Le Fil Dentaire n°150 mai 2019
Le Fil Dentaire n°150 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°150 de mai 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : COLEL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : dentisterie esthétique contemporaine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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STEP BY STEP Dr Jean-Philippe PIA Ancien Assistant Hospitalo-Universitaire Université de Bordeaux Pratique libérale Chevanceaux (17) Membre du groupe 34/LEFILDENTAIRE.COM « NO POST NO CROWN DENTISTRY » en secteur postérieur... Symbiose DE LA PRÉPARATION À L’ASSEMBLAGE La première molaire définitive ou « dent de 6 ans » fait son apparition rapidement sur l’arcade. Elle constitue l’un des acteurs les plus importants dans la fonction masticatrice. Son éruption précoce, sa position centrale et son rôle fondamental dans l’occlusion en fait une dent rapidement mise à l’épreuve. Première dent définitive à apparaître, elle est également la première à être extraite. L’atteinte carieuse, fréquemment rencontrée dans les premières années post-éruption, peut amener à la réalisation d’un traitement endodontique. La question de la restauration à adopter se pose alors, dans laquelle nos efforts doivent se diriger vers la thérapeutique la moins invasive possible pour faciliter une éventuelle réintervention tout en s’intégrant dans le respect du gradient thérapeutique (1). CAS CLINIQUE Une patiente vient en consultation pour des douleurs accentuées par la pression sur 46. A l’examen radiographique, des lésions péri-apicales sont observables, cliniquement associées à une nécrose pulpaire. Après une phase de temporisation réalisée en urgence, le traitement endodontique est effectué et un composite est mis en place avant restauration définitive (Fig.1). Fig. 1  : situation initiale CHOIX THÉRAPEUTIQUE Face à l’atteinte et à la perte tissulaire, plusieurs solutions peuvent être envisagées  : restauration directe, restauration partielle indirecte, couronne avec ancrage radiculaire. Nous avons opté pour une restauration partielle indirecte de type overlay afin d'éviter tout recours à un ancrage radiculaire, non nécessaire dans le cas présent et pouvant être à l’origine d’une fragilisation (2). PRÉPARATION ET ASSEMBLAGE OVERLAY 46 PRÉPARATION Notre choix s’est arrêté vers la réalisation d’un overlay en céramique sur 46 pour les propriétés mécaniques, la pérennité esthétique ainsi que celle des contacts occlusaux et interdentaires du matériau. Dans un premier temps, la dépose de l’ensemble de la restauration composite est effectuée sous champ opératoire (Isodam, Sigma Dental System)(Fig. 2 & 3), puis les excès endodontiques de la cavité d’accès sont éliminés par sablage (Alumine 27μm) (Fig. 4). Fig 2  : Lla restauration composite mise en place après traitement endodontique est déposée sous champ opératoire Fig. 3  : vue immédiate après dépose de la restauration composite.
Fig. 4  : les excès endodontiques sont éliminés par sablage (Rodoflex, Kavo) L’application d’acide orthophosphorique (Fig. 5) est effectuée, puis d’adhésif (G-Premio BOND, GC) et un composite de restauration est appliqué en fond de cavité (Association EverX Posterior/Universal G-aenial Universal Flo, GC) (Fig. 6). La mise en place de la digue facilite la réalisation de la restauration composite selon des conditions d’isolation suffisante. Le champ opératoire est ensuite déposé pour terminer la préparation qui respecte les épaisseurs minimales de préparation avec un recouvrement cuspidien complet (3, 4). Fig 5  : après désinfection de la cavité de l’acide orthophosphorique est appliqué. Fig. 6  : avant l’application de composite en fond de cavité (EverX Posterior/G-aenial Universal Flo, GC) de l’adhésif est mis en place (G-Premio BOND, GC). En opposition à l’épaulement périphérique lingual, une limite de type « butt joint », avec un biseau incliné à 45° ou plus est réalisée en vestibulaire pour parfaire la préparation (Fig. 7). Ce type de finition permet de réponde à un besoin esthétique (meilleure transition dent-restauration), un accroissement de la surface d’émail (meilleure adhésion), ainsi qu’une augmentation de l’espace prothétique périphérique (5, 6). Un point de stabilisation est réalisé en fin de préparation au sein du composite réalisé précédemment. Ceci dans le but d’accroitre la stabilité de la pièce prothétique lors de son positionnement au cours du collage (Fig. 8). Une empreinte physico-chimique et une temporisation par un matériau mono-composant provisoire (Télio CS Inlay/Onlay, Ivoclar Vivadent) viennent clore la séance. Fig. 7 & 8  : la préparation est terminée après la dépose de la digue. COLLAGE Après une temporisation de sept jours, nécessaires à la réalisation de la pièce prothétique par le laboratoire de prothèse, l’assemblage peut être réalisé. Le choix du matériau s’est porté ici vers une céramique à base de disilicate de lithium (Initial GC Lisi Press, GC) pour ses propriétés physiques et esthétiques. Sa teneur en phase vitreuse permet de répondre aux principes du collage grâce auxquels la préservation tissulaire peut être respectée. Le premier temps de la phase d’assemblage commence par la mise en place du champ opératoire (Fig. 9) (Isodam, Sigma Dental System) afin d’assurer des conditions d’isolation optimales. Fig. 9  : le champ opératoire est mis en place afin d’assurer une isolation suffisante avant collage. L’essayage de la pièce prothétique est réalisé au préalable grâce à un gel de glycérine (Gradia Plus Air Barrier, GC). Cette étape validée, le sablage de la préparation (alumine 27μm- LE FIL DENTAIRE N°150/35



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