Le Fil Dentaire n°142 septembre 2018
Le Fil Dentaire n°142 septembre 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°142 de septembre 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : COLEL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 80,7 Mo

  • Dans ce numéro : spécial assistantes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
SSIE CE UE IENT LE AITANTE Quelles sont leurs motivations ? Qu’attendent-elles de leur métier et de leur employeur ? Quels espoirs fondent-elles dans l’avenir de leur profession ? 20 assistantes d’horizons différents ont accepté de nous livrer sans filtre leurs motivations, leurs aspirations et leur vision présente et future de leur métier. Peut-être pourrions-nous y trouver les prémices du changement. UETION E EELIN Dans le cadre d’une recherche d’emploi, plus d’une assistante sur deux élit les qualités humaines du praticien comme premier critère de choix. Considérant que le binôme qu’elles forment avec le praticien nécessite une parfaite entente et une bonne complémentarité. Le salaire occupe la seconde place car elles considèrent que leurs compétences doivent être reconnues tant humainement que financièrement. « Je privilégie avant tout l'emplacement et les qualités humaines du praticien ainsi que la rémunération pour les justes compétences. Le fait d'être diplômé en gestion, en hypnose médicale et aromathérapie se rémunère… ».) n%a) Néanmoins, chez certaines assistantes, on observe que lorsque toutes les « bonnes » conditions de travail sont réunies, le salaire devient secondaire comme en témoigne Valérie  : « Le salaire n’est pas primordial pour moi même si bien évidemment, on souhaite tous gagner toujours plus. Exercer un métier passionnant est déjà rare de nos jours et je fais partie de ce petit pourcentage qui travaille avec passion et avec un praticien en or partageant volontiers son savoir-faire et m'impliquant intégralement dans son cabinet. » En troisième position, c’est l’aménagement du temps de travail suivi de près par l’emplacement du cabinet qui est plébiscité notamment par les assistantes qui ont une famille, des enfants. Ces dernières sont, à ce titre, favorables à des semaines de 4 jours. Enfin, la spécialité du praticien est le critère qui ferme la marche même s’il n’est pas négligé par de nombreuses assistantes. On remarque que les assistantes qui exercent actuellement ou ont exercé au sein d’un cabinet dentaire spécialisé classent ce critère dans le top 3 car elles considèrent que les tâches y sont plus enrichissantes et plus valorisantes./LEFILDENTAIRE ETITE OU ROE TRUCTURE Cabinets à 1 voire 2 praticiens, SCM ou centre dentaire ? 50% des assistantes interrogées disent préférer exercer au sein d’une SCM. Plus de polyvalence, moins de routine… « Une plus grande qualité de travail et moins de stress lié à la performance et à la rentabilité » nous confie Marie E. Le travail en équipe, l’échange, le partage, la convivialité, la maîtrise de différentes techniques, la mise en place de projets sont les avantages du travail en SCM selon Noémie mais à condition qu’il y ait un manager et une bonne répartition des tâches. Marjorie, elle, estime que travailler pour un seul praticien nécessite de le connaître parfaitement afin de répondre à ses attentes et l’un des inconvénients majeurs est et de devoir s’adapter à son emploi du temps (vacances, formation…). 40% des répondantes sont cependant favorables à l’exercice au sein d’une petite structure à 1 voire 2 praticiens. Cela permet une meilleure organisation et un meilleur suivi des patients. Une plus grande proximité relationnelle avec le praticien et moins de conflit selon Maryse. Propos confirmés par Sylvie qui « préfère un cabinet dentaire avec un seul praticien car l’investissement de l’assistante est important et souvent reconnu. Dans une SCM, il existe souvent des divergences entre praticiens ce qui altère considérablement les relations dans l’équipe d’assistantes ». Les 10% restant aurons vous l’aurez compris plébiscité le centre dentaire mais pas exclusivement. Hannah, assistante dentaire de remplacement a travaillé dans plusieurs types de structure  : « J’avoue qu’à la base, j’appréhendais terriblement de travailler dans un centre dentaire mais finalement, c’était une belle expérience qui depuis se renouvelle. Le centre dentaire qui m’a engagé était bien organisé, chaque salle de soin bénéficiait de sa salle de sté et son espace néanmoins sur le long terme, travailler dans un cabinet privé serait préférable car il ne faut pas se leurrer, les salaires sont dans la moyenne basse en centre dentaire ».
