La Terrasse n°285 mars 2020
La Terrasse n°285 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : les talents européens du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 30 la terrasse 285 mars 2020 La Mégère apprivoisée ilAriLLIAPiegt SHAKESPEARE adaptation et mise en scène Frédérique Lazarini La vraie mégère apprivoisée, c’est Frédérique Lazarini. Une énergie indomptable, une bande d'acteurs formidable dans une comédie endiablée. On rit, on s’émeut ; Shakespeare réinventé avec talent. F. Pascaud Télérama Shakespeare est à l'honneur. Sans le trahir, Frédérique Lazarini fait de la pièce un brûlot émancipateur et assure la victoire de Catarina. J. Dion Marianne Dans un dispositif harmonieux de François Cabanat, on projette un film spécialement tourné par Bernard Malaterre  : de belles images, des scènes vives. Un spectacle très réussi, brillant d'intelligence et de charme. A.Héliot Figaroscope L'Analphabète Agota Kristof Par Catherine Salviat Un récit autobiographique simple, limpide et lumineux, d'une immense sensibilité. G. Rossi L'Humanité On en ressent que mieux l'irréparabilité du déracinement. C'est déchirant. J. Nerson L'Obs Il faut être une immense comédienne pour réussir à concentrer la puissance de son art et atteindre l'élégance de l'épure. Catherine Salviat atteint la perfection du geste qui lui permet de réécrire le texte. L'essentiel est la langue ; le reste est littérature.C. Robert La Terrasse Un spectacle rare en ces temps difficiles. M. Le Roux En attendant Nadeau Artistic Théâtre 45 Rue Richard Lenoir 75011 Paris 01 43 56 38 32 MA, ME, JE, SA  : 19H/VE  : 20H/DI  : 17H30 D'APRÈS GIAMBATTISTA BASILE T MISE EN SCÈNE OMAR PORRAS PAR LE TEATRO MALANDRO M THEATRE RUHR MELEAU TRM.CH RENENS SUISSE DIRECTION : OMAR PORRAS CHEMIN DE L'USINE À GAZ 9 1020 RENENS-MALLEY BILLETTERIE : +41 (0)21625 84 29 17.03–09.04.20 CRÉATION Wou reim 01121 [serai lamons. C Mat critique Notre histoire Théâtre-Studio d’Alfortville/conception, écriture et jeu Stéphane Schoukroun ET Jana Klein Stéphane Schoukroun, juif séfarade, et Jana Klein, germanotchèque, interrogent le chantier identitaire que constitue leur couple. Que transmettre à leur enfant et comment ? Réponse en forme d’inlassable questionnement, entre humour et gravité. Une partition tout en nuances, à découvrir. C’est un drôle de chantier, sans plan préétabli, sans avenir tracé, un chantier qui se construit et se réfléchit au présent, sous nos yeux. Avec quelques tracas  : des désaccords, des renoncements, des secrets, des méandres, des contradictions, des réinventions… Ce qui est en jeu, c’est l’élaboration d’une histoire commune, celle qui unit Stéphane Schoukroun, juif séfarade, et Jana Klein, allemande, ou plutôt germano-tchèque. Il avait cru lors de leur rencontre qu’elle était juive ashkénaze, mais non  : il se trouve que Klein, « c’est le Dupont de la Rhénanie », corrige-t-elle. Pas de chance… Aujourd’hui, leur petite Livna a neuf ans et s’apprête à entrer au collège, c’est un bon moment pour revenir sur leur histoire, se demander comment raconter, comment démêler et transmettre, comment assembler tous ces fragments épars… Avec la compagnie (S)-Vrai qu’il porte depuis quelques années, le metteur en scène, scénariste et comédien a souvent créé des spectacles et performances documentaires qui questionnent les identités, les expériences et les territoires, qui interrogent la friction entre l’intime et le social. Cette fois, c’est leur propre vécu que Stéphane Schoukroun et Jana Klein auscultent, à travers une enquête autofictionnelle sensible, tout en nuances et contrastes, qui parvient à associer de manière fine et souvent drôle incarnation et distanciation, en exprimant non seulement leurs interrogations et leurs différends mais aussi en questionnant en temps réel le processus de fabrication du spectacle. Entre dépossession et réinvention Une entreprise vertigineuse, décidée au moment où les derniers témoins de la Seconde guerre mondiale vont bientôt disparaître, au moment aussi où l’antisémitisme resurgit violemment en France et ailleurs. Ils retraversent ainsi leur rencontre, la grossesse de Jana, le lien à leurs familles, à l’altérité, et font appel à deux auxiliaires extérieurs pour les assister dans leurs investigations. Des auxiliaires aux réponses faussement