Le Fil Dentaire n°144 novembre 2018
Le Fil Dentaire n°144 novembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°144 de novembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : COLEL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 84,6 Mo

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  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Crédit photo SteveBenero 12/LEFILDENTAIRE.COM ON A PASSÉ... UNE JOURNÉE AVEC THIERRY Question classique pour commencer, parlez-nous de votre parcours professionnel Avant toute chose, merci d’être venus jusqu’à Tours passer une journée au sein du cabinet. Toute l’équipe et moi-même sommes très honorés d’avoir été sollicités. J’ai fait mes études à la fac de Reims, entre 1988 et 1992. J’étais très vite intéressé et investi. Entre ce métier et moi, cela a été une vraie rencontre... J’ai ensuite enchainé sur un parcours des plus classiques, avec des CES de biomatériaux de parodontologie et de prothèse scellée. Et puis, très rapidement, je me suis intéressé à l’implantologie. C’était surtout l’alternative à la prothèse amovible que je trouvais séduisante. J’ai fait un premier DU d’implantologie à la Pitié Salpêtrière, puis j’ai eu la chance de suivre un cursus de qualité avec toute l’équipe du DU de Paris VII dirigé par Patrick Missika. Quelques années plus tard, j’ai complété ma formation avec le DU de chirurgie pré-implantaire dirigé par Michel Jabbour. J’y ai appris beaucoup sur les greffes osseuses et en particulier le potentiel de l’os allogénique que je ne n’utilisais pas à l’époque. Cette nouvelle rubrique a pour vocation de vous faire découvrir des cabinets d'exception sous différents angles  : architectural, organisationnel, clinique...afin d'appréhender les stratégies et les multiples protocoles utilisés par nos leaders d'opinion. Pour cette première expérience, le Dr Norbert Cohen, rédacteur en chef du Fil Dentaire accompagné du Dr SteveBenero ont choisi de se rendre au cabinet du Dr Thierry Degorce à Tours. Une journée rythmée par des chirurgies et un entretien riches d'enseignements que nous retraçons ici par le biais d'une longue interview et d'un cas clinique iconographié et filmé. Moteur... DEGORCE Propos recueillis par Norbert Cohen et SteveBenero Sorti de ce cursus universitaire, les rencontres avec d’autres confrères ont été fondamentales. Très jeune, je cherchais quelqu’un de compétent et sympathique pour apprendre et m’épauler en implantologie, le Dr Frédéric Chiche m’a accueilli dans son cabinet et il m’a accompagné pour poser mes tous premiers implants. Je l’en remercie encore aujourd’hui et depuis, nous avons toujours gardé d’excellentes relations. Naturellement, j’ai souhaité utiliser le même système que lui à l’époque et j’ai commencé à travailler avec la société « 3i », aujourd’hui « Zimmer Biomet » que je n’ai jamais quittée depuis la pose de mon premier implant. De fil en aiguille, je suis parti visiter leur usine aux Etats-Unis, et j’y ai fait une très belle rencontre avec le concepteur du système, le Dr Richard Lazzara, qui m’a ensuite convié à suivre un programme qu’il organisait en partenariat avec l’université de Miami. En 2001, J’ai confié mon cabinet à un remplaçant pour plusieurs mois afin de vivre mon expérience américaine. C’est là-bas que j’ai réalisé mes premiers sinus lift. A mon retour, j’ai rapidement orienté mon activité professionnelle vers la spécialité en développant un réseau de
correspondants. Travailler en collaboration avec des confrères est un exercice difficile qui demande beaucoup de temps mais c’est un enrichissement quotidien. J’ai aussi beaucoup appris d’eux en tenant compte de leurs remarques. J’ai également touCours eu la chance d’avoir de très bons cliniciens collaborateurs et auprès d’eux, Ce me suis enrichi de nos discussions régulières sur la gestion des cas cliniques. L’exercice à plusieurs révèle cet avantage certain. Tous les ans, Ce continue de me perfectionner en suivant des congrès, des formations dans des cabinets en ? rance comme à l’étranger, en lisant beaucoup également et en allant à la rencontre des autres. Ainsi, C’ai croisé la route de nombreux confrères talentueux avec qui C’ai eu des échanges enrichissants. Deux d’entre eux, dont C’apprécie particulièrement les qualités humaines et