 ! UEL RI ! Comme nous l’avons vu plus haut, même si le salaire n’est pas le critère majeur, il se situe dans le top 3 avec des variations selon l’emplacement géographique, l’expérience et l’ancienneté. « Tout dépend du poste que l'on occupe. Une assistante dentaire est formée à N postes bien différents Nle pôle secrétariat, la stérilisation et le travail d'aide opératoireN. En se spécialisant, et en s’impliquant dans son travail, la valorisation passant par la rémunération peut être sacrément différente d'un poste à l'autre. Mais pour moi, tout dépend de l'implication et des responsabilités » nous confie !. Selon une grande majorité d’assistantes, c’est la spécialité du praticien qui fait la différence. En fonction des régions d’exercice, elles estiment qu’un salaire décent à l’issue de leur formation doit aller de 1300 € à 1I 00 € net selon s’il s’agit d’un cabinet d’omnipratique ou de spécialité (implantologie, endodontie..). Pour atteindre 1I 00 à 2200 € net en moyenne après 10 ans d’exercice. 2200 à 2500 € net après 15 à 20 ans d’ancienneté. Nombreuses sont celles comme !!! !% !!! ! ! qui estiment que leurs salaires devraient être relatif sà ce qu’elles apportent à la structure  : « Nujourd’hui, j’ai négocié un contrat à NNNN euros net par mois, je lui apporte beaucoup de choses Nj’ai réorganisé toute sa salle de soins, je suis en train de mettre en place une gestion de stock la plus optimale pour être à flux tendu, j’ai classé tous ses dossiers Net oui cela prend beaucoup de tempsN, et je forme la personne qui sera sa nouvelle assistante ». Cependant, « Nl faut être honnête peu de praticien sont prêts volontairement à augmenter leurs salariés selon leurs compétences et leurs implications. Si vous ne négocieE pas régulièrement, votre taux horaire reste la base et cela pendant des années ». IujourdIhui, le taux horaire de base d’une assistante est de 11.31 € et pour un grand nombre de répondantes, ajouté à la prime de secrétariat (accordée en fonction des tâches effectuées), c’est un salaire satisfaisant à l’obtention du diplôme mais il faudrait cependant quIil puisse évoluer en fonction de lIancienneté et des compétences acquises notamment par le biais de la formation. RENE !!! OU ! N ! ! N ET ! LOR De nombreuses réponses à cette question sont à l’image de la situation actuelle des assistantes dentaires  : incertaines, bancales…Le manque de visibilité sur l’évolution de leur statut, les faibles perspectives de promotion notamment dans les cabinets à une seule assistante nous placent dans un flou artistique comme le montrent les témoignages suivants  : « Je suis de plus en plus déçue des visions des praticiens quant à l'avenir des assistants dentaires. Je n’ai jamais entendu autant de burn out, de licenciement et de manigances en tous genres… Mon métier d’assistante dentaire ne me permettra pas d'évoluer. Les instances n’ont pas la même vision des choses et ne semble pas vouloir donner la chance aux hygiénistes. Nourtant, j'étais une de ses assistantes en première ligne pour défendre l’évolution de notre métier… mais où est la reconnaissance N ». !!! E « Dans un autre domaine je pense, j'aime mon métier mais par rapport à l'évolution impossible, la pression et le stress permanent de certains patients ou praticiens NDifficile de se voir encore au même stade dans NN ans. » ! a !!! !!! Parfois, la réponse est sans équivoque  : « Dans NN ans j’espère ne plus travailler dans le dentaire voire le médical ». S ! Iien évidemment, il y a critère de l’âge des répondantes. Les quinquagénaires qui totalisent plus de 20 ans d’exercice se verront prendre une retraite bien méritée. « N la retraite. Mais depuis le début de ma carrière, j’ai eu la chance de beaucoup évoluer, et sans prétention de ma part, parce que je m’en suis donnée les moyens et sNrement parce que j’ai rencontré les bonnes personnes au bon moment ». S ! Heureusement, le tableau n’est pas entièrement noir. Plusieurs assistantes se sentent la vocation d’exercer leur métier toute une vie, parfois auprès du même praticien sans rien y changer à l’exception du salaire qui serait revalorisé  : « Je me vois toujours assistante dentaire Nj'adore ce métier, je ne me verrais rien faire d'autreNNje me verrais bien toujours au même endroit car tout me plaSt, sauf le salaire... donc j'espère gagner plus au fil du temps ». !!! ! n !!! ! « J’espère pouvoir évoluer encore, ce qui peut être possible dans un centre dentaire, former de jeunes Nssistantes et transmettre les connaissances à des étudiants en dentaire pour l'organisation, la chaine d'asepsie et parfois le travail à N mains au fauteuil ». I%a !!! ! ! UNE REL ! TION LU T ! ER ! EUTIUE ! ! EC LE ! TIENT La perspective que la profession d’hygiéniste dentaire soit reconnue en I rance est le rêve de bon nombre d’assistantes dentaires (I 0%). Pour certaines, l’idée est de décharger le praticien des actes de prophylaxie pour qu’il se concentre sur son cœur de métier ou renforcer la proximité avec les enfants ou les adolescents. Pour d’autres, cette alternative symboliserait la libération, la levée d’un sentiment de frustration de ne pouvoir exécuter des actes qu’elles maitrisent déjà fort de leur expérience. « NmagineE un patient qui descelle un pivot sur une NN... il se présente mais le praticien n’est pas là... nous, on est là mais on est impuissant alors que nous pourrions simplement au moins nettoyer et mettre un point de colle… » nous confie Marie. Ou encore tout simplement le besoin de reconnaissance et de valorisation au travers de l’exécution d’actes complexes LE FIL DENTAIRE N !!! !/ !



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :