La Terrasse n°285 mars 2020
La Terrasse n°285 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : les talents européens du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 40 - 41  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
40 41
hors-série – visages de la danse 2020 XII la terrasse 285 mars 2020 entretien/Julie Nioche Une danse en rapport avec ses sensations intérieures Strasbourg/Seine-Saint-Denis/Ramonville/Tarbes/Brétigny Alors qu’elle vient de créer Vague intérieur vague au festival Trajectoires proposé par le Centre Chorégraphique National de Nantes en janvier 2020, Julie Nioche poursuit sa démarche de partage des imaginaires du corps. Il y a dans votre travail une façon particulière de s’attacher à la question du danseur. Qu’est-ce qui se joue chez le danseur dans cette nouvelle création et dans quelle posture le placez-vous ? Julie Nioche  : Effectivement, je suis un processus de création spécifique, expérimental, car je suis toujours en recherche. Je mets en place des sortes de protocoles de pratiques qui mettent le danseur en rapport avec ses sensations. Il en émane des improvisations et un état sensible en lien avec quelque chose d’intérieur. Il y a une deuxième phase qui est celle de la mise en scène. Les danseurs sont auteurs de leurs gestes, je suis auteure de la pièce, et une co-construction des interventions et des présences de ces danseurs s’effectue sur scène. Le rapport avec leur imaginaire, avec les autres partenaires, et aussi avec les outils du théâtre – la scénographie, la musique et la lumière –, se conjugue au processus qui vient d’une pratique sensorielle du danseur. Comment passer de l’intime au plateau ? J. N.  : « Intime » n’est pas le bon mot, je m’en méfie. Je ne recherche pas l’intimité ou une histoire personnelle pour la mettre sur scène. À partir de l’unicité de la personne, je m’efforce de rencontrer des socles communs, que j’ai appelés des archétypes, des endroits qui nous construisent mais Julie Nioche, directrice de l’Association d’Individus en Mouvements Engagés. Audrey Bodiguel Julien Andujar AFTER « Comment fait-on pour dépasser les normes ? » qui nous dépassent, comme la solitude, la peur, l’enfance. Je me rends compte que je travaille de plus en plus sur la notion de rêve, qui recèle une part d’inconscient, mais aussi d’inconscient collectif. Ce qui se joue, c’est comment cela se traduit dans des mouvements. La mise en scène se pose comme un cadre, un environnement qui va associer plusieurs imaginaires. Un spectacle de danse pour trois interprètes et une salle des fêtes CRÉATION 2020/TOUT PUBLIC À PARTIR DE 8 ANS EN TOURNÉE 20, 21 & 23 MARS PREMIÈRE FERE EN TARDENOIS (AISNE) – FESTIVAL KIDANSE Avec l’Échangeur CNDC Hauts-de-France 03 > 10 AVR CARIGNAN, VRIGNE-AUX-BOIS, LE CHESNE (ARDENNES) 05 > 13 JUIN BAR LE DUC (MEUSE) Avec l’ACB Scène nationale 10 & 11 JUIN REIMS (MARNE) manege-reims.eu/03 26 47 30 40 PRODUCTION DÉLÉGUÉE MANÈGE, SCÈNE NATIONALE – REIMS PHOTO  : LARRY LAMSA Stéphanie Gressin Votre projet En classe tourne toujours, et exprime également une tout autre façon de considérer le danseur… J. N.  : Le danseur y a un rôle artistique un peu décalé qui se situe plutôt dans le lien, dans la mise en place de l’imaginaire pour que les enfants puissent s’y glisser. Ils deviennent alors acteurs de la transformation de leur classe. Ce qui m’intéresse, c’est d’infiltrer de la poésie dans leur quotidien, de travailler leurs sensations et de voir comment ils peuvent regarder autrement, bouger autrement, et faire des choses qu’ils n’ont jamais faites auparavant. Vous travaillez également avec votre équipe de danseurs sur l’événement La Beauté du Geste initié par le Théâtre de Brétigny. Quel est l’objet de cette édition ? J. N.  : Le principe est d’inviter un habitant à partager son geste avec un artiste. Nous allons donner six soirées autour de six habitants avec six artistes. Ils proposeront à la fois de faire une performance à partir de ce geste, de trouver une modalité de partage de ce geste avec le public, et d’ouvrir le débat avec l’habitant qui a offert ce geste. Cette année j’ai souhaité que l’on Blow de la compagnie Karim KH sera donné en ouverture du Festival à l’IMA. s’adresse à des habitants qui sont dans une situation physique ou psychique qui leur demande une adaptation et une créativité pour pouvoir faire ce qu’ils ont envie de faire. Nous ont rejoints par exemple une personne de petite taille qui est enseignant, un ostéopathe qui est aveugle, un enseignant en horticulture qui après deux accidents du travail rencontre des problèmes de handicap moteur et de mémoire, une architecte qui a décidé de faire un CAP de menuiserie… Cela me ramène au sujet qui m’intéresse  : comment fait-on pour dépasser les normes ? Quelles sont nos stratégies pour sortir du cadre, celui qu’on nous impose, ou que l’on s’impose ? Propos recueillis par Nathalie Yokel Vague intérieur vague  : TJP, CDN de Strasbourg, les 19 et 20 mars 2020. Rencontres Internationales de Seine-Saint- Denis, les 6 et 7 juin 2020. En classe  : Arto, Ramonville, les 12 et 13 mars 2020. Le Parvis, scène nationale de Tarbes, les 2 et 3 avril 2020. La Beauté du Geste  : Théâtre de Brétigny, du 24 au 29 mars 2020. Le Printemps de la danse arabe Institut du Monde