La Terrasse n°285 mars 2020
La Terrasse n°285 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : les talents européens du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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hors-série – visages de la danse 2020 XIV la terrasse 285 mars 2020 LE GRAND BAIN  :  : OR RO RO.. DU 12 MARS OR OR RO RO... AU 06 AVRIL 2020.. UR WU ▪ MIRO RO I » RO RO RO MIR. MB OUR RO UR R▪ O RO... RO RO MI «  : UNE IMMERSION DANS LE PAYSAGE 11 ? - CHORÉGRAPHIQUE'1$ 7ÉHE ÉDITION LE GYM44SE GEc... CHOR È DU 12 MARS AU 06 AVRIL 2020 UNE IMMERSION DANS LE PAYSAGE CHORÉGRAPHIQUE 7 ÈME ÉDITION +33 (0)3 20 20 70 30 www.gymnase-cdcn.com d D""Pe..e, Jihyé Jung Chorégraphique Nnion.L F "a. Normandie 1),04 E pt s Région/L’Avant-Scène, Cognac/Festival Mars Planète Danse L’Avant-scène célèbre l’art chorégraphique avec la 5 e édition de son festival Mars Planète Danse. Via Kanana de Grégory Maqoma En quatre soirées et neuf propositions, la 5 e édition du festival Mars Planète Danse offre un voyage dans l’art chorégraphique sous toutes ses formes  : flash mob géant avec Agnès Pelletier et la Cie Vollubis, seul en scène vocal et onirique avec Le corps des songes de Nosfell, performance troublante avec Le Grand sommeil de Marion Siéfert notamment. L’Afrique comme les Antilles sont à l’honneur avec Grégory Maqoma, l’un des plus talentueux chorégraphes d’Afrique du Sud, et son Via Kanana, avec le burkinabé Salia Sanou qui convie sur scène Nancy Huston puis le musicien Babx, et avec Léo Lérus qui dans Entropie revient à ses racines guadeloupéennes. À noter également la présence du remarqué Quintette de JannGallois. Delphine Baffour L’Avant-Scène Cognac, 1 place Robert- Schumann, 16100 Cognac. Du 21 au 28 mars. Tél. 05 45 82 17 24. www.avantscene.com ut SOS Marco Berrettini/Dominique Boivin + Invités/Emanuel Gat/Christian Rizzo/Maguy Marin/Amala Dianor & Denis Lachaud/Frank Micheletti/David Rolland/Mark Tompkins/Mathilde Monnier, La Ribot & Tiago Rodrigues/Jean-Baptiste André & Dimitri Jourde/+++ Film + Workshops + Rencontres +... POLE-SUD.FR//+33 (0)3 88 39 23 40 1 RUE DE BOURGOGNE - 67100 STRASBOURG DESIGN  : SIGNELAZER.COM/PHOTO  : LAURENT THURIN - NAL Christian Ganet Le Manège-Scène nationale de Reims/L’échangeur CDCN de Château-Thierry/Chor. Audrey Bodiguel ET Julien Andujar AFTER Présentée dans plusieurs salles des fêtes du département des Ardennes avant Reims au mois de juin, AFTER est une danse à la vie à la mort qui galvanise artistes et publics. After, un instant de fête. Audrey Bodiguel et Julien Andujar sont des chorégraphes singuliers. Elle est aussi auteure et interprète, a réalisé des courts-métrages un peu « à l’arrache » ou aidé des futurs médecins à monter leur premier spectacle. Lui commence le spectacle vivant avec « des filles, des plumes et des transformistes » avant de rencontrer Daniel Larrieu, Odile Duboc et Hervé Robbe… Ensemble, ils créent VLAM, un lieu d’expérimentation ouvert sur le monde. Cet esprit d’aventure teinté d’autodérision, cet art du partage avec tous les publics ont conduit en 2018 le Manège à inviter le duo à imaginer une pièce « de proximité ». Ce sera AFTER, qui, comme son nom l’indique, nous parle de l’après, fin de bal ou fin de partie, mais aussi d’une fête qui continue, que l’on ne veut plus quitter. Un corps qui s’effondre et se ressaisit, entre instinct de survie et lâcher prise. Conçue pour les salles des fêtes, au milieu du public, AFTER nous parle d’optimisme et de force vitale, espace de friction entre les derniers instants d’une fête de village et une célébration traditionnelle. Agnès Izrine Création à la salle des fêtes de Fère-en- Tardenois dans le cadre du Festival Kidanse - L’Échangeur, CDCN. Les 20 & 21 mars. Tournée dans les Ardennes du 3 au 10 avril  : le 3 avril