La Terrasse n°285 mars 2020
La Terrasse n°285 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : les talents européens du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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hors-série – visages de la danse 2020 XXX la terrasse 285 mars 2020 Montpellier Danse/Festival Montpellier Danse célèbre ses 40 ans Pour le 40 e anniversaire de Montpellier Danse, son directeur, Jean- Paul Montanari, a élaboré un festival somptueux qui rassemble les chorégraphes les plus intéressants et les plus prometteurs du moment sous le thème «Voir et Revoir». Ce sont douze créations et douze re-créations ou reprises qui composent ce programme exceptionnel. Jean-Paul Montanari, comme pour tout anniversaire qui compte, a invité ses « amis » chorégraphes. Emanuel Gat a les honneurs de l’ouverture avec la création de LOVETRAIN2020 le 20 juin au Corum. Au chapitre créations, il faudra compter avec 2-0-1-9, d’Ohad Naharin, une pièce étonnante, voulue dans une grande proximité avec le spectateur, et dans laquelle la personnalité de chaque danseur est soulignée, plus encore que dans ses précédentes pièces. Anne Teresa De Keersmaeker dansera en solo pour terminer son triptyque Bach, avec les Variations Goldberg jouées par Pavel Kolesnikov. Sharon Eyal livrera elle aussi son chapitre 3 de LOVE  : The Brutal Journey of the Heart. Un titre, au fond très grahamien, pour une pièce sur une ambiance jazzy tropicale et des costumes magnifiques de faux tatouages signés Christian Dior. Dans une tonalité plus sombre, Arkadi Zaïdes n’a pas hésité à aller en Italie filmer les cimetières où reposent des migrants anonymes pour Necropolis, une pièce sans concession. Trois femmes africaines viendront donner leur point de vue sur le monde d’aujourd’hui  : Bouchra Ouizguen, avec Elephant, ou le temps suspendu, Nadia Beugré avec L’homme rare, et Robyn Orlin, avec Rickshaw. Les chorégraphes de talent implantés dans la PLAA.iè TE DANfr i ze. 3. 0 mn Q.m. : Y r i A 9. Gr. : C'Le r É 82 1. Fn vf/.1 jae ; E w r 1". Z. 2 A é (I) ü A 6 L év G jfELL fA L il j, ri : 12, i Y AI ; I" Ii Le. f Pi ue 7-—rrr. Sharon Eyal Chapter 3  : The Brutal Journey of the Heart. région seront aussi mis en avant avec les créations de Fabrice Ramalingom, David Wampach et Michèle Murray. Reposer le regard Pour les re-créations, loin de « remonter » un répertoire ancien, il s’agit de recréer une œuvre en adoptant une attitude radicalement différente, peut-être pour la mettre à l’épreuve du temps qui passe… Il ne faudra pas rater Moments of young people avec une toute nouvelle génération de danseurs qui revisite Young People, Old Voices, chef-d’œuvre créé par Raimund Hoghe en 2004 pour Montpellier Danse, Stefan Dotter pour Dior ni, bien sûr, celle de So Schnell, dont la dernière version signée Dominique Bagouet date de novembre.. 1992. 1i °rio C’est Catherine ToNveALA'Legrand, maître du néoclassique, désormais membre 0.Niul6PE:i danseuse emblématiquee.i...:.% 1...i....e., du chorégraphe, EU3PFIt qui de l’Académie ià.ANCI-ItTeD Française, pourrait DEC : bien être là a choisi de refondre la pièce originale, avec pourr... honorer ces quarante années de festivalk.% des danseurs qui n’ont jamais connu Bagouet, Et pour fêter l’événement en grand, Mourad ç, 111,eie en ôtant décors et costumes pour mieux en rendre lisible l’écriture. On notera par ailleurs la présence des trois directeurs du CCN de Montpellier Languedoc-Roussillon dans cette édition spéciale, soit, outre Bagouet, Mathilde Monnier avec Performance pour 27 chaussures, et Christian Rizzo qui reprendra pour l’occasion d’après une histoire vraie. Le public Dust Chaillot-Théâtre national de la Danse/Chor. Dancenorth Australia Avec sa danse fluide et virtuose, la compagnie australienne dévoile, le temps d’un passage à Paris, une méditation sur les murs et frontières qui conditionnent nos vies. Probablement la compagnie la plus suivie d’Australie, le Dancenorth Australia, né dans les années 70 et dirigé depuis 2015 par Kyle Page et Amber Haines, fait rayonner sa virtuosité gestuelle quasiorganique à travers le monde. Pour Dust (2018), ils collaborent avec le studio Liminal Space pour créer une scénographie faite d’installations minimalistes, symbolisant des murs, des barrières, des frontières. Sur scène, les interprètes dialoguent avec ces