’utilisation de ces tubes fait partie des conditions de couverture par les assurances professionnelles. L’utilisation de tubes non homologués peut être reprochée par ses dernières en cas de litiges (4). donnéeS AnAtomiqueS Le réseau veineux au pli du coude est dense et permet dans la plupart des cas la réussite du prélèvement. Toute zone cutanée présentant une lésion de type infectieuse ou autre doit être formellement évitée pour un prélèvement. a. Les veines du pli du coude Au niveau du pli du coude, les veines sont de gros calibre et la zone peu innervée. La ponction y sera aisée et peu douloureuse. on retrouve principalement les veines suivantes  : 1. La veine basilique, du côté interne du bras 2. La veine céphalique, du côté externe du bras 3. La veine médiale basilique 4. La veine médiale céphalique 5. La veine cubitale superficielle 6. La veine radiale superficielle 7. La veine médiane anté-brachiale Fig.1  : Réseau veineux du pli du coude Par soucis de simplification, on retiendra 2 veines  : 1. La veine basilique, interne 2. La veine céphalique, externe Fig.2  : Réseau veineux simplifié du pli du coude b. Les veines de la main La ponction est déconseillée sur la main car les veines y sont de petit calibre et se collabent facilement sous l’effet du vide, propre aux tubes. Le débit y est souvent réduit, diminuant significativement la qualité du PRF obtenu. Les injections par contre, peuvent, elles, se faire aisément sur la face dorsale de la main voir même au niveau de la cheville. on distingue  : 1. La veine cubitale superficielle, faisant suite à la veine basilique 2. La veine cubitale accessoire ou médiane 3. La veine radiale superficielle, faisant suite à la veine céphalique 4. L’arc palmaire superficiel Fig.3  : Réseau veineux de la face dorsale de la main donnéeS prAtiqueS a. Matériel Le matériel nécessaire à la prise de sang doit être prêt et déballé avant même la pose du garrot, dans un souci de rapidité. La centrifugeuse est allumée et prête à l’emploi. Le matériel nécessaire  : 1. Un garrot 2. Alcool à 70° ou 90° pour désinfecter la zone LE FIL DENTAIRE N°151/19



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :