La Terrasse n°285 mars 2020
La Terrasse n°285 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : les talents européens du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 34 la terrasse 285 mars 2020 Festival Spring/De Virginie Le Flaouter, Vincent Maillot ET Gilles Cailleau, k  : mise en piste Gilles Cailleau C’est avant tout un texte, écrit par Virginie Le Flaouter, Vincent Maillot et Gilles Cailleau, qui donne la couleur du spectacle. Il est dit à deux voix par chacun des protagonistes, offrant deux points de vue sur la même histoire. Drôle d’histoire que cette rencontre, pourrait-on dire, tant elle paraît d’abord fortuite, déséquilibrée, presque triste… Elle, c’est comme une petite chose échouée. Lui, c’est celui qui la recueille. Les rôles sont bien répartis dans un va-et-vient physique et métaphorique sur le fait de porter et d’être porté, de donner appui ou de le prendre. Une matière acrobatique et fictionnelle (7, idéale pour un duo de main à main, SPE où porteur DI DAM et voltigeuse déploient une.. technique inébranlable, et passent même critique Campana Reprise/Théâtre Firmin Gémier/conception Cirque Trottola Quatre ans après le grand Matamore créé avec le Petit Cirque Baraque, le Cirque Trottola revient à son duo d’origine. Dans Campana, les inséparables Titoune et Bonaventure Gacon sont des êtres venus d’ailleurs qui s’inventent une drôle de ménagerie. Les spectacles du Cirque Trottola ne sont d’aucune époque ni d’aucun lieu. Ils sont d’un peu tous les paradis perdus depuis longtemps, de toutes les gloires recouvertes de poussière. Campana ne fait pas exception à cette règle instaurée par la voltigeuse Titoune et le clown Bonaventure Gacon dès Trottola. Un premier spectacle créé en 2002, suivi de Volchok (2007), et encore cinq ans plus tard de Matamore où, accompagnés du couple Nigloo- Branlo du Petit Cirque Baraque, ils jouaient à leur manière tendre et anachronique aux faibles déguisés en brutes. Comme le personnage de la comédie espagnole que désigne le titre de la pièce, réputé pour sa lâcheté dissimulée sous des airs fanfarons. Surgissant dans Campana des tréfonds de leur piste surélevée et percée de trappes, la fluette acrobate et le clown costaud apparaissent cette fois sans masques. Dans toute leur fragilité. Rescapés critique Nous l’Europe, banquet des peuples TGP/DE Laurent Gaudé/conception et mes Roland Auzet Laurent Gaudé et Roland Auzet unissent leurs talents pour créer une traversée épique autour du désir d’Europe, malgré les tragédies et les inquiétudes. Un poème spectaculaire, musical et politique. Contre la lamentation, la menace de désintégration, Laurent Gaudé, écrivain, et Roland Auzet, compositeur et metteur en scène, convoquent le désir d’un récit commun d’une entité commune, réactivent le sentiment d’appartenance, l’idée d’un « nous » européen. Quelle Europe ? critique Et quelle forme théâtrale pour ce « banquet des peuples » ? Pas question évidemment d’une célébration béate, les paroles de Laurent Gaudé ne sont guère enclines à la simplification, mais embrassent plutôt à hauteur d’homme les troubles, les obstacles, les conflits, l’héritage d’on ne sait quelle guerre, catastrophe climatique ou autre tragédie, ils sont des créatures en sursis. Toujours menacés de retourner à leur enfer – ils disparaissent régulièrement dans le ventre de leur chapiteau pour en ressortir différents –, ils se livrent à l’acrobatie comme si leur vie en dépendait. Avec un humour qui ne cache pas sa part de désespoir, mais qui résiste à tous les mauvais sorts. Entre chutes et envolées, Titoune et Bonaventure Gacon poursuivent dans Campana leur singulière marche. Le cirque à l’épreuve du temps Tantôt clowns, tantôt presque aussi sérieux dans leurs pirouettes que des artistes de cirque traditionnel, les deux complices du Cirque Trottola n’ont guère besoin de paroles