à Carignan  : le 7 avril à Vrigne-aux- Bois  : le 10 avril à Le Chesnes. Le Manège, Scène nationale de Reims, 2 bd du Général-Leclerc, 51000 Reims. Les 10 et 11 juin. Tél. 03 26 47 30 40. Durée  : environ 1h. D’abord le temps se dilate. Agenouillés en bord de scène, neuf danseurs et danseuses avec lenteur et minutie plient chacun une feuille de papier. La délicatesse et la précision de l’origami se déploient dans leurs gestes. Puis surgissent les voix, inoubliables, d’Eiji Okada et Emmanuelle Riva  : « Tu n’as rien vu à Hiroshima. Rien. » « J’ai tout vu. Tout… Ainsi l’hôpital existe à Hiroshima. Comment aurais-je pu éviter de le voir ? » La beauté des dialogues d’Hiroshima mon amour, poème d’amour et de mort réalisé par Alain Resnais sur un scénario de Marguerite Duras, envahit le plateau, soulignée par la finesse des mouvements. Plus tard le temps se fige. En un souffle, qui s’expose au ralenti, l’horreur explose et détruit tout. Les bouches se tordent d’effroi, les corps se Larry Lamsa critique Théâtre de la Sinne/Opéra du Rhin/Chor. Béatrice Massin Le Joueur de flûte Retour de Béatrice Massin au jeune public avec cette création pour le Ballet du Rhin  : un conte popularisé par les frères Grimm, qui met en exergue notre relation à l’Autre et à l’étranger. Le Joueur de flûte, nouvelle création jeune public de Béatrice Massin. Ils n’ont rien vu Chaillot-Théâtre National de la Danse/Chor. Thomas Lebrun L’histoire, issue d’une légende allemande, raconte comment un joueur de flûte est venu sauver un village d’une invasion de rats, en les attirant puis les noyant dans la rivière. Chassé sans reconnaissance par les habitants, il reviendra et usera de la même magie pour faire disparaître leurs enfants. Ici, Béatrice Massin s’éloigne du fil narratif et nous a confié s’intéresser « aux différentes physicalités des personnages et aux différents types de population. Le joueur de flûte est comme un Mr Jekyll & Mr Hyde. Il rejoint pour moi l’image de l’étranger qui peut être positive, mais devient négative. » Le montage musical donne la part belle à la flûte, avec Bach, Penderecki… Si la danse, d’inspiration baroque, se fonde notamment sur les jeux collectifs de nos cours de récréation, la scénographie offre elle aussi un jeu, fait d’élastiques. Mais, mouvante, ne deviendra-t-elle pas un danger qui emporte les corps ? Nathalie Yokel Théâtre de la Sinne, 39 rue de la Sinne, 68100 Mulhouse. Le 27 mars 2020 à 19h et le 28 à 15h et 19h. Tél. 03 89 33 78 01. Opéra de Strasbourg, salle Ponelle, place du Petit-Broglie, 67000 Strasbourg. Du 25 au 27 juin 2020 à 19h, le 27 à 15h et 19h. Tél. 0825 84 14 84. Dans les pas de Marguerite Duras et Alain Resnais, Thomas Lebrun témoigne de sa vision d’Hiroshima et livre une pièce remarquable. disloquent, se consument, chutent. Comment témoigner de l’indicible ? Comment voir et donner à voir ? De l’importance de la mémoire Pour Ils n’ont rien vu, Thomas Lebrun et son équipe se sont rendus à Hiroshima. Ils ont rencontré des survivants de la bombe atomique, une amie de la petite fille aux mille grues, ont collaboré avec le Mémorial de la paix. Ce voyage a été également l’occasion d’apprendre d’un maître de kagura quelques bases de cette danse théâtrale shintoïste et de mêler au raffinement qui caractérise l’écriture du chorégraphe celui du Japon. Sur scène, pour seul décor se déploie un immense boro cousu par la plasticienne Rieko Koga. Tantôt Tilby Vattard
