La Terrasse n°285 mars 2020
La Terrasse n°285 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : les talents européens du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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classique/opéra 44 la terrasse 285 mars 2020 focus Festival de Saint-Denis. Une édition 2020 très relevée Après avoir dignement fêté ses 50 ans en 2019, le Festival semble aujourd’hui ouvrir un nouveau cycle pleinement tourné vers l’avenir. Si le grand répertoire reste inscrit au cœur de la programmation abritée par la majestueuse Basilique de Saint-Denis, les créations, les découvertes et les escapades sur les chemins musicaux du monde sont également omniprésents, de Barbara Hannigan à la rencontre inédite entre Angélique Kidjo et Yo-Yo Ma en passant par des figures émergentes (et souvent féminines) de la direction, comme Karina Canellakis ou Marie Jacquot. entretien/Nathalie Rappaport Place à l’excellence et à la découverte La directrice du Festival de Saint-Denis évoque sa programmation 2020. Quelle couleur avez-vous souhaité donner à cette nouvelle édition du Festival ? Nathalie Rappaport  : « Grand répertoire et grands interprètes classiques », c’est la première description du Festival qui vient en général à l’esprit ! J’ai souhaité que cette édition ne déroge pas à cette règle. Toujours dans le cadre exceptionnel de la Basilique de Saint-Denis et de la Légion d‘Honneur. Mais le Festival est d’abord ouvert à tous, à toutes les sensibilités. Sa programmation fait aussi la part belle aux jeunes artistes, à la création, aux autres esthétiques telles que les musiques du monde, la pop ou le jazz. Vous insistez sur la place des femmes dans cette édition… N. R.  : Les femmes ont longtemps été cantonnées aux rôles d’interprètes ; rares sont celles qui sont parvenues – souvent au prix de grands sacrifices dans leur vie personnelle – à être des créatrices à part entière, compositrice, directrice artistique ou cheffe d’orchestre. Les temps changent et désormais les talents féminins sont nombreux, affirmés et épanouis. Il me semble indispensable de les mettre en valeur. C’est pourquoi j’ai beaucoup de plaisir à présenter pour cette édition 2020 cinq femmes qui s’imposent dans le monde musical BASILIQUE/SYMPHONIQUE Le Messie de Haendel et les Magnificat de Bach Valentin Tournet fait partie de la génération montante de la musique baroque. La passion du baroque, c’est ce qui réunit Christophe Rousset, le fondateur des Talens Lyriques, et Valentin Tournet, le chef de 23 ans qui a créé La Chapelle harmonique il y a deux ans. À la tête de leurs ensembles respectifs, ils jouent trois monuments de la musique sacrée. Valentin Tournet revisite Le Messie de Haendel dans une version moderne et s’entoure d’une distribution vocale aussi jeune que confirmée avec la soprano Katherine Watson ou le contre-ténor Tim Mead, tandis que Christophe Rousset s’empare non pas d’un mais de deux Magnificat  : celui de JohannSebastian Bach et celui de son fils CarlPhilippEmmanuel, avec notamment Hannah Morrison ou Ambroisine Bré, nommée « révélation lyrique » de l’année 2019 aux Victoires de la musique. Isabelle Stibbe Mardi 9 juin à 20h30 (Messie) et mardi 23 juin à 20h30 (Magnificat). Basilique de Saint-Denis. Manuel Braun « Désormais les talents féminins sont nombreux, affirmés et épanouis. » aujourd’hui  : Barbara Hannigan, Karina Canellakis, Marie Jacquot, Lucienne Renaudin Vary et Angélique Kidjo. Quel rôle joue le Festival Métis dans la programmation globale du Festival ? BASILIQUE/SYMPHONIQUE Sir John Eliot Gardiner dans Brahms, Berlioz ou Fauré Sir John Eliot Gardiner. La cantatrice Pauline Viardot, sœur de Maria Malibran, et également pianiste, compositrice et muse de Tourgueniev, continue de fasciner les artistes. S’inspirant de cette grande amie des compositeurs de son temps, comme Brahms, Berlioz ou Fauré, Sir John Eliot Gardiner propose un programme qui met à l’honneur trois de leurs œuvres emblématiques  : respectivement la Rhapsodie pour contralto, les Nuits d’été et le Requiem. À la tête de ses Monteverdi Choir et Orchestre révolutionnaire et romantique, le chef britannique pourra aussi compter sur les talents de la mezzo AnnHalleberg, à la voix aussi large que virtuose, et du baryton Stéphane Degout, l’un des plus fins interprètes actuels des Nuits d’été. Isabelle Stibbe Mardi 2 juin à 20h30. Basilique de Saint-Denis. D. R. Anima Mundi festival Pisa N. R.  : Depuis plus de 15 ans, le volet Métis du Festival de Saint-Denis représente, pour un public éloigné de la musique classique, une première étape dans la découverte de cette tradition musicale. Autour d’une thématique en liaison avec un instrument ou une zone géographique – cette année le continent africain –, Métis permet une approche décomplexée de la pratique du concert dans des lieux familiers et une atmosphère chaleureuse. La rencontre entre musiciens du monde et musiciens classiques est l’occasion d’un décloisonnement des traditions musicales dans le respect de leurs différences ; la musique classique occidentale étant abordée comme une tradition parmi d’autres, cela facilite la naissance d’une émotion musicale commune et incite à la découverte. L’histoire et l’identité du Festival sont vraiment liées à l’invitation de « grands chefs ». Comment abordez-vous cet enjeu ? N. R.  : L’identité du Festival – qui tient en grande partie à l’immensité de la Basilique qui l’accueille – est en effet liée aux grands chefs qui ont marqué son histoire depuis plus de 50 ans maintenant. Mais avant de devenir des légendes vivantes, ces grands chefs sont souvent venus diriger à Saint-Denis à leurs débuts, alors qu’ils étaient tout jeunes ou au début de leur maturité artistique – tels Riccardo Muti venu dès 1982 ou encore Esa- Pekka Salonen dès 1985. Poursuivre cette tradition et accompagner les nouvelles personnalités de la direction en faisant le pari que certaines d’entre elles seront les légendes vivantes de demain est donc, chaque année, un des enjeux principaux dans la programmation du Festival. Propos recueillis par Jean-Luc Caradec BASILIQUE/SYMPHONIQUE Neeme Järvi. Kullervo Première œuvre d’envergure de Sibelius, Kullervo (1892) est pour ainsi dire l’acte de naissance de la musique finlandaise. Inspirée par le cycle légendaire du Kalevala, qui irrigue la littérature et les arts de la jeune nation finlandaise à partir de la deuxième moitié du xix e siècle, cette symphonie lyrique en cinq mouvements – le troisième est à lui seul presque un opéra – est une œuvre éruptive où se trouve déjà en germe le génie du compositeur. À la veille de son 83 e anniversaire, Neeme Järvi dirige ce chef-d’œuvre de jeunesse à la tête du Chœur d’hommes d’Estonie, du Chœur de Radio France et de l’Orchestre National de France. Jean-Guillaume Lebrun Jeudi 4 juin à 20h30. Basilique Saint-Denis. Simon van Boxtel BASILIQUE/TRIO à CORDES Concert pour Notre-Dame de Paris et la Basilique de Saint-Denis Le violoniste Renaud Capuçon. 4rfi eJ La cathédrale Notre-Dame de Paris et la Basilique de Saint-Denis  : deux joyaux de l’art gothique, deux édifices qui ont perdu leur flèche. Dans le prolongement de la série de concerts donnés dans les cathédrales de France à l’automne dernier, le Festival de Saint- Denis invite Renaud Capuçon pour une soirée exceptionnelle au profit de la reconstruction de Notre-Dame de Paris et du projet de remontage de la flèche de la Basilique de Saint-Denis. Pour l’occasion, le violoniste s’entourera de ses deux complices, Gérard Caussé à l’alto et Victor Julien-Laferrière au violoncelle. Ils interpréteront les Variations Goldberg de Bach, dans la transcription pour trio à cordes du violoniste et chef d’orchestre Dmitri Sitkovetsky. Isabelle Stibbe Samedi 30 mai à 20h30. Basilique de Saint-Denis. BASILIQUE/SYMPHONIQUE Maxime Pascal. Le Chant de la terre Avis aux puristes  : ce Chant de la terre n’est pas la version originale, écrite par Mahler en 1907 et créée à titre posthume en 1911. Maxime Pascal a choisi d’en donner la version « de chambre » réalisée par Arnold Schœnberg, qui met à vif toutes les richesses de l’écriture mahlérienne. L’effectif, réduit à une quinzaine de musiciens en plus des deux solistes, offre au Balcon la possibilité d’inventer une lecture immersive de l’œuvre, sonorisée, spatialisée et même robotisée (!) avec le concours du compositeur PedroGarcia-Velasquez. Un hommage à l’esprit de découverte de Mahler, avec Marianne Crebassa et Kévin Amiel en solistes. Jean-Guillaume Lebrun Jeudi 11 juin à 20h30. Basilique Saint-Denis. Simon Fowler Guillaume de Sardes
