Le Fil Dentaire n°148 mars 2019
Le Fil Dentaire n°148 mars 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°148 de mars 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : COLEL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 50,1 Mo

  • Dans ce numéro : les usures.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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A B C D Fig 1  : formes de préparation pour une incisive centrale. De gauche à droite et selon le gradient thérapeutique pour recevoir ; une facette pelliculaire (A), une facette ad vestibulum (B), une facette à retour palatin (C) et une coiffe périphérique (D). (12) Afin de choisir le type de restauration le plus adapté, un projet esthétique et fonctionnel est réalisé sous forme d’un waxup par le prothésiste. On le transfère en bouche selon la technique des masques. L’analyse du mockup permet au praticien d’appréhender les différentes zones de la réhabilitation pour lesquelles il y a ou non suffisamment d’épaisseur pour le matériau de la reconstitution. Cela permet de guider le geste du praticien pour ses préparations, de façon prospective et non pas seulement en fonction de la situation initiale. C’est ce volume disponible qui va permettre au prothésiste de faire une reconstitution en céramique, pérenne, respectant les impératifs mécaniques (épaisseur minimale pour la solidité) mais également biologiques en évitant les sur contours (respect du parodonte et du profile d’émergence). Cette technique présente donc plusieurs intérêts  : - la validation esthétique et fonctionnelle du projet directement en bouche par le patient (aspect des dents, ligne des collets, harmonie du sourire par rapport au visage) - la gestion homogène des épaisseurs de réduction  : Cela permet de ménager suffisamment d’espace pour le prothésiste sans compromettre le principe de préservation tissulaire. - la réalisation des prothèses provisoires. Séquence Clinique en 7 étapes  : (11) Protection du parodonte grâce à la mise en place d’un cordonnet rétracteur non imprégné. Reprise des obturations composites initialement présentes. Calibrage des préparations grâce à la technique de pénétration contrôlée à travers le masque et régulièrement contrôlées grâce aux clés de réduction. Si l’épaisseur du matériau est estimée suffisante d’après le mockup, le praticien se contente de dépolir la couche aprismatique d’émail qui offre un mauvais substrat au collage. Configuration des finitions proximales. Pour les facettes  : en hélice (A ; B) ou toboggan (C) selon le recouvrement et la conservation du point de contact ou non. Pour les coiffes périphériques  : séparation proximale. Gestion de la limite cervicale. Pour une restauration collée, supra gingivale pour permettre la mise en place du champ opératoire et le polissage minutieux du joint. Idéalement amélaire pour une meilleure pérennité du joint (A ; B ; C). Pour une restauration scellée, intra sulculaire pour masquer le joint de scellement peu esthétique (D). Vérification de l’occlusion. On cherchera à éviter tout point de contact lors de l’OIM sur le joint de collage. Polissage minutieux de la préparation afin d’éviter la subsistance d’arêtes ou d’angles vifs. RESTAuRATiOnS POSTÉRiEuRES cÉRAMiquES Anamnèse et analyse topographique des usures postérieures Lors l’interrogatoire du patient, une anamnèse et un diagnostic précis de l’origine des usures est réalisé. Après la dépose des anciennes restaurations inadaptées et des potentielles lésions carieuses, une analyse de la topographie des cavités permettra, au cas par cas, et dent par dent, d’évaluer la résistance des tissus résiduels et de choisir le type de restauration à utiliser. (1) Sur les prémolaires et molaires, le volume du délabrement et la résistance de la dent sont intimement liés  : - au rapport hauteur/largeur des parois résiduelles - à la persistance d’une continuité amélaire périphérique. (2) Ainsi, le protocole d’analyse des critères de cavité ci-dessous a été proposé (par ordre d’importance) (2). l Epaisseur de dentine inter axiale résiduelle. l Présence des crêtes marginales La perte d’une crête marginale entraîne une diminution de 46% de la résistance initiale de la dent. Celle des deux crêtes entraîne une diminution de 63%. (2) l Proximité pulpaire Un scellement dentinaire immédiate (IDS) est fortement recommandé directement après la préparation. Par ailleurs, plus la proximité pulpaire est importante, plus la reconstitution du noyau dentinaire par un substrat dentinaire, ou buildup, semble requise. (1 ; 2) l Epaisseur des cuspides résiduelles - sur dent vivante, si l’épaisseur cuspidienne est inférieure à 2 mm, un recouvrement cuspidien est généralement (1, 2,4) recommandé. - sur dent dévitalisée, l’épaisseur minimale est de 3mm. (4) l Présence de fêlures/fissures En cas de fêlure/fissure, il conviendra d’adapter le type de préparation, notamment une préparation et un recouvrement la (1, 2) zone concernée. LE FIL DENTAIRE N°148/23