Arabe/autres lieux/Festival Un festival qui s’étend dans le temps et l’espace et présente le meilleur des danses en lien avec le monde arabe d’aujourd’hui. Voici désormais trois saisons que l’Institut du Monde Arabe propose un festival de danse. Ça se passe au printemps, et s’intitule donc logiquement  : Le Printemps de la danse arabe. Il s’agit d’interroger les danses qui se déclinent en lien avec le monde arabe d’aujourd’hui, produites dans les pays arabes ou en Europe, mais connectées à cette partie du monde. Après le succès de l’édition 2019, les partenaires de ce festival poursuivent l’aventure, unis dans un enjeu commun  : se réunir pour porter ensemble un visage singulier de l’actualité artistique. Cette édition fera circuler les publics entre neuf lieux  : Chaillot-Théâtre national de la Danse, le Festival JUNE EVENTS, le CND, le CENTQUATRE- PARIS, le Tarmac, le Musée national de l’histoire de l’immigration, le Théâtre Jean-Vilar de Vitry, La Villette, les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis, et bien sûr, l’Institut du monde arabe. Un vrai printemps ! Cette édition rassemble notamment des artistes d’Egypte, de Palestine, du Maroc, d’Algérie, du Liban, de Syrie, de Tunisie et d’Italie (avec Emilio Calcagno et le Ballet de Tunis). Tout commence à l’IMA, du 18 au 24 mars, avec au programme la création Zreq (Les Bleus), de Khalid Bengrib, un des précurseurs de la danse contemporaine au Maroc, qui jouera un peu le rôle de fil conducteur de cette édition, puisqu’il y présentera trois pièces, dans plusieurs lieux (au CENT- QUATRE, à Vitry et La Villette). Les compagnies Karim KH avec Blow et Black Sheep avec Iskio ouvriront le festival. Ensuite il sera question de Traversées de Camélia Montassere, de Déplacement de Mitkhal Altghair, du voyage elGed(j)i de Rafael Smadja. Origami Trio d’YvannAlexandre et Chawchra de Selim Ben Safia complètent cette programmation. Ensuite, les théâtres partenaires prennent la relève. À noter la sortie de résidence de Syhem Belkhodja dans le cadre de la Fabrique Chaillot, l’accueil de l’école de danse MAATCCDC fondée par l’Egyptienne Karima Mansour au CND, et surtout la création de L’Onde de Nacera Belaza au festival JUNE EVENTS dans une soirée partagée avec la Libanaise Danya Hammoud le 23 juin. Sans oublier d’aller découvrir Youness Aboulakoul et Charlie Prince aux Rencontres Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis. Agnès Izrine Festival Printemps de la danse arabe, Institut du Monde Arabe, 1 rue des Fossés-Saint- Bernard, 75005 Paris. Du 18 au 24 mars. Tél. 01 40 51 38 14. également au CENT-QUatre-PARIS du 9 au 29 mars ; au Musée national de l’histoire de l’immigration les 24 et 25 avril à 20h ; au Théâtre Jean-Vilar de Vitry le 26 avril à 16h ; Chaillot-Théâtre national de la Danse le 28 mars à 19h ; CND du 15 au 26 juin ; La Villette le 19 juin à 20h ; Atelier de Paris-CDCN, JUNE EVENTS le 23 juin à 19h30 et 21h ; Rencontres chorégraphiques internationales de Seine Saint-Denis du 13 mai au 20 juin. La Terrasse, premier média arts vivants en France Timothée Lejolivet
Helge Hansen Pierre Grosbois Lia Rodrigues, invitée de la compagnie Carte Blanche. MC93/Chor. Pierre Rigal Focus Pierre Rigal La MC93 brosse un joli portrait de Pierre Rigal en trois soli. Érection de Pierre Rigal Les spectacles de Pierre Rigal zieutent vers le concert, le cirque, l’illusion, c’est selon. La MC93 a choisi trois soli pour brosser en autant de soirées le portrait de cet artiste doué et polymorphe. Press d’abord, thriller chorégraphique burlesque et fantastique, le voit piégé dans une pièce qui n’a de cesse de rétrécir. Les récentes Suites absentes ensuite, dans lesquelles il fait face à un piano jouant de façon autonome et capricieuse du Bach. Sa première œuvre Érection enfin, qu’il se réjouit de pouvoir encore danser dix-sept ans après sa création et dans laquelle, préalablement couché, il explore avec inventivité toutes les manières de se hisser sur ses deux jambes. Delphine Baffour MC 93, Maison de la Culture de Seine-Saint- Denis, 9 bd Lénine, 93000 Bobigny. Du 5 au 15 mars. Tél. 01 41 60 72 72. www.mc93.com Nororoca Chaillot-Théâtre National de la Danse/théâtre jean-vilar/Chor. Lia Rodrigues On ne compte plus les (bonnes) raisons de découvrir le travail de la compagnie norvégienne Carte Blanche ! Elle crée encore la surprise aujourd’hui dans une collaboration avec Lia Rodrigues. Avec toujours l’ambition de multiplier les expériences avec des chorégraphes invités, la compagnie nationale norvégienne brille par sa capacité à se fondre dans les écritures les plus diverses. L’arrivée toute récente à sa direction de la chorégraphe française Annabelle Bonnéry n’a pas entamé cet élan, avec une première commande à Alban Richard et Ayelen Parolin. Aujourd’hui, une nouvelle aventure s’est ouverte entre le Brésil et la Norvège, pour des répétitions en immersion dans l’univers de Lia Rodrigues. L’idée de ce projet est née 10 ans après la création de Pororoca, qui entamait chez la brésilienne un cycle questionnant l’humain, le collectif dans son environnement. Histoires de corps engagés Nororoca s’inspire de ce travail, dont le titre faisait lui-même référence à un phénomène de Oscar Romero marée. Les 14 interprètes de Carte blanche se sont