D. R. Jason Bell Werner-Kmetitsch BASILIQUE/SYMPHONIQUE Beethoven I par Marie Jacquot Marie Jacquot dirige la Cinquième de Beethoven. Anniversaire oblige, Beethoven sera lors de cette édition plusieurs fois à l’honneur. Pour commencer à fêter le 250 e anniversaire de la naissance du compositeur allemand, c’est une jeune cheffe française qui est attendue au pupitre, figure de la scène musicale allemande mais encore méconnue de ce côté-ci du Rhin  : Marie Jacquot. Cette ancienne assistante de Kirill Petrenko, collaboratrice régulière de l’Opéra d’état de Bavière, occupe depuis le début de cette saison le poste de Kapellmeister au Deutsche Oper am Rhein. Elle dirigera un programme délectable partagé entre des airs de concert de Mozart, avec la soprano égyptienne Fatma Said, le Concerto pour violoncelle de Schumannservi par l’iranien Kian Soltani en soliste, et enfin la célèbre Symphonie n°5 de Beethoven. Avec l’Orchestre de Chambre de Paris. Jean Lukas Mardi 16 juin à 20h30. Basilique de Saint-Denis. BASILIQUE/SARABANDE AFRICAINE Angélique Kidjo et Yo-Yo Ma Angelique Kidjo et Yo-Yo Ma réunis dans une « Sarabande africaine ». Que nous préparent ces deux géants ? Difficile de le deviner ! Et il y a fort à parier (et beaucoup à souhaiter) que le mystère demeure jusqu’au soir du concert… Rares, en effet, sont les concerts à susciter à ce point la curiosité, à ne pas offrir d’emblée la projection précise de la proposition musicale attendue. La seule certitude est que la chanteuse Angélique Kidjo et le violoncelliste Yo-Yo Ma, stars mondiales plusieurs récompensés aux Grammy Awards, et dont l’audience dépasse largement leur terrain de jeu initial (la chanson africaine pour Kidjo ; la musique classique pour Ma), partageaient depuis longtemps le désir de se rencontrer autour d’un projet commun. Le titre de Sarabande africaine met sur la voie d’une suite musicale où l’esprit de la danse, de l’échange et de l’aventure prévaudra, quelque part entre Bach et Groove. Une première mondiale et l’une des plus belles surprises de cette édition du Festival. Jean Lukas Mercredi 17 juin à 20h30. Basilique de Saint-Denis. Michele Borzoni Marco BorggreveBASILIQUE/SYMPHONIQUE Beethoven II par Daniele Gatti Daniele Gatti dans Beethoven, Schumannet Wagner. C’est sous le double signe du lyrisme et du romantisme que le chef d’orchestre Daniele Gatti revient au Festival de Saint-Denis pour y diriger le Mahler Chamber Orchestra dont il est le conseiller artistique. Après un concert Beethoven-Berg en 2017, le chef et son orchestre poursuivent leur exploration de Beethoven avec sa Symphonie n°1, et ajoutent à leur répertoire la Symphonie n°3 de Schumannet les Wesendonk-Lieder de Wagner. La mezzo-soprano française Karine Deshayes, aussi rompue au répertoire lyrique que mélodique, interprétera cette partition si poétique qui préfigure Tristan et Isolde. Isabelle Stibbe Jeudi 18 juin à 20h30. Basilique de Saint-Denis. BASILIQUE/MESSIAEN-GRISEY Deux fois quatre méditations Barbara Hannigan. En 1933, le jeune Olivier Messiaen composait pour l’orchestre L’Ascension, quatre « méditations symphoniques » qui progressent, de degré en degré (mi, fa, fa dièse, sol), nimbées de recueillement et de joie. Dans la foulée, le compositeur transcrivit pour l’orgue cette musique reposant sur de longs accords, mélodieuse et pénétrante, ici interprétée par l’organiste Quentin Guérillot. Soixante-cinq ans plus tard, son élève Gérard Grisey, achevait, peu avant de mourir, Quatre chants pour franchir le seuil  : une méditation de notre temps sur la disparition, quatre mouvements où la voix, ô combien humaine, « s’oppose à la masse grave, lourde et cependant somptueuse et colorée » de l’orchestre, quatre mouvements chantés par la soprano Barbara Hannigan. Un sublime programme. Jean-Guillaume Lebrun Mercredi 24 juin à 20h30. Basilique Saint-Denis. VILLES DE plaine commune/MUSIQUES DU MONDE/classique Festival Métis « Africa Mix » Ouvrant la voie à la Saison Africa 2020 de l’Institut français, Métis met en lumière cette année la musique africaine à travers de féconds métissages. Le Festival programme des instrumentistes classiques tels le violoncelliste sudafricain Abel Selaocoe ou le Chineke ! Chamber Ensemble, mais aussi de belles figures tutélaires se prêtant au jeu de la fusion  : Angélique Kidjo en duo avec Yo-yo Ma (17 juin à la Basilique), Fiona Monbet dirigeant le percussionniste Meta (12 