sculptures architecturales, qui interfèrent avec leur rapport à l’espace, ainsi que leur perception des autres danseurs. Se libérer des entraves Ils tissent ainsi une réflexion existentielle. Quelles architectures nous impose la vie lorsque l’on vient au monde ? Quelles opportunités nous offre-t-elle ? Quels obstacles dispose-t-elle sur notre passage ? On s’imagine alors les barrières concrètes, qui ont séparé MC2 Grenoble/Chor. Michèle Noiret Le chant des ruines Cette danse subtile nous transporte dans un univers apocalyptique mouvant, où les individus tentent de se raccrocher à un monde qui s’effondre. Deux interprètes de la pièce Le chant des ruines. Depuis les années 2000, la Belge déploie un langage chorégraphique précis qui lie danse et cinéma, en sondant les nuances de l’âme humaine. Pour sa dernière pièce, Le chant des ruines (2019), elle dévoile un conte aux accents apocalyptiques, qui nous plonge dans une vision sombre du xxi e siècle. Suivant le questionnement qu’elle avait amorcé dans DEMAIN (2009) – solo où elle se débattait dans un monde en train de s’effriter –, elle déploie un drame écologique où les humains tentent de se raccrocher tant bien que mal à des géographies instables. La scénographie est minimaliste, faite en bois et carton, et la danse subtile, fluide, avec une touche de sensualité. Au fond de la scène, sont projetées des images des danseurs et danseuses, créant Sergine Laloux aura droit à sa madeleine Jiri Kylian avec le Ballet de l’Opéra de Lyon et l’on murmure que le Merzouki sera programmé quatre soirs de suite au Corum avec sa Folia ! Agnès Izrine 40 e édition Festival Montpellier Danse du 20 juin au 8 juillet 2020, 18 rue Sainte- Ursule, 34000 Montpellier. Tél. 0 800 600 740. La danse déliée des interprètes du Dancenorth Australia dans Dust. les humains à travers l’Histoire, mais aussi d’autres intangibles, psychologiques et culturelles. Au fil de la pièce, ils contournent ces murs, les affrontent, les franchissent, pour finir par se libérer de leur entrave. Dans ce ballet enchanteur, tantôt sensuel, tantôt brutal, le style et la sensibilité de chaque interprète irradient. Et grâce à la violoniste Jessica Moss qui joue sur scène, leurs mouvements prennent une dimension d’autant plus lyrique. Belinda Mathieu Chaillot-Théâtre national de la Danse, 1 place du Trocadéro, 75016 Paris le 5 juin à 19h45. Les 4 et 6 juin à 20h30. Tél. 01 53 65 30 00 un espace cinématographique qui dialogue avec les interprètes. Belinda Mathieu MC2 Grenoble, 4 rue Paul-Claudel, 38100 Grenoble. Le 12 mai à 20h30 et le 13 et 14 mai à 19h30. Tél. 04 76 00 79 00. En mars 2021 à Chaillot-Théâtre national de la Danse à Paris. Opéra de Bordeaux/Chor. August Bournonville La Sylphide La Sylphide, dans la version d’August Bournonville, entre au répertoire du Ballet de l’Opéra national de Bordeaux. Premier grand ballet romantique, La Sylphide fut créé en 1832 à l’Opéra de Paris par Filippo Taglioni pour sa fille Marie. Alors qu’il tomba en France dans l’oubli avant d’être remonté avec succès par Pierre Lacotte, il ne quitta jamais les scènes danoises. Il faut dire qu’August Bournonville, tombé amoureux de cette pièce, en offrit dès 1836 une version fort appréciée au Ballet royal du Danemark. C’est celle-ci, plus brève et offrant plus d’ampleur aux rôles masculins que l’originale, qui entre aujourd’hui au répertoire du Ballet bordelais. Delphine Baffour Opéra National de Bordeaux - Grand Théâtre, place de la Comédie, 33000 Bordeaux. Du 1er au 10 juillet à 20h, le 8 juillet à 15h, relâche le 4 juillet. Tél. 05 56 00 85 95. Pippa Samaya
Sébastien Erôme Opéra de Lyon focus CCNR – Yuval Pick  : un lieu de création inventif et partageur Passé par la Batsheva ou le Ballet de l’Opéra de Lyon avant de devenir un chorégraphe et pédagogue reconnu internationalement, Yuval Pick a été nommé à la tête du CCN de Rillieux-la-Pape en 2011. Travaillant avec toujours plus d’acuité sur ce qui lie l’individu au groupe, le son au mouvement, il dirige un lieu de création, de transmission et de rencontres à l’activité foisonnante. Chor. Yuval Pick critique Vocabulary of need Yuval Pick s’empare avec esprit et élégance de la Partita n°2 en ré mineur de Jean-Sébastien Bach pour créer Vocubulary of need. Quatre longs tapis d’argent, juxtaposés et s’élançant crescendo vers les cintres, reflètent