adaptées, car orientées par un… algorithme, soit en partie par les attentes les plus répandues  : Alexa et Siri, plus fantaisistes et plus décalés que jamais, osant quelques réflexions empreintes de subjectivité, crachant aussi dans la lignée de l’exposition vichyste un catalogue de clichés antisémites en réponse à la question  : « comment reconnaît-on un juif ? ». Nous avons assisté à une répétition générale, à la trame narrative bien structurée, mais qui peinait cependant à La Commune/conception et mes Monica Gintersdorfer ET Franck Edmond Yao Pièce d’actualité n°11, Trop d’inspiration dans le 93 Dans le cycle des « pièces d’actualité » initié en 2015 par le théâtre d’Aubervilliers, cet opus n°11 raconte l’histoire de ce mouvement alliant danse et style de vie née de la diaspora ivoirienne, le coupé-décalé. Des stars et des jeunes amateurs du 93 occupent le plateau. Issue de la collaboration entre la metteuse en scène Monika Gintersdorfer et l’acteur danseur chorégraphe Franck Edmond Yao (alias Gadoukou La star), tous deux à l’initiative de la création du Collectif La Fleur né Stars du Coupé-décalé et jeunes amateurs du 93 occupent le plateau. Notre Histoire. trouver son rythme lorsqu’interviennent en fin de parcours des entretiens imaginaires avec la famille de Jana, dont un grand-père soldat de la Wehrmacht. Cette séquence a depuis sans doute été peaufinée. L’ensemble compose une quête tenace entre réalité et fiction, traversée d’humour, questionnant sans relâche ce qui fait transmission, à la fois au présent par la projection affective et symbolique que propose le couple de Stéphane et Jana, mais aussi pour l’avenir, par les traces qui seront consultables. Vaste chantier, en perpétuelle évolution… Agnès Santi Théâtre-Studio d’Alfortville, 16 rue Marcelin- Berthelot, 94140 Alfortville. Du 19 au 28 mars 2020 à 20h30, relâche le dimanche. Tél. 07 60 56 01 28. Durée  : 1h10. du désir de rassembler deux générations de coupé-décalé, Trop d’inspiration dans le 93 est porté par l’intention de « rendre hommage à cette culture musicale, à ce style de danse qui fait vibrer les nuits d’Abidjan et de Paris ». Cet hommage s’élargit aux styles de danses nouveaux et sophistiqués directement liés aux dernières tendances musicales africaines  : l’afrotrap, mêlant l’afrobeat et le trap (nouvelle esthétique du rap devenue dominante dans le hip-hop) et l’afropop, qui panache tous les courants de la musique pop américaine et africaine. « Les dédicaces, les textes et les punchlines de ces morceaux cherchent la voix d’une nouvelle génération qui veut parler tout autant de la vie dans les banlieues françaises que de leurs pays d’origine ». Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens La Commune, Théâtre d’Aubervilliers, Centre Dramatique National, 2 rue édouard-Poisson, 93300 Aubervilliers. Du jeudi 5 mars au dimanche 8 mars 2020. Le jeudi à 19h30, le vendredi à 14h30 et 20h30, le samedi à 18h, le dimanche à 16h. Tél. 01 48 33 16 16. Durée  : 1h30. La Terrasse, premier média arts vivants en France Willy Vainqueur Christophe Raynaud de Lage
Etang Chen Pierre-Antoine Lafon-Simard Athénée Théâtre Louis-Jouvet/musique Njo Kong Kie/texte Wong Teng Chi/direction musicale Njo Kong Kie/MEs Tam Chi Chun Mr. Shi and his lover Un opéra de chambre pour un mystère amoureux et diplomatique où la traîtrise et le mensonge s’enroulent en spirale romanesque  : les artistes de Macao et Toronto investissent l’Athénée en sublimant les faux-semblants… Jordan Chang dans Mr. Shi and his lover. David Henry Hwang en avait tiré une pièce de théâtre, David Cronenberg un film, mais le fait divers réel à leur origine ne laisse pas d’inspirer les artistes  : un jeune comptable de l’ambassade de France en Chine tombe amoureux d’une gloire de l’opéra de Pékin, trahit son pays par amour et s’aperçoit que la belle dont il était épris était un homme… Mister Shi, que son art avait rendu familier des rôles féminins, a-t-il poussé son talent dans les retranchements les plus intimes ? Entre références asiatiques et occidentales, mêlant les influences de la musique classique, celles de l’opéra de Pékin et celles de la pop des années 1960, l’œuvre dont Njo Kong Kie a composé la musique et Wong Teng Chi a écrit le texte, propose une réflexion sur les illusions conjuguées de l’art lyrique et de