Le Fil Dentaire n°150 mai 2019
Le Fil Dentaire n°150 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°150 de mai 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : COLEL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : dentisterie esthétique contemporaine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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FOCUS CLINIC de la 21 est réalisée au moyen d’un wax-up (fig. 7) [14]. Le volume à reconstruire étant limité, et la forme des dents adjacentes satisfaisante, une analyse digitale préalable n’est pas nécessaire. Fig. 7  : un wax-up permet de positionner correctement le mur palatin lors de la stratification. (Réalisation  : Laboratoire Bertin Bordeaux). - Cartographie de la couleur Une photographie endobuccale initiale avec contrasteur permet de réaliser une véritable cartographie de la dent (fig. 8). Le contraste de celle-ci est volontairement augmenté afin de mieux apprécier les différences de translucidité entre chaque tissu. Elle doit rester à disposition de l’opérateur lors de l’intervention. Dans cette situation où le bord libre est uniquement constitué d’émail, et que les lobes dentinaires sont marqués, l’emploi d’une technique de stratification de composites prend tout son sens. Fig. 8  : une photographie pré-opératoire avec contrasteur permet de visualiser les zones de translucidité et d’opacité de la dent. La sélection de la couleur des masses de composite s’est faite grâce à la technique des boutons (fig. 9 & 10). Elle a été réalisée avant la pose du champ opératoire afin d’éviter un probable biais de sélection occasionné par la déshydratation des dents. En effet, celle-ci entraine une augmentation de leur opacité et de leur luminosité [15,16]. Les masses Medium Dentin (Essentia GC) et Light Enamel (Essentia GC) ont été retenues. Fig. 9  : sélection de la couleur par technique des boutons de composite. La masse émail la plus lumineuse (Light Enamel) et la masse dentine de luminosité et d’opacité intermédiaires (Medium Dentin) ont été sélectionnées. 20/LEFILDENTAIRE.COM Fig. 10  : une photographie en niveaux de gris permet de valider la luminosité des masses sélectionnées. - Isolation L’isolation a été réalisée avant le conditionnement des surfaces dentaires de la 13 à la 23, pour permettre le positionnement de la clé palatine en silicone et visualiser la ligne du sourire lors de la stratification (fig. 11). L’emploi de ligatures dans cette situation où seul le bord libre est concerné ne présente pas d’intérêt, du moment que l’on obtient une digue parfaitement étanche. L’éversion totale de celle-ci autour des dents en est la garante [17,18]. Fig. 11  : les dents sont isolées à l’aide d’une digue en latex épaisse (NicTone HeavyBlue). - Conditionnement des surfaces dentaires Dans cette situation où l’on colle majoritairement sur de l’émail, le conditionnement des surfaces dentaires s’est effectué en trois étapes  : - un sablage a l’alumine 27 microns afin d’augmenter la surface de collage disponible (fig. 12), - un mordançage à l’acide orthophosphorique (fig. 13), - l’application d’un adhésif universel photopolymérisable (fig. 14). Fig. 12  : un sablage à l’alumine 27µm permet d’éliminer des résidus éventuels de plaque et augmenter la surface de collage disponible. Les dents adjacentes sont protégées à l’aide de bandelettes de téflon. Fig. 13  : un mordançage préalable à l’acide orthophosphorique 37% permet d’optimiser les valeurs d’adhésion lors de l’utilisation d’un système adhésif universel. Celui-ci est appliqué 15 secondes puis rincé. Les surfaces sont ensuite séchées.
Fig. 14  : application d’un adhésif universel photopolymérisable (G-PremioBond GC). Celui-ci est frotté énergiquement sur la surface amélaire pendant 15 secondes – condition sine qua none d’une adhésion optimale – puis étalé à la seringue à air avant d’être photopolymérisé. - Stratification La stratification s’est ensuite déroulée en suivant l’histologie du bloc antérieur maxillaire. Le mur palatin a été élaboré en masse émail à l’aide de la clé en silicone issue du wax-up (fig. 15), de même que le mur proximal mésial, construit à l’aide d’une matrice sectorielle métallique orientée dans le sens vertical afin de reproduire sa convexité naturelle (fig. 16). Une fois ce coffrage réalisé, le cœur dentinaire ainsi que les mamelons ont été placés à distance du bord libre (fig. 17). Enfin, la couche superficielle d’émail a été stratifiée au pinceau (fig. 18), afin d’éviter l’incorporation de bulles et permettre d’initier les micro- et macro-géographies de surface et ainsi réduire les temps de finition et polissage [19,20]. Fig. 15  : élaboration du mur palatin grâce à la clé palatine en silicone et la masse Light Enamel (Essentia GC). Fig. 16  : élaboration du mur proximal mésial grâce à une matrice métallique sectorielle positionnée verticalement (Polydentia) et la masse Light Enamel (Essentia GC). Fig. 17  : reproduction des mamelons dentinaires avec la masse Medium Dentine (Essentia GC). Fig. 18  : mise en place de la dernière couche d’émail avec la masse Light Enamel (Essentia GC). - Finitions et polissage Ces temps ne doivent pas être négligés. En effet, la forme et la texture de surface sont déterminantes tant pour l’intégration des restaurations que pour leur pérennité [21]. La forme générale étant satisfaisante, le polissage a été entrepris à l’aide de disques à polir en silicone (Diacomp TwistPlus EVE) sous champ opératoire (fig. 19). La gestion de l’occlusion une fois le champ opératoire déposé doit faire l’objet de toutes les attentions, celle-ci étant la garante de l’intégration fonctionnelle de ces restaurations. Elle est vérifiée en statique et dynamique à l’aide de papiers à articuler fins (20µm). Fig. 19  : polissage de la restauration avec des disques à polir en silicone rose (a) puis beige (b) (Diacomp TwistPlus EVE). Le résultat post-opératoire immédiat montre une intégration esthétique satisfaisante au niveau de la forme de la restauration. En revanche, en ce qui concerne l’appréciation de la couleur, les dents doivent se réhydrater (fig. 20). Fig. 20  : photographie intrabuccale de la situation post-opératoire immédiate. L’intégration esthétique ne pourra être objectivée qu’après réhydratation des dents. LE FIL DENTAIRE N°150/21



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