professionnelles, les Dr ? rank ? onnet et Hadi Antoun, se sont imposés, chacun à leur manière, comme des modèles que C’essaye modestement de suivre. C’est important Ce crois d’avoir des gens qui vous stimulent et vous montrent une direction à suivre. A cnté de mon activité de soignant, il y a aussi celle, très chronophage, de conférencier qui devient presque un deuxième métier en soi. En 1 ? ? ?, à l’issue de ma thèse d’exercice sur le titane et de la publication dans les pages de l’Information Dentaire d’un petit article sur ce suCet, une société scientifique m’a sollicité pour donner une conférence en Italie. Je sortais à peine de la fac, Ce n ? avais pas encore de cabinet, et C ? ai fait ma première présentation en Italie. Cela m’a plu et C’ai compris à ce moment-là que Ce n’avais pas besoin d’attendre mes ? ? ans, une solide expérience et un cabinet important pour publier et faire des présentations. J’ai tout de suite attrapé le virus qui ne m’a pas quitté depuis. J’ai présenté depuis plus d’une centaine de conférences et débats et réalisé quelques publications. C’est quelque chose d’important pour moi et C’aCouterai d’indissociable de mon activité de soins. Tout d’abord parce que C’aime enseigner et partager la connaissance avec les autres. Mais aussi parce que tu ne soignes pas de la même manière quand tu as la volonté d’iconographier et montrer ton travail à des confrères. Tu es nécessairement plus exigeant avec toi-même et c’est un puissant moteur pour t’améliorer et essayer de réaliser un travail de qualité. De plus, lorsque tu prends les photos ou un film, les patients apprécient et participent volontiers à cette volonté d’excellence qui va naturellement dans leur intérêt. ! 0 # 4'/#437 ! 37' ! 17 ! ! 1 ! #.+ ! +' ! ! 1 ! ! 10 ! ! 4'0 !' !'6 70'2#46+'&' ! 164'# ! 6+ ! +6 ! ! 74.' !' ! 6'74 #06 ! 4+'74 ! ! 174371+ 24+ ! +. ! ! +'4 ! 164'64# ! #+. ! 74. !' ! 6 ! ! 6+37' ! L’esthétique me parle beaucoup. Cela vient peut-être de mon père qui travaillait dans la mode et qui était passionné d’art. J’ai grandi entouré d’œuvres et au contact d’artistes et des galeries. J’ai gardé cette sensibilité pour les formes, l’harmonie, disons ‘ ‘%'/)* () 92J7) ()/% 5F866-7) (>81'%6'/-1-48)'>)67/% 326-7-21 ()/>-03/%17 +8-(F) 3%5/% 3527,E6) ‘ ‘ ? le beau a. Reconstruire un sourire et plus précisément développer un Coli profil d’émergence, est ce qui m’intéresse le plus et me procure une vraie satisfaction. C’est aussi ce qu’il y a sans doute de plus difficile à réaliser en implantologie chirurgicale. C’est donc un challenge permanent et c’est aussi là que mon expérience prend tout son sens. ! 0 #'7.'2.#+ ! +4 &' ! #+4'.# ! 100#+ ! ! #0 !'&' ! 164' ! 37+2"6 10 # 4'/#437 ! 37' ! 17 ! 12 ! 4+' ! # !' ! ! # ! ! + ! 6#06' ! #7 ! #76'7+. ! !'0 !' ! ! 17 ! 37' !' ! 1+6 +0&+ ! 2'0 ! #$."0 +/2.#061.1 ! +' ! Cela m’arrive même d’opérer avec trois assistantes autour de moi. Cela me semble difficile de faire autrement dans le cadre de mon activité de spécialiste. J’opère quotidiennement à un rythme soutenu avec une moyenne de ? à ? interventions chirurgicales par Cour. Dans une chaine de stérilisation, la chirurgie appelle l’adoption de certains protocoles, donc il y a une assistante ? stérile a en aide opératoire, et une assistante dite ? volante a qui va passer les instruments et qui peut plus facilement changer ses gants pour aller chercher et ouvrir du matériel non stérile par exemple, prendre les photos, etc. Actuellement, mon équipe est composée d’une responsable administrative et de quatre assistantes à temps plein. Tout le monde est bien occupé, il y aurait même du travail pour une personne de plus. 2 ne société de ménage s’occupe en plus de l’entretien du cabinet tous les matins., n travaille dans une bonne ambiance. 2 ne grande partie de mon équipe, m’accompagne depuis plus de 1 ? ans. Je suis aidé dans mon exercice par un Ceune collaborateur, le Docteur Pierre ? uinot dont le dynamisme motive toute l’équipe. J’ai aussi un excellent laboratoire de prothèse, Céram ? ixe à Tours, nous marions nos exigences depuis plus de 2 ? ans tout en préservant des relations très amicales. Enfin, Ce réalise régulièrement des films des interventions LE ! FIL ! DENTAIRE ! NJ !!!/qq



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