La Terrasse n°285 mars 2020
La Terrasse n°285 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : les talents européens du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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hors-série – visages de la danse 2020 XVI la terrasse 285 mars 2020 Bonlieu-Scène nationale d’Annecy/D’après Hildegarde de Bingen/conception et interprétation François Chaignaud ET Marie-Pierre Brébant Symphonia Harmoniæ Cælestium Revelationum François Chaignaud forme, avec Marie- Pierre Brébant, un nouveau duo prompt à révéler le secret d’un chant médiéval gorgé de la beauté du monde. Marie-Pierre Brébant et François Chaignaud dans Symphonia Harmoniæ Cælestium Revelationum. Nous avions laissé François Chaignaud au cœur d’un bouleversant dialogue avec Nino Laisné, dans un récital de chant, de musique et de danse qui lui allait comme un gant (Romances Inciertos). Le danseur-chorégraphe a trouvé aujourd’hui, en Hildegarde de Bingen, un autre appui pour exercer sa curiosité envers des sources musicales peu représentées. Femme en avance sur son temps, l’abbesse du xii e siècle a laissé deux manuscrits de chants en forme de louanges aux ancêtres, à la nature et aux éléments. Avec la musicienne Marie-Pierre Brébant, ses Harmonies Célestes prennent vie dans un havre scénique habité par des corps et des chants à la puissance hypnotique. Nathalie Yokel critique Samsara Maison des Arts de Créteil/Chor. JannGallois Pour sa troisième pièce de groupe, JannGallois donne corps à sa philosophie bouddhiste et matière au Samsara. Vingt-six mètres de guindes, soit plus de quatre-vingt-dix kilos de corde noire, lient fermement sept interprètes entre eux. Ils symbolisent cet attachement - aux choses, aux autres, à nos désirs, à notre identité - qui empêche selon la philosophie bouddhiste notre éveil spirituel, nous embourbe dans des cycles de vies infinies. Ils sont sur scène la contrainte qui, comme très souvent chez JannGallois, va permettre la recherche d’un nouveau langage chorégraphique, la créativité. De la pesanteur du Samsara à l’apesanteur du Nirvana Dans un premier tableau, remarquable, les danseurs et danseuses agglutinés, liés serrés, se déplacent, s’étreignent, rient, robotiques, de plus en plus vite, comme hors d’eux-mêmes. Dans le dernier, d’une beauté rare, ils flottent, aériens, libérés de toute contrainte. Dans l’intervalle, ils auront connu la chute, auront tenté Anna van Waeg la tendresse, la découverte, toujours rattrapés par le groupe, qui tire les fils comme activant des marionnettes, joue de son contrepoids. À la fin de chaque cycle, ils auront été soule- Le Monfort/Festival (Des)Illusions Le festival est une sorte de concentré de la programmation annuelle du Monfort Théâtre, qui réunit cirque, théâtre et danse et, parfois, les trois à la fois. Pour sortir au jour de et avec Olivier Dubois. C’est une manifestation audacieuse, branchée, où se produisent des artistes à la croisée des disciplines, assez peu vus dans d’autres salles. Côté danse, on y retrouve Kaori Ito dans Robot, l’amour éternel, ou Olivier Dubois dans le savoureux Pour sortir au jour, un solo autobiographique et grinçant. Tandis qu’Eighteen de Thierry Micouin revisite, avec sa fille Ilana, une portion d’histoire de la danse contemporaine. On aura aussi l’occasion de comparer le rapport au mouvement giratoire du cirque (avec Instante de Juan Ignacio Tula) et de la danse (avec The Gyre de Tumbleweed), ou les deux épisodes de Dans ma chambre d’Arnaud Saury, le premier avec le danseur Faissal El Assia, le deuxième avec l’artiste de cirque Édouard Peurichard. La particularité du festival est de présenter des séries d’un même spectacle. Quatre à sept propositions s’enchaînent. Le spectateur peut toujours voir au moins deux spectacles en croisant les disciplines, et jusqu’à six par jour le week-end. Un vrai festival ! Agnès Izrine Le Monfort Théâtre, parc Georges-Brassens, 106 rue Brancion, 75015 Paris. Du 20 mars Bonlieu-Scène nationale d’Annecy, 1 rue Jean- au 4 avril. Tél. 01 56 08 33 88. Jaurès, 74000 Annecy. Du 9 au 11 mars 2020. MÉTROPOLE PROVENCE Tél. 04 50 33 44 11. ALPES DVAr TOULON CÔTE D'AZUR PROVENCE VT LE DÉPARTEMENT MÉDITERRANÉEeine provenezun Te, événement..de côte d'azur I e erama Ihrocks.com Fam La Terrasse, premier média arts vivants en France Pierre Gondard vés et suspendus, inertes. Bien qu’un brin trop didactique, Samsara montre, une fois encore, toute l’inventivité de JannGallois. Delphine Baffour Maison des Arts de Créteil, place Salvador- Allende, 94000 Créteil. Du 1er au 3 avril à 20h. Tél. 01 45 13 19 19. Durée  : 1h. Spectacle vu à sa création au Théâtre national de la danse de Chaillot. Également le 3 mars au Quai, Angers ; le 6 mars à L’Atelier à Spectacles, Vernouillet ; le 10 mars à la Scène Nationale du Sud- Aquitain, Bayonne ; le 12 mars au Parvis, Tarbes ; le 20 mars au Théâtre de Châtillon ; le 9 avril au Théâtre de l’Union, Limoges. Samsara de JannGallois. Maison de la culture du Japon à Paris/Séquence danse/Conception Yasutake Shimaji ET Tamaki Roy Danse et rap – « Arika » Deux pointures japonaises, l’un chorégraphe, l’autre rappeur et chanteur, s’associent pour une performance qui explore les origines de la danse et de la musique. Yasutake Shimaji et Tamaki Roy dans Akira. On pourrait penser que rap et danse contemporaine n’ont pas grand-chose en commun, et pourtant, les japonais Yasutake Shimaji et Tamaki Roy nous prouvent le contraire. Le premier, danseur chez William Forsythe pendant neuf ans, a construit son style en puisant dans le ballet, les danses hip-hop et le karaté, le second est chanteur, rappeur et compositeur, adepte des arrangements atmosphériques trip-hop, aux couplets rappés et refrains chantés. Pour cette collaboration atypique et poétique, où musique et chorégraphie s’imbriquent, les deux artistes questionnent les origines de la danse et de la musique à coup d’improvisations. On y découvre la danse virtuose, à la fois fluide et bien cadencée de Yasutake Shimaji, glissant harmonieusement sur le flow apaisant de Tamaki Roy, qui prête aussi sa gestuelle à cette performance sous le signe du hip-hop. Belinda Mathieu Maison de la culture du Japon à Paris, 101 bis quai Branly, 75015 Paris. Le 13 mars à 20h. Tél. 01 44 37 95 95. Dans le cadre du festival Séquence Danse. Laurent Philippe Naoshi Hattori Centre national de la danse/Événement Panorama Pantin Le CND accueille le festival Panorama et se met à l’heure brésilienne. O Samba do Crioulo Doido de Luiz De Abreu. Gil Grossi Aussi festif soit-il, voici un événement qui sonne comme un acte de résistance. En effet, si le CND accueille le festival carioca Panorama, c’est que les mesures populistes du gouvernement Bolsonaro ont amené à l’annulation de son édition 2019. On le retrouve donc installé à Pantin pour trois semaines, avec au programme huit spectacles mais aussi des tables rondes, des ateliers, des fêtes et une exposition. Un programme dense qui se décline sur la thématique du corps « à travers les prismes de l’éducation, de la technologie, de la pensée décolonisée, de la censure ou de l’information dans les démocraties actuelles » et vise à promouvoir des artistes souvent exclus des réseaux des scènes officielles. Delphine Baffour Centre National de la Danse, 1 rue Victor- Hugo, 93507 Pantin. Du 5 au 21 mars. Tél. 01 41 83 98 98. Théâtre de Châtillon/Texte de Chantal Thomas/chor. Hervé Koubi Boys don’t cry Hervé Koubi collabore à nouveau avec l’écrivaine Chantal Thomas pour une pièce jeune public où l’on danse entre des buts de foot. Boys don’t cry d’Hervé Koubi, dont la tournée passe par Châtillon. Les temps changent mais le choix de se mettre à la danse n’est toujours pas anodin pour un jeune garçon. Construit autour d’un texte écrit spécialement pour le spectacle par Chantal Thomas, Boys don’t cry – ah comme la chanson de Cure revient vite aux oreilles – est un spectacle jeune public, qui transporte facétieusement la danse sur un terrain de foot. Le foot, c’est ici un peu l’ennemi, celui qu’il faut faire semblant d’aimer, auquel il faut malgré soi s’adonner. Pièce conduite par sept interprètes masculins, Boys don’t cry traite par là des pressions sociales et familiales qui peuvent s’accumuler dans les corps et les têtes des enfants, auxquelles la danse peut apporter une réponse libératrice et joyeuse. Éric Demey Théâtre des Sources, 8 av. Jeanne et Maurice- Dollivet, 92320 Chatillon. Le 31 mars à 20h30. Tél. 01 55 48 06 90. D. R. Frédérique Calloch
Ollie Adegboye focus TOURS FESTIVAL DE DANSE D'HORIZONS Festif, étonnant, spectaculaire, le Festival pluridisciplinaire Paris l’été investit du 13 juillet au 3 août 2020 André-Le-Corre Paris l’été, on y danse ! une trentaine de lieux à Paris et alentours, des plus emblématiques aux plus intimistes. Des chorégraphes et danseurs de haut vol y sont programmés, souvent à ciel ouvert, prompts à impressionner l’esprit autant que le cœur. Ils invitent au partage, au rassemblement et à la rencontre. Wayne McGregor Le plaisir de découvrir la danse autrement Directeurs du Monfort-Théâtre et du Festival Paris l’été, Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel lancent la quatrième édition du Festival. Avec à nouveau une belle programmation danse. Alors que de nombreux théâtres ferment leurs portes, le festival Paris l’été permet à tous, néophytes et initiés, franciliens et touristes, de Une création au Louvre Le multi-talentueux Wayne McGregor présente une création in situ dans le cadre somptueux du Musée du Louvre. Autobiography Edits de Wayne McGregor. À la tête de sa propre compagnie et chorégraphe résident au Royal Ballet de Londres, Wayne McGregor aime marier la danse aux nouvelles technologies, à la science, aux arts visuels. Créateur infatigable aux centres d’intérêt multiples, il signe des mises en scène de théâtre, d’opéra, réalise des vidéoclips, conçoit des installations artistiques. Accompagné de dix fidèles danseurs, il présente en juillet prochain une création in situ inédite dans les prestigieuses galeries du Musée du Louvre. Son écriture vive, d’une formidable élégance et d’une renversante fluidité, comme l’engagement sans faille et la virtuosité de ses interprètes, feront écho à l’exposition « Le corps et l’âme. Sculptures de la Renaissance en Italie de Donatello à Michel-Ange (1460-1520) ». La promesse d’un moment rare. Delphine Baffour Galeries du Musée du Louvre, 75001 Paris. Les 15 et 17 juillet 2020. Filipe Lourenço/Création Goual Danse Familier des danses traditionnelles du Maghreb et de la musique arabo-andalouse, formé aussi auprès de chorégraphes contemporains, le danseur et chorégraphe Filipe Lourenço a réinventé avec Pulse(s) (2017) les rythmes découvrir de manière singulière une grande diversité de démarches artistiques, dans toutes les disciplines. Foisonnant et atypique, le Fes- Sharon Eyal ET Gai Behar Love Chapter 2 Entre violence et sensualité, la compagnie L-E-V fondée par Sharon Eyal et Gaï Behar nous fait découvrir une danse intense et habitée, en racontant l’amour dans la douleur. Les interprètes de Love Chapter 2. En 2016, le duo israélien explosait avec OCD Love, une pièce inspirée du poème « OCD » du slameur Neil Hilborn, qui évoquait des relations amoureuses en disharmonie. La physicalité de leur danse extrême et sensuelle leur valait l’année suivante le Grand prix de l’association professionnelle de la critique en France. Pour le second volet de leur recherche sur l’amour, Love Chapter 2, ils conservent l’esthétique minimaliste de leur premier chapitre, ainsi que sa gestuelle intense. Un ballet bien rythmé, où l’on voit palpiter les corps, où l’on décèle les contractions musculaires et des saccades qui remuent chaque tendon, chaque os. Une danse aussi voluptueuse que désespérée, où déteignent des traces de la célèbre technique gaga d’Ohad Naharin, ce qui n’a rien de surprenant quand on sait que Sharon Eyal a été danseuse et directrice artistique de la Batsheva Dance Company. En plus du spectacle, il est possible à l’occasion d’un stage de s’essayer à la gestuelle singulière de Sharon Eyal. Belinda Mathieu Lycée Jacques Decour, 75009 Paris. Du 15 au 18 juillet 2020. Et aussi stage Vendredi de la danse. Goual Danse. Boshua tival parvient toujours à surprendre à travers des propositions insolites, et réussit aussi à créer des repères forts, qui insufflent à la ville et aux arts vivants une dynamique fédératrice. Parmi ceux-ci, le lycée Jacques Decour, dont l’une des cours devient théâtre à ciel ouvert, accueille des spectacles toujours très attendus. Une actualité excitante Particulièrement créatifs, les chorégraphes invités représentent des esthétiques contrastées mais partagent tous une relation forte