Le Clap n°216 sep/oct 2019
Le Clap n°216 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°216 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Éditions Le Clap

  • Format : (305 x 305) mm

  • Nombre de pages : 73

  • Taille du fichier PDF : 87,2 Mo

  • Dans ce numéro : douleur et gloire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 LE CINÉMA VU PAR... PAR PIERRE BLAIS ANDRÉE LACHAPELLE La carrière d’Andrée Lachapelle est l’une des plus remarquables de la colonie artistique québécoise. Au théâtre, ses rôles mémorables sont légion. À la télé, elle a été présente pendant plus de sept décennies depuis ses débuts, en 1954, dans 14, rue de Galais. Au cinéma, bien que plus discrète, on l’a remarquée notamment dans La Corde au cou en 1965, dans Cap Tourmente en 1993 et dans La Dernière Fugue en 2010. En septembre, c’est dans Il pleuvait des oiseaux, l’adaptation du roman de Jocelyne Saucier concoctée par Louise Archambault, qu’Andrée Lachapelle brillera de mille feux. La comédienne maintenant âgée de 87 ans s’est replongée dans ses souvenirs afin de partager ses coups de cœur cinématographiques avec nous. CRÉDIT PHOTO  : IL PLEUVAIT DES OISEAUX – MK2 MILE END
ÉDITIONS LE CLAP  : Andrée, quel est votre premier souvenir lié au cinéma ? ANDRÉE LACHAPELLE  : J’étais toute petite et à cette époque il n’y avait pas de cinéma pour les enfants. Mais je m’en souviens très bien, c’était Blanche-neige, le dessin animé de Disney. J’avais adoré mon expérience. Par la suite, j’ai vu un autre film formidable, Le Magicien d’Oz avec Judy Garland. Puis, quelques années plus tard, j’ai été marquée par Pour qui sonne le glas avec Ingrid Bergman et Gary Cooper. ÉLC  : De tous les films vus, lequel serait le plus important à vos yeux ? AL  : Je dirais Les Temps modernes de Charlie Chaplin. J’ai aimé tous les films de Chaplin. Je me rappelle aussi d’avoir rencontré l’une de ses filles, Annie, très charmante d’ailleurs. Elle était venue au Québec pour tourner dans le film Daniel et les Superdogs de mon conjoint André Melançon. ÉLC  : Quelle comédie vous a vraiment fait rire ? AL  : Je perds un peu la mémoire rendue à mon âge, mais sans préciser un titre en particulier, je nommerais ceux dans lesquels Jack Nicholson a joué, car il me fait mourir de rire. ÉLC  : Quel film, tel un plaisir coupable, regardezvous régulièrement ? AL  : Le film que j’ai le plus souvent vu, c’est Les Temps Modernes de Chaplin. J’ai aussi beaucoup revu les films de De Sica, de Bergman, d’Orson Welles. Mais ce ne sont pas vraiment des plaisirs coupables, car je n’ai jamais honte de ce que j’aime (rire) ! ÉLC  : Pour quel réalisateur ou quelle réalisatrice éprouvez-vous le plus d’admiration ? AL  : Encore une fois, je répondrais Charlie Chaplin. J’ai tout aimé de Chaplin. Pour moi, c’est le grand maître. J’ai vu tous ses films même ses courts. ÉLC  : Quelle carrière d’actrice enviez-vous ? AL  : Celle de Katharine Hepburn, une actrice que j’ai toujours adorée. ÉLC  : Avec quel acteur rêvez-vous de tourner ? AL  : Donner la réplique à Gary Cooper. À l’époque, j’aurais beaucoup aimé ça. Je le trouvais beau et magnifique dans ses rôles. Mais Jack Nicholson aussi, je l’aime tellement. C’est un grand acteur. ÉLC  : Dans quelle scène de film auriez-vous aimé jouer ? AL  : Dans celles d’Un tramway nommé désir avec Marlon Brando et Vivian Leigh. Le film m’a bouleversée. J’avais joué Blanche Dubois dans la pièce montée à Paris, en 1974. Jean-Claude Drouot incarnait mon Stanley. La première avait été difficile. Qu’une Québécoise soit choisie pour le rôle plutôt qu’une comédienne française, ça avait été difficile à accepter à l’époque. ÉLC  : Quel est votre film québécois préféré ? AL  : Oh ! Il y en a beaucoup. J’avais tellement aimé Les Bons Débarras avec Marie Tifo et Charlotte Laurier. Francis Mankiewicz était un grand metteur en scène comme l’étaient également Jean Beaudin et Jean- Claude Lauzon. Du côté de mes tournages, il y a tous les films que j’ai faits avec le cinéaste Michel Langlois, Cap Tourmente et… Comme un voleur, notamment. J’en garde d’excellents souvenirs. Dans Il pleuvait des oiseaux, Andrée Lachapelle partage plusieurs scènes intimistes, tendres et touchantes avec un partenaire de longue date, Gilbert Sicotte. Elle mentionne à quel point l’acteur est pour elle un camarade merveilleux, un être courtois, d’une grande sensibilité, et avec lequel elle a d’ailleurs tourné plusieurs films. Nous pourrons constater le tout dès le 13 septembre prochain au grand écran. À ne pas rater puisque la comédienne affirme que ce sera son dernier rôle, concluant, le sourire dans la voix, que pour elle, il est temps de se retirer. SES GOÛTS & SES COULEURS AUTEUR/AUTEURE  : Anne Hébert. ŒUVRE LITTÉRAIRE  : Il pleuvait des oiseaux que j’avais lu à sa sortie sans me douter que je jouerais plus tard dans l’adaptation au cinéma. MUSICIEN/MUSICIENNE  : Shirley MacLaine, une comédienne qui chantait et dansait aussi. Je l’ai vue sur scène à New York et à Montréal. J’adore cette femme. ŒUVRE MUSICALE  : I Don’t Want to Set the World on Fire que j’ai chanté dans un film d’ailleurs. (NDLR  : Se souvenant des paroles, elle entonne cette chanson des années 40 spontanément) ŒUVRE D’ART  : Les peintures de Renoir que j’ai vues à Paris. J’ai beaucoup voyagé en Europe pour y voir de nombreuses expositions. UN LIEU GÉOGRAPHIQUE  : J’aimerais beaucoup retourner en Russie, car j’y ai rencontré des gens extraordinaires. METS GASTRONOMIQUE  : Je ne suis vraiment pas difficile, mais j’adore la cuisine italienne, surtout l’escalope de veau à la crème aux champignons. ÉMISSION DE TÉLÉ  : Unité 9 que j’ai vraiment beaucoup aimée comme série. C’est une émission marquante. 13



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