Frédéric Lovino Olivier Houeix en tournée/Chor. Thierry Malandain Que d’émotions et de beauté dans le dernier opus de Thierry Malandain ! Superbement inventive, l’écriture traverse une histoire humaine tout en tensions et contrastes qui se déploie entre désir de beauté et douleur de vivre, entre le rêve d’un monde harmonieux et la réalité d’une vie sans horizon. Sobre et efficace, la scénographie enferme d’abord les danseurs dans un dispositif de multiples carrés en tubes de métal, permettant de mettre en jeu des mouvements millimétrés d’une grand force expressive, entre renversements abrupts et élans fugaces. Lorsque le dispositif s’élève et disparaît dans les cintres, c’est tout l’élan joyeux et lumineux du rêve qui apparaît. À l’unisson de la Symphonie Pastorale de Beethoven, qui ressuscite une Arcadie antique sereine et confiante, le chorégraphe fait référence à l’Antiquité grecque comme espace de rêve et d’idéal, où se libèrent des mouvements fluides et affirmés. L’écriture s’articule autour d’une figure centrale, objet de l’attention et sujet du périple, qui s’élance vers le rêve et s’avance vers la mort. Sorte de double du chorégraphe, ce personnage romantique est dansé par Hugo Layer avec une précision et une assurance époustouflantes, qui laissent transparaître en filigrane une sorte de fragilité. Saisissants contrastes Intemporelle, quasi abstraite, la danse exprime ici magnifiquement les poignants paradoxes 1 critique La Pastorale Entre Arcadie rêvée et réel accablant, Thierry Malandain et ses 22 danseuses et danseurs proposent un périple magnifique et poignant. La Pastorale. Ils n’ont rien vu de Thomas Lebrun. paysage, tantôt vague, la multitude de tissus anciens et actuels qui le composent disent la permanence de la tradition, l’importance de la culture. Dans un style que n’aurait pas renié le mangaka Hokusai, la dernière scène du spectacle quant à elle nous avertit  : partout le monde a grondé et gronde encore. Ils n’ont rien vu est une pièce forte, importante, d’une grande élégance malgré l’âpreté de son propos. Elle imprime durablement les mémoires. Delphine Baffour de l’humain, des duos jusqu’aux mouvements d’ensemble. Les costumes sont superbes. De saisissants contrastes empoignent l’existence, entre la tristesse d’une vie réglée par de stériles automatismes, le corps ployé et le regard figé au sol, et le pur bonheur d’envolées qui emportent et galvanisent, bras tendus. Thierry Malandain et ses 22 danseuses et danseurs évoquent une fois de plus l’humaine condition dans son essence, et leur partition est pleinement réussie. L’art n’est ici ni l’illustration d’une intention, ni le reflet d’une conviction, ni la traduction d’une narration. Au-delà de la surface des choses, la danse acquiert plutôt une dimension spirituelle qui contre la petitesse et la tristesse du monde. Façonnée avec science et patience, elle révèle une beauté qui serre le cœur et nourrit l’esprit. Agnès Santi En tournée, au Théâtre de Chartres le 10 mars ; à Pordenone en Italie le 24 mars ; au Théâtre La Coupole à Saint-Louis (68) le 2 avril ; à San Sebastian au Pays Basque espagnol les 17 et 18 avril ; à Viersen en Allemagne les 21 et 22 avril ; aux Gémeaux à Sceaux du 24 au 26 avril ; à la Gare du Midi à Biarritz les 2 et 3 mai ; à l’Opéra de Reims les 30 et 31 mai ; à Anvers en Belgique les 20 et 21 juin. Spectacle vu en avant-première à la Gare du Midi en octobre 2019. Durée  : 1h10. Chaillot-Théâtre National de la Danse, 1 place du Trocadéro, 75016 Paris. Les 5, 7 et 10 mars à 20h30, les 6 et 11 mars à 19h45, le 8 mars à 15h30. Tél. 01 53 65 30 00. Durée  : 1h20. Spectacle vu au Théâtre Olympia, Tours, dans le cadre du festival Tours d’Horizons. Également le 17 mars à L’Onde, Vélizy- Villacoublay ; le 24 mars à la Scène nationale d’Orléan ; le 26 mars à L’Hectare, Vendôme ; le 5 mai au Merlan, Marseille ; et le 7 mai à La Passerelle, Gap. 1 SOIRÉE 2 SPECTACLES SYLVAIN RIÉJOU JULIA PERAZZINI EN PARTENARIAT AVEC DANSE DENSE #LEFESTIVAL DANSE CONTEMPORAINE JEUDI 19 ET VENDREDI 20 MARS 2020 111.it PARIS WWW.CARREAUDUTEMPLE.EU 01 83 81 93 30 PEPS



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