aux spectateurs, relation où le mouvement frappe par sa virtuosité et interroge par sa subjectivité, par son rapport au monde. « Venues du Brésil, d’Israël, du Hofesh Shechter Political Mother Unplugged Political Mother Unplugged est une version remaniée de la pièce emblématique du chorégraphe, créée en 2010 pour marquer son dixième anniversaire. Immanquable ! Political Mother. Political Mother traitait de thèmes politiques, comme le nationalisme, le militarisme, l’endoctrinement et le totalitarisme, mais aussi de la fascination pour les stars. C’est une pièce puissante, très physique, sur une musique, composée par Shechter lui-même, entre sons indus, percussions et cordes. À la fois lyrique et violente, elle développe une gestuelle qui deviendra le style Shechter, mixant aux danses d’origine traditionnelle une bonne dose d’adrénaline et une forme d’urgence absolue. C’est très addictif, très galvanisant, et le chorégraphe nous entraîne dans le système qu’il entend démonter. C’est là toute l’ambiguïté et l’intelligence de ce spectacle, remonté I pour le Shechter 2, soit de jeunes danseurs. Dans cette nouvelle version, il a remplacé les musiciens qui occupaient le plateau par des vidéo projections. Une manière de parler de notre époque, captivée par les écrans et happée par les images. Agnès Izrine Lycée Jacques Decour, 75009 Paris. Du 22 au 25 juillet 2020. Et aussi stage Vendredi de la danse. et les rites inscrits depuis l’enfance en son corps. La création Goual Danse poursuit dans la même veine  : la danse raconte, réactive et sublime la mémoire. Agnès Santi Monnaie V. de Paris, 75006 Paris. Institut du monde Arabe, 75005 Paris. Les 24, 25, 26, TOURS et 31 juillet, les 1er et 2 août. Et aussi stage de danse orientale. Silvia Machado Ir_Toes TOURAINE mitropoie Portugal, d’Angleterre et de France, les compagnies de danse, reconnues ou en devenir, toutes portées par d’immenses artistes, nous convient à des soirées exceptionnelles. Ce qui importe, c’est de cultiver le bonheur de la rencontre entre les arts et le public » soulignent Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel. Outre les spectacles, le festival propose divers stages, de la danse orientale à la technique brésilienne, auprès notamment de Hofesh Shechter, Sharon Eyal, Filipe Lourenço ou des danseurs de la compagnie de São Paulo, ainsi qu’un bal caliente dans le prolongement des Rois de la piste de Thomas Lebrun. C’est alors que le dancefloor est à vous ! Agnès Santi Cassi Abranches/Marco Goecke/Joëlle Bouvier São Paulo Companhia de Dança En à peine dix ans, ils ont fait de leur compagnie LA troupe incontournable d’Amérique latine. La São Paulo Companhia de Dança nous réserve, pour sa deuxième venue à Paris, un programme contemporain témoin de leur incroyable virtuosité. Agora, de Cassi Abranches, pour les danseurs de la São Paulo Companhia de Dança. La critique française ne s’est pas fait attendre  : l’année dernière, elle lui remettait le prix de la meilleure compagnie, saluant sans doute la technique sans faille de ses danseurs, mais aussi leur élan singulier qui fait se rencontrer la rigueur d’écritures contemporaines et classiques avec leur fougue toute brésilienne. Le triple programme présenté ici témoigne de leur capacité à se fondre dans des langages variés  : Cassi Abranches, qui fut une danseuse remarquable chez Grupo Corpo, leur offre une Agora pleine de rythmes, passant de l’afro-brésilien au rock dans des traversées en forme d’explorations du temps. Joëlle Bouvier quant à elle est restée dans son style chorégraphique intemporel, en mêlant Bach et Heitor Villa Lobos pour sonder les drames des migrations à travers la figure d’Ulysse dans Odisseia. À côté, Marco Goecke a choisi avec Firebird la simplicité du pas de deux, en hommage à Stravinsky. Nathalie Yokel aF Lycée Jacques Decour, 75009 Paris. Du 29 juillet au 1er août 2020. Et aussi stage Vendredi de la danse. CCN CENTRE Festival Paris l’été, dans Paris et sa région, CHOCIA1111111 Du 13 juillet au 3 août 2020. NATIONAL Tél. 01 44 94 98 00 (à partir M'Enlai du TIMM 3 juin). LEBRUN Site  : www.parislete.fr hors-série – visages de la danse 20020 XVII la terrasse 285 mars 2020



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