littéralement plongés dans le processus d’improvisation cher à la chorégraphe, qui laisse grande place à l’altérité. Comment le dialogue entre les cultures marquera-t-il cette revisite ? On se souvient des puissants déplacements de groupe qui enivraient la pièce et faisaient du collectif une vraie force créatrice prompte à déplacer les éléments. C’est sûr, Nororoca portera ce même engagement physique et spirituel. Nathalie Yokel Chaillot- Théâtre National de la Danse, place du Trocadéro, 75016 Paris. Les 18 et 20 mars 2020 à 20h30, les 19 et 21 mars à 19h45. Tél. 01 53 65 31 00. Théâtre Jean Vilar, 1 place Jean-Vilar, 94400 Vitry-sur-Seine. Le 24 mars 2020 à 20h. Tél. 01 55 53 10 60. l’onde/chor. Patricia Guerrero Distopia La chorégraphe et danseuse Patricia Guerrero présente Distopia, contre l’enfermement. Distopia de Patricia Guerrero. Patricia Guerrero, qui commença à se former dès trois ans dans l’école de sa mère et découvrit la scène à peine cinq ans plus tard, fut une danseuse précoce et surdouée avant de devenir une artiste multi-primée, interprète de Carlos Saura ou d’Andrés Marín. Aujourd’hui chorégraphe, elle développe un flamenco moderne, explosif, original. Avec Distopia, créé lors de la dernière Biennale de Séville, elle met en scène une fiction d’un genre cher à Georges Orwell. Dans cette dystopie dépeignant une société faussement idéale où cauchemar et réalité se confondent, une femme évolue comme emprisonnée dans un carcan. Son corps exulte, vibre, « tel un animal rugissant ». Delphine Baffour L’Onde Théâtre Centre d’art, 8 bis av. Louis-Breguet, 78140 Vélizy-Villacoublay. Le 28 mars 2020 à 20h30. Bal castillan à l’issue de spectacle. Tél. 01 78 74 38 60. www.londe.fr Avignon S OUS.A.R.PRINCESSE DE HANOVRE juillet 2O2O BALLETS DE MONTE LA CARLO BELLE JEA N-CHRISTO P HEM AILLOT SCÈNE SAINT— George BALANCHINE QUATRE TEMPÉRAMENTS Mats EK DENIS CASI CASA Jean-Christophe MAILLOT ALTRO CANTO Avec l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo Un plateau 1OO% danse T L A PRINCIPAUTÉ PE'MONACO 7 Direction  : Jesko Sirvend Une programmation du Théâtre Louis Aragon Scène conventionnée d’intérêt national Art et création › danse r h ed ! lel I La Parenthèse 18, rue des études seinesainuenis CFM INDOSUEZ Tremblay-en-France LE DÉPARTEMENT WEALTX MANAGEMENT f ; es.ki 4 23 > 26 avril 2020 GRIMALDI labellescenesaintdenis.com FORUM - MONACO 4 M 1ENSE edig — MONTE CARLO THERMES MARINS r duofluo design graphique - crédit photo  : Luc Maréchaux f hors-série – visages de la danse 2020 XIII la terrasse 285 mars 2020



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 1La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 2-3La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 4-5La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 6-7La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 8-9La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 10-11La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 12-13La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 14-15La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 16-17La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 18-19La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 20-21La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 22-23La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 24-25La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 26-27La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 28-29La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 30-31La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 32-33La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 34-35La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 36-37La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 38-39La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 40-41La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 42-43La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 44-45La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 46-47La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 48-49La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 50-51La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 52-53La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 54-55La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 56-57La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 58-59La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 60-61La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 62-63La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 64-65La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 66-67La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 68-69La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 70-71La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 72-73La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 74-75La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 76-77La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 78-79La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 80-81La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 82-83La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 84-85La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 86-87La Terrasse numéro 285 mars 2020 Page 88