La Vie Est Belle - Voyages n°15 21 jan 2009
La Vie Est Belle - Voyages n°15 21 jan 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de 21 jan 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LVEB

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : Bons plans anti-crise !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 LA PHOTO DE LA SEMAINE BAM : la fin d’une citadelle mythique Elle a servi de cadre à l’un des films les plus hypnotiques et les plus inspirés de l’histoire du cinéma : « Le désert des Tartares » du réalisateur Valério Zurlini d’après le roman de Dino Buzzati. Avec un casting composé de ce que le septième art comptait de plus prestigieux : Vittorio Gassman, Giuliano Gemma, Philippe Noiret, Jacques Perrin, Laurent Terzieff, Jean-Louis Trintignant, Max Von Sydow… C’était en Iran, dans la citadelle de Bam, une place forte de légende vieille de 2500 ans qui remontait aux dynasties régnantes des rois Parthes racontées par Marguerite Yourcenar dans quelques pages flamboyantes de ses « Mémoires d’Hadrien ». Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, la forteresse bâtie de pisé, un matériau vieux comme le monde, avait résisté aux invasions et aux vicissitudes du temps et de l’histoire. Une ville debout mais déserte, un fantôme de terre protégé par ses remparts et ses tours de guet. C’était il y a six ans jour pour jour, un 26 décembre 2003 qu’un tremblement de terre d’une magnitude de 6,3 sur l’échelle de Richter a rayé la citadelle de la carte du monde. En posant devant ses murailles, deux années avant ce terrible événement (c’est dire si la photo date !), je n’imaginais pas que cette cité antique dressée depuis des siècles en plein désert pouvait s’écrouler en quelques instants. La revanche du temps sur l’œuvre des hommes en quête d’éternité. Texte et photo : Reza A. Nadéri La vie est belle www.lavieestbellemag.com
HISTOIRES D’AMOUR Quand l’amour…joue des tours Après le truculent René de Obaldia qui est tombé raide dingue d’une vache à Bombay, Chantal Saint- Jean prend la relève dans cette rubrique. Avec le célèbre magicien Jan Madd, elle livre une histoire bourrée d’illusions et le truc, c’est que ça marche… Tous les soirs depuis dix-huit ans, Chantal Saint-Jean enfile son beau costume de clown « Choupinet » et assiste sur scène le célèbre magicien Jan Madd, son compagnon à la ville. Dans leur péniche-théâtre baptisée « le Métamorphosis », le couple régale au premier étage avec une salle de restaurant avant de convier le public dans la cale où l’illusion produit ses effets pendant la digestion. Tous feux allumés et à quai sur la Seine, la péniche brille dans un décor de carte postale au pied de Notre- Dame de Paris. Dix-huit ans que cette image presque d’Epinal est aussi celle d’une belle histoire d’amour entre une productrice de spectacles et un illusionniste international né à Cherbourg en 1946. Du haut de ses 1m86 et fort de ses 104 kilos, le héros des tours de passe-passe a cueilli une fleur de 7 ans sa cadette, pas plus haute qu’1m58, légère comme un foulard avec ses 47 kilos et qu’il appelle alors « Choupinet » en hommage au personnage emblématique créé en 1938 par le dessinateur Omer Boucquey. Pourtant lorsqu’ils se rencontrent pour la première fois, l’étincelle ne se produit pas. Chantal Saint- Jean vit et travaille avec son compagnon dans leur agence d’organisation d’événements et de spectacles. On est en 1986. Un client cherche pour une soirée un magicien capable de faire apparaître des fauves. Jan Madd est recommandé. Il faudra attendre deux ans pour que la flèche de Cupidontouche en plein cœur ces deux-là et c’est à quai en fait qu’ils vont naviguer la tête pleine de projets. Jan Madd rêve de créer un théâtre à la manière de l’illustre Robert Houdin. Chantal Saint-Jean a une passion : les péniches. « Quand j’ai regardé les proportions d’un théâtre de Robert Houdin soit 7 m de large et 25 m de long, c’était celles quasiment d’une péniche. On a cherché sur les chantiers et trouvé une ancienne péniche qui transportait du ciment. Pendant un an, on s’est entièrement consacrés à la transformer en théâtre puis en restaurant. » Pour cette ancienne élève des maisons d’éducation de la Légion d’honneur qui accueillent encore des enfants d’officiers distingués de cet insigne, la vie lui joue alors l’un de ses plus beaux tours. « J’ai reçu une éducation très stricte et j’ai toujours été en rébellion. A 20 ans, j’ai pris ma valise et je suis partie élever des chèvres en Corse. Je suis revenue au bout de deux ans et ma période de petits boulots a commencé avant ma rencontre avec celui dont je porte encore le nom mais uniquement pour des raisons professionnelles. » Chantal Saint-Jean confie aujourd’hui avoir réalisé elle aussi son rêve d’enfant grâce à Jan Madd : « Ma grand-mère qui s’est toujours occupée de moi avant que je n’entre en pension était une artiste dans l’âme. Elle m’a fait faire de la danse, du piano, du théâtre. Mais il n’était surtout pas question pour mon père que j’envisage de faire une carrière artistique. Alors quand Jan Madd m’a proposé d’être à ses côtés sur scène, ce fut un bonheur de plus. Je voulais absolument être à la hauteur de l’artiste qu’il est. Jan Madd est un perfectionniste qui a commencé sa carrière en se produisant dans les cinémas. Il est intègre dans son histoire avec le public. J’ai beaucoup d’autodiscipline et lui il a la rigueur des artistes. Ce magnifique projet de péniche-théâtre a resserré encore plus notre amour tellement les obstacles ont été nombreux à surmonter. Je n’ai pas eu d’enfant mais quand, chaque jour, je regarde « Le Métamorphosis », je me dis que nous avons fait là un beau bébé ! » Quand l’illusion est un métier, la réalité finit par rejoindre la fiction et sans avoir besoin de recourir à de la poudre de perlimpinpin ! Sophie Pajot www.lavieestbellemag.com La vie est belle 7



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