La Terrasse n°285 mars 2020
La Terrasse n°285 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : les talents européens du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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jazz/musiques du monde/chanson 48 la terrasse 285 mars 2020 SEINE-SAINT-DENIS/FESTIVAL jazz/musiques du monde/chanson Banlieues Bleues Blues touareg, gwo-ka hip-hopisé, Orient électronique, transe sabar et afrobeat revisité… Banlieues Bleues reste fidèle à ses géographies sonores, aux frontières des genres, aux confins des mondes. Chaque édition du festival de Seine-Saint- Denis semble dresser, année après année, comme une cartographie des musiques qui défient frontières terrestres et catégories fermées. Pour commenter la programmation, étalée sur quatre semaines, le directeur du festival file d’ailleurs la métaphore du voyage en mer, du navire sillonnant différentes eaux, abordant continents identifiés et terres inconnues. Il est question d’Atlantique noir dans ce parcours aux différentes résonnances issues de la diaspora afro-caribéenne, auxquelles le festival est historiquement attaché, mais tout un périple se déroule aussi sur les rives de la Méditerranée, du Maghreb à Jérusalem. Propositions en archipel Ouvert par les chansons de geste et de souffle, du troubadour Sylvain Rifflet en solo jusqu’aux pulses de Tony Allen, pionnier de l’afro-beat, ou célébrant un champion du jazz africain, Hugh Masekela, le festival développe un archipel de propositions musicales qui alternent îlots mémoriels – comme les hommages à Randy Weston par Cheick Tidiane Seck ou la relecture de Prévert par Papanosh – et les rivages mouvants de plages sonores plus expérimentales, comme Dark Star Safari (avec Jan Bang, Erik Honoré, Eivind Aarset et Samuel Rohrer), en passant par des havres festifs comme las Maravillas de Mali. Un grand mix, divers, pluriel, Le saxophoniste Sylvain Rifflet, l’un des nombreux invités du festival Banlieues Bleues en Seine-Saint-Denis. dans lequel les oreilles curieuses et affûtées trouveront une invitation à larguer les amarres des sons formatés. Vincent Bessières Diverses villes du département de Seine-Saint-Denis. Du 6 mars au 3 avril. Tél. 01 49 22 10 10. JEAN-MARC FOLTZ CLARINETTES PHILIPPE MOURATOGLOU GUITARES SEBASTIEN BOISSEAU CONTREBASSE CHRISTOPHE rVIARGUET BATTERIE Les nouvolieumpesiti Qils du r s"eurocEnent dans une couac ion de photos africaines da Nic olas Broani dont elles empruntent re litre Wi I d Beasts PARUTION LE 28 FEVRiER 2O2 rut Livfirr geopaiu Rune mimes DÉ AIMAS nom Puc HE f1E Mule alilitgtt Sylvain Gripoix NEW MORNING/JAZZ Brad Mehldau dans l’intimité d’un club parisien, depuis quand n’avait-on pas vu cela ? Le jazz a beau avoir conquis les salles philharmoniques et se jouer dans les festivals devant des milliers de personnes, il n’en reste pas moins une musique de club. Lorsqu’un musicien de la stature de Brad Mehldau se prête au jeu de se produire dans l’intimité d’une « petite » salle telle que le New Morning, il reconnecte avec un certain état d’esprit, celui de ses débuts new-yorkais, quand il se produisait au club Smalls, puis au Village Vanguard, où il continue d’apparaître régulièrement, le plus fameux des clubs de la Grosse Pomme, où il a enregistré, en public donc, quelques-uns de ses premiers chefs-d’œuvre. L’art du trio au sommet Pianiste incontestablement le plus influent de ces trente dernières années, Brad Mehldau n’a pas cessé de creuser avec bonheur son art dans l’espace du trio, format dans lequel, malgré de nombreuses expériences en solo, en duo et dans des contextes orchestraux, son expression semble s’épanouir avec la plus grande plénitude et trouver les ressorts dynamiques pour s’élever le plus haut. En cheville avec le contrebassiste Larry Grenadier et le batteur Jeff Ballard, il manifeste une aisance rythmique confondante, une maîtrise des Brad Mehldau C’est un événement en soi, et le public ne s’y est pas trompé qui s’est rué sur les places disponibles et les a épuisées en un rien de temps. MONTROUGE/FESTIVAL Beaucoup plus qu’un simple festival où s’enchaînent les concerts, « Guitares au Beffroi » est à la fois un salon d’exception, dédié à l’instrument dans toutes ses dimensions, et une programmation musicale. Côté « salon de la Belle Guitare », cette manifestation unique en France avait rassemblé l’an passé 94 luthiers en provenance de 14 pays différents, tous présents sur place. Et tous les styles sont représentés, du classique au jazz, et du rock au flamenco ou à la country. Quarante concerts de démonstration sont aussi au programme du visiteur à la recherche d’un instrument, ainsi que sept salles d’essais isolées pour être sûr de faire le bon choix. Passez au salon ! Mais « Guitares au Beffroi », dont cette huitième édition gagne encore en importance, offre aussi une série de concerts publics de grand intérêt, avec comme fil rouge… la ou plutôt les guitares ! Celle du tendre barde belge Dick Annegarn, lors du concert d’ouverture, Jeff Ballard, Brad Mehldau et Larry Grenadier, complices de vingt ans. développements polyphoniques vertigineuse et un lyrisme d’une profondeur qui semble inépuisable. Autant dire que les privilégiés qui pourront assister à ces concerts devraient s’en souvenir longtemps. Vincent Bessières New Morning, 7-9, rue des Petites-écuries, 75010 Paris. Jeudi 19, vendredi 20, samedi 21 mars. Tél. 01 45 23 51 41. Guitares au Beffroi Trois jours de concerts et de rencontres autour de la guitare. Le trio « Crossborder Blues » avec Harrison Kennedy, Jean-Jacques Milteau et Vincent Segal. Le 22 mars à 18h à Montrouge dans le cadre de « Guitares au Beffroi ». dont les chansons « Bruxelles » ou « Sacré géranium » font partie de notre histoire collective (le 20 mars). Celles ensuite de la « Nuit de la guitare classique » partagée entre la finale du Concours international Roland Dyens, le concert du lauréat 2019 du concours (le virtuose taïwanais Fu Ping Liu), et enfin le programme « L’Espagne d’hier et d’aujourd’hui » défendu par Gérard Abiton et Jérémy Jouve (le 20 à partir de 20h30). Dans un registre plus électrique, Axel Bauer sera sur scène le 21 mars à 20h, avant de céder la place à un trio de blues acoustique d’exception composé de Harrison Kennedy (voix, guitare et banjo), Jean-Jacques Milteau (harmonica) et Vincent Segal au violoncelle (« Crossborder blues », le 22 mars à 18h). Jean-Luc Caradec Beffroi de Montrouge, av. de la République, 92120 Montrouge. Du 20 au 22 mars. www.guitaresaubeffroi.com Michael Wilson D. R.
Virginie Meigné Jérôme Prébois Florence Bonnin. a -'.L Orchestre Régional de Normandie. focus Le printemps fécond d’Yves Rousseau Le contrebassiste et compositeur avait marqué les esprits il y a un an avec une création inspirée  : « Fragments ». Un projet en septet qui laisse résonner avec lyrisme les échos des exaltations pop/rock de l’adolescence du leader. Un an plus tard, un album est en vue, attendu en mai prochain chez Yolk. Autre événement dans son actualité  : la création d’une partition « classique » de sa plume conçue en réponse à une commande de l’Orchestre Régional de Normandie, avec l’artiste burkinabé Oua-Anou Diarra en soliste. Et deux bonheurs n’arrivant jamais seuls, Yves Rousseau poursuit l’aventure de son duo Continuum et annonce l’entrée en piste d’un nouveau quartet  : « Wild Memories ». Création pour orchestre de chambre, avec Oua-Anou Diarra Alter Ego La partition d’Yves Rousseau réunit l’Orchestre Régional de Normandie, son Chef Principal depuis 2014 Jean Deroyer, et en soliste, le musicien burkinabé Oua- Anou Diarra. Oua-Anou Diarra. entretien/Yves Rousseau Du duo à l’orchestre de chambre Cette œuvre intitulée « Alter Ego » relève d’une aventure singulière… Yves Rousseau  : Le défi