pour exprimer le regard qu’ils portent sur leur discipline. Et, plus largement, sur le monde. Entre un numéro d’acrobatie au sol et un Appuie-toi sur moi De cette notion capitale pour le cirque – l’appui –, Virginie Le Flaouter et Vincent Maillot font une ode à la rencontre qui infuse leur duo, et offrent une jolie traversée dans une intimité que la fiction vient troubler. par le mât chinois pour pimenter leurs évolutions. Mais tout l’intérêt de leurs variations réside dans l’aspect chorégraphique de leur gestuelle, où le mouvement fluide voyage dans l’espace et dans les corps, ciselé avec une précision millimétrée. Il faut dire que la proximité avec le public est un des éléments essentiels du spectacle. À 360° et à quelques centimètres des artistes, le spectateur est pour ainsi dire immergé dans l’histoire qui se déroule sous ses yeux. Drôle d’endroit pour une rencontre Il est aux premières loges pour voir et entendre ce qui se joue dans cette relation, teintée d’ambiguïté. Là encore, c’est VV NUI 0 rei.")eirk..77Z- Nous l’Europe, banquet des peuples. pluriel et souvent tragique du passé… Elles traversent le temps de belle façon dans un style vif en choisissant quelques haltes révélatrices  : le 12 janvier 1848 à Palerme, moment d’insurrection contre les empires, mais aussi la Révolution industrielle – et voilà que le monde devient « un Virginie Le Flaouter dans son désir d’envol. d’abord le récit qui nous fait part des états d’âme de chacun, quand les aspirations de l’un s’éloignent de celles de l’autre. Quelle est la nature de cette relation ? Peut-elle être toxique ? Finalement, qui sauve qui ? Dans ce spectacle, on peut aussi bien porter l’autre et laisser sa trace au creux de son corps, que s’engager dans un combat réaliste, tomber dans les pommes, être prêt à rattraper son prochain, jouer à la chasse ou s’éclater sur Mano Negra. Leurs acrobaties disent tout autant l’attention que l’on porte à l’être aimé que son désir d’envol et d’émancipation. Au cœur de ce petit chapiteau à ciel ouvert, fait de bambous et de toiles colorées et qui résonne de la guitare 1.rlitt ?% 1Vg liztadr0 C:\L Ce:"bFIDNVre Qrdedn3 fruit juteux fait pour être exploité » –, la colonisation – etc. Le choix de l’espoir Et plus près de nous les attentats de 2015 à Paris, des interrogatoires de migrants… Que d’émotioni,e'er-, or 410 Campana. t 41 -el" moment de trapèze un peu trop classiques et plusieurs apparitions de Bonaventure Gacon dans les haillons de son merveilleux clownclochard Boudu, ils font pour cela surgir du trou où ils s’engouffrent plusieurs objets éloquents. Un gros éléphant gonflable, un oiseau et un singe par exemple, clins d’œil facétieux au débat sur la présence d’animaux sauvages qui agite depuis quelques années le milieu du cirque traditionnel. Revendiquant ainsi leurs attaches avec ce monde en voie de disparition, Titoune et Bonaventure affirment une fois de plus leur esthétique personnelle. Leur manière particulière de faire tenir ensemble le rire et le risque. Leur goût pour le bricolage, partagé par les musiciens Thomas Barrière et Bastien Pellenc, dont les percussions rafistolées, la guitare à deux manches et l’orgue Bontempi accompagnent depuis dix ans l’amour fou de l’improbable duo. Clou du spectacle, une grosse cloche en bronze sortie des mêmes entrailles que les artistes et leur pachyderme dit cette résistance du cirque au temps qui court. Aussi sombre soit-il. Anaïs Heluin Espace cirque d’Antony, rue Georges-Suant, 92160 Antony. Du 18 au 29 mars, relâche les 20, 23, 24 et 27 mars. Tél. 01 41 87 20 84. Spectacle vu au Centquatre-Paris en octobre 2018. Durée  : 1h30. de Sébastien Huaulmé, Appuie-toi sur moi est la sixième création de la compagnie Cirquons flex, qui se baptise elle-même « cirque endémique de la Réunion », leur terre d’implantation. Ils portent pour autant une belle histoire qui dépasse les territoires, les cultures ou les traditions. Nathalie Yokel Festival Spring, les 19 et 20 mars 2020 à 19h30 au Gymnase Nicolas Batum, à Malaunay (76), les 26 et 27 mars à 19h à la Salle de sport Menant et Oden, à Tourville-la-Rivière (76), les 31 mars et 1er avril 2020 à 15h à la Salle Simone Signoret, à Amfreville-la-Mivoie (76). Christophe Raynaud de Lage Romain Philippon Philippe Laurençon