mai), le raï de Sofiane Saidi associé aux Simon Fowler Antoine Saito Eric Richmond BASILIQUE/SYMPHONIQUE Beethoven III par Karina Canellakis Karina Canellakis aux commandes de la Messe en ut. À sa création en 1807, la Messe en ut de Beethoven ne fut guère goûtée par son commanditaire, le Prince Esterházy. Le compositeur y reprend pourtant le flambeau de son maître Haydn et produit une œuvre d’une rigoureuse unité, qui traite le texte liturgique avec sincérité, mais peut-être avec un sentiment d’humanité plus que de dévotion. La cheffe Karina Canellakis est à la tête d’un belle distribution vocale, avec notamment les jeunes Rachel Willis-Sørensen et Virginie Verrez. En prélude, elle dirige l’Orchestre Philharmonique de Radio France dans la très dramatique Sinfonia da Requiem de Britten. Jean-Guillaume Lebrun Jeudi 25 juin à 20h30. Basilique Saint-Denis. BASILIQUE/JAZZ SYMPHONY Lucienne Renaudin Vary Lucienne Renaudin Vary, jeune trompettiste éclectique. Nathalie Rappaport, directrice du Festival, souhaite mettre en avant des talents féminins qui ont parfois du mal à s’imposer dans un monde musical encore trop souvent dominé, à talent égal, par les hommes. Parmi elles, la toute jeune trompettiste Lucienne Renaudin Vary, 21 ans, qui cultive comme une évidence un éclectisme musical qui l’amène à voyager joyeusement du jazz à la musique classique. Accompagnée par l’Orchestre National d’Ile-de-France (direction Troy Miller), elle reprend l’esprit du répertoire de son récent album intitulé « Mademoiselle à New York », dans des œuvres de Bernstein et Gershwin, invitant au passage la jeune « princesse soul » londonienne Laura Mvula. Jean Lukas Jeudi 2 juillet à 20h30. Basilique de Saint-Denis. L’orchestre britannique Chineke ! Chamber Ensemble. Youri Lenquette Jean-Baptiste Millot BASILIQUE/MUSIQUES DU MONDE Youssou N’Dour Le chanteur sénégalais Youssou N’Dour en concert de clôture le 6 juillet. Si sa voix est devenue mondialement célèbre en 1994 via « Seven seconds », duo avec Neneh Cherry chanté en wolof, français et anglais, Youssou N’Dour est depuis 40 ans un ambassadeur omniprésent de la chanson africaine. Homme d’engagement, d’affaires et de politique, artiste festif et spirituel, il est passé maître dans la fusion des instruments et chants africains avec les répertoires occidentaux les plus divers, du jazz à la pop, du hip hop au classique, dépassant frontières et snobismes sans perdre une miette de sa propre identité, griot prosélyte d’une tradition sénégalaise ouverte. Vanessa Fara Lundi 6 juillet à 20h30. Basilique de Saint-Denis. LéGION D’HONNEUR/MUSIQUE DE CHAMBRE Kadouch, Kantorow, Debargue… Nouvelle étoile du piano français  : Alexandre Kantorow. Parallèlement aux grands concerts présentés à la Basilique, une série de rendez-vous chambristes est accueillie dans le site plus intimiste de la Légion d’Honneur. Cinq concerts sont au programme. Il faudra avant tout remarquer la présence à l’affiche de trois pianistes exceptionnels issus de la jeune scène française de l’instrument  : David Kadouch dans son programme inspiré par les « Révolutions », le 7/06 ; Alexandre Kantorow, récemment récompensé, à 22 ans, par le Grand Prix du Concours Tchaïkovski de Moscou (le 13/06, en duo avec Gautier Capuçon au violoncelle) ; et enfin, Lucas Debargue, couronné lui aussi à Moscou (en 2015) où il reçut le 4e prix et le Prix du public (le 28/06). Fumiaki Miura (violon) et Varvara (piano) en duo le 14/06 dans Mozart, Schubert et Beethoven, puis l’ensemble Le Consort entourant la mezzo Eva Zaïcik complètent le programme. Jean Lukas Légion d’Honneur. Du 7 au 28 juin. cordes et clarinette du Trio Sōra et de RozennLe Trionnaire (16 mai), Ablaye Cissoko avec l’Ensemble La Tempête et la Maîtrise de Radio France (11 mai), ou la création des Sidiki Diabaté avec Mathias Duplessy et Florent Pujuila, fusionnant kora, voix, guitare et clarinette (21 mai). Occident et Afrique s’y enracinent dans un terreau musical commun, posant affinités et diversités au cœur de la création. Vanessa Fara Du 11 au 21 mai et le 17 juin en Seine-Saint-Denis. Festival de Saint-Denis, 16 rue de la Légiond’Honneur, 93200 Saint-Denis. Du 2 juin au 6 juillet 2020. Tél. 01 48 13 06 07. Festival-saint-denis.com classique/opéra 45 la terrasse 285 mars 2020



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