d’organiser cette rencontre entre un griot flûtiste, percussionniste, joueur de djéli n’goni, et un orchestre classique m’a immédiatement mis en mouvement ! L’idée de faire cohabiter des instruments qui jouent 5 notes et un orchestre capable de jouer des accords élaborés m’est apparue très excitante. Dès le début j’ai été obsédé par l’idée qu’il fallait que tout le monde sur le plateau puisse percevoir l’intérêt d’une certaine sophistication de la dite-écriture, mais aussi de la mixité et du choc de deux mondes, celui de la musique dite savante et celui d’une musique issue de la tradition orale venue d’Afrique subsaharienne. Votre actualité, c’est aussi la sortie prochaine d’un album né du projet « Fragments » … Y. R.  : Fragments, répertoire entièrement original, fait référence à une époque qui m’a marqué à jamais, celle du milieu des années 70, au moment où explosaient les grands groupes pop/rock et leurs fulgurances. D’où ce souvenir de voir à cette « Alter Ego » a été composé en réponse à une commande de l’Orchestre Régional de Normandie. Le défi ? Concevoir une œuvre autour de la personnalité de l’artiste burkinabé Wild Memories C’est le dernier né des projets d’Yves Rousseau  : un groupe aux sonorités plus âpres construit autour des guitares de Csaba Palotaï et de Pierre Durand, avec Benoît Joblot à la batterie. « Pour ce nouveau projet en quartet, souligne Yves Rousseau dans sa note d’intention, j’ai souhaité réunir deux guitares, cousines certes mais de couleurs différentes, celles de Csaba Palotaï et de Pierre Durand. Tous Et aussi… Oua-Anou Diarra dans un dialogue avec une formation orchestrale classique. Musicien à facettes, adepte du djéli n’goni, mais aussi chanteur et percussionniste, Oua-Anou Diarra est avant tout un spécialiste et virtuose de la flûte peul guinéenne, parfois appelée « flûte man dingue » qu’il pratique depuis son plus jeune âge. Un musicien charismatique qui va trouver dans ce luxueux écrin orchestral un passionnant nouvel espace d’expression. Jean Lukas Création mondiale  : le 2 avril à 20h30 au Théâtre 71 de Malakoff (tél. 01 55 48 91 00), puis le le 3 avril au Théâtre de la Renaissance de Mondeville, le 4 à la Chapelle Corneille de Rouen, le 7 au Forum de Falaise et le 21 juin à l’Esplanade-Abbaye de Caen. deux sont de brillants mélodistes mais aussi des sculpteurs de sons  : nourris au blues fondateur, au jazz libertaire, formés au CNSM de Paris, ils sont depuis plusieurs années de toutes les aventures, de la chanson d’aujourd’hui aux musiques improvisées les plus créatives ! S’il fallait citer des références, elles seraient John Scofield, John Abercrombie mais aussi Derek Bailey ou David Gilmour… Ce tout nouveau groupe donnera à écouter de toutes nouvelles compositions, des mélodies bien sûr, mais il jouera la carte de la rugosité, du son brut, d’une forme d’urgence et du cri… D’un cri collectif, encore et toujours ! » « Twins », avec le collectif La Boutique le 13 mars au Théâtre Rutebeuf de Clichy puis le 3 juin au Studio de l’Ermitage. Duo Thomas Savy/Yves Rousseau le 13 novembre au D’Jazz Nevers Festival. Duo Continuum avec Yves Rousseau à la contrebasse et Jean-Marc Larché au saxophone le 7 juillet dans le cadre exceptionnel du Château de Chambord (puis le 6 novembre à Aix-en-Provence). D. R. Yves Rousseau. Le goût des rencontres inédites « Alter Ego » vu par Pierre-François Roussillon, Directeur général de l’Orchestre Régional de Normandie. Pierre-François Roussillon. Comment est né ce projet ? Pierre-François Roussillon  : C’est la rencontre avec Oua-Anou Diarra qui en a constitué le déclencheur. Ce polyinstrumentiste aux talents multiples évolue avec une magnifique Fragments Septet Suite de l’aventure du Fragments Septet, inspiré par le rock progressif des années 70, au disque chez Yolk en mai et en moult concerts, du Pan Piper à Paris à la Scène Nationale de Gap ou au