l’amour. Ce drame, unanimement salué par la critique canadienne à sa création, est interprété, pour son passage à Paris, par Jordan Cheng, Tan Chee Shen et les musiciens Yukie Lai et Njo Kong Kie. Catherine Robert Athénée Théâtre Louis-Jouvet, square de l’Opéra Louis-Jouvet, 7 rue Boudreau, 75009 Paris. Du 13 au 21 mars 2020. Mardi à 1 9h ; mercredi, vendredi et samedi à 20h. Tél. 01 53 05 19 19. Spectacle en mandarin surtitré en français. Scène nationale de l’Essonne/DE Christine Beaulieu/MEs Philippe Cyr J’aime HydroChristine Beaulieu signe une pièce de théâtre documentaire passionnante sur la société d’État Hydro-Québec, principale productrice d’électricité du Canada. Christine Beaulieu. A priori, une pièce de théâtre – documentaire qui plus est – sur une société productrice d’électricité canadienne, ce n’est pas le projet le plus accrocheur qui soit, surtout quand la représentation dure près de quatre D. R. heures. Pourtant, depuis sa création en 2017, ce spectacle de Christine Beaulieu connaît un grand succès et a été couronné du Prix du meilleur spectacle 2016-2017 de l’Association québécoise des critiques de théâtre. C’est que la jeune femme, en réalisant une enquête auprès d’Hydro-Québec et d’une centaine de personnes (politiciens, ouvriers, scientifiques, syndicalistes…) pour comprendre pourquoi le lien entre cette société et les Québécois s’est effrité, se fait l’interprète des citoyens et aborde des enjeux de société essentiels. Une aventure théâtrale captivante où même les questions complexes liées à l’écologie, l’économie et les surplus de production deviennent abordables voire ludiques. Isabelle Stibbe Scène nationale de l’Essonne, Centre culturel Robert Desnos, 3 allée Jean-Ferrat, 91130 Ris-Orangis. Le samedi 21 mars à 19h. Tél. 01 60 91 65 65. Durée  : 3h40 avec entracte. théâtre de suresnes jean vilar/d’après Simone Weil/MEs Jean-Baptiste Sastre/DE Georges Bernanos/adaptation Jean-Baptiste Sastre ET Gilles Bernanos/conception Hiam Abbass ET Jean-Baptiste Sastre Plaidoyer pour une civilisation nouvelle/La France contre les robots Hiam Abbass et Jean-Baptiste Sastre unissent leurs talents pour porter à la scène des textes de Simone Weil et un essai de Georges Bernanos. La comédienne Hiam Abbass, interprète de Plaidoyer pour une civilisation nouvelle. Accompagnée d’un chœur de femmes et d’hommes issus d’associations du territoire, Hiam Abbass rend hommage à l’œuvre et à la personnalité profondément singulières de Simone Weil (1909-1943). Sous la direction du metteur en scène Jean-Baptiste Sastre, la comédienne palestinienne révèle ainsi, à travers l’adaptation de plusieurs textes (dont Correspondance et L’Enracinement), les « apports à la philosophie, à la critique politique et à la spiritualité » de cette grande figure de la pensée française du xx e siècle. À noter aussi dans vos agendas une autre pièce stimulante, adaptation par Jean-Baptiste Sastre et Gilles Bernanos de l’essai de Georges Bernanos La France contre les robots (1947), où l’auteur déplore les effets d’une société structurée par le tout technologique. Il ne s’agit pas ici de fustiger le progrès, mais plutôt d’exercer sa pensée critique, de réfléchir aux conditions de la liberté. Comme le souligne Georges Bernanos, et comme le confirme l’époque, être « informé de tout » revient parfois à être « condamné à ne rien comprendre ». Surtout lorsqu’il y aura « toujours plus à gagner à satisfaire les vices de l’homme que ses besoins ». Manuel Piolat Soleymat et Agnès Santi Théâtre de Suresnes Jean Vilar, 16 place Stalingrad, 92150 Suresnes. La France contre les robots, le 7 amrs à 18h30 et le 8 à 15h. Plaidoyer pour une civilisation nouvelle, les 2 et 3 avril 2020 à 21h. Tél. 01 46 97 98 10. www.theatre-suresnes.fr Partenariats, contactez-nous/01 53 02 06 60 ou la.terrasse@wanadoo.fr fele I THÉÂTRE jean or CLAMART SCÈNE TERRITORIALE POUR LES ARTS DE LA MARIONNETTE, LE THÉÂTRE D'OBJET ET AUTRES FORMES M ES 8 TABLES RONDES 4 SPECTACLES 10 FILMS SAINT QUENTIN (EN YVBJNES ST-QUENTIN EN-YVELINES THÉÂTRE _ SCÈNE NATIONALE 01 30 96 99 00 WWW.THEATRESQY.ORG DU 14 AU 21 MARS 2020 LA VILLE DE DEMAIN ET SES DÉFIS TABLES RONDES SPECTACLES CINÉMA rerreffirnemtlonseiledeFrance njélétral théâtre 31 la terrasse 285 mars 2020



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