FOCUS clinic De très fine épaisseur (1 à 1,2 mm), il ne nécessite généralement l Dent dépulpée ou non - Table top, ou Overlay de Type I (2,4) La perte de résistance est essentiellement liée au délabrement global de la dent, et rejoignent les critères ci-dessus. (2) pas ou peu de préparation, mais le risque de fracture est plus élevé. Ultra conservateur, il est généralement utilisé  : - dans le cas d’usures débutantes ou modérées et rapide (érosive Parallèlement à ces critères, - plus l’étendue et la sévérité de l’usure est importante plus le clinicien devra envisager un recouvrement occlusal total (2), afin de compenser la perte de DVO, stabiliser l’occlusion et (1, 4,5) maximiser le potentiel adhésif sur l’émail. - la rapidité de l’usure sera à prendre en compte. Plus la perte tissulaire liée à l’usure est rapide, plus la préparation sera minimale  : une usure lente et chronique chez un sujet âgé entraîne généralement une égression compensatoire, qui entraînera des préparations plus invasives, inhérentes aux épaisseurs de matériaux afin de ne pas surévaluer la DVO. (2) notamment), si le collage est exclusivement amélaire, ce qui le renforce. - dans le cas d’usure plus avancée, un collage sur dentine centrale/émail périphérique le fragilise, du au différentiel du module d’Young entre ces deux tissus. Une augmentation de DVO correspondant a minima à l’épaisseur de matériau devra donc être recommandée. (2) l Overlay (I, II ou III) Plus épais et plus résistant, entre 1,5 mm et 4 mm, il peut présenter être collé directement sur les tissus dentaires (type II), sur une reconstitution de substitution dentinaire aussi appelée Build-up (type III), ou sur une dent dépulpée (type IV). (2) Les restaurations postérieures partielles, à recouvrement partiel l Inlay/onlay Restauration incrustée partielle postérieure, l’inlay (sans recouvrement cuspidien) ou l’onlay (avec recouvrement cuspidien) peuvent être indiqués dans le cas d’usure d’étiologie érosive notamment. En effet, la perte de structure occlusale peut alors être partielle, (1 ; 2) sans modification de la DVO. Les restaurations postérieures périphériques, l Veenerlay (4, 8) Plus esthétique, notamment pour les prémolaires maxillaires, il associe  : - une préparation occlusale d’overlay, - une préparation de facette de 0,6 mm de profondeur au niveau de la face vestibulaire. (1,2) l Couronne périphérique collée Indiquée en cas de délabrement important, nous ne la détaillerons pas davantage ici. Principes & designs des préparations postérieures à recouvrement occlusal total Pour optimiser le protocole minimalement invasif et la l Overlay L’overlay présente un recouvrement occlusal complet. conservation amélaire, il est recommandé de réaliser les (9, 3) préparations des dents à travers le mock-up. Fig. 2  : préparations postérieures type overlay et table top 24/LEFILDENTAIRE.COM Critères de préparation pour reconstitution indirecte en (1 ; 2 ; 4) céramique collée partielle/périphérique - Finition nette et polie des limites et de l’intrados. Angles internes arrondis. - Absence de contre dépouilles & divergence des parois de 6 à 10°, pour permettre l’insertion et l’écoulement des excès de colle. - Limites de préparations en dehors de tout contact occlusal, et optimisation du collage amélaire. - Epaisseur occlusale pour tout recouvrement cuspidien  : ▪ > 1 à 1,5 mm pour composite & céramique disilicate de lithium ▪ > à 2 mm en céramique feldspathique. - Overjet interpoximal ≤ 2 mm. - En présence d’un isthme occlusal, largeur > 2 mm. Face à une usure généralisée, une augmentation de DVO est généralement nécessaire. Dans ces cas, la réalisation d’overlay ou veenerlay est généralement la plus recommandée. (1) (2 ; 4) Principe de préparation d’un overlay postérieur Réalisation des rainures occlusales de 1 à 1,5 mm à travers le mockup Régularisation homothétique de la surface occlusale, jusqu'à 2 mm. (1) Réalisation potentielle d’un Build Up, à l’aide d’un composite hybride type bulkfil (4) pour recouvrir le scellement dentinaire immédiat, optimiser la forme de la préparation et de combler les contre-dépouilles. (1) Préparation des « boîtes » proximales en Butt Joint, ou épaulement à angle interne arrondi, d’une épaisseur de 1 mm minimum à 1,5 mm maximum.



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