Le Fil Dentaire n°150 mai 2019
Le Fil Dentaire n°150 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°150 de mai 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : COLEL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : dentisterie esthétique contemporaine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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STEP BY STEP Dr. Mathilde JACQUEMONT Ancienne interne en MBD Assistante Hospitalo-universitaire, Parodontologie (Bordeaux) DU Esthétique du Sourire (Strasbourg) Praticien privée Membre du groupe Symbiose Dr. Cécilia LAI Ancienne interne en MBD DU Esthétique du Sourire (Strasbourg) Praticien privée Membre du groupe Symbiose Dr. Jean-Francois LASSERRE MCU-PH Département de Prothèses Université de Bordeaux CHU de Bordeaux Pratique privée Fondateur du groupe Symbiose 38/LEFILDENTAIRE.COM INCISIVES RIZIFORMES ET GRADIENT THÉRAPEUTIQUE ODF, éclaircissement, forme de la préparation Les exigences esthétiques de nos patients sont de plus en plus associées à une demande de traitement rapide et le moins mutilant possible. A travers un cas clinique, d’incisives latérales riziformes, nous aborderons un plan de traitement respectant au mieux le gradient thérapeutique (1) dans un intervalle de temps court. La prévalence des incisives latérales permanentes maxillaires riziformes est de 1,8% (2). Cette anomalie de forme se présente 1,35 fois plus chez la femme. La morphologie d’une dent peut être modifiée par deux approches  : la stratification de composite ou la réalisation de facettes par technique indirecte (céramique ou composite). Chaque technique présente ses difficultés. La stratification par résine composite est opérateur-dépendant, et nécessite un polissage régulier des limites pour atténuer les changements de couleur liés à l’infiltration. Tandis que la réalisation de facettes requiert une préparation coronaire fine au sein de l’émail (3). Les facettes en céramique présentent de très bons résultats esthétiques avec une longévité prévisible alors que les facettes composites sont considérées comme une thérapeutique convenable mais avec une durée de vie plus limitée (4). L’orthodontie est l’approche clinique la moins invasive puisqu’elle permet un reposition - nement des dents sans perte de tissus dentaires. Cette option thérapeutique est souvent nécessaire chez des patients sans antécédents de traitement. Elle permet d’allier la préservation tissulaire et l’amélioration de la fonction. Pourtant, la durée et la visibilité du traitement sont des facteurs qui peuvent amener le patient à refuser cette thérapeutique. SITUATION CLINIQUE INITIALE Une patiente de 25 ans consulte au CHU de Pellegrin de Bordeaux pour améliorer son sourire. Elle présente des incisives riziformes au niveau de 12 et 22. A l’échelle du visage, de face on observe un équilibre entre les lignes de références horizontales et verticales, ainsi qu’une proportion égale des 3 étages du visage. Le profil est normal, légèrement convexe. Le milieu inter-incisif est vertical et il n’y a pas de décalage par rapport à la ligne médiane. (Fig. 1 a, b). Fig. 1  : photographies lors de la première consultation. (a) Vue exo-buccale de face (b) Vue exo-buccale de profil. A l’échelle du sourire, la patiente présente un sourire large avec une légère exposition de la gencive marginale (Fig. 1 c). Fig. 1c  : sourire spontané  : visibilité des collets sur 1-2mm. A l’échelle dento-gingivale, la patiente présente des IC carrées avec des lobes marqués et une translucidité du bord libre. Idéalement, le collet de l’incisive latérale (IL) doit se situer sous la ligne joignant les collets de l’IC et de la canine, ainsi aucun aménagement gingival n’est nécessaire dans ce
cas. Les bords libres des IL devront être allongés lors du traitement (Fig. 1d,1e, 2 et 3). Fig. 1  : (d) arcade maxillaire  : présence de deux incisives latérales riziformes (12 et 22), l’incisive centrale maxillaire gauche (21) est légèrement vestibulée. (e) arcade mandibulaire  : persistance de 71 et 81 liée aux l’agénésies de 31 et 41. Fig. 2  : analyse du secteur antérieur maxillaire - présence de diastèmes inter-incisifs entre les incisives centrales (IC), - alignement des collets satisfaisant. Fig 3  : vue occlusale du secteur antérieur maxillaire. - Vestibulo position de 21 - 12 diastème mésial plus large que le diastème distal. - 22 diastèmes mésiaux et distaux équivalents. L’analyse esthétique est réalisée sans modifier la position des collets des IL, la fermeture du diastème inter-incisif est simulée avec une modification de la forme des incisives latérales (Fig. 4). Fig. 4  : analyse esthétique à l’aide du logiciel Keynote. PLAN DE TRAITEMENT Après analyse des données, un plan de traitement est proposé à la patiente, selon le principe de préservation tissulaire et respect du gradient thérapeutique (1)  : - thérapeutique parodontale initiale - repositionnement de l’incisive centrale 21 associé à une fermeture du diastème central - éclaircissement en ambulatoire - RACC (restaurations adhésives collées en céramique) type facette sur 12 et 22 - gouttière de contention nocturne - surveillance 71 et 81 Etape 1  : aménagement ODF (Dr Myriam KOLO, interne ODF) & éclaircissement Le repositionnement de 21 est réalisé par le port continu de 2 gouttières d’alignement sur une période d’un mois chacune. Ceci permet une version palatine de l’incisive centrale avec fermeture du diastème central. La dernière gouttière est conservée pour jouer le rôle de contention avant de débuter la phase prothétique. Lorsque le positionnement de 21 est validé, une nouvelle empreinte à l’alginate est effectuée, permettant la réalisation des gouttières d’éclaircissement sans réservoirs. Elles permettent un éclaircissement ambulatoire par port nocturne des gouttières avec Opalescence 10%, Ultradent. A 2 semaines, le résultat est satisfaisant (Fig. 5). Fig. 5  : vue occlusale du secteur antérieur maxillaire avant (a) et après (b) repositionnement de 21 et éclaircissement. Rapport inter-arcade avant (c) et après (d), fermeture du diastème central. Une légère linguo-version de 12 et 22 aurait limité d’avantage leur préparation amélaire lors de la réalisation des restaurations adhésives collées en céramique (RACC). Cependant, l’occlusion de la patiente n’a pas permis de réaliser ce déplacement sans envisager un traitement d’orthodontie plus complet. De plus, la persistance de 71 et 81 limitait les mouvements lors du traitement ODF. Etape 2  : phase prothétique, réalisation des RACC 12 et 22 Wax Up  : après analyse esthétique, une empreinte alginate et les photographies sont transmises au prothésiste pour la réalisation du projet prothétique de 12 et 22 (Fig. 6). Fig. 6  : wax-up en position 12 et 22. Prothésiste Abdel Serier Mock Up  : les formes proposées de 12 et 22 sont transférées en bouche par l’intermédiaire d’une clé en silicone (Putty et Light) et de résine bis-acryl. Celui-ci est réalisé directement LE FIL DENTAIRE N°150/39



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