La Terrasse n°285 mars 2020
La Terrasse n°285 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : les talents européens du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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hors-série – visages de la danse 2020 XXVI la terrasse 285 mars 2020 La Mégère apprivoisée ilAriLLIAPiegt SHAKESPEARE Artistic Théâtre T M THEATRE RUHR MELEAU TRM.CH RENENS SUISSE AKZAK CRÉATION 2020 FATTOUMI/LAMOUREUX AVANT PREMIÈRE - 27 MARS BIENNALE DE LA DANSE EN AFRIQUE, r L 40, MARRAKECH, MAROC 31 MARS RABAT, MAROC 2 AVRIL CASABLANCA, MAROC 6 AVRIL FESTIVAL D-CAF, LE CAIRE, ÉGYPTE EN JUIN JOURNÉES CHORÉGRAPHIQUES DE CARTHAGE, TUNISIE PREMIÈRE FRANÇAISE - 25 ET 26 SEPTEMBRE ZÉBRURES D’AUTOMNE, LES FRANCOPHONIES, DES ÉCRITURES À LA SCÈNE, LIMOGES WWW.VIADANSE.COM VIADANSE - DIRECTION FATTOUMI/LAMOUREUX Centre chorégraphique national de Bourgogne Franche-Comté à Belfort Laurent Philippe DIRECTION : OMAR PORRAS CHEMIN DE L'USINE À GAZ 9 1020 RENENS-MALLEY BILLETTERIE : +41 (0)21625 84 29 werodum COMI Da= agam. C Me.. Radicale Vitalité, Solos et Duos Théâtre de la Ville - Espace Pierre Cardin/Chor. Marie Chouinard Crée en juin 2018 à Venise, Radicale Vitalité, Solos et Duos de Marie Chouinard arrive enfin en France. C’est en 1978 et en soliste que la Québécoise Marie Chouinard a débuté sa carrière avec Cristallisation. Quarante ans plus tard, elle est devenue l’une des figures marquantes de l’art chorégraphique, dirige une compagnie acclamée à travers le monde, y compris au Festival de danse de la Biennale de Venise. En quatre décennies d’une recherche qu’elle aime définir comme « un point de fuite vers l’innommable », elle a produit une centaine d’œuvres et su construire un répertoire. Répertoire qu’elle revisite aujourd’hui dans Radicale Vitalité, Solos et Duos. Marie Chouinard en 24 miniatures Puisant dans les pièces créées pour sa compagnie entre 1980 et 2018, elle extrait 21 solos et duos, leur ajoute deux opus qui n’ont région/ToursC. Prieur et S. Ouellette-Deguire dans Radicale Vitalité, Solos et Duos de Marie Chouinard. jamais connu la scène, en écrit un nouveau. Elle agence le tout en 24 miniatures d’une à treize minutes, emblématiques de son univers étrange et éminemment plastique, de sa poétique du corps. Mais nulle question d’une simple anthologie pour celle qui ne sait regarder que devant et se verrait volontiers continuer à créer lorsqu’elle aura plus de cent ans. Elle expérimente de nouveaux costumes, environnements sonores, mises en scène. S’il s’agit de reprendre un motif, c’est pour l’explorer autrement ! Delphine Baffour Théâtre de la Ville-Espace Pierre Cardin, 1 av. Gabriel, 75008 Paris. Du 25 mai au 5 juin. Tél. 01 42 74 22 77. Durée  : 1h25. Également le 11 mars à La Filature, Mulhouse. Festival Tours d’Horizons C’est Fase, four movements to the music of SteveReich, une œuvre désormais phare de la danse contemporaine, qui fait l’affiche et l’ouverture du festival Tours d’Horizons. Eldorado/s de Philippe Ménard, en quête de territoires intimes. Thomas Lebrun, directeur du Centre Chorégraphique National de Tours, demeure attaché à la question de l’histoire et du répertoire. Après Anne Teresa de Keersmaeker, d’autres artistes emblématiques suivront pour nous faire revivre des expériences marquantes  : Icare, le fameux solo créé par Claude Brumachon pour son éternel complice Benjamin Lamarche en 1996, fait l’objet aujourd’hui d’une transmission à un nouvel interprète, Cristian Hewitt, comme un pont entre deux générations. Sans oublier Manta, autre solo coup de poing signé en 2009 par Héla Fattoumi, qui est toujours au répertoire de sa compagnie. Rien d’étonnant à cela, compte tenu de la figure de femme qu’elle incarne. La transmission en ligne de mire Cette notion de transmission reste au cœur de la programmation du festival. En témoignent la présence de Coline, la cellule de formation professionnelle du danseur-interprète d’Istres, et de l’atelier chorégraphique du CCNT qui réunit des amateurs pour la création de Compositesuiteseloncela avec Thomas Lebrun et Emmanuelle Gorda. Le chorégraphe Philippe Ménard a travaillé d’une tout autre façon pour Eldorado/s  : chaque nouvelle diffusion de la pièce inclut, dans le processus avec les danseurs, un nouveau groupe d’habitants invités à réfléchir sur ce qui fonde nos rêves, nos aspirations. Au plateau, dans un esprit déambulatoire, les danses se mêlent aux paroles et à la musique dans une expérience unique. Nathalie Yokel Centre Chorégraphique National de Tours, 47 rue du Sergent-Leclerc, 37000 Tours. Du 30 mai au 13 juin 2020. Tél. 02 18 75 12 12. Sylvie-AnnParé cie pm
D.Thébert focus Le Carreau du Temple, 6 500 m² d’espace modulable en plein Paris'N C’est un lieu formidable, situé en plein cœur de Paris, abritant un magnifique espace modulable dédié au corps, L. Daynac NC QJ agence Coolhuntparis Marc Coudrais Q ENYVEIJN UENTIN (ES Ir, Céline Croze CITE dans toutes ses dimensions. Outre une programmation riche, proposant souvent des spectacles hybrides à la frontière de la danse, de la performance, du théâtre ou du nouveau cirque, on peut aussi y voir des défilés de mode, des expositions d’art contemporain ou mettre ses papilles au défi de découvertes gastronomiques. Il possède de formidables équipements pour pratiquer le sport, un café wifi en libre accès, et une salle de spectacle de 250 places. C’est aussi un endroit de réflexions et de débats, et une terre d’accueil engagée pour les libertés et les solidarités. C’est… le Carreau du Temple ! Julia Perazzini et Sylvain Riéjou Le Souper de Julia Perazzini. Une soirée, deux spectacles. L’incroyable performeuse Julia Perazzini invite son frère, mort avant sa naissance, pour Le Souper. Avec délicatesse, elle lui donne vie, voix, comble l’absence et sublime ainsi, telle une magicienne, nos angoisses. Puis Sylvain Riéjou, avec Je rentre dans le droit chemin (qui comme tu le sais n’existe pas et qui par ailleurs n’est pas droit), s’interroge  : « Comment et surtout pourquoi se mettre nu sur un plateau de théâtre ? » Dans une conférence vidéo-chorégraphique pleine d’humour et d’autodérision, il tente de lever la confusion entre nudité et obscénité. Delphine Baffour Les 19 et 20 mars à 19h30. En partenariat avec le festival Danse Dense. Festival Concordan(s)e Le Carreau du Temple se fait une fois encore l’écho du festival Concordan(s)e qui unit chorégraphes et auteurs. Pour cette édition Joanne Leigthon et Camille Laurens présentent L&L, pièce dans laquelle, marchant à l’unisson, elles interrogent l’altérité et le temps. Catherine Dreyfus et Catherine Grive, quant à elles, content avec Poid(s) l’histoire fantaisiste d’une femme désirant déraisonnablement un fils. Delphine Baffour Le 25 mars à 19h30. entretien/Sandrina Martins Accorder la nature à la culture Sandrina Martins, directrice générale du Carreau du Temple, relie dans un même espace, les problématiques liées au corps, au genre et à l’environnement pour en extraire une programmation singulière. Quelle est la place du Carreau aujourd’hui ? Sandrina Martins  : Je crois qu’il est désormais clair pour tout le monde que le Carreau du Temple interroge le corps dans ses représentations et ses pratiques, que ce soit par la danse contemporaine, ou à travers les problématiques de genre ou d’environnement, en rapport étroit avec la nature. Car le corps est aussi social et politique. Il englobe les questions de l’alimentation, du bien-être, du genre, des représentations identitaires, et même de la mode. Toutes ces questions qui imprègnent notre société d’aujourd’hui. Avec le mouvement #me too par exemple, nous vivons à l’égard des relations entre les sexes un moment historique. Ce sont toutes ces problématiques qui sont au cœur du projet du Carreau et qui le seront plus encore l’année prochaine. Elles constitueront le sujet d’un nouveau festival en 2021, comme une synthèse. Comment trouve-t-on des chorégraphes qui correspondent à ces problématiques ? S. M.  : Je souhaite que le Carreau reste un lieu grand public. Je puise beaucoup dans la littérature, dans les nouvelles formes de médias, comme les podcasts, qui sont une mine d’informations qui m’inspirent, par exemple Victoire Tuaillon sur Binge Audio, ou Lauren Bastide sur La Poudre, qui avait toute la saison dernière tenu le cycle de rencontres sur la place des femmes dans l’espace public. Cette année j’ai accueilli le célèbre climatologue Jean Jouzel. We are dancing/Valeria Giuga We are dancing de Valeria Giuga. Bien avant les flash mobs il y eut les danses de masse impulsées dans les années 1920 par un Rudolf Laban soucieux d’un rapprochement avec la nature et l’esprit collectif. C’est cet art du « chœur en mouvement » que Valeria Giuga réactive avec la performance participative We are dancing. À partir d’une trame chorégraphique mêlant mouvements de groupe, canons, marches et unissons, soixante amateurs de tous horizons sont invités à effectuer des gestes simples sur une partition musicale créée par Sylvain Rifflet. L’hétérogénéité des corps et des personnalités fait tout le sel de cette expérience chorale. Delphine Baffour Les 4 et 5 avril. Festival Second Square. Création 2020/Thibaud Croisy Reprenant les mots de Lacan, l’auteur, performeur et metteur en scène Thibaud Croisy déclare que « le réel est ce à quoi on se cogne ». Ce réel, brouillé aujourd’hui par un flux continu d’images et de sons, il le cherche de pièce en pièce en explorant le corps, sou- Gustavia/La Ribot et Mathilde Monnier Gustavia de La Ribot et Mathilde Monnier. Rencontre au sommet entre deux figures Figure de la scène guadeloupéenne, Léo essentielles de la danse contemporaine ! Lérus a fait ses armes de danseur chez Wayne La Ribot et Mathilde Monnier unissent leurs McGregor, Ohad Naharin ou Sharon Eyal. À la talents de chorégraphes et leurs silhouettes tête de sa compagnie depuis 2010, il est primé longilignes gainées de noir dans Gustavia, dès sa première création et développe un langage personnel, élégant et sensible directe- pièce qui ne cesse de tourner douze ans après sa création. Inspirées par Charlie Chaplin et ment inspiré du gwoka (musique percussive) Buster Keaton, tantôt jumelles, tantôt rivales, et des Léwòz (joutes festives pendant lesquelles les danseurs défient les musiciens) de elles mettent au programme l’élégance, le burlesque et le comique de répétition pour mieux son île natale. Pour Entropie, il allie ces traditions à la modernité technologique  : les quatre dénoncer les injonctions péremptoires, grotesques voire contradictoires qui sont faites brillants interprètes sont munis sur scène de ST-QUENTIN EN-YVELINES aux femmes, à la ville comme à la scène. Une capteurs qui permettent d’agir en temps réel œuvre aussi facétieuse qu’abrasive. sur la musique et les lumières. « Avec ardeur Delphine Baffour et sensualité s’enchaînent quatuors, duos vus THEATRE de dos, ou d’extraordinaires performances Les 5 et 6 mai à 19h30. découpées sur des carrés de lumière, jusqu’au SCÈNE final, décapant. » NATIONALE Delphine Baffour vent après qu’une rencontre l’a percuté  : celle d’un sadomasochiste pour Témoignage d’un Les 8 et 9 juin à 19h30. homme…, du médecin qui l’a mis au monde En partenariat avec June Events. pour La prophétie des Lilas. Dans sa prochaine création, cet anticonformiste à 01 l’humour 30 froid 96 99 00 se penche sur le passage de la vie au trépas. Le Carreau du Temple, WWW.THEATRESQY.ORG « Que dit le corps quand il s’éteint ? Que se 2 rue Perrée, 75003 Paris. joue-t-il au moment de sa disparition ? Bref, Tél. 01 83 81 93 30.comment toute cette histoire se termine ? » www.carreaudutemple.eu Delphine Baffour SAINT Les 28 et 29 avril à 19h30. Sandrina Martins. « Le Carreau du Temple interroge le corps dans ses représentations et ses pratiques. » Je vais voir beaucoup de créations, d’expositions. Et depuis toujours je sors des réseaux habituels, c’est là que l’on peut trouver une autre forme de culture extrêmement contemporaine et vivante, et que je peux repérer ces artistes et ces nouvelles formes de pensée. Pouvez-vous nous parler de votre programmation ? S. M.  : Sylvain Riéjou, avec son corps très parti- culier et son humour, interroge la question de la nudité. Julia Perazzini est une artiste très singulière, qui puise dans son corps une matière d’étrangeté qui brouille les genres. Elle est transformiste, ventriloque, danseuse. Nous proposons aussi une création iconoclaste de Thibaud Croisy, et une pièce remarquable de La Ribot et Mathilde Monnier, car cette dernière quittait le CN D et je souhaitais présenter une chorégraphe qui a marqué l’histoire de la danse. Leur duo dans Gustavia est parfait. Enfin, Léo Lerus, avec Entropie, s’intéresse à sa culture caribéenne, à l’esclavage. C’est un spectacle jumelé avec June Events. La danse sort aussi de la salle de spectacle… S. M.  : Nous avons une halle magnifique, donc j’ai voulu y proposer également de la danse, à travers des formes participatives ou des événements particuliers. Nous allons donc accueillir dans Second Square, notre festival transdisciplinaire, Valeria Guggia, et Christophe Haleb pour les JO Mania, une nouvelle manifestation au croisement de l’art et du sport programmée en juillet pour se préparer aux Jeux Olympiques de 2024. Propos recueillis par Agnès Izrine Entropie de Léo Lérus. Entropie/Léo Lérus currowtlonsielledeFrance "Télé' « L'te hors-série – visages de la danse 2020 XXVII la terrasse 285 mars 2020



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