D’jazz Nevers Festival. Après un magnifique concert de création début 2019 au Studio de l’Ermitage puis une première reprise très remarquée à Jazz à la Villette en septembre dernier, le Fragments Septet d’Yves Rousseau est entré en studio pour la sortie d’un premier album attendu au mois de mai. Le casting du groupe associe avec subtilité des musiciens de générations différentes, vieux briscards (Csaba Palotaï aux guitares, Jean-Louis Pommier au trombone, Thomas Savy à la clarinette basse) et jeunots (étienne Manchon aux claviers et époque de l’adolescence une multitude de portes s’ouvrir sur la vie ! C’est un septet servi par des musiciens incontournables de la scène française, de générations différentes et qui apportent au projet une véritable légitimité car ils m’aident à me décaler du sujet et de ses codes. Le projet a peu joué car il est tout neuf, mais la saison prochaine s’annonce prometteuse. « La mixité et le choc de deux mondes, celui de la musique dite savante et celui d’une musique issue de la tradition orale. » Comment l’idée du nouveau quartet « Wild Memories » a-telle émergé ? Y. R.  : J’ai eu envie d’une certaine rugosité du son, et de formes ouvertes. L’idée m’est venue de mettre deux guitares en présence, celles de Pierre Durand et de Csaba Palotaï, des guitares distinctes mais, selon moi, cousines, ainsi que Benoît Joblot, ce formidable jeune batteur sans œillères. Et dans mon actualité il y a aussi, toujours et encore, le duo Continuum que j’anime avec un ami et immense musicien, le saxophoniste Jean-Marc Larché  : ce duo joue la carte d’une écriture très précise et ciselée et d’une improvisation très ouverte, le tout dans le souci que puisse se dégager de nos musiques une sensation de sérénité. Propos recueillis par Jean-Luc Caradec aisance tant dans la sphère des musiques improvisées que dans la transmission d’une expression puisée au sein de ses racines et de la culture plurielle de son pays d’origine, le Burkina Faso. Il me fallait trouver un compositeur capable de créer, loin de tout « pittoresque », un objet artistique inédit. Le nom d’Yves Rousseau s’est vite imposé à moi. Qu’aimez-vous chez Yves Rousseau ? P.-F. R.  : Sa grande érudition musicale, qui l’autorise à des allers-retours compositionnels subtils et pertinents entre écriture classique et formes plus ouvertes. Les qualités d’un orchestrateur attentif à mettre en valeur les effectifs instrumentaux et les musiciens dont il dispose. Un don raffiné de mélodiste sachant créer des paysages sonores propres à interroger et à émouvoir l’imaginaire. Comment cette création s’inscrit-elle dans le projet artistique général de l’Orchestre Régional de Normandie ? P.-F. R.  : De façon très naturelle. L’ORN est riche d’un ADN qui l’a toujours conduit à imaginer des passerelles entre musiques dites « savantes » et diverses formes artistiques. Propos recueillis par Jean Lukas Vincent Tortiller à la batterie, sans oublier Géraldine Laurent au saxophone). « Si le jeunisme ambiant me fatigue quand il est posé comme une norme, jouer avec de jeunes musiciens de grand talent est une source de bonheur et d’inspiration musicale formidables. » commente Yves Rousseau qui s’est plongé avec ce projet dans un monde d’émotions musicales enfouies dans ses souvenirs d’adolescence, inspiré dans ses compositions personnelles par les réminiscences de groupes tels que King Crimson, Pink Floyd ou Genesis. Jean-Luc Caradec Le 9 avril au Vauban à Brest (29), le 29 mai au Théâtre Comoedia de Marmande (47), le 30 à Tarbes (31), le 29 juin au Pan Piper de Paris, le 3 octobre au Festival Au Sud du Nord (91), le 8 octobre au Rocher de Palmer à Cenon (33), le 12 novembre au D’Jazz Nevers Festival, le 23 janvier 2021 à la Scène Nationale de Gap La Passerelle. jazz/musiques du monde/chanson 49 la terrasse 285 mars 2020



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