la lumière et tiennent lieu de décor. Huit danseurs et danseuses aux corps volontairement hétérogènes, tous pareillement vêtus de shorts noirs et tee-shirts chair, sont en scène. Perpétuellement en déplacement, quittant ou rejoignant le plateau, chacun exécute ses Le CCNR en pratique L’actualité très chargée du CCN au quotidien s’articule autour de moments de partage et de pédagogie ouverts à tous. Bien sûr, il y a Practice, la méthode élaborée par Yuval Pick  : une technique autant qu’une philosophie, qui permet à chacun de se plonger dans un état de danse comme dans un jeu, dans une relation constante avec l’autre et avec ses propres sensations. C’est ce que l’on retrouve dans les cours ouverts pour l’entraî- There’s a blue bird in my heart Yuval Pick vient de reprendre les chemins du grand studio de l’Opéra de Lyon, 20 ans après ses débuts de danseur en son ballet. Si aujourd’hui les rôles sont inversés, ce n’est pas sans émotion que Yuval Pick aborde ce nouveau projet, dans la maison qui l’a vu se entretien/Yuval Pick Transmetteur à multiples fréquences Le rapport entre danse et musique est au cœur de votre travail. Yuval Pick  : Oui, la musique est ma matière première, ma source d’inspiration. Parfois elle nous berce, nous inclut et nous avons avec elle ce que j’appelle un rapport maternel. Parfois elle crée au contraire un espace ouvert, qui ne nous contient pas forcément. Cela induit un rapport différent, que j’appelle paternel, presque rebondissant, comme un ping-pong entre sons et mouvements. Je navigue sans cesse entre les deux. Parfois la musique entre dans le corps, nourrit la danse, parfois un dialogue s’installe entre musique et danse. Pouvez-vous nous parler de la méthode que vous avez développée  : Practice ? Y. P.  : En tant qu’artiste, je me vois comme un transmetteur. C’est par rapport à cette notion de transmission que j’ai créé Practice, une manière de pratiquer au quotidien qui me semble très importante pour alimenter ma danse. Mon objet n’est pas la forme, chaque mouvement doit être une action nourrie par une intention. J’utilise des images car elles s’attachent à quelque chose de sensoriel, d’intime. Je peux dire par exemple « souris avec le bassin » ou « atterrit avec le cœur ». Cela permet d’aller au-delà de ce qu’on connait d’un geste. Mes interprètes et moi enseignons cette méthode dans de nombreux ateliers, à destination de danseurs professionnels mais aussi d’amateurs. Le CCNR accueille également des artistes en résidence. En quoi est-ce important ? Y. P.  : Même si nous avons un public, des temps forts, le CCNR n’est pas un lieu de diffusion. Par conséquent je privilégie la création, la propres phrases. Tous identiques et pourtant si différents, les jambes se plient, les bustes vrillent, les bras s’étirent et forment un arc. Ils s’approchent, s’éloignent, jouant de la distance qui les sépare, tentent quelques sauts. Lorsqu’ils se regroupent au sein de ce qui ressemble à une rampe, à une vague céleste, chacun continuant de danser au gré de sa propre nement régulier du danseur, donnés par son équipe, mais aussi dans les actions pédagogiques qui jalonnent la saison. En témoignent les élèves du collège La Tourette qui, au-delà de la technique, s’immergent dans un processus de (re)création, en devenant les interprètes d’une pièce de répertoire du chorégraphe, Flowers Crack Concrete. Dans les écoles, c’est tout un programme de découverte de l’écriture de Yuval Pick qui est proposé de février jusqu’au mois d’avril à travers Panorama, conçu comme un florilège tout-terrain d’œuvres prêtes à danser au plus proche des enfants. À vivre et à voir Vivre la danse au CCN, c’est aussi la voir, et les occasions de manquent pas. Le programme Répétition de la création pour le Ballet de l’Opéra de Lyon. Sébastien Erôme Sébastien Erôme Yuval Pick. « Je dirige une maison d’artistes, un lieu d’expérimentation. » protection de l’acte de création, si fragile et essentiel. Je dirige une maison d’artistes, un lieu d’expérimentation. Partager nos studios avec d’autres est pour moi fondamental. C’est l’occasion de rencontres et les artistes en résidence laissent après leur passage des traces sur le public, sur moi, sur les danseurs. Nous allons également accueillir prochainement une cellule de jeunes diplômés en danse. Il Vocabulary of need de Yuval Pick. partition, ils créent une image d’une beauté saisissante. Une partita pleine de grâce Au cœur du travail de Yuval Pick, il y a la musique. Pour Vocabulary of need, il s’immerge dans celle de Jean-Sébastien Bach et plus précisément dans la sublime Partita n°2 en Entraînement régulier du danseur basé sur la méthode Practice. construire en tant qu’interprète à l’aube des années 2000. Là, il a pu se confronter à différentes écritures, comme c’est toujours le cas avec l’institution lyonnaise. Porteur désormais de ses propres méthodes et processus, il engage un groupe de huit danseurs du même ballet dans une nouvelle création, en explorant les relations de ce groupe, en extrayant sa force vers quelque chose de commun. Avec en ligne de mire la question des émotions, il connecte également les corps à une histoire lointaine en invitant la musique ancienne. C’est là qu’intervient le choix singulier du nyckeld’accueil-studio permet, dans le cadre d’ouvertures au public, de découvrir ce qui s’y trame. En mode démo au mois de mai, Paul Changarnier lève le voile sur Everything is temporary, Alexis Jestin sur Look what the world did to us, et Benjamin Coyle sur une y a un manque, une zone grise entre l’école et le champ chorégraphique professionnel. Ces jeunes auront l’opportunité de travailler le répertoire de ma compagnie mais aussi avec d’autres chorégraphes que j’inviterai. C’est quelque chose qui me tient à cœur. Comment le CCNR s’ancre-t-il sur le territoire de Rillieux-la-Pape ? Y. P.  : Nous proposons des spectacles et des ateliers pour les écoles de Rillieux et des stages pour leurs enseignants. Nous organisons chaque année un bal moderne qui a beaucoup de succès. J’ai également créé trois projets participatifs avec les habitants, des jeunes aux seniors. Mon assistante Sharon Eskenazi a fondé une association très importante qui s’appelle Danseurs sans frontières et vise à faire danser ensemble de jeunes Rilliards de différentes communautés, de différents milieux. J’ai créé avec eux une pièce qui s’appelle Flowers Crack Concrete et a été présentée lors de la 18 e Biennale de la Danse de Lyon. Ils sont un groupe d’une vingtaine de jeunes et certains d’entre eux commencent à avoir une carrière de danseur, c’est une belle réussite. Propos recueillis par Delphine Baffour ré mineur. Mettant en scène une communauté en quête de sens, qui arrimée au sol tend à s’élever, il souligne finement toute la spiritualité de ce chef-d’œuvre de la musique baroque. Maîtrisant brillamment les rapports de l’individu au groupe, également au centre de sa recherche, il joue de l’espace entre les corps et montre une humanité incomplète, avide de lien. Peu à peu les corps s’accordent, osent le contact. Peu à peu, malgré les chutes, les sauts devenus plus francs s’élèvent, atteignent la verticalité. Peu à peu, chacun retrouvant ses couleurs, la danse, qui n’aura cessé de nous offrir des moments de grâce, parvient à l’unisson. Delphine Baffour Spectacle créé et vu le 17 janvier 2020 au Théâtre, Scène nationale de Saint-Nazaire, dans le cadre du festival Trajectoires. En tournée le 30 mai au National Kaohsiung Center for the Arts de Taiwan et en septembre à la Biennale de la Danse de Lyon. Séance singulière. Quant à Yuval Pick, c’est à Besançon qu’il faudra se rendre pour le voir en plein travail en juin, autour de sa création 2021 avec Cécile Bart. Sans oublier de rester à Rillieux-la-Pape le 20 juin pour Cocotte ! C’est l’événement chorégraphique estival qu’il ne faut pas rater, où l’on circule, du parvis du CCN jusqu’au studio, à travers un programme de spectacles éclectiques d’artistes invités. Nathalie Yokel Practice avec les danseurs du CCNR  : du 16 au 20 mars. Démos  : Paul Changarnier le 7 mai, Alexis Jestin le 19 mai, Benjamin Coyle le 28 mai. Festival Cocotte  : Le 20 juin. Création 2021  : résidence au FRAC de Besançon du 22 au 27 juin. harpa, instrument suédois de musique traditionnelle, en lien avec la composition de Max Bruckert. Nathalie Yokel Soirée P.Pontvianne/L. Timulak/Y. Pick au Toboggan à Décines du 28 au 30 avril. Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape, 30 ter av. du Général-Leclerc, 69140 Rillieux-la-Pape. Tél. 04 72 01 12 30. www.ccnr.fr hors-série – visages de la danse 20020 XXXI la terrasse 285 mars 2020



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