Christophe Raynaud de Lage contenue dans ce texte nourri d’Histoire et de vie… Sommes-nous alors condamnés à être des « héritiers de l’angoisse » ? La mise en scène le dément par sa vitalité créatrice, par son adresse frontale et forte aux spectateurs, par sa manière d’orchestrer les paroles qui fusent, rebondissent, et se répondent. Est-ce trop éruptif, trop éclaté, trop véhément ? Non, car l’ensemble emporte et convainc par sa diversité bigarrée, par l’alliage de compositions musicales contrastées, par sa volonté de partage et sa dimension collective qui rassemble sur scène des artistes de diverses nationalités et un nombreux chœur d’amateurs de tous âges. Les comédiens sont excellents. Karoline Rose, guitare basse et chant volcanique, Emmanuel Schwartz, Mounir Margoum, Olwen Fouéré, Robert Bouvier, le contre-ténor Rodrigo Ferreira, Vincent Kreyder, Dagmara Mrowiec-Matuszak, Grace Seri, la danseuse Artemis Stavridi et Thibault Vinçon forment un ensemble pêchu de différences parfaitement accordées. La pièce pleinement réussie se fait entendre dans ce paradoxe qui conjugue d’hier Les Fourberies de Scapin. e -'a dee :.:.. - ? "V critique Les Fourberies de Scapin Reprise/Théâtre de Suresnes Jean Vilar/DE Molière/MEs Denis Podalydès Dans la maison de Molière, Denis Podalydès et la troupe de la Comédie-Française livrent une excellente version des Fourberies de Scapin, drôle, dense, surprenante… mémorable. À ceux qui se souviendraient des Fourberies de Scapin comme d’une farce sans conséquence, on conseillera vivement d’aller voir la mise en scène de Denis Podalydès. Les Fourberies de Scapin s’y métamorphose en une pièce aussi drôle que noire, charge féroce contre les aînés et ode à la jubilation théâtrale, comédie italienne teintée de mélancolie, où Scapin, interprété ici par un Benjamin Lavernhe admirable, surgit des bas-fonds comme un voleur, un comédien roué dont la morale intime est sans doute infiniment plus lumineuse que celle des fils et des pères qu’il entourloupe. Passons sur l’intrigue de la farce pour rappeler que la pièce hante la mémoire collective à travers la séance de bastonnade d’un Géronte que Scapin a enfermé dans un sac, soi-disant pour le protéger, ainsi que par la réplique « mais que diable allait-il faire dans cette galère ? », que ce même Géronte – interprété ici par un Didier Sandre qui compose un vieillard aussi touchant qu’ignominieux et rend inattendue chacune de ses réactions – répète à l’envi. Couleurs fortes et contrastées Nous sommes à Naples, et se souvenant que Molière a écrit cette pièce tandis que la scène du Palais Royal était en travaux, éric Ruf à la scénographie propose un terrain de jeu confiné entre des palissades et un échafaudage, un espace auquel on n’accède que par le haut. Il faut descendre ici dans un cul-de-sac, dans la caverne de la représentation, dans la tanière de Scapin, qui surgira à aujourd’hui lucidité et espoir  : malgré les tragédies qui ponctuent le poème, demeurent le désir de liberté, la capacité d’inventer. Comme le dit la chanson des Beatles Hey Jude  : « Take a sad song and make it better. » Why not ? Agnès Santi P.S.  : Il n’est guère réjouissant de constater qu’à l’heure où l’on a écrit ces lignes (novembre 2019), l’Angleterre a dû choisir entre Boris Johnson et Jeremy Corbyn, entre un Conservateur pro-Brexit et un Travailliste pas très clair sur le sujet de l’Europe mais très clair et très complaisant sur un fait récurrent au sein de son parti  : les mots « sionistes » et « juifs » crachés comme des insultes au visage de militants, entre autres et nombreuses dérives. En France aussi, il n’est guère réjouissant que certains d'extrême droite et d'extrême gauche (désolante convergence !) reprennent l’antienne complotiste mettant en cause l'influence supposée de réseaux juifs. CDN Théâtre Gérard Philipe, salle Roger Blin, 59 bd Jules-Guesde, 93200 Saint-Denis. Du mercredi 25 mars 2020 au jeudi 2 avril 2020, du mardi au samedi à 20h, dimanche à 15h30. Relâche le lundi. Durée  : 2h30. Réservations 01 48 13 70 00. Spectacle vu lors du Festival d’Avignon en juillet 2019. d’encore plus bas, des dessous de la scène, comme un diable qui sort de sa boîte. Et cette plongée dans un recoin du port interlope est propice à voir les peurs des vieux bourgeois, Géronte et Argante, se déployer. Difficile d’échapper à une lecture politique de cette mise en scène. C’est ici à Naples, aux portes de l’Orient, tandis que Géronte et Argante rentrent d’un voyage (d’affaires ?) , que l’étranger se fait menaçant et support de tous les fantasmes. Cette vieille génération davantage préoccupée de son argent que du bonheur de sa descendance perd pied face aux inventions de Scapin qui sait bien comment les terroriser avec ses turcs et ses spadassins noirs. Voilà comment cette pièce nous parle donc d’aujourd’hui, mais aussi des conflits de générations, de la place marginale et centrale de l’homme de théâtre, de la destinée même de Molière qui s’écrit le rôle de Scapin deux ans avant sa mort, et qu’on imagine jouir autant à rendre les coups à ses ennemis qu’à improviser en lazzi les histoires qui les effraient. D’où la violence, la jubilation, l’ensemble des couleurs fortes, contrastées et variées, de cette mise en scène éloquente, portée par l’extraordinaire Benjamin Lavernhe, et par le talent partagé de l’ensemble de la troupe. éric Demey Théâtre de Suresnes Jean Vilar, 16 place Stalingrad, 92150 Suresnes. Les 6, 7 et 10 mars à 21h, le 8 à 17h. Tél. 01 46 97 98 10. www.theatre-suresnes.fr Journal créé en 1992 Hors-série – n°289 – 13 e édition à paraître le 1er juillet 2020 012 1111er'ne MIE 20 21 22 mars% O2O eePeoLcom rT‘ev\-) MAIRIE DE NANTERRE www.nanterre.fr GUITARES Au gEFFROI EteFESTIVAL INTERNATIONAL DE GUITARE — MONTROUGE DICK AECARII AXEL BAU LE JOURNAL DE RÉFÉRENCE DU FESTIVAL 5C NIT DE GUITARE CLASSIOUE Le numéro FU PING 289 LI spécial GERARD Avignon AARON en JEREMY scène(s) JOUVE va paraître le 1er juillet 2020, c’est la 13 e édition. SSBOR R BOU Il présente une sélection de plus de 350 spectacles III\MMMEWMMY dans le Festival d’Avignon Y et Avignon SEGA Off et sera diffusé entre 80 000 et 90 000 exemplaires. JEAN-JACQUES MILTEAU C’est l’outil de repérage et d’information le plus exigeant pour les spectateurs et les professionnels. SALON DE LA BELLE GUITARE EXPOSITION  : Luthiers artisans/accessoires/Le 20 de 16h à 20h Renseignements Le 21 de 11h à 20h 40 CONCERTS DE DEMONSTRATION - STUDIOS D'ESSAI Le 22 de 11h à 18h Dan Abitbol & Jean-Luc Caradec CONCERTS  : Plein tarif 25 € /Tarif réduit 20 € /Pass 3 jours 60 € /CONCERTCLASSIQUE  : Plein tarif 20 € /Tarif réduit 15 € SALON  : 5 € /Pass 3 jours Tél. 10 € (Gratuit 01 pour 53 les 02 moins 06 de 10 60 ans) - RÉSERVATION  : www.gultaresaubeffrol.com L"e « '9iele iSœ 111. mua C{f3email la.terrasse@wanadoo.fr Ham...ÇSF1 MI eatiogam 1. ISe Premier média arts vivants en France « La culture est une résistance à la distraction. » Pasolini Avignon en scène(s) Juillet 2020 Théâtre, Musiques, Danse, Cirque, Jeune Public, Marionnettes, etc. Le Beffroi - 2 Place Émile Cresp - 92120 Montrouge Cedex - ACCÈS  : Métro° - Station Mairie de Montrouge - Bus  : 68/126/128/475 théâtre 35